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Full text of "Les fondations de l'Acad"

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LES FONDATIONS 


DE 


L’ACADÉMIE DES SCIENCES 







LES FONDATIONS 



DE 


L’ACADÉMIEDES SCIENCES 


(1884 —1915) 


par PIERRE GAUJA, 


Ingénieur des arts et manufactures, 
Secrétaire-rédacteur de l’Académie des Sciences. 


Avec une 'préface par 
MM. A. LACROIX et ÉMILE PICARD, 
Secrétaires perpétuels de l’Académie des Sciences. 

— «WEN - 



Imprimerie de l’Observatoire d’Abbadia, 
Hendaye, (Basses-Pyrénées). 

1917. 







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PRÉFACE 


Il est arrivé à nos commissions de prix de désirer des précisions 
sur les conditions mises par les donateurs à leurs libéralités, et 
d’avoir besoin de la liste des bénéficiaires antérieurs de telle ou 
telle fondation. Le présent ouvrage, fait avec beaucoup de soin 
par M. Pierre Gauja et complétant celui publié jadis par Er¬ 
nest Maindron sur ce sujet, fournira immédiatement la réponse à 
ces questions. Les documents qu’il contient seront en outre pré¬ 
cieux pour l’histoire même de l’Académie. 

S’il avait été possible d’accroître ^ncore ce volume, la préface 
toute naturelle en eût été l’éloge des donateurs de l’Académie, lu 
dans la séance publique annuelle du 18 décembre 1911 par Gaston 
Darboux, et inséré dans le tome 52 de la deuxième série des Mé¬ 
moires de VAcadémie des Sciences. On y aurait trouvé l’expres¬ 
sion d’une profonde gratitude pour les généreux donateurs, avec 
de judicieuses remarques sur l’évolution que le temps doit ame¬ 
ner dans la forme de quelques unes des libéralités qui nous 
sont faites. «Récompenser des travaux, disait notre regretté con¬ 
frère, l’Académie s’est toujours montrée disposée à le faire. Elle 
le fera encore à l’avenir. Mais provoquer, subventionner et encoura¬ 
ger des recherches, cela est mieux encore. » Les fondations ayant ce 
dernier objet peuvent être relatives à un ordre particulier de re¬ 
cherches, ou avoir un caractère plus général. L’Académie en pos¬ 
sède déjà d’importantes, dont on trouvera l’historique dans ce vo¬ 
lume, et il est à souhaiter que leur nombre augmente. (*) 


(i). Depuis que ce livre est terminé, l’Académie compte une nouvelle fon¬ 
dation de ce genre, grâce à la générosité de M me Beauregard qui lui a re¬ 
mis 2500 fr. de rente, destinés à constituer un Fonds Clément Félix, pour 
encourager des recherches sur l’électricité. 



PRÉFACE 


L’Académie serait heureuse aussi que des dons lui permissent de 
participer elle-même à la création de centres de recherches devant 
être poursuivies sous sa direction. Plusieurs grandes sociétés sa¬ 
vantes de l’étranger ont pu entrer dans cette voie que les condi¬ 
tions de nos donations ne nous ont pas jusqu’ici permis d’aborder. 
De tels centres seraient très utiles après la guerre actuelle, alors 
qu’un effort considérable sera nécessaire, qu’il s’agisse de scien¬ 
ce pure ou de travaux scientifiques faits en vue d’applications in¬ 
dustrielles. 

Paris, septembre 1917, 

Les Secrétaires perpétuels de l’Académie des Sciences: 

Alfred Lacroix, Émile Picard . 


LES FONDATIONS 


DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES. 

(1881 — 1915 ) 


INTRODUCTION 


L’auteur du présent ouvrage a eu pour but de mettre à la disposi¬ 
tion des commissions qui ont la charge de proposer à l’Académie 
la répartition des récompenses ou subventions, objets des fonda¬ 
tions, et de tous ceux qui, à un titre quelconque, peuvent préten¬ 
dre à obtenir une récompense ou une subvention, des documents, 
aussi complets que possible, sur le fondateur et ses intentions, 
sur les interprétations successives qui ont été faites de celles-ci, 
sous la forme de règlements ou d’usages établis, sur la jurispru¬ 
dence et l’état actuel de la procédure. 

En 1880, Ernest Maindron, secrétaire-rédacteur et archiviste de 
l’Académie des Sciences, a publié sur le même sujet un ouvrage, 
qui était le fruit d’un long et consciencieux travail. L’histoire 
des fondations y est traitée depuis 1714 jusqu’à 1880, et elle est 
complétée par la liste des lauréats pendant cette période. Dans cet 
ouvrage le point de vue purement historique est fort développé, 
quelquefois au détriment du point de vue documentaire. 

Depuis cette époque, la liste des bénéficiaires de récompenses ou 
subventions s’est considérablement allongée, tandis que le nombre 
des fondations a plus que doublé. 

1 



2 


INTRODUCTION. 


En conséquence nous présentons aujourd’hui un travail qui fait 
suite à celui de Maindron et le complète. 

Nous donnons une notice historique et documentaire sur chacu¬ 
ne des fondations de l’Académie des Sciences, dont l’existence a 
continué, cessé ou commencé pendant la période 1881-4915, sans 
revenir sur celles, qui ont cessé d’exister avant 1880, dont on trou¬ 
vera l’histoire dans l’ouvrage d’Ernest Maindron. Ces notices sont 
suivies de la liste des attributions des récompenses ou subven¬ 
tions pendant la même période. Elles sont classées dans un ordre 
chronologique établi à l’aide de la date de l’acte initial de chacune 
des fondations, qui est, suivant le cas, le testament, l’acte de dona¬ 
tion, une loi, etc.. 

Nous donnons également à la fin de l’ouvrage une notice histori¬ 
que et documentaire sur chacune des fondations de l’Institut de 
France, dont les revenus sont employés par l’Institut lui-même 
mais qui intéressent les sciences. 


Qu’il nous soit permis d’exprimer ici notre très respectueuse 
gratitude 


à M. Gaston Darboux, 

Secrétaire perpétuel pour les Sciences mathématiques, 

et à M. Alfred Lacroix, 

Secrétaire perpétuel pour les Sciences physiques, 
qui n’ont cessé pendant toute la durée de notre travail de nous 
prêter l’appui de leurs précieux conseils. 

Nous tenons à adresser aussi nos profonds remerciements à 
MM. Edmond Perrier, Jordan et Emile Picard, Membres de la 
commission administrative de l’Académie, qui a décidé, sur la pro¬ 
position de MM. les Secrétaires perpétuels, l’impression du pré¬ 
sent ouvrage. 


Paris, ce 31 décembre 1915. 


3 


PRIX FONDÉ PAR L’ÉTAT. 

AN IV — 1795 

Grand prix des Sciences mathématiques, 
Grand prix des Sciences physiques. 
(Maindron, p. 53.) 


Ce prix remonte à l’origine même de l’Institut. 

« Il y a pour toute la République, avait dit la Constitution de 
(d’an III, un Institut national chargé de recueillir les découvertes 
« et de perfectionner les arts et les sciences. » 

Cet Institut fut organisé par la Convention nationale dans la loi du 
3 brumaire an IV (25 octobre 1795) sur l’organisation de l’Instruc¬ 
tion publique, et, dans son rapport préliminaire, Daunou demanda, 
en ces termes, que l’Institut fût chargé de décerner des prix: 

« Vous verrez se diriger à ce centre commun et s’y porter par 
« une pente naturelle et nécessaire tout ce que chaque année doit 
« faire éclore de grand, d’utile et de beau sur le sol fertile de la 
«France. Là des mains habiles diviseront, répandront, renverront 
« partout ces trésors de science, de lumière; là d’éclairés dispen- 
« sateurs des couronnes du talent, allumant de toutes parts le feu 
« de l’émulation, appelleront les prodiges que l’activité française a 
« la puissance et le besoin de produire. » 

La Convention, entrant dans la voie que lui indiquait son rap¬ 
porteur, décréta notamment: 

Titre IV, art. 7. 

«L’Institut publiera tous les ans, à une époque fixe, les program- 
«mes des prix que chaque classe devra distribuer. 


4 


PRIX FONDÉ PAR L’ÉTAT. 


Art. 8. 

«Le Corps législatif fixera, tous les ans, sur l’état fourni par le 
« Directoire exécutif, une somme pour l’entretien et les travaux de 
«l’Institut national des sciences et des arts. 

Titre Y, art. 10. 

« L'Institut national, dans ses séances publiques, distribuera 
« chaque année plusieurs prix. » 

Ces dispositions furent confirmées par la loi du 15 germinal an IV 
(4 avril 1796), qui contenait le règlement de l’Institut national des 
sciences et des arts. Il y est décrété: 

Art. 28. 

« L’Institut national proposera six prix tous les ans. Chaque 
a classe indiquera les sujets de deux de ces prix, qu'elle adjugera 
a seule. Les prix seront distribués par l’Institut dans ses séances 
« publiques. 

Art. 29. 

«Lorsqu’il aura paru un ouvrage important dans les sciences, les 
«lettres et les arts, l'Institut pourra proposer au Corps législatif de 
« décerner à l’auteur une récompense nationale. » 

Nonobstant ce qui est dit à l’article 28 ci-dessus, la Classe des 
sciences proposa un prix seulement par an. Elle obtint pour ce 
prix du Corps législatif une somme annuelle de la valeur d’un 
kilogramme d’or, et décida que les questions mises au concours 
seraient proposées alternativement par les Sections des Sciences 
mathématiques et par les Sections des Sciences physiques. 

Dès le 45 messidor an IV, une question, proposée par les Sections 
des Sciences mathématiques, fut mise au concours pour l’an VI. 

Les conditions à remplir par les concurrents aux prix furent dé¬ 
terminées ainsi qu’il suit: 

« On ne mettra pas son nom à son manuscrit, mais seulement une 
« sentence ou devise. On pourra, si l’on veut, y attacher un billet sé- 
« paré et cacheté qui renfermera, outre la sentence ou devise, le 


PRIX FONDE PAR L’ETAT. 


5 


«nom et l’adresse de l’aspirant; ce billet ne sera ouvert par l’Insti- 
« tut que dans le cas où la pièce aurait remporté le prix. 

« Les ouvrages destinés aux concours peuvent être envoyés à 
«l'Institut sous le couvert du Ministre de l’Intérieur; on peut aussi 
«les adresser francs de port, à Paris, à l’un des secrétaires de la 
«classe qui a proposé le prix, ou bien le lui faire remettre entre les 
« mains. Dans le dernier cas, le secrétaire en donnera le récépissé, 
« et il y marquera la sentence de l’ouvrage et son numéro, selon 
«l’ordre ou le temps dans lequel il aura été reçu. 

«C’est la Commission des fonds de l’Institut qui délivrera la mé- 
« daille d’or au porteur du récépissé, et, dans le cas où il n’y aurait 
«point de récépissé, la médaille ne sera remise qu’à l’auteur même 
«ou au dépositaire de la procuration.» 

Le prix fut décerné pour la première fois en l’an VI; le 5 vendé¬ 
miaire, les Classes approuvèrent à cette occasion, le règlement 
suivant: 

«Art. —Conformément à l’article 28 du Règlement, les prix se- 
« ront distribués dans la séance publique qui suivra immédiate- 
« ment l’époque du jugement. 

« Art. 2. — Il sera écrit, au nom de l’Institut national, aux citoyens 
« qui les auront remportés, pour les inviter à être présens à la 
« séance, et il leur sera envoyé un nombre de billets pour être dis- 
«tribués à leurs parens et à leurs amis. 

«Art. 3. — Ils se placeront d’abord parmi les spectateurs, indis- 
« tinctement, jusqu’au moment où ils seront appelés par le Pré- 
« sident. 

« Art. 4. — Immédiatement après le compte rendu des trois Classes, 
« le Président annoncera à l’assemblée qu’il va proclamer, au nom 
«de l’Institut, les noms des citoyens qui ont remporté les prix, et il 
«rappellera le sujet des prix. 

«Art. 5. — Ensuite il appellera à haute voix et successivement 
« chacun de ceux qui ont obtenu le prix, en désignant l’ordre dans 
« lequel ils l’auront obtenu; l’agent de l’Institut ira les chercher 
«dans les rangs des personnes qui assistent à la séance; il les ac- 
« compagnera jusqu’au bureau. 

« Art. 6. — Le Président leur remettra la médaille spécifiée parle 


6 


PRIX FONDE PAR L’ETAT 


«programme, ainsi qu’un extrait du procès-verbal delà séance dans 
«laquelle le prix leur aura été adjugé; il leur donnera l’accolade, 
«leur posera sur la tête une couronne de laurier et les invitera à 
«prendre la place qui leur est destinée. 

«Art. 7. — L’agent de l’Institut les conduira à la place d’honneur, 
«qui aura été préparée au centre de la salle et en face de la tribune 
«de l’orateur. 

« Art. 8. — Lorsque tous ceux qui auront remporté des prix auront 
«été ainsi appelés et placés, le Président les félicitera sur leurs 
« succès.» 

Nous ignorons si ce cérémonial fut jamais appliqué. Il dut, en 
tous cas, disparaître en l’an XI lorsque l’Institut prit l’arrêté sui¬ 
vant: «Les prix proposés par chaque classe seront distribués dans 
«une des séances qui seront propres à cette classe.» 

En germinal an VIII, Bonaparte, alors Président, eut la pensée 
d’appeler l’attention des Académies étrangères sur les concours 
institués au sein de la Première classe de l’Institut. 

La circulaire qui suit fut adressée, à cette occasion, aux Sociétés 
savantes qu’elle pouvait intéresser: 

«Nous vous adressons le programme des questions de physique 
«que l’Institut national propose aux savans de toutes les nations; 
«les prix qu’il doit décerner aux solutions qu’il jugera les meil- 
«leures seront sans doute, pour les personnes capables de travail- 
« 1er sur ces sujets, des motifs beaucoup moins puissans que 
«l’honneur d’avoir contribué aux progrès des connoissances hu- 
« maines. Persuadé que tout ce qui peut hâter ces progrès est re- 
« gardé par les hommes éclairés de tous les pays comme un devoir 
«sacré, l’Institut national espère que vous voudrez bien donner à 
«ce programme toute la publicité possible, soit en le faisant insé- 
«rerdans les journaux qui paroissent dans votre pays, soit de 
« toute autre manière. 

«Fait au Palais national des Sciences et des Arts, à Paris, le 
«15 germinal de l’an VIII. 

«Bonaparte, Président. 

« Delambre, G. Cuvier, Secrétaires. » 


PRIX FONDÉ PAR L’ÉTAT. 


7 


Lorsque le 3 pluviôse an XI — 23 janvier 1803 —le Premier Con¬ 
sul prit un arrêté, contenant une nouvelle organisation de l’Institut 
il se garda de porter atteinte à l’institution des prix de l’État, il 
fixa seulement leur répartition entre les quatre classes: 

Art. 13. 

«Tous les ans, les classes distribueront des prix, dont le nombre 
«et la valeur sont réglés ainsi qu’il suit: 

«La -première classe — c’était celle des sciences — un prix de 
« trois mille francs ; 

« La seconde et la troisième classe, chacune un prix de quinze 
« cents francs; 

«Et la quatrième classe, des grands prix de peinture, de sculptu- 
« re, d’architecture et de composition musicale. Ceux qui auront 
« remporté un de ces quatre grands prix seront envoyés à Rome et 
« entretenus aux frais du Gouvernement. » 

Ce fut également en l’an XI que la Classe des Sciences inscrivit 
pour la première fois dans les conditions générales de ses con¬ 
cours la close suivante qui y figure encore aujourd’hui: 

« Les concurrens sont avertis que l’Institut ne peut rendre ni les 
« mémoires, ni les dessins, ni les machines qui auront été soumis 
«au concours; mais les auteurs seront toujours les maîtres de fai- 
« re copier les mémoires, les dessins et de retirer les modèles de 
« machines en remettant des dessins conformes. » 

Le prix fondé par la Convention nationale a survécu à tous les 
régimes et l’Académie en dispose toujours. 

Elle a continué à le décerner au concours sur des sujets propo¬ 
sés alternativement par la division des sciences mathématiques 
et par la division des sciences physiques. Suivant le cas, le prix 
est, désigné depuis 1827, sous les noms de: 

Grand Prix des Sciences Mathématiques 
ou Grand Prix des Sciences Physiques. 

Il y a seulement à noter que, le 1 décembre 1902, l’Académie a 
rendu facultative, sur la proposition de M. G. Darboux, Secrétaire 
perpétuel, la formalité du dépôt sous le couvert de l’anonymat. 


8 


GRAND PRIX DES SCIENCES MATHÉMATIQUES. 


Liste des attributions du Grand Prix des Sciences 
Mathématiques depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1882. Sujet proposé. — Théorie de la décomposition des nombres 
entiers en une somme de cinq carrés. 

J. - S. Smith, professeur à 

l’Université d’Oxford. 

Hermann Minkowski, étu¬ 
diant de mathématiques 
à l’Université de Kœ- 
nigsberg. 3000 

1884. Sujet proposé. — Perfectionner en quelque point important 
la théorie de l’application de l'électricité à la transmis¬ 
sion du travail. 

Le prix n’est pas décerné: 

G. Cabanellas . Encouragement 1000 

1886. Sujet proposé. — Étudier les surfaces qui admettent tous les 
plans de symétrie de l’un des polyèdres réguliers. 

Edouard Goursat, maître 
de conférences à la Sor¬ 


bonne . 3000 

Léon Lecornu, maître de 
conférences à la Faculté 

des Sciences de Caen. Ment. hon. 


1887. Sujet proposé. — L’étude de l’élasticité d'un ou de plu¬ 

sieurs corps cristallisés, au double point de vue expé¬ 
rimental et théorique. 

Le prix n’est pas décerné: 

H. Willotte, ingénieur des 

Ponts et Chaussées.Encouragement 1000 

1888. Sujet proposé. — Perfectionner la théorie des équations 

algébriques de deux variables indépendantes. 


fr. 


3000 







GRAND PRIX DES SCIENCES MATHÉMATIQUES. 


9 


Emile Picard, professeur fr. 

à la Sorbonne ... . 3000 

1890. Sujet proposé. — Perfectionner en un point important la 
théorie des équations différentielles du premier ordre 
et du premier degré. 

Paul Painlevé, chargé de 
cours à la Faculté des 

Sciences de Lille. 3000 

Léon Autonne, maître de 
conférences à la Faculté 

des Sciences de Lyon.Ment. hon. 

1892. Sujet proposé. — Détermination du nombre des nombres 
premiers inférieurs à une quantité donnée. 

Jacques Hadamard, pro¬ 
fesseur au Lycée Buffon. 3000 

1894. Sujet proposé. — Perfectionner sur un point important la 
théorie de la déformation des surfaces. 

D' Julius Weingarten. 3000 

G. Guichard, professeur 
à la Faculté des Scien¬ 
ces de Clermont-Ferrand. Ment. hon. 

1896. Sujet proposé. — Perfectionner en un point important la 
théorie algébrique des groupes de substitution entre 
n lettres. 

Edmond Maillet, ingénieur Mémoire. 3000 

des Ponts et Chaussées. 

1898. Sujet proposé. — Chercher à étendre le rôle que peuvent 
jouer en analyse les séries divergentes. 

Émile Borel, maître de con¬ 
férences à la Sorbonne. 3000 

Mémoire n° 2 

eîitouç utto roau'.v». Ment. hon. 









10 


GRAND PRIX DES SCIENCES MATHÉMATIQUES. 


1899. Sujet proposé. — Perfectionner en quelque point important fr. 
la recherche du nombre de classes de formes quadrati¬ 
ques à coefficients entiers et de deux indéterminées. 

Mathias Lerch, professeur 
à l’Université de Fri¬ 
bourg en Suisse. 3000 

1902. Sujet proposé. — Perfectionner en un point important l'ap¬ 
plication de la théorie des groupes continus à la théorie 
des équations aux dérivées partielles. 

Ernest Vessiot, professeur 

à l’Université de Lyon. 3000 

Jean Le Roux, chargé de 
cours à la Faculté des 

Sciences de Rennes.Ment. hon. 1500 

1906. Sujet proposé. — Perfectionner, en quelque point important, 
l’étude de la convergence des fractions continues algé¬ 


briques. 

H. Padé. 1500 

R. de Montessus._. 1000 

Auric. 500 


1908. Sujet proposé. — Réaliser un progrès important dans l’étu¬ 
de de la déformation de la surface générale du second 
degré. 

Luigi Bianchi, professeur 
à l’Université de Pise, 

Membre de l’«Accademia 

dei Lincei». 1500 

Claude Guichard, profes¬ 
seur à l’Université de Cler¬ 
mont-Ferrand, Correspon¬ 
dant de l’Académie. 1500 

1912. Sujet proposé. — Perfectionner la théorie des équations dif¬ 
férentielles algébriques du deuxième ordre et du troi¬ 
sième ordre dont l’intégrale générale est uniforme. 










GRAND PRIX DES SCIENCES PHYSIQUES. 


11 


fr. 

Pierre Boutroux. 3000 

Jean Chazy. 2000 

René Garnier. 2000 


Liste des attributions du Grand Prix des Sciences 
Physiques depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. 1° Sujet proposé pour 1881.— Description géologique appro- fr. 
fondie d’une région de la France. 

Le prix n’est pas décerné, mais deux mentions très hono¬ 
rables sont accordées à: 

P. Fontannes . Les terrains tertiaires de la 

région delphino-provençale 
du bassin du Rhône . . . 1500 

G. Vasseur, préparateur à Recherches géologiques sur 
la Sorbonne. les terrains tertiaires de la 

Rretagne .1500 

2° Sujet proposé pour 1877 et 1879 et prorogé à 1881. — Étu¬ 
de comparative de l'organisation intérieure des divers 
crustacés édriophthalmes qui habitent les mers d’Eu¬ 
rope. 

Yves Delage, préparateur à Contributions à l’étude de 
la Faculté des Sciences de l’appareil circulatoire des 

Paris. crustacés édriophthalmes 


marins . 3000 

1883. 1° Sujet proposé pour 1881 et prorogé à 1883. — Description 


géologique d’une région de la France ou de l’Algérie. 








12 


GRAND PRIX DES SCIENCES PHYSIQUES. 


F. Fontannes. Pour ses études géologiques lr. 

de la vallée du Rhône et 
du Roussillon. 3000 

P. -A. Péron, intendant mi- Essai d'une description géo- 

litaire. logique de l’Algérie . . . 2000 

2° Sujet proposé. — Développement histologique des Insectes 
pendant leurs métamorphoses. 


D 1 H. Viallanes . 


1884. Sujet proposé. — Étude du 
maux marins du littoral 

F. Marion, professeur à la 
Faculté des Sciences de 
Marseille. 


D' Paul Fischer, aide na¬ 
turaliste au Muséum 
d’Histoire naturelle. 


Recherches sur l’histologie 
des insectes et sur les phé¬ 
nomènes histologiques qui 
accompagnent le dévelop¬ 
pement post-embryonnaire 
de ces animaux .... 3000 

mode de distribution des cini- 
de la France. 

Esquisse d’une topographie 
zoologique du golfe de 
Marseille; — Considéra¬ 
tions sur les faunes pro¬ 
fondes de la Méditerranée , 
d’après les dragages opé¬ 
rés au large des côtes méri¬ 


dionales de France. 3000 

Pour ses recherches relatives à 
la faune océanique. 

Récompense.1500 


1885. Sujet proposé. — Étude de la structure intime des orga¬ 
nes tactiles dans l’un des principaux groupes naturels 
d’animaux invertébrés. 

D 1 Joannès Chatin, maître Mémoire. 3000 

de conférences à la Sor¬ 
bonne. 

1887. Sujet proposé. — Étudier les phénomènes de la phospho¬ 
rescence chez les animaux. 





GRAND PRIX DES SCIENCES PHYSIQUES. 


13 


Raphaël Dubois, professeur Élatérides lumineux et di- fr 

à la Faculté des Sciences verses notes. 3000 

de Lyon. 


1889. Sujet proposé. — Etude complète de l’embryologie et de l'é¬ 
volution d'un animal, au choix du candidat. 


L. F. Henneguy, prépara¬ 
teur au Collège de France. 

Louis Roule, maître de con¬ 
férences à la Faculté des 
Sciences de Toulouse. 

F. E. Maupas, conserva¬ 
teur de la Bibliothèque 
d’Alger. 

E. H. Beauregard, aide na¬ 
turaliste au Muséum 
d’Histoire naturelle. 

Anonyme. 


Recherches sur le développe¬ 
ment des poissons osseux. 

Embryogénie de la truite. . 1500 

Etudes sur le- développe¬ 
ment des annélides et, en 
particulier, d’un oligo- 
chœte limicole marin . . . 1500 

Recherches expérimentales 
sur la multiplication des 
infusoires ciliés . . Enc. 1000 

Recherches sur le développe¬ 
ment des ccintharidides. 
Encouragement.1000 

Recherches sur l’embryolo¬ 
gie et sur les conditions 
de développement de quel¬ 
ques nématodes: — Em¬ 
bryogénie des dendrocœ- 
les d'eau douce . . Enc. 1000 


1891. Sujet proposé. — Des organes des sens chez les Invertébrés 
au point de vue anatomique et physiologique. 

E.-L.-A. Jourdan, chargé Pour ses recherches sur les 
de cours à la Faculté des organes des sens des inver- 
Sciences de Marseille. tébrés. 3000 

1893. Sujet proposé. — Etude approfondie d’une question relative 
à la géologie d’une partie de la France. 

Marcellin Boule, prépara- Pour ses recherches géologi- 
teur au Muséum d’Histoi- ques sur le Plateau central 
re naturelle. de la France. 3000 


1895. Sujet proposé. — Le prix sera donné au travail qui 




14 


GRAND PRIX DES SCIENCES PHYSIQUES. 


contribuera le plus à l’avancement de la palêontolo- fr. 
gie française en traitant d’une manière approfondie 
des animaux articulés des terrains houillers et des ter¬ 
rains secondaires et en les comparant aux types actuels. 

Charles Brongniart, as¬ 
sistant au Muséum d’His- 

toire naturelle .... . 3000 

1897. Sujet proposé. — Études et expériences nouvelles sur les hau¬ 
tes régions des montagnes, notamment sur la météoro¬ 
logie et sur les conditions de la vie. 

Joseph Vallot, fondateur Recherches sur la météorolo- 
d’un observatoire météo- gie et la géologie des Al- 

rologique au Mont-Blanc. pes et des Pyrénées . . . 3000 

1901. Sujet proposé. — Étudier la biologie des nématodes libres 
d’eciu douce et humicoles, et plus particulièrement les 
formes et les conditions de leur reproduction. 

F.-E. Maupas, conserva- La mue et l’enkystement 

teur de la Bibliothèque chez les nématodes; — Mo- 
d’Alger. des et forme de reproduc¬ 
tion des nématodes . . . 3000 

1905. Sujet proposé. — Rechercher et démontrer les divers modes 
de formation et de développement de l’œuf chez les as¬ 
comycètes et les basidiomycètes. 

P.-A. Dangeard, profes¬ 
seur à la Faculté des 

Sciences de Poitiers. 3000 

1907. Sujet proposé. — Les abîmes, les cavernes: étude générale 
des eaux souterraines, notamment au point de vue de 
l’hygiène. 

E. - A. Martel. 3000 

1909. Sujet proposé. — Les stades d’évolution des plus anciens 
quadrupèdes trouvés en France. 





GRAND PRIX DES SCIENCES PHYSIQUES. 


15 


Armand Thévenin, assis- fr. 

tant au Muséum d’Histoi¬ 
re naturelle. 3000 

1911. Sujet proposé. — Étude morphogénique des caractères d'adap- 
tion à la vie arboricole chez les vertébrés. 

Raoul Anthony, prépara¬ 
teur au Muséum d’Histoi- 

re naturelle. 3000 

1913. Sujet proposé. — Étude géographique de la flore de l'Afri¬ 
que occidentale française. 

Auguste Chevalier, docteur 
es sciences, attaché au 
Muséum d’Histoire natu¬ 
relle . 3000 

1915. Sujet proposé. — Etudier une colonie française au point 
de vue de sa géologie, de sa minéralogie et de sa géo¬ 
graphie physique. 

Henry Hubert, adminis- Pour ses études sur l’Afrique 

trateur des colonies, à occidentale française. . . 3000 

Dakar. 






16 


PRIX LALANDE. 

AN X — 1802 


(Maindron, p. 66; Aucoc, p. 351). 


Joseph-Jérôme Lefrançois Lalande naquit à Bourg-en-Bresse, le 
11 juillet 1732. 11 entra à l’ancienne Académie des Sciences à l’âge 
de vingt et un ans, comme adjoint astronome et lorsque l’Académie, 
supprimée en 1793, fut reconstituée sous le titre de Première 
Classe de l’Institut national des sciences et des arts, son nom figu¬ 
ra sur la liste 48 membres que nomma l’arrêté du Directoire exécu¬ 
tif du 29 brumaire an IV. 

Professeur d’astronomie au Collège de France, puis directeur de 
l’Observatoire de Paris, il n’a pas occupé le premier rang parmi les 
astronomes de son temps, «mais, dit Delambre, il a été le premier 
de tous comme professeur: plus qu’aucun autre il a su répandre 
l’instruction et le goût de la science. Il voulut être utile et célè¬ 
bre, et il sut y réussir par ses travaux, par son activité, par son 
crédit et ses sollicitations; enfin, en entretenant une correspon¬ 
dance très étendue avec les savants. Il chercha sans cesse à fai¬ 
re le bien de l’astronomie, et voulut la servir même après sa 
mort par la fondation d’une médaille. » 

11 en fit la proposition à l’Institut national dans la séance généra¬ 
le tenue le 5 germinal an X. « Je lui aurai l’obligation, ajoutait-il, 
«de pouvoir rendre à l’astronomie une partie de ce que j’en ai re- 
« çu, et c’est ce que j’ai tâché de faire jusqu’à présent. » 

L’Institut national chargea une commission composée de Guyton 
de Morveau, Camus et Le Breton, membres des trois Classes, d’exa¬ 
miner l’offre de donation faite par Lalande et, après avoir enten¬ 
du le rapport de cette commission, il l’accepta dans sa séance gé¬ 
nérale du 4 floréal an X. Un arrêté des Consuls de la République, 


PRIX LALANDE. 


17 


en date du 13 du même mois, qui porte la signature de Bonaparte, 
ratifia cette décision. Et la donation fit l’objet, le 1 er prairial sui¬ 
vant, d’un acte authentique dont voici les termes : 

«Le Citoyen Jérôme Lefrançois Lalande, désirant concourir par 
« un bienfait permanent au progrès d’une Science à laquelle il s’est 
« entièrement livré pendant tout le cours de sa vie, donne par le 
« présent acte de donation entre vifs à l’Institut national des Scien¬ 
ce ces et des Arts la somme de Dix mille francs, actuellement placée 
« au Mont de piété de Paris. 

et Le Citoyen Delalande déclare que son intention est : 

«1° Que le produit annuel de la somme de Dix mille francs soit 
« employé à donner chaque année une Médaille d'or du poids que 
et le montant du revenu annuel permettra, ou la valeur de cette 
u médaille, à la personne qui, en France ou ailleurs, les seuls 
u Membres résidens de l'Institut exceptés, aura fait l'observation 
et la pliLS intéressante ou le mémoire le plus utile au progrès de 
te l’astronomie. 

« 2° Le prix énoncé en l’article précédent sera décerné par l’Insti- 
« tut, sur le rapport qui lui sera fait par les Commissaires qu’il au- 
« ra nommés, et qui seront pris soit dans la section d’astronomie 
« soit dans les autres sections, qui s’occupent de sciences analo- 
tt gués à l’astronomie. 

et 3° Dans le cas où il n’aurait été ni fait aucune observation as- 
et sez remarquable, ni présenté aucun mémoire assez important 
et pour mériter le prix au Jugement de l’Institut, le prix pourra 
« être donné par l’Institut, comme encouragement à quelque élève 
«qui aura fait preuve de zèle pour l’astronomie, ou être remis 
« pour former un prix double l’année suivante.» 

L’Institut n’a jamais décerné la médaille Lalande car, à la suite 
de sa réorganisation par l’arrêté du gouvernement du 3 pluviôse 
an XI, il arrêta, dans sa séance générale extraordinaire du 10 ger¬ 
minal, un règlement qui contient notamment : 

Art. 2. 

« Les prix proposés par chaque Classe seront distribués dans une 

2 



18 


PRIX LALANDE. 


«des séances qui seront propres à cette Classe.» 

En conséquence, c’est pendant la séance publique de la Classe 
des Sciences, le 1 er messidor an XI, que la médaille Lalande fut 
décernée pour la première fois. Sur le rapport de Delambre, elle 
fut adjugée à l’astronome Guillaume Olbers « pour avoir, dans le 
«cours de l’an X, découvert la planète à laquelle les astronomes 
« ont donné le nom de Pallas Olbersiana. » 

Jérôme Lalande, qui est mort le 4 avril 1807, l’a vu décerner 
quatre fois. 

La valeur du prix est actuellement de 540 fr. 

L’Académie des Sciences le décerne, chaque année, s’il y a lieu, 
sur la proposition de la commission des prix d’astronomie, qui 
est composée de la section correspondante et de trois membres 
élus. 


Liste des attributions du Prix Lalande 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. Swift, de Rochester . 


1882. Souillart, professeur à la Fa¬ 

culté des Sciences de 
Lille. 

1883. Bouquet de la Grye, de 

Bernardières, Cour- 
celle-Seneuil, Fieu 
riais, Hatt, Perrotin, 
Bassot, Bigourdan, 
Callandreau. 

1884. Rodolphe Radau, secrétai¬ 

re de la rédaction de la 
Rci'ue des deux Mondes. 


Découverte de la comète pé- fr. 

riodique III de 1869 . . . 540 

Pour ses travaux relatifs à la 
théorie des satellites de Ju¬ 
piter .540 

Observation du passage de Vé¬ 
nus sur le Soleil, le 6 dé¬ 
cembre 1882 . 9x540 


Mémoire sur la théorie des 
réfractions astronomiques . 540 



PRIX LALANDE. 


19 


1885. Thollon. Pour ses travaux relatifs au fr. 

spectre solaire .... 540 

1886. O. Backlund, astronome à Pour ses travaux sur le 

Poulkowa, Membre de mouvement de la comète 

l’Académie des Sciences d’Encke. 540 

de Saint-Pétersbourg. 

1887. Duner, astronome à l’Obser- Pour son mémoire sur les 

vatoire de Lund (Suède). mesures micrométriques 

d’étoiles doubles .... 540 

1888. Joseph Bossert, astronome- Pour l’ensemble de ses tra- 

adjoint à l’Observatoire vaux. 540 

de Paris. 

1889. Gonnessiat, astronome à Pour l’ensemble de ses tra- 

l’Observatoire de Lyon. vaux.540 

1890. G. - V. Schiaparelli, direc- Pour ses recherches relati- 

teur de l'Observatoire de ves à la durée de rotation 

Milan. de certaines planètes . . . 540 

1891. G. Bigourdan, astronome- Pour l’entreprise dé la mesu- 

adjoint à l'Observatoi- re micrométrique des né- 

re de Paris. buleuses observables à Pa¬ 
ris . 540 

1892. Barnard, astronome à l’Ob- Pour sa découverte d’un cin- 

servatoire de Lick en quième satellite de Jupiter. 540 

Californie. 

Max Wolf, de Heidelberg. Pour les progrès réalisés par 

lui dans la découverte des 
petites planètes par la pho¬ 
tographie. 540 

1893. Schulhof, calculateur au Bu- Pour ses recherches sur les 

reau des Longitudes. comètes. 540 

1894. Javelle, attaché à l’Observa- Pour ses recherches sur les 

toire de Nice. nébuleuses. 540 








20 


PRIX LALANDE. 


1895. Maurice Hamy, astronome Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

adjoint à l’Observatoire de vaux.540 

Paris. 

1896. Pierre Puiseux, astronome Pour l’ensemble de ses 

adjoint à l’Observatoire travaux sélénographiques . 540 

de Paris. 

1897. Perrine, de l’Observatoire Découvertes de comètes. . . 540 

du Mont-Hamilton. 

1898. S. - G. Chandler, de Cam- Pour l’ensemble de ses tra- 

bridge. vaux.540 

Chofardet, de Besançon. Découverte d’une comète Enc. 300 

1899. W.-R. Brooks, de Geneva, Découvertes cométaires. . . 540 

état de New-York. 

1900. Giacobini, de l’Observatoi- Découverte d’une comète . . 540 

re de Nice. 

1901. Thome, directeur de l’Ob- Pour l’ensemble de ses tra- 

servatoire de Cordoba. vaux. 540 

1902. Trépied, directeur de l’Ob- Pour l’ensemble de ses tra- 

servatoire d’Alger. vaux. 540 

1903. Campbell, de l’Observatoi- Pour ses découvertes de 

re de Lick (Californie). spectroscopie stellaire . . 540 

1904. Burnham, astronome à l’Ob- Pour l’ensemble de ses tra- 

servatoire Yerkes à Chi- vaux. 540 

cago. 

1905. William-Henry Pickering, Découverte de deux nouveaux 

astronome à l’Observatoi- satellites de Jupiter . . . 540 

re d’Harvard. 

1906. R. - G. Aitken et William Pour leurs travaux sur les 

J. Hussey, astronomes à étoiles doubles et multi- 
l’Observatoire de Lick. pies. 540 

1907. Th. Lewis, astronome à l’Ob- Pour ses travaux sur les étoi- 

servatoire de Greenwich. les doubles. 540 









PRIX LALANDE. 


21 


1908. W.-L. Elkin, directeur, et 

F.-L. Chase, astronome 
de l’Observatoire de Yale 
University. 

M.-F. Smith, attaché au 
même établissement. . . 

1909. Borrelly, astronome adjoint 

à l’Observatoire de Mar¬ 
seille. 

1910. P.-H. Gowel et A. Grom- 

melin, astronomes à 
l’Observatoire de Green¬ 
wich. 

1911. Lewis Bos, directeur du dé¬ 

partement d’astronomie 
méridienne à l’Institution 
Carnegie de Washington. 

1912. H. KoboldetC.-W. Wirtz, 

astronomes à l'Observa¬ 
toire de Strasbourg. 

1913. Bosler, astronome à l’Obser¬ 

vatoire de Meudon. 

1914. Joseph-Noël Guillaume, 

astronome adjoint à l’Ob¬ 
servatoire de Saint-Ge- 
nis-Laval près Lyon. 

1915. Lucien d’Azambuja, aide 

astronome à l’Observatoi¬ 
re de Meudon. 


Détermination de nombreu- fr. 

ses parallaxes stellaires . 540 


.Mention 

Pour ses découvertes de pe¬ 
tites planètes et de comè¬ 
tes. 1000 

Pour leurs travaux relatifs 
à la comète de Halley . . 540 


Catalogue général de 0188 
étoiles, préparé à l’Obser¬ 
vatoire Dudley à Albany . 540 

Détermination exacte des 
coordonnées d’un grand 
nombre de nébuleuses. . 540 

Pour ses travaux sur le ma¬ 
gnétisme terrestre . . . 540 

Pour l’ensemble de ses ob¬ 
servations astronomiques. 540 


Pour sa contribution à l’en¬ 
registrement de la couche 
supérieure de l’atmosphè¬ 
re solaire et à la reconnais¬ 
sance de l’action exercée 
par le champ magnétique 
sur les spectres de bandes. 


540 



22 


PRIX ALHUMBERT. 

4817 


(Maindron, p. 87; Aucoc, p. 351). 


Antoine-Joseph Alhumbert, ministre du culte catholique, demeu¬ 
rant à Paris, mourut en 1817. Son testament, en date du 4 mars de 
cette même année, contenait notamment la disposition suivante : 

« Je donne et lègue à l’Académie des Sciences et Arts de Paris 
«trois cents francs de rente perpétuelle sur l'Etat, pour fonder 
« un prix annuel pour les progrès des sciences et arts. 

L’Académie en fut informée le 15 septembre 1817; elle accepta le 
legs pour moitié, l’autre moitié devant revenir à l’Académie des 
Beaux-Arts, et sa décision fut approuvée par une ordonnance roya¬ 
le du 6 novembre suivant. 

Une Commission composée de Cuvier, Laplace, Desfontaines, 
Charles et Delambre fut chargée, le' 12 janvier 1818, de rédiger le 
programme du prix. Le 16 février, Cuvier fit son rapport et l’Aca¬ 
démie décida que le prix serait donné à des mémoires sur des 
questions particulières propres à compléter l'ensemble de nos con¬ 
naissances. 

Le prix devait, dans chacune des deux Académies, être biennal 
et d’une valeur de trois cents francs. Mais, en 1831, l’Académie des 
Sciences fut amenée à décider qu’on laisserait cumuler les fonds 
annuels jusqu’à ce qu’il se trouvât une somme assez considérable 
pour indemniser les auteurs des dépenses que leurs recherches 
peuvent occasionner. 

La somme des rentés annuelles cumulées s’élevait, le 5 décem¬ 
bre 1853, à 4000 frs. Un sujet fut proposé pour un prix d’une valeur 
de 2500 frs et il fut convenu que dorénavant, toutes les fois qu’une 
pareille somme se trouverait cumulée il serait proposé un nouveau 
sujet de prix. 

Il est résulté de cette situation que les concours se sont succédé 


PRIX ALHUMBERT. 


23 


à intervalles irréguliers. De plus les candidats furent médiocres ou 
firent défaut et le prix put rarement être décerné. Enfin, à la suite 
de la conversion de la rente, le revenu annuel s’est trouvé ré¬ 
duit. 

Aussi le 3 juin 1901, la commission administrative a décidé que la 
somme des arrérages en caisse serait consolidée par un achat de 
rente 3 o o et que le prix serait quinquennal et d’une valeur de 
1000 francs, jusqu’à ce que le revenu de la fondation permette de 
rétablir un prix biennal d’une valeur suffisante. 

L’Académie décerne ce prix sur la proposition d’une commission 
spéciale composée de sept membres élus, et une décision du 
25 janvier 1915 arrête qu’il sera attribué alternativement sur des 
questions ressortissant à la division des Sciences mathématiques et 
à celle des Sciences physiques. 


Liste des attributions du Prix Alhumbert 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. Sujet proposé. — Physiologie des Champignons. 


fr. 


Gayon, professeur à la Fa¬ 
culté des Sciences de Bor¬ 
deaux. 


Pour l’ensemble de ses recher¬ 
ches physiologiques sur les 
champignons inférieurs. . 2500 


1905. Sujet proposé. — Étude sur l'âge des dernières éruptions 
volcaniques de France. 


Marcellin Boule, professeur 
au Muséum d’Histoire 
naturelle. 


Mémoire 


1000 


1910. Sujet proposé. — Etude expérimentale sur les propriétés 
électriques des alliages métalliques. 


Witold Broniewski . 


Mémoire 


1000 





24 


PRIX MONTYON. 


Jean-Baptiste-Antoine Auget, baron de Montyon, né à Paris le 
23 décembre 1733, économiste et philanthrope, mourut à Paris le 
29 décembre 1820. 

Successivement avocat au Châtelet (1755), maître des requêtes au 
Conseil d’Etat (1760), intendant des provinces d’Auvergne (1767), de 
Provence et de l’Aunis, puis conseiller d’Etat, en 1775, et chance¬ 
lier de Monsieur, en 1780, il fit preuve dans ses diverses fonctions 
des plus hautes qualités de justice et d’intégrité. En outre, il em¬ 
ployait une part importante des revenus qu’il tenait de son père 
à secourir des indigents et à venir en aide aux travailleurs sans 
ressources. 

Avant la période révolutionnaire, il fit, sous le couvert de l’a¬ 
nonymat, diverses donations à l’ancienne Académie des Sciences, 
à l’Académie française et à l’Académie de Médecine. Ces donations 
ont disparu dans la tourmente. Nous citerons simplement celles 
de l’Académie des Sciences: 

1° En 1780, une somme de 12000 livres, placée sur le clergé, et 
produisant un revenu annuel de 600 livres, qui devait être employé 
à l’établissement d’un prix pour quelque invention, découverte ou 
chef-d’œuvre dont il puisse résulter un bien pour la société ou à 
quelque autre objet que l’Académie choisirait annuellement; 

2° En 1782, une somme de 12000 livres, qui fut placée en rentes 
viagères sur la tête du roi et du dauphin et qui produisait 1080 li¬ 
vres, pour un prix sur les moyens de préserver les ouvriers des 
dangers auxquels les exposent les différents procédés des arts; 

3° En 1783, une somme de 12000 livres, placée dans les mêmes 
conditions que la précédente, pour la fondation d’un prix destiné 
à faire progresser la simplification des procédés de mécanique. 

Montyon, qui était riche et peu enclin aux idées nouvelles, émi¬ 
gra en 1792. Il était à Genève lorsque l’Académie française lui 


PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


25 


décerna un prix pour un mémoire intitulé: Conséquences qui ont ré¬ 
sulté pour l'Europe de la découverte de l'Amérique. Il se rendit 
bientôt à Londres où il se fixa et devint membre de la Société 
royale. C’est seulement en 1815, qu’il rentra à Paris. 

Il voulut alors restaurer les fondations supprimées en 1795; de 
plus, sentant sa fin prochaine, il disposa de ses biens pour des œu¬ 
vres diverses en un testament, qui est resté l’un des plus grands 
actes de bienfaisance du XIX r siècle. 

En ce qui concerne l’Académie des Sciences, c’est ainsi que fu¬ 
rent fondés, par donations anonymes, de son vivant, les prix 
Montyon de statistique, de physiologie, de mécanique, et par son 
testament, les prix Montyon de médecine et chirurgie et des arts 
insalubres. 

Nous allons successivement parler de ces diverses fondations. 


PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 

1817 


(Maindron, p. 83; Aucoc, p. 351). 


Au cours de la séance du I e1 ' septembre 1817, le marquis de La- 
place communiqua à ses confrères la proposition faite par un Ano¬ 
nyme d’offrir un capital de 7000 francs pour la fondation «d’un 
« pi'ix annuel destiné aux recherches statistiques. Le sujet de ces 
«recherches serait indiqué dans un programme public. L’Acadé- 
« mie prendrait connaissance des ouvrages imprimés ou manus- 
« crits qui lui seraient adressés chaque année, et dans lesquels une 
«ou plusieurs questions énoncées au programme auraient été trai- 
« tées. Elle décernerait à celui des ouvrages qui lui paraîtrait con- 
« tenir les résultats les plus utiles, une médaille équivalente à la 
«somme de 500 francs, revenu annuel du capital offert. » 

L’examen de cette proposition fut renvoyé à une commission, 
composée de Laplace, Maurice, Fourier, Lacepède et Silvestre. Et, 
dès la séance suivante, le baron Fourier lut, au nom de cette 


26 


PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


commission, un rapport (*) dans lequel, après avoir montré l'intérêt 
qu’il y avait à favoriser les progrès de la science statistique en 
France, il proposait à l'Académie de déclarer son intention d'ac¬ 
cepter la donation proposée, dès qu’elle y serait régulièrement au¬ 
torisée, et de renvoyer à une date postérieure à cette acceptation 
la délibération sur la rédaction du programme, qui devait faire con¬ 
naître en détail l’objet et les conditions du concours. Il en fut ain¬ 
si décidé. 

Une ordonnance royale, en date du 22 octobre 1817, autorisa 
l’acceptation par l’Académie de la somme proposée et son emploi 
en rentes sur l'Etat. 

Le 27 octobre, l’anonyme offrit de remettre entre les mains de 
M. de Laplace la somme annoncée. 

L’art. 3 de l’ordonnance royale portait : 

« Le programme du concours sera rédigé et publié par l’Acadé- 
k mie et le jugement sera prononcé par elle dans la forme détermi- 
« née par les prix de la même nature déjà précédemment in- 
« stitués. » 


En conséquence l’Académie chargea une commission, composée 
de Fourier, Laplace, Coquebert-Montbret, Maurice et Lacépède, de 
lui présenter un projet de prograrrtme. Le 5 janvier 1818, Fourier 
lut un nouveau rapport (-). 

Considérant que «les recherches statistiques n’étaient pas ensei- 
« gnées publiquement en France, comme elles l’étaient dans plu- 
« sieurs Etats du Nord de l’Europe,» la commission avait jugé né¬ 
cessaire d’insérer dans le programme proposé un exposé fort dé¬ 
veloppé qui constituait une sorte d’introduction à la statistique. 

Le programme proprement dit était rédigé en ces termes : 

«Parmi les ouvrages publiés chaque année et qui auront pour 


(1) Ce rapport est reproduit in extenso dans les Procès verbaux des 
Séances de l’Académie tenues depuis la fondation de l'Institut jus¬ 
qu'au mois d’août 1835, tome VI, 1816-1819, p. 218 et suivantes. 

( 1 2 ) Ce rapport est, comme le précédent, reproduit in extenso dans les 
Procès verbaux des Séances de iAcadémie tenues depuis la fondation 
de l’Institut jusqu'au mois d’août 1835, tome VI, 1816-1819, p. 257 et 
suivantes. 



PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


27 


« objet une ou plusieurs questions relatives à la statistique de la 
«France, celui qui, au jugement de l’Académie, contiendra les re- 
« cherches les plus utiles, sera couronné dans la première Séance 
« publique de l’année suivante. On considère comme admis à ce 
« concours les mémoires envoyés en manuscrits et ceux qui au¬ 
raient été imprimés et publiés dans le cours de l'année. Sont seuls 
'«exceptés les ouvrages imprimés ou manuscrits des Membres ré- 
« sidens de l’Académie. 

« Afin que les recherches puissent s’étendre à un plus grand 
« nombre d’objets, il a paru d’abord préférable de ne point indiquer 
«une question spéciale, en laissant aux auteurs mêmes le choix du 
«sujet, pourvu que ce sujet appartienne à la statistique propre- 
« ment dite, c’est-à-dire qu’il contribue à faire connaître exacte- 
« ment-le territoire ou la population, ou les richesses agricoles et 
«industrielles du Royaume ou des Colonies. 

L’Académie adopta les conclusions du rapport et le programme 
proposé. 

Le prix fut décerné pour la première fois en 1819. Sa valeur fut 
de 530 frs jusqu’en 1852, où elle descendit à 477 frs. Elle descendit 
encore à 453 frs en 1864, mais fut rétablie à 500 frs en 1880. Presque 
chaque année, la commission s’est trouvée en présence de plu¬ 
sieurs candidats dignes d’être couronnés tandis que le seul reve¬ 
nu de la fondation ne lui permettait de décerner qu’un prix de va¬ 
leur modeste. En présence de cette situation, la commission admi¬ 
nistrative a décidé, en 1910, sur la proposition de M. Gaston Dar- 
boux, Secrétaire perpétuel, qu’à l’avenir il serait décerné annuel¬ 
lement un prix de 1000 frs et deux mentions de 500 frs. Les som¬ 
mes nécessaires sont prélevées sur les reliquats disponibles des 
autres fondations du baron de Montyon. 

De plus, comme les raisons particulières qui avaient amené la 
commission de 1818 à limiter le concours à la statistique de la 
France et de ses colonies ont disparu depuis longtemps, cette res¬ 
triction a été supprimée. 

L’Académie décerne le prix Montyon de Statistique, chaque an¬ 
née, s’il y a lieu, sur la proposition d’une commission spéciale 
composée de sept membres élus. 


28 


PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


Liste des attributions du Prix Montyon de Statistique 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. Antony Roulliet . . . . 

F. Bezançon. 

D‘ E. Clément. 

Louis Amat. 

D' Arthur Ghervin . . . 

1882. Cheysson, ingénieur en chef 

des Ponts et Chaussées. 

G. Maher. 

D c Guiraud. 

D' E. Mauriac. 


Histoire des institutions de fr. 

prévoyance en France . . 500 

Rapport général sur les tra¬ 
vaux du Conseil d'hygiène 
et de salubrité du départe¬ 
ment de la Seine de 1872 à 
1877 . 500 

Tables des registres de lՎ 
tat civil de Valenciennes. 400 

Recherches statistiques et 
médicales sur la ville de 
Cette .Ment. hon. 

Essai de géographie médica¬ 
le de la France . . Ment. hon. 

Pour ses publications: Bulle¬ 
tin du ministère des tra¬ 
vaux publics; — Album de 
Statistique géographique . 500 

Pour son travail relatif à la 
statistique médicale de Ro- 
chefort. 500 

Études des mouvements de 
population à Montau- 
ban .Ment hon. 

Rapport général sur les tra¬ 
vaux de la Commission 
des logements insalubres 
de la ville de Bordeaux, 
de 1876 à 1881; 

— Contributions à l’étude de 
l’épidémie de variole à 
Bordeaux (1880 — 1881); 

— Prophylaxie et Statistique 

de la rage en Europe. Ment. hon. 











PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


29 


1883. Ch. Nicolas, ingénieur en 
chef des Ponts et Chaus¬ 
sées. 

Arsène Thévenot . . . . 


1884. Alfred Durand - Claye, in¬ 
génieur en chef des Ponts 
et Chaussées . 

D r Arthur Cher vin . . . 


1885. D r P. de Pietra Santa . . 

O. Keller, ingénieur en chef 
des mines. 


D r Arthur Chervin . 


D r Jules Socquet . . 


Victor Turquan, rédacteur 
au Ministère du com¬ 
merce. 

1886. Dispensaire Furtado-Hei- 
ne. 

D r Jules Socquet .... 


D r Gazin, médecin de l’hôpi- 


Les Budgets de la France de- fr. 
puis le commencement du 
XIX e siècle . 500 

Statistique intellectuelle et 
morale du département de 
l’Aube .Ment. hon. 

L’épidémie de fièvre typhoï¬ 
de à Paris en 1882 . . . 500 

Géographie médicale du dé¬ 
partement de la Seine-In¬ 
férieure .Ment. hon. 

Contribution à l’étude de la 
fièvre typhoïde à Paris. . 500 

Statistique de l’industrie mi¬ 
nérale et des appareils à 
vapeur en France et en 
Algérie . 500 

Étude statistique sur la taille 
dans le département de la 
Seine-Inférieure . . Ment. hon. 

Contribution à l’étude sta¬ 
tistique sur le suicide en 
France de 1826 à 1878. Ment. hon. 

Pour un travail sur la popu¬ 
lation spécifique de la Fran¬ 
ce.Ment. hon. 

Relevés statistiques. 

Hors ligne et hors concours. 

Contribution à l’étude statis¬ 
tique sur le suicide en 
France de 1826 à 1878; — 
Contribution à l’étude sta¬ 
tistique de la criminalité 
en France de 1826 à 1880. 

De l’influence des bains de 


500 





30 


PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


tal maritime de Berck. 

Victor Turquan, rédacteur 
au ministère du com¬ 
merce. 

D Mireur. 

D' Longuet, médecin-major. 


D r Sordes, médecin à Tarare. 

D 1 L. Aubert, médecin-ma¬ 
jor. 

D' Gliauvel, médecin princi¬ 
pal et professeur au Val 
de Grâce. 

1887. Victor Turquan, rédacteur 
■ au ministère du com¬ 
merce. 

A. de Saint-Julien, ancien 
directeur des droits d’en¬ 
trée et d’octroi à Paris, 
et G. Bienaymé, archi¬ 
viste-bibliothécaire du 
Ministère des Finances. 

D 1 F. Ledé, médecin-inspec¬ 
teur des enfants du pre¬ 
mier âge. 


D' L. Aubert, médecin-ma¬ 
jor de l ro classe. 


1888. Félix Faure, député . 


mer sur la scrofule clés en- fr. 

feints .Ment. hon. 

Pour son travail sur la popu¬ 
lation spécifique de la Fran¬ 
ce.Ment. hon. 

La Prostitution ci 1Marseil¬ 
le .Ment. hon. 

Études sur le recrutement 
clans la Hcnite-Savoie, étio¬ 
logie du goitre; et travail 
analogue pour le départe¬ 
ment de l'Isère . . Ment. hon. 

Statistique de la population 
de Ici France .... Citation 

Statistique cle la Vendée. Citation 

Statistique des examens cle 

la vision .. Citation 


Pour son travail sur la popu¬ 
lation spécifique de la 
France. 500 

Pour un ouvrage relatif aux 
droits d’entrée et d’octroi à 
Paris. 500 


Des nourrices; recherches sur 
les départements d’origine, 
l'àge du lait, la situation 
civile des nourrices au sein 
et au biberon. . . Ment. hon. 

Etudes statistiques et médi¬ 
cales sur le recrutement 
clans le département cle la 
I .aire- Inférieure. . . Citation 

Les budgets contemporains . 500 








PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


31 


J. Teissier, professeur à la 
Faculté de Médecine de 
Lyon. 


Ch. Lallemand et Jules 
Petitdidier, ingénieurs 
au corps des Mines. 

1889. Ch. Lallemand et feu Jules 
Petitdidier, ingénieurs 
au corps des Mines. 

D Ledé, médecin-inspecteur 
des enfants du premier 
âge. 

Paul Dislère, conseiller d’E¬ 
tat. 


Ramon Fernandez, séna¬ 
teur et ministre des États- 
Unis mexicains à Paris. 

D 1 E. Clément. 


D J. Chauvel, professeur à 
l'École de Médecine mili¬ 
taire du Val de Grâce. 

D Senut . 


D Mireur, adjoint au mai¬ 
re de Marseille. 


1890. D P. Topinard, directeur 
de la revue d'Anthropo- 
logie. 


Statistique générale des fr. 
grandes maladies infec¬ 
tieuses, à Lyon, pendant 
la période quinquennale 
1881-1886 . 500 

Pour leur travail relatif aux 
accidents occasionnés dans 
les mines par le grisou. Ment. hon. 

Pour leur travail relatif aux 
accidents accasionnés dans 
les mines par le grisou . . 500 

Pour son ouvrage sur l’indus¬ 
trie nourricière en France. 500 

Rapports annuels relatifs à 
Vapplication de la loi du 
27 mars 188o sur la rélé¬ 
gation des récidivistes. Ment. hon. 

La France actuelle, quelques 
études d'économie politique 
et de statistique . . . Citation 

Lyon, ethographie, démo¬ 
graphie. sol. topographie, 
climatologie .... Citation 

Sur la myopie et ses rap¬ 
ports arec l'astigmatisme. Citation 

Histoire médicale du 144' de 
ligne en garnison à Bor¬ 
deaux de 1880 à 1884 . Citation 

Le mouvement comparé de 
la population à Marseille, 
en France et dans les Etats 
d'Europe .Citation 

Statistique sur la couleur 
des yeux et des cheveux en 
France 


500 





32 


PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


fr. 

Citation 


Dispensaire Furtado-Hei- 
ne. 

Pierre Fleury, ingénieur 
départemental. 

D r Li. Aubert, médecin-ma¬ 
jor de 1” classe. 

D r Emile Tartière, méde¬ 
cin-major de l re classe. 

D r Samuel Garnier, direc¬ 
teur-médecin en chef 
de l’asile public d’alié¬ 
nés de Dijon. 

1891. Cheysson, inspecteur général 

des Ponts et Chaussées, et 
Alfred Toqué, ingé¬ 
nieur des mines. 

1892. D r M. Bastié, médecin de 

l’hospice de Graulhet 
(Tarn). 

D r J. Dardignac, médecin- 
major de l re classe. 

1893. D r Marvaud, médecin en 

chef de l’hôpital militaire 
de Villemanzy à Lyon. 

1894. Boutin, conseiller d’État, di¬ 

recteur général des con¬ 
tributions directes. 

D r A. Faidherbe .... 


D' A. Cartier . . 


Statistique médicale. 

Rapport sur la protection de 
l’enfance dans le Cher . Citation 

Sur la topographie médica¬ 
le de la ville de Bourg-en 
Bresse .Citation 

Histoire médicale du 8 e ré¬ 
giment de hussards de 1874 
à 1890 .Citation 

Le dépôt de mendicité, l’hos¬ 
pice départemental et l’asi¬ 
le des aliénés de la Chari¬ 
té sur Loire .... Citation 


Les budgets comparés de 
cent monographies de fa¬ 
milles . 500 

De la population en France. 

Etude démographique . . 250 

Statistique hygiénique de la 

ville de Beauvais . . . 250 

Les maladies du soldat . . 500 


Nouvelle évaluation des re¬ 
venus fonciers des pro¬ 
priétés non bâties en 
France . 250 

Étude statistique et critique 
sur le mouvement de la 
population de Boubaix. 250 

L’hygiène à Toulon. . Ment. hon. 





PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


33 


D r Emile Tartière, médecin- 
major de l ro classe au 
148° régiment d’infanterie. 


1895. Alfred Martin. 


Charles Baltet, horticul¬ 
teur à Troyes. 

Hovelacque et Hervé. 

1896. Comité des Compagnies 
d’Assurances à primes 
fixes sur la vie. . . 

DJ. Huguet, médecin-ma¬ 
jor de l’armée. 


M m " Pégard. 

D G. Baudran, secrétaire 
du conseil central d’hy¬ 
giène de l’Oise. 


897. Gustave Bienaymé. 

D 1 L. Vincent, médecin en 
chef de la marine, et Bu- 
rot, médecin principal 
de la marine. 

D 1 Lepage. 


Etudes statistiques, démo- fr. 
graphiques et médicales 
sur le département de la 
Meuse avec une topogra¬ 
phie médicale de la ville 
de Verdun .... Ment. hon. 

Étude historique et statisti- 


que sur les moyens de 


transport dans Paris. 

500 

L’Horticulture dans les 


cinq parties du monde. 

500 

Recherches ethnologiques 


sur le Morvan . 

500 

Tables de mortalité. . . . 

500 


Recherches statistiques sur 
les maladies simulées et 
les mutilations volontaires 
observées dans l’armée de 
1859 à 1896 . 500 

Statistique générale de la 
femme .Ment. hon. 

Influence du logement sur 
la santé des habitants des 
petites villes et des com¬ 
munes rurales du départe¬ 
ment cle l’Oise. . . Ment. hon. 

Le coût de la vie à Paris à 


diverses époques. . . . 500 

Statistique médicale de la 
flotte . 500 


Fonctionnement de la mai¬ 
son d’accouchement Bciu- 
delocque .Ment. hon. 

De l’habitation dans le dé¬ 
partement de l’Oise. Ment. hon. 

3 


D r G. Baudran, de Beauvais. 





34 


PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


1898. Alfred des Gilleuls, chef 

de division à la préfec¬ 
ture de la Seine. 

D r Martial Hublé, méde¬ 
cin-major. 

Paul Vincey, professeur 
départemental d’agricul¬ 
ture de la Seine. 

1899. Office central des œuvres 

de bienfaissance. 

D rs Dumesnil, médecin de 
l’asile national de Vincen- 
nes et Mangenot. 

Victor Turquan. 

Henri de Beaumont. . . 

1900. Pierre du Maroussem. 


Barras, chef du bureau du 
domaine de la ville -de 
Paris. 

D r Pailhas, médecin en chef 
de l’asile d’aliénés d’Al- 
bi. 

Anonyme (Primo non no- 
cere) . 

1901. D' G. Baudran, de Beau¬ 
vais. 

D ,s Delobel, de Noyon, 
O. Lebrun, médecin vé¬ 
térinaire à Percy, Man¬ 
che, P. Gozette, méde¬ 
cin vétérinaire à Noyon. 


Etudes et relevés sur la po- fr. 

pulation française avant 
le XIX e siècle . 500 

La fièvre typhoïde dans le 
XL corps d’armée , de 
1875 à 1897 . 500 

Album de statistique agri¬ 
cole et carte agronomique 
du département de la Sei¬ 
ne . ... 500 

La France charitable; — Pa¬ 
ris charitable . 500 

Enquête sur les logements, 
professions, salaires et 
budgets . 500 

Album démographique de 
la France . Rappel 

Revue de statistique. Ment. hon. 

La question ouvrière; — 

La petite industrie; — Les 
associations ouvrières de 
production; — Les enquê¬ 
tes, pratique et théorie. . 500 

Note sur le Bois de Boulo¬ 
gne .Mention 

De la folie dans le départe¬ 
ment du Tarn. . . . Mention 

De l’entraînement et de ses 
effets chez le fantassin. Mention 

La tuberculose dans le dé¬ 
partement de l'Oise. . . 500 

La statistique des maladies 
contagieuses des animaux 

. domestiques en France de 

1880 à 1901. . . . Ment. hon. 







PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


35 


D r V. Lowenthal, d’Anisy- 
le-Château. 

1902. D r Frédéric Bordas. . . 


H. Duchaussoy, profes¬ 
seur au lycée d’Amiens. 

D r Liétard, médecin-inspec¬ 
teur des eaux à Plom¬ 
bières les Bains, Vosges. 

Paul Dislère, président de 
section au Conseil d’Etat. 

D r Peyroux, médecin-ma¬ 
jor. 


D r Raoul Leroy, médecin 
de l’asile des aliénés 
d’Evreux. 

D r Lucien Mayet, interne 
des hôpitaux à Lyon. 


D r Passerai, de Bourg, Ain. 


D' A. Trousseau . 


Anonyme (Primo non no- 
cere). 


Contribution à l’enquête sur fr. 
les causes de la dépopula¬ 
tion française. . . Ment. hon. 

Étude statistique de la mor¬ 

talité par gastro-entérite 
chez les enfants du pre¬ 
mier âge en France. . . 250 

Observations météorologi¬ 
ques de Victor et Camille 
Chandon de Montdidier . 250 

La population des Vos¬ 
ges . Ment. hon. 

La colonisation (Mémoi¬ 
re) .Ment. hon. 

Étude sur les causes de la 
dépopulation rapide d’El- 
beuf. — L’œuvre des gout¬ 
tes de lait .Mention 

Contribution à l’étude de 
l’alcoolisme en Norman¬ 
die .Mention 

Répartition géographique 
du goitre en France. — 
Statistiques de l’alcoolis¬ 
me .Mention 

Coup d’œil sur l'état sanitai¬ 
re des pays d’étangs pen¬ 
dant les vingt cinq der¬ 
nières années. — Mouve¬ 
ment de la population 
dans 40 communes de la 
Dombes pendant le XIX B 
siècle .Mention 

La cécité en France. — Sta¬ 
tistiques. — Répartition 
géographique. . . . Mention 

De l’entraînement et de ses 
effets chez l’artilleur. . Mention 







36 


PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


1903. Le prix n’est pas décerné: 

Emile Loncq, secrétaire 
du conseil départemental 
d’hygiène de l’Aisne. 

F. de Montessus de Ballo- 
re, chef d’escadron d’ar¬ 
tillerie hors cadre. 


Paul Razous, licencié ès 
sciences mathématiques 
et physiques, membre de 
l’Institut des actuaires 
français. 

1904. D' V. Lowenthal, d'Anisy- 
le-Château. 

Paul Razous, commissaire- 
contrôleur des Sociétés 
d’Assurances au ministè¬ 
re du commerce. 

D r Henry Guégo, de Ter- 
guier, Aisne. 

E. Maury, instituteur à Fon¬ 
taine, près Bar sur Aube. 

D 1 Ott, de Lillebonne, Seine- 
Inférieure. 


1905. Edmond Gain, professeur- 
adjoint à la Faculté des 
Sciences de Nancy. 

Jules Fleury, rédacteur au 
bureau d’hygiène et de 
statistique de la ville de 
Rouen. 


fr. 

La tuberculose clans l’Ais¬ 
ne .Ment. hon. 

Etude statistique sur les ef¬ 
fets de la loi de recrute¬ 
ment du l.'i juillet 1889. 

dans la subdivision d’Ab¬ 
beville .Ment. hon. 

Eléments statistiques per¬ 

mettant de fixer rationnel¬ 
lement en France et dans 
nos colonies l'emplacement 
d ’étab lisse me nts incl u striels 
à créer .Ment. hon. 

Mémoires relatifs à la dépo¬ 
pulation française .... 250 

La mortalité et la morbidi¬ 
té des professions dange¬ 
reuses . 250 

Statistique de la criminalité 
en /■'rctnce de 1820 à 1000. Mention 

Essai de statistique générale 
sur la commune de Prover- 
ville (Aube).Mention 

Rapports sur les épidémies 
qui ont sévi dans le can¬ 
ton de Lillebonne de 1898 à 


1903.Mention 

Variations de la fleur et hé- 
térostylie de Pulmonaria 
officinalis. 500 

üémographie, Nosogrciphie . 
1890-1904 .Mention 








PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


37 


1906. D 1 E. Ausset, professeur a- 

grégé à la Faculté de 
Médecine de Lille. 

D‘ L. Butte, médecin du 
dispensaire de salubrité 
de la ville de Paris. 

D' Ott, de Lillebonne, Seine- 
Inférieure. 

1907. Lucien March, chef des ser¬ 

vices de la statistique gé¬ 
nérale de la France et du 
recensement. 

J.-A. Fleury, rédacteur au 
bureau d'hygiène et de 
statistique de la ville de 
Rouen. 

D Gonor, médecin-major à 
la direction du service de 
santé du 3' corps d’armée. 

1908. Deniker, bibliothécaire au 

Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

D R. Felhoen, de Roubaix. 


René Risser, actuaire sup¬ 
pléant au Ministère du 
travail et de la prévoyan¬ 
ce sociale. 

H. Laurent, chef du bu¬ 
reau municipal d’hygiène 
de la ville du Havre. 


1909. Louis de Goy, sous-chef de 
bureau au Ministère des 
Finances. 


Travail sur la mortalité in- fr. 

fantile dans le département 
du Nord. 500 

Travail sur la prostitution et 
la syphilis.Ment. hon. 

Travail sur la mortalité in- 
fantille à Lillebonne et sur 
ses causes.Ment. hon. 

Procédés statistiques et ap¬ 
plications 189G-190Ô . . 500 


Mise en tableaux graphique 
des résultats de la statisti¬ 
que de la ville de Rouen 
de 1900 à 1904. . Ment, très hon. 


De l’hystérie dans l'ar¬ 
mée .Ment. hon. 

/-es races de l’Europe . . . 1000 


Etude statistique sur Hou- 
bciix, Lille et Tourcoing: 
mortalité infantile, natali¬ 
té. nuptialité, depuis 1871. 500 

Etude statistique et mathé¬ 
matique sur la mortalité 
et l’invalidité profession¬ 
nelles .Ment. 500 

J.es statistiques décennales 
du bureau municipal d'hy¬ 
giène de la ville du Ha¬ 
vre. pour les périodes 
,1880-1889 et 18911-1899 ). Ment. 500 

Pour un ensemble d’études 
financières ...... 1000 





38 


PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


D r E. Ausset, professeur a- 
grégé à la Faculté de 
Médecine de Lille. 

D' Broquin-Lacombe . . 

René Risser, actuaire du 
Ministère du travail et 
de la prévoyance sociale. 


1910. de Chabert et Gallois. . 

E. Blin. 


Charles Périer . 


D 1 Albert Pégurier, mé¬ 
decin chef du dispensaire 
anti - tuberculeux de Ni¬ 
ce. 

1911. René Risser, actuaire du 

Ministère du travail et de 
la prévoyance sociale. 

Charles Heyraud, de Mar¬ 
seille. 

1912. Henri Auterbe. 


Le bilan des consultations fr. 
de nourrissons et des gout¬ 
tes de lait . . . Ment. hon. 500 

Étude démographique de la 
ville de Troyes .... Citation 

Contribution à l'établisse¬ 
ment de tables de morta¬ 
lité. — Études statistiques 
sur les recherches d'échel¬ 
les de salaires applicables 
à la population profes¬ 
sionnelle française. . . Citation 

Atlas général de l'Indo-Chi- 
ne française . 1000 

Les enfants assistés de la 
Seine dans l’Avallon- 

nais .Ment. 500 

La grande envergure et ses 
rapports avec la taille chez 
les criminels .... Ment. 500 

Étude statistique sur le rôle 
de l’hérédité dans la récep¬ 
tivité des tuberculeux. Mention 

Mécanisme historique actua¬ 
riel et financier de la loi 
des retraites ouvrières et 
paysannes .1000 

De tout un peu. Statisti¬ 
ques .Ment. 500 

Essai d’ajustement des ta¬ 
bles de mortalité du Co¬ 
mité des Compagnies fran¬ 
çaises d’assurances sur la 
vie 


800 






PRIX MONTYON DE STATISTIQUE. 


39 


Louis de Goy, directeur des 
contributions directes et 
du cadastre du départe¬ 
ment de l’Aube. 


D' s E. Janselme, professeur 
agrégé à la Faculté de 
Médecine de Paris, et 
A. Barbé, chef de clini¬ 
que. 

D r Broquin-Lacombe . . 


1913. Henri Bresson. 

Albert Quiquet, vice-prési- 
sident de l’Institut des 
Actuaires français. 

Tholon, médecin-major de 
2" classe à S 1 Nazaire. 

1914. René Worms, maître des re¬ 

quêtes au Conseil d’état. 

1915. Comte Fernand de Mon- 

tessus de Ballore, di¬ 
recteur du Service séis- 
mologique du Chili. 


Un coup d’œil sur nos fi- fr. 
nances départementales et 
communales. — Les sub¬ 
ventions de l’État et la 
mesure de leur effet utile. 

— Les voies ferrées d’inté¬ 
rêt local et l’intervention 
financière de l’Etat . . . 600 

Étude statistique sur les 
cas de cancer traités à 
l’hôpital Tenon pendant la 
période 1901-1906 . . Ment. 300 


Statistique microscopique de 
l’air, de l’eau et du sol de 
la ville de Troyes . . Ment. 300 

Pour ses travaux relatifs à la 
houille verte.1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux .1000 

Essai statistique sur la 
morbidité atmosphérique . 500 

La sexualité dans les nais¬ 
sances françaises. — Les 
associations agricoles . . 1000 


La sismologie moderne; — 

La science séismologique; 

— Les tremblements de 
terre .1000 





40 


PRIX MONTYON DE PHYSIOLOGIE 
EXPÉRIMENTALE. 

(Maindron, p. 88; Aucoc, p. 352). 

Le 45 juin 4848, l’Académie reçut la nouvelle que l’anonyme, fon¬ 
dateur du prix de statistique, proposait de consacrer une pareille 
somme à la fondation d’un prix pour l'ouvrage le plus utile sur la 
physiologie expérimentale. La question fut renvoyée à l’examen 
d’une commission, composée de Laplace, Berthollet, Hallé, Pinel 
et Percy, qui déclara, à la séance suivante, qu’elle était d’avis que 
cette proposition fût acceptée. Et le roi en donna l’autorisation le 
22 juillet suivant. 

Le prix, représenté par une médaille de la valeur de quatre cent 
quarante f rancs, fut proposé la première fois pour l'année 4849. 

Les résultats de ce concours furent jugés particulièrement re¬ 
marquables. L’Académie se trouva dans l’obligation de décerner 
deux prix d’égale valeur, un accessit et une mention honorable. 

Le concours de l’année suivante fut aussi considérable que le 
précédent; aussi, dès le 20 mai 4820, l’Académie recevait-elle une 
nouvelle note du fondateur anonyme du prix de physiologie, qui 
annonçait que «considérant que la physiologie, ayant pour objet 
«les lois de la nature vivante, est la base de la médecine et de la 
«chirurgie, sciences qui ont tant d’influence sur le sort de l’hom- 
« me, il désirait contribuer, autant qu’il était en son pouvoir, au 
«développement des connaissances physiologiques, et, en consé- 
« quence, il proposait d'ajouter une somme de sept mille francs à 
«pareille somme qu’il avait déjà donnée pour le même objet. » 

L’Académie fut autorisée à accepter ce complément de fonda¬ 
tion par ordonnance royale du 5 juillet 4820, et elle proposa, 
pour l’année 4824, un prix de physiologie expérimentale, dont la 
valeur était portée à huit cent quatre-vingt-quinze francs. 

De 4820 à 4880, la valeur du prix a subi diverses variations, mais 
depuis 4880 elle est restée fixée à 750 frs. 

Le prix est décerné chaque année, s’il y a lieu, sur la proposition 
de la commission des prix de physiologie, qui est composée de sept 
membres élus. 


PRIX MONTYON DE PHYSIOLOGIE. 


41 


Liste des attributions du Prix Montyon de Physiologie 
expérimentale depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. A. d’Arsonval, préparateur 
au Collège de France. 


1882. Dastre, professeur suppléant 
à la Faculté des Sciences 
de Paris. 

Gaétan Delaunay. . . . 


1883. D Paul Regnard, profes¬ 

seur à l’Institut agrono¬ 
mique. 

1884. Jolyet et Laffont . . . . 


Léon Frédéricq, professeur 
à l’Université de Liège. 


D Adolphe-Moïse Bloch. 


Pour ses méthodes et ses ap- fr. 
pareils destinés à la mesure 
des températures et la dé¬ 
termination des quantités de 
chaleur produites par les 


êtres vivants. 750 

Rôle physiologique du sucre 

de lait . 750 


Influence de la nutrition sur 
l'empoisonnement par la 
strychnine .Citation 

Recherches expé ri men taies 
sur les variations patholo¬ 
giques des combustions 
respiratoires . 750 

Pour leurs recherches sur les 
nerfs vaso-dilatateurs et 
sur les nerfs sécrétoires 
contenus dans les diverses 
branches de la cinquième 
paire . 750 

Sur la régulation de la tem¬ 
pérature chez les animaux 
à sang chaud; — Oscilla¬ 
tions respiratoires de la 
pression artérielle chez le 
chien .Ment. hon. 

Recherches sur la vitesse du 
courant nerveux sensitif 
de l’homme .Citation 







42 


PRIX MONTYON DE PHYSIOLOGIE. 


1885. DG. -A. Rémy, professeur 
agrégé à la Faculté de 
Médecine de Paris. 

D' Rouch, de Montpellier. 


1886. D 1 N. Gréhant, assistant au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

G. Assaky. 


1887. Ch.-E. Quinquaud, agrégé 
de la Faculté de Méde¬ 
cine. 


Augustus D. Waller et 
E. Waymout- Reid. . 

1888. D 1 Augustus D. Waller, 
de Londres. 

Léon Frédéricq, professeur 
à l’Université de Liège. 

H. Beauregard, assistant au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

Mangin, professeur au Ly¬ 
cée Louis-le-Grand. 

D r James Blake. 


Mémoire sur les nerfs éjacu- fr. 

lateurs. 750 

La Méthode graphique ap¬ 
pliquée à la physiologie 
du gros intestin. . . Ment. hon. 

Pour ses recherches sur l’éli¬ 
mination de l’oxyde de car¬ 
bone après un empoisonne¬ 
ment partiel. 750 

Pour ses expériences relati¬ 
ves à la suture des nerfs à 
distance.Ment. hon. 

Pour ses recherches relatives 
à l’influence du froid et de 
la chaleur sur les phénomè¬ 
nes chimiques de la respi¬ 
ration et de la nutrition . . 750 

Sur l’action du cœur excisé 

• des mammifères. . . Ment hon. 

Pour son travail sur la dé¬ 
termination électromotrice 
du cœur de l’homme. . . 375 

Pour ses expériences criti¬ 
ques de cardiographie . . 375 

Sur la production du princi¬ 
pe vésicant chez les can¬ 
tharides .Ment. hon. 

Recherches sur la pénétra¬ 
tion ou la sortie des gaz 
dans les plantes . . Ment. hon. 

Sur la constitution chimique 
et les réactions biologiques 
des substances inorgani¬ 
ques.Ment. hon. 







PRIX MONTYON DE PHYSIOLOGIE. 


43 


J. Peyrou 


1889. A. d’Arsonval, préparateur 
au Collège de France. 

G. Moussu, à l’École natio¬ 
nale vétérinaire d’Alfort. 


1890. E. Wertheimer. 

E. Gley, assistant au Mu¬ 
séum d’histoire naturelle. 

E. Alix. 

G. Arthaud. 

Lucien Butte. 

D r A.-B. Griffiths . . . 

Lenoble du Teil . . . . 

1891. D 1 Adolphe-Moïse Bloch. 

D' Aug. Charpentier, pro¬ 
fesseur à la Faculté de 
Médecine de Nancy. 

E. Hédon, de Montpellier. 

Pierre Lesage, préparateur 
à la Faculté des Sciences 
de Rennes. 


1892. E. Hédon, de Montpellier. 


Sur l’atmosphère interne des fr. 
feuilles; — sur l’empoison¬ 
nement par l’hydrogène 
sulfuré ....... Citation 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux .1000 

Pour sa découverte du nerf 
excito-sécrétoire de la glan¬ 
de parotide chez le bœuf, 
le cheval, le mouton et le 
porc.Mention 500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux .1000 

d°.1000 

L’Esprit de nos bêtes. Ment. hon. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux .Ment. hon. 

d°.Ment. hon. 

d°.Citation 

d°.Citation 

Pour ses études des sensibi¬ 
lités spéciales.1000 

Pour ses études des sensibi¬ 
lités spéciales.1000 

Pour ses mémoires sur la 
fonction du pancréas. M. hon. 600 

Pour ses études sur l’influen¬ 
ce de l’air salin sur l’ana¬ 
tomie des plantes au bord 
des mers. . . . Ment. hon. 600 

Pour ses mémoires sur la 
fonction du pancréas . 


1000 














44 


PRIX MONTYON DE PHYSIOLOGIE. 


Gh. Cornevin, directeur d’u¬ 
ne ferme expérimentale 
près de Lyon. 

Ephrem Aubert .... 

D 1 J. - Richard Ewald, pro¬ 
fesseur à Strasbourg. 

D r Hans Molisch, profes¬ 
seur à Graz. 

W. Einthoven, professeur à 
l’Université de Leyde. 

1893. F. Laulanié, professeur à 
l’École nationale vétéri¬ 
naire de Toulouse. 

D s J.-E. Abelous, agrégé, 
chef de travaux à la Fa¬ 
culté de médecine de 
Toulouse, et Langlois, 
chef de laboratoire à la 
Faculté de médecine de 
Paris. 

D A.-B. Griffiths. . . . 


L. Crié, professeur à la Fa¬ 
culté des Sciences de 
Rennes. 


1894. D r Phisalix, assistant, et G. 

Bertrand, préparateur 
au Muséum d’histoire na- 
• * turelle. 


fr. 

Traité de zootechnie . . . 1000 


Sur la physiologie des plan¬ 
tes grasses . . . Ment. hon. 300 

Sur la physiologie de l’organe 
terminal du nerf audi¬ 
tif.Ment. hon. 300 

Les plantes et le fer. Ment. hon. 300 

Sur l’action des muscles 300 
bronchiques. 

Recherches expérimentales 
sur les variations corréla¬ 
tives de la thermogénèse et 


des échanges respiratoires. 750 

Recherches isitr la physiolo¬ 
gie des capsules surréna¬ 
les . 750 


Travaux sur certaines sub¬ 
stances animales et sur l’his¬ 
tologie de quelques inverté¬ 
brés . 650 

Recherches botaniques, toxi¬ 
cologiques. p h y s iologiques, 
et thérapeutiques sur les 
Champignons vénéneux et 
sur les Hypliomycètes pa¬ 
thogènes . 400 

Travaux sur les venins . . 375 






PRIX MONTYON DE PHYSIOLOGIE. 


45 


Raphaël Dubois, prépara¬ 
teur à la Faculté des 
Sciences de Lyon. 

Ch. Morot, préparateur au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

Louis Blanc. 


Gustave Philippon . 


1895. Maurice Artus, préparateur 
à la Sorbonne. 

J. Tissot, préparateur au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 


1896. Ch. Gontejean, préparateur 
au Muséum d'histoire na¬ 
turelle. 


G. Pagès. 

1897. D Delezenne, professeur à 

la Faculté de médecine 
de Montpellier. 

D 1 Gourfein, médecin-ad¬ 
joint de la fondation 
Rotschild à Genève. 

1898. J. Tissot, préparateur au 


Monographie de la Pholade fr. 

Dactyle. 375 

Les pelotes dans l’estomac 
des Léporidés .... Mention 

Etu des a n a tomo-p h y s iologi- 
ques sur certains vers à 
soie .Mention 

Recherches sur les effets phy¬ 
siologiques de la compres¬ 
sion et de la décompression 
de l’air.Mention 

Etude sur la coagulation des 
liquides de l’organisme . . 1300 

Sur la persistance de l’exci¬ 
tabilité du muscle et des 
phénomènes de la contrac¬ 
tilité musculaire après la 
mort générale. . Ment. hon. 1000 

Travaux sur la digestion gas¬ 
trique et sur le mécanisme 
de l’action anticoagulante 
qu’exercent les injections de 
propeptone dans les vais¬ 
seaux sanguins.750 

Physiologie des matières 
minérales du lait . . Ment. hon. 

Travaux sur la coagulation 

du sang.750 


.Ment. hon. 

Etude, d’après les échanges 







46 


PRIX MONTYON DE PHYSIOLOGIE. 


Muséum d'histoire natu¬ 
relle. 


Ch. Dassonville, vétérinaire 
au 12 e rég* d’artillerie à 
Vincennes. 

F. - X. Lesbre, professeur à 
l’Ecole nationale vétéri¬ 
naire de Lyon. 

M 11 * Mariette Pompilian. 

Reynaud, capitaine breveté, 
officier d’ordonnance du 
général com dant le 10” 
corps d’armée à Rennes. 

1899. Le Hello, professeur au Ha¬ 

ras du Pin. 

René Quinton. 

1900. D r V. Pachon, de Bordeaux. 

M lle J. Joteyko, adjointe au 
laboratoire Kasinier de 
l’Université de Bruxelles. 


1901. Marcel Mirande, docteur 
ès sciences, professeur à 
l’Ecole supérieure pro¬ 
fessionnelle de Voiron, 
Isère. 

D’ E. Bonniot. 


respiratoires, de l’énergie fr. 
dépensée par le muscle en 
contraction statique pour 
le soutien d’une charge. . 750 

Influence des sels minéraux 
sur la forme et la structu¬ 
re des végétaux. Ment. hon. 350 

Contribution à l’étude de 
l’ossification du squelette 
des mammifères domesti- 
ques .Ment. hon. 350 

La contraction musculaire et 
la transformation de lՎ 
nergie .... Ment. hon. 350 

Le mécanisme de l’orienta¬ 
tion .Ment. hon. 350 


Études sur le mécanisme de 
la locomotion du cheval. . 750 

Constance du milieu marin 

• originel à travers la série 
animale .Mention 500 

Etudes sur le mécanisme 
cardiaque et vasculaire. . 375 

Résistance des centres ner¬ 
veux et médullaires à la 
fatigue; — L’ejfort nerveux 
et Ici fatigue; — La fati¬ 
gue et la respiration élé¬ 
mentaire du muscle. . . 375 

Recherches physiologiques et 
anatomiques sur les cus- 
cutacées . 750 


Travail sur l’hyperthermie 
dans la fièvre. . . Ment. hon. 



PRIX MONTYON DE PHYSIOLOGIE. 


47 


1903. 

Maurice Arthus, profes¬ 
seur à l’Ecole de médeci¬ 
ne de Marseille. 

Notes et mémoires sur la 
coagulation du sang . . 

fr. 

750 


Victor Henri, préparateur à 
la Sorbonne. 

Sur l’action des diastases . 

750 


Jean Bounliiol, chef de tra¬ 
vaux à l’Ecole supérieu¬ 
re des Sciences d’Alger. 

Recherches biologiques et ex¬ 
périmentales sur la respi¬ 
ration des annélides poly- 
chètes .Mention 

1904. 

J. Jolly. 

Recherches expérimentales 
sur la division indirecte 
des globules rouges . 

750 


G. Fleig, de Montpellier. 

Du mode d’action des exci¬ 
tants chimiques des glan¬ 
des digestives. . . Ment. 

hon. 

1905. 

J. Lefèvre, professeur au 
Lycée du Havre. 

Etude sur la chaleur animale. 

375 


J. Laurent, de Reims. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de physiologie végé¬ 
tale . 

750 

1906. 

D r E. Meyer, professeur à la 
Faculté de Médecine de 
Nancy. 

Pour l’ensemble de ses tra- ’ 
vaux de physiologie expé¬ 
rimentale. 

375 


D r J. Sellier, de Bordeaux. 

Recherches sur la digestion 
et les ferments digestifs. Mention 

1907. 

Maurice Nicloux, assistant 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 

Etude sur la saponification 
des corps gras . 

375 


Denis Brocq-Rousseu, vé¬ 
térinaire en 1 er au 8° rég 1 
d’artillerie à Nancy. 

Recherches sur les altéra¬ 
tions des grains des céréa¬ 
les et des fourrages. 

375 

1908. 

D r J. Sellier, chef de tra¬ 
vaux à la Faculté de mé¬ 
decine de Bordeaux. 

Pour ses travaux de phy¬ 
siologie expérimentale . 

250 





48 


PRIX MONTYON DE PHYSIOLOGIE. 


D r Henri Pottevin, du Ha¬ 
vre. 

F.-X. Lesbre et F. Mai- 
gnon, professeurs à l’ɬ 
cole nationale vétérinaire 
de Lyon. 

1909. D 1 Charles Dhéré, profes¬ 

seur à l’Université de Fri¬ 
bourg (Suisse). 

D' E. Pozerski, préparateur 
à l’Institut Pasteur. 

1910. Gh. Livon, de Marseille. 

Marin Molliard, professeur 
à la Sorbonne. 


1911. D' Marage 


Raoul Combes . 


1912. D' P. Portier, maître de con¬ 
férences à la Sorbonne. 


Max Kollmann, préparateur 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 


Mémoires sur les ferments fr. 

solubles. 250 

Contribution à la physiolo¬ 
gie du pneumogastrique et 
du spinal . 250 


Recherches spectrographi- 
c/ues sur l’absorption des 
rayons ultra-violets par 
les albuminoïdes, les pro- 
téides et leurs dérivés . . 375 

Contribution à l’étude phy¬ 
siologique de la papaïne. 375 

Pour ses travaux de physio¬ 
logie expérimentale . . . 375 

La nutrition organique des 
végétaux supérieurs dans 
ses rapports avec la mor¬ 
phologie . 375 


Petit manuel de physiologie 
de la voix, à l'usage des 
chanteurs et orateurs . . 500 

1° La détermination des in¬ 
tensités lumineuses optima 
pour les végétaux aux di¬ 
vers états de leur dévelop¬ 
pement ; 2° La formation 
des pigments cinthocyuni¬ 
ques . 500 

Recherches physiologiques 
sur les insectes aquatiques 
et Recherches physiologi¬ 
ques sur les champignons 
entomophytes . 750 

Pour ses travaux sur les 
leucocytes.Ment. hon. 







PRIX MONTYON DE MÉCANIQUE. 


49 


Théodore Rosset, directeur 
de l’Institut phonétique à 
l’Université de Grenoble. 

D r Jules Glover, médecin 
du Conservatoire national 
de musique et de décla¬ 
mation. 


1913. D' Michel Cohendy. . . 

1914. André Mayer et Georges 

• Schaeffer. 


1915. D r André Thomas, méde¬ 
cin de l’hôpital S' Joseph. 


Recherches expérimentales fr. 

pour l'inscription de la 

voix parlée. . . . Ment. hon. 

Physiologie de la voix. Re¬ 
cherches sur la réception 
des ondes sonores vocales 
et applications. Dissocia¬ 
tion auditive et graphique 
des timbres vocaux. Ment. hon. 

Expériences sur la vie sans 
microbes . 700 

Composition des tissus vi¬ 
vants en lipoïdes et rôle 
biologique de ces consti¬ 


tuants .750 

Localisations cérébelleuses. 750 


PRIX MONTYON DE MÉCANIQUE. 


(Maindron, p. 92; Aucoc, p. 352). 


Le 16 août 1819, M. de Laplace présenta à l’Académie la note 
suivante : 

« L’humanité, confirmée par la relligion, prescrit de contribuer 
« autant qu’il est en soi au bien-être de ses semblables. C’est un 
« acte de bienfaisance efficace et louable que de travailler au déve- 
« loppement de l’industrie et des connaissances humaines. 

« Si l’Académie des Sciences daigne approuver ces intentions, un 
((anonyme est disposé à former en inscriptions sur le thrésor 
«royal une rente de cinq cents francs, pour fonder un prix cin- 
« nuel en faveur de celui qui, au jugement de l’Académie, s’en sera 
«rendu le plus digne en inventant ou en perfectionnant des 

4 





50 


PRIX MONTYON DE MECANIQUE. 


«instruments utiles aux progrès de l'agriculture, des arts mêca- 
« niques et des sciences pratiques et spéculatives. » 

L’acceptation de cette donation fut autorisée par une ordonnance 
royale, en date du 29 septembre 1819. 

Le prix fut mis au programme pour l’année 1821 et décerné pour 
la première fois en 1824. 

La valeur du prix est de sept cents francs depuis 1869. Il est dé¬ 
cerné chaque année, s’il y a lieu, sur la proposition de la commis¬ 
sion des prix de mécanique, qui est composée de la section corres¬ 
pondante et de trois membres élus. 


Liste des attributions du Prix Montyon de Mécanique 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. 

Armengaud. 


Pour sa publication indus- 

fr. 




trielle des machines, outils 
et appareils utilisés dans 
les arts mécaniques. 

350 


G. Sire, ancien directeur 

de 

.Pour son polytrope, son pen- 



l’École d’horlogerie 

de 

dule gyroscopique et son 



Besançon. 


dévioscope . 

350 

1883. 

Léon Francq, ingénieur 

ci- 

Pour les perfectionnements 



vil. 


apportés par lui à la ma¬ 
chine à vapeur sans foyer. 

700 


Renouf, capitaine au long 

Pour son cercle à niveau au- 



cours. 


tomatique. 

700 

1884. 

Riggenbach, ingénieur 

à 

Pour la construction de che- 



Olten (Suisse). 


mins de fer à crémaillère . 

700 

1885. 

J. Amsler - Laffon, de Schaf- 

Pour son invention du plani- 



fouse. 


mètre polaire. 

700 

1886. 

Rozé, répétiteur d’astrono- 

Pour ses recherches de mé- 



mie et conservateur 

des 

canique de précision 

1000 


collections à l’École Po¬ 
lytechnique. 





PRIX MONTYON DE MÉCANIQUE. 51 

1887. Paul Vieille, ingénieur en Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

chef des poudres et sal- vaux sur les substances ex- 
pêtres. plosives. 700 

1888. Bazin, inspecteur général Pour ses recherches en hy- 

des Ponts et Chaussées . draulique. 700 

1889. G. Eiffel, ingénieur des Arts Pour l’ensemble de ses con¬ 

et Manufactures. structions métalliques . . 700 

1890. Colonel Ecl. Locher, de Zu- Pour ses constructions de 

rich. chemin de fer de mon¬ 
tagne . 700 

1891. Gaméré, ingénieur en chef Pour l’invention des barra- 

des Ponts et Chaussées. ges dits à rideaux . . . 1500 

1892. N.-J. Raffard, ingénieur des Pour l’ensemble de ses in- 

Arts et Métiers. vendons et particulière¬ 

ment pour sa balance dy¬ 
namométrique et son ac¬ 
couplement élastique . 700 

1893. Flamant, inspecteur général L 'Hydraulique .700 

des Ponts et Chaussées. 

1894. Bertrand de Fontvioland, Pour l’ensemble de ses tra- 

ingénieur des Arts et Ma- vaux sur la résistance des 
nufactures. matériaux. 700 

1895. Galliot, ingénieur des Ponts Application de l’électricité à 

et Chaussées à Dijon. la propulsion des bateaux 

sur le canal de Bourgogne. 700 

1896. Henry Parenty, directeur Recherches sur la mesure du 

des manufactures de débit des fluides par l’éva- 
l’Etat. luation des pressions ex¬ 
trêmes . 700 

1897. Bourguin, ingénieur en chef, Installation d’un système de 

Pavie et Pigache, ingé- halage mécanique par câ- 

nieurs ordinaires des ble sur le canal souterrain 

Ponts et Chaussées. du mont de Billy.... 700 








52 


PRIX MONTYON DE MÉCANIQUE. 


1898. de Mas, ingénieur des Ponts Recherches expérimentales fr. 

et Chaussées. sur le matériel de la ba¬ 
tellerie . 700 

1899. Partiot, inspecteur général Observations sur le régime 

des Ponts et Chaussées. des fleuves maritimes . . 700 

1900. Colonel Lerosey. Travaux relatifs au génie 

militaire. 700 

1901. Aimé Witz, à Lille. Pour l’ensemble de ses tra¬ 

vaux . 700 

1902. Commandant Hartmann, di- Pour avoir trouvé le moyen 

recteur des ateliers de de faire apparaître à la sur- 

l’artillerie, à Puteau. face des corps élastiques 

les lignes de glissement 
produites dans leurs défor¬ 
mations . 700 

1903. Bodin, professeur à l’École Pour/la conception et l’exé- 

centrale des Arts et Ma- cution du nouveau système 
nufactures. de cantilever réalisé au via- 

duc du Viaur. 700 

1904. Gustave Richard, ingé- Pour l’ensemble de ses tra- 

nieur civil des Mines . vaux de mécanique appli¬ 
quée . 700 

1905. Augustin Mesnager, ingé- Pour ses travaux théoriques 

nieur en chef des Ponts et expérimentaux sur la 

et Chaussées . théorie de l’élasticité et la 

résistance des matériaux . 700 

1906. Georges Marié, ingénieur Pour son étude des oscilla- 

chef de division en re- tions que peuvent éprouver 

traite de la Compagnie Pa- les véhicules de chemins 

ris - Lyon - Méditerranée. de fer. 700 

1907. G. Guënot, ingénieur en chef Pour ses études expérimen- 

des Ponts et Chaussées. taies des déformations des 

voies de chemin de fer et 
des moyens d’y remédier . 700 








PRIX MONTYON DE MECANIQUE. 


53 


Petot, professeur à la Facul¬ 
té des sciences de Lille. 

1908. E. Lebert, ingénieur en chef 

des Ponts et Chaussées à 
Vannes. 

1909. Léon Lecornu, ingénieur 

en chef des Mines, pro¬ 
fesseur à l’Ecole Poly¬ 
technique. 

1910. Jules Gaultier. 


1911. Jouguet, professeur à l’ɬ 

cole des Mines, répéti¬ 
teur à l’École Polytechni¬ 
que. 

Duchêne, capitaine du gé¬ 
nie. 

1912. Ad. Doutre. 


1913. Sauvage, inspecteur général 

des Mines, professeur à 
l’École des Mines et au 
Conservatoire des Arts et 
Métiers. 

1914. Ed.-W. Bogaert . . . . 


Pour le cours qu’il a profes- fr. 
sé à la Faculté des scien¬ 
ces de Lille .... Ment. hon. 

Mémoires sur le mouvement 
vibratoire dans les poutres 
droites et les arcs suppor¬ 
tés et suspendus .... 700 

Dynamique appliquée. . . 700 


Pour son invention d’un ins¬ 
trument dit : Topometro- 
qraphe . 700 

Pour ses travaux de thermo¬ 
dynamique et de mécani¬ 
que chimique. 700 

L’aéroplane étudié et calculé 
par les mathématiques élé¬ 
mentaires . . . Récomp. 500 

Pour son stabilisateur auto¬ 
matique longitudinal des 


aéroplanes. 700 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 700 


L'effet gyrostatique et ses 
applications . 


700 







54 


PRIX MONTYON 

DE MÉDECINE ET CHIRURGIE 

ET 

PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES 


(Maindron, p. 95; Aucoc, p. 352). 


Ces prix ont été institués par le testament olographe, en date du 
\2 novembre 1819, du baron de Montyon; nous extrayons textuel¬ 
lement ce qui suit de ce document: 

«Je veux être enterré le plus simplement possible. 

« Je demande pardon à Dieu de n’avoir pas rempli exactement 
«mes devoirs religieux; je demande pardon aux hommes de ne 
«leur avoir pas fait tout le bien que je pouvais, et que, par consé- 
« quent, je devais leur faire. Je veux être enterré avec la plus gran¬ 
it de simplicité, ce qui doit être exécuté d’autant plus exactement 
«que ce qui sera économisé sur cet article tourne à l’avantage de 
« mes legs. 

« J’institue ma légataire universelle. Mademoiselle Roberti- 

« ne de Balivière, ma filleule. 


«10° Je prie M. le Marquis de Laplace, pair de France de vou- 
« loir bien permettre que je lègue à Mademoiselle sa petite fille, 
« qu’il élève chez lui, un diamant de deux mille francs; je lui serai 
«obligé s’il veut bien diriger mon exécuteur testamentaire dans 
«l’exécution des legs qui suivent: 

«11° Je veux qu’il soit employé une somme de 2400 1 '' à 3000 11 ' 
« pour faire une statue en marbre formant un buste de Mada- 
« me Elisabeth de France, avec cette inscription: A La vertu. Ce bus- 
« te sera placé dans un lieu où il pourra être vu de beaucoup de 





PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE 
ET PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 


55 


«personnes, s’il est possible à la porte de l’église Notre-Dame, à 
« Paris. Je ne me rappelle pas si j’ai jamais eu l’honneur de parler 
«à cette princesse; mais je désire lui payer ici un tribut de respect 
« et d’admiration ('). 

«12° Je lègue une somme de dix mille francs pour fournir un 
«prix annuel à celui qui découvrira des moyens de rendre quel- 
« que art mécanique moins malsain. 

«13° Pareille somme de dix mille francs pour prix annuel en 
« faveur de qui aura trouvé dans l'année un moyen de perfection¬ 
nement de la science médicale ou de l'art chirurgical. 

« 14° Pareille somme de dix mille francs pour prix annuel en 
« faveur d’un Français pauvre qui aura fait, dans l’année, l’action 
« la plus vertueuse. 

«15° Pareille somme de dix mille francs en faveur du Français 
«qui aura composé et fait paraître le livre le plus utile aux 
« mœurs. 

«Pour les articles précédents, 12 et 13, les prix seront distribués 
« par l’Académie des sciences; pour les articles derniers, 14 et 15, 
«par l’Académie française. 

«16° Je lègue à chacun des hospices du département de Paris 
«une somme de dix mille francs, pour être distribuée en gratifica- 
«tions ou secours à donner aux pauvres qui sortiront de ces hos- 
« pices et qui auront le plus besoin de secours. Comme il y a dou- 
« ze départements, cette disposition est un objet de cent vingt mil- 
« le francs. La disposition sera faite par les administrateurs des 
« hospices. 

«17° Je veux que les legs portés aux articles précédents, 12, 13, 
«14, 15, 16, ce dernier pour chacun des hospices de Paris, soient 
« doublés, triplés et même quadruplés, en sorte qu’un legs porté à 
« dix mille francs soit porté à quarante mille francs, le double- 
« ment de tous ces legs précédant le triplement d’aucun d’eux, et le 
«triplement de tous précédant le quadruplement d’aucun d’eux; 


(') Les Académies ont voulu se charger de l’exécution de cette clause; 
le buste, sculpté par le baron Bosio, a été placé à l’Institut dans la salle 
des séances publiques, où il a été inaugu’é le 25 août 1826. Il y est encore 
aujourd’hui. 



56 


PRIX MONTYON DE MEDECINE ET CHIRURGIE 
ET PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 


« cette progression pour avoir lieu si l’état de mes biens le per- 

« met.Ces legs seront accrus et multipliés indéterminément 

«tant que le permettra la réserve pour le legs universel. 

«19° Je donne à mes dispositions cette latitude indéterminée, 
«parce que l’incertitude du montant des biens dans lesquels je 
«puis rentrer et dont j’ai été dépouillé pour cause d’émigration ne 
«m’offre point un montant fixe de ma fortune. ...» 

L’Académie des sciences reçut communication de ces disposi¬ 
tions dans sa séance du 23 avril 1821 et une ordonnance royale en 
date du 29 juillet 1821 l’autorisa conjointement avec l’Académie 
française et les hospices à accepter les libéralités du testateur. 

L’actif de la succession était de près de sept millions de livres. 
La clause de la multiplication progressive des legs joua, mais cela 
n’alla pas sans difficultés. Elles furent tranchées par une déléga¬ 
tion dans laquelle les hospices étaient représentés par J.-M. Du- 
play, l’Académie française par Raynouard, l’Académie des sciences 
par Cuvier et Delambre. Et la transaction intervenue fut sanction¬ 
née par une ordonnance royale le 10 juillet 1822. 

Sur la proposition d’une commission, composée de Laplace, Cu¬ 
vier, Fourier, Delambre, Berthollet, l’Académie des sciences adop¬ 
ta, le 18 novembre 1822, un règlement fixant l’usage à faire annuel¬ 
lement des revenus de la fondation. 

Une copie de cet arrêté fut envoyée au Ministre de l’Intérieur 
avec prière de le faire convertir en ordonnance royale. 

Une ordonnance royale fut signée le 2 juin 1824; elle contenait 
un règlement, mais ce n’était pas celui qu’avait adopté l’Aca¬ 
démie. 

Les prix furent cependant sans plus de retard mis au concours 
pour l’année 1825, conformément au règlement de l’ordonnance, 
dont les articles 1 et 2 furent introduits dans le programme des 
prix, inséré au procès verbal de la séance publique du 7 juin 1824. 

L’Académie décerna, en 1825, pour la première fois les prix 
Montyon de médecine et chirurgie et des arts insalubres. 

A cette occasion, Thénard, au nom de la commission qui fut 
chargée d’examiner les titres des candidats au prix relatif à des 
procédés qui rendraient un art ou un métier moins insalubre, de¬ 
manda à l’Académie, le 9 mai 1825, si l’examen de la commission 



PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE 57 
ET PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 

devait porter exclusivement sur les pièces envoyées au concours. 
L’Académie décida que la commission devrait comprendre dans le 
concours tous les perfectionnements dont elle aurait connaissance, 
sans qu’il soit nécessaire que les auteurs en aient adressé directe¬ 
ment la description. — Cette décision a été par la suite appliquée 
à tous les prix de l’Académie et elle figure depuis longtemps dans 
les conditions générales des concours. 

Soucieuse de donner aux libéralités du donateur leur maximum 
d’efficacité, l’Académie délibéra longuement en décembre 1828 et 
janvier 1829 sur le règlement des prix, et elle adressa au gouver¬ 
nement un rapport dont voici les considérants : 

« L’Académie a considéré: 

«1° Que la fondation des prix de M. de Montyon a pour objet 
«l’avancement des sciences et des arts qui se rapportent à la con- 
« servation de l’homme, et que les intentions généreuses du fonda- 
« teur seront plus sûrement remplies, si, d’une part, on couronne 
« les découvertes faites spontanément, et si, en même tems on ou- 
« vre des concours relatifs à diverses recherches qu’il serait utile 
« d’indiquer et d’accélérer ; 

«2° Que les prix dont il s’agit ont expressément pour objet, non 
« des ouvrages étendus et théoriques, mais des découvertes et in- 
« ventions propres à perfectionner la médecine, la chirurgie, et à 
« diminuer, autant que possible, les dangers des diverses profes- 
« sions ou arts mécaniques; 

« 3° Qu’un grand nombre de recherches ou découvertes ne peu- 
« vent pas être appréciées dans le cours d’une seule année, tant à 
«cause de leur publication tardive ou de la lenteur des communi- 
« cations, que par l’impossibilité où l’on serait, dans certain cas, 

« de porter des jugemens éclairés sans la sanction de l’expérience. 

« D’après ces motifs, l’Académie présente à l’approbation du gou- 
« vernement les articles suivants : ... » 

Les dits articles furent approuvés et firent l’objet d’une ordon¬ 
nance royale, en date du 23 août 1829, dans laquelle ils furent re¬ 
copiés avec quelques modifications de détail. Les voici tels qu’ils 
figurent dans l’ordonnance : 


58 PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE 
ET PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 

Art. 1. 

« Les prix fondés par feu le baron Auget de Montyon pour le per- 
« fectionnement de la science médicale ou de l’art chirurgical, et 
«pour la découverte des moyens de rendre un art mécanique 
«moins malsain, seront décernés tant aux découvertes et per- 
« fectionnements, qui auraient été présentés à l’Académie ou dont 
«elle aurait eu connaissance par une voie quelconque, qu’aux 
« meilleurs résultats des recherches entreprises d’après les ques- 
«tions qu’elle aurait proposées, le tout en se conformant expres- 
« sèment aux vues du fondateur. 

Art. 2. 

« La somme affectée aux questions proposées par l’Académie ne 
« pourra dans aucun cas excéder la moitié de la somme disponible 
« chaque année. 


Art. 3. 

« Les travaux qui n’auraient pas été couronnés à un concours, 
«soit parce qu’ils n’étaient pas connus, soit parce que l’expérience 
« n’en avait pas encore suffisamment constaté l’importance, pour- 
« ront être admis aux concours suivants. 

Art. 4. 

«Les pièces admises au concours n’auront droit aux prix qu’au- 
« tant qu’elles contiendront une ou plusieurs découvertes et per- 
« fectionnements parfaitement déterminés. Si la pièce a été pré- 
« sentée par l’auteur, il devra indiquer la partie de son travail où 
«sa découverte se trouve exprimée. Dans tous les cas, la commis- 
«sion chargée de l’examen du concours fera connaître que c’est à 
« la découverte dont il s’agit que le prix est décerné. 

Art. 5. 

« Le jugement du concours devant donner lieu à des expériences, 
« à des constructions de machines, à 'des acquisitions d’ouvrages 
« nouveaux et à diverses publications et dépenses accessoires, le 
«montant des dites dépenses sera prélevé sur la somme restée 
« disponible chaque année. 


PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE 
ET PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 


59 


Art. 6. 

« Les sommes qui demeureraient disponibles à la fin de chaque 
« exercice, parce qu’il n’aurait pu en être fait emploi conformé- 
« ment aux articles précédents, seront ajoutées au fonds de l’an- 
« née suivante, soit pour augmenter le montant ou le nombre des 
«prix, soit pour être affectées, avec l’approbation préalable de 
«notre ministre secrétaire d’Etat de l’Intérieur, à des travaux pro- 
« près à éclairer les sciences ou les arts dont le testateur a voulu 
« encourager les progrès. 

Art. 7. 

«Les art. 3, 4 et 6 ci-dessus sont applicables aux prix de physio- 
« logie expérimentale et de mécanique qui avaient été préeédem- 
« ment fondés par le sieur de Montyon; les articles 4 et 6 sont 
« applicables aux prix de statistique. 

Art. 8. 

« Il sera rendu chaque année à notre Ministre secrétaire d’Etat 
«de l’Intérieur, un compte spécial de toutes les sommes provenant 
«des legs faits à l’Académie par le baron de Montyon.» 

L’ordonnance royale dont on vient de lire le texte instituait 
deux catégories de prix: 

1° les prix sur questions proposées; 

2° les prix ordinaires. 

I. Prix sur questions proposés. — Le 21 septembre 1829, 
l’Académie délibéra sur les moyens d’exécuter les prescriptions de 
l’ordonnance royale du 23 août précédent, concernant le choix des 
questions que l’Académie aurait à proposer pour sujets de diffé¬ 
rents prix. 

Elle arrêta les dispositions suivantes: 

Art. 1. 

« Il sera nommé au scrutin dans la séance prochaine: 

«1° Cinq membres pour préparer les questions relatives aux 
« améliorations de l’art de guérir; 


60 


PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE 
ET PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 


«2° Cinq membres pour préparer les questions relatives à l’as¬ 
sainissement des arts et métiers. 

Art. 2. 

«Ces deux commissions proposeront à l’Académie la somme à 
«destiner à chaque question en se restreignant dans les limites 
« fixées par l’ordonnance. 

Art. 3. 

«Une somme de dix mille francs pourra y être affectée, sauf à 
«l’augmenter si l’importance des questions adoptées le réclame. 

Art. 4. 

«L’Académie délibérera tant sur le choix des questions que sur 
«la somme à affecter à chacune.» 

En conséquence de ces décisions deux questions, l’une de médeci¬ 
ne, l’autre de chirurgie, furent mises, en 1830, au concours pour 
l’année 1832. 

Il n’a jamais été proposé de questions relatives aux procédés 
pour rendre un art ou un métier moins insalubre. 

La première attribution des prix sur question proposée de méde¬ 
cine ou de chirurgie fut faite en 1836 et la dernière en 1875. 

Depuis 1861, l’Académie paraît avoir renoncé à proposer des 
questions spéciales pour le concours Montyon. Les prix dont elle 
a aujourd’hui la disposition pour ce qui regarde la médecine et la 
chirurgie, sont si nombreux et si divers qu’elle est en situation de 
récompenser par des distinctions particulières tous les travaux qui 
se produisent dans ces branches de la science. 


II. Prix ordinaires. — Le nombre et la valeur des prix à dé¬ 
cerner annuellement n’étaient pas fixés par l’ordonnance royale du 
23 août 1829. Cette lacune entraîna une certaine irrégularité dans 
la répartition des récompenses. Le 22 mars 1841, Thénard attira 
l’attention de l’Académie sur cet état des choses, «qui est tel, dit- 
« il, que souvent, les sommes appliquées aux simples encourage- 


PRIX MONTYON DE MEDECINE ET CHIRURGIE 
ET PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 


61 


« ments de ces concours dépassent les sommes des grands prix de 
«l’Académie. » 

Une commission fut nommée au nom de laquelle J. - B. Dumas 
proposa, le 17 novembre 1845, à l’Académie, qui l’adopta, le rè¬ 
glement suivant: 

«Les prix ordinaires, soit pour la médecine et la chirurgie, soit 
« pour les arts insalubres, ne dépasseront pas à l’avenir un maxi- 
« mum de 2500 fr. et il est bien entendu que, ni le nombre de ces 
(( prix, ni celui des récompenses ou des encouragements, ne seront 
« point augmentés pour cela. » 

Le nombre des prix restait indéterminé; sur une nouvelle obser¬ 
vation de Thénard, en juin 1857, l’Académie reprit l’étude du règle¬ 
ment et elle adopta, le 15 juin, les dispositions suivantes, qui furent 
rédigées, au nom de la commission, par Serres : 

«1° La commission ne décernera que des prix et des mentions 
honorables ; 

«2° Les prix à décerner chaque année ne pourront dépasser le 
« nombre de trois ; 

«3° lien sera de même des mentions honorables; 

«4° En outre, elle accordera, sans publicité et après décision par 
« l’Académie, des indemnités pécuniaires pour la continuation de 
« recherches qui peuvent concourir aux progrès ou au perfection- 
« nement des sciences médicales; 

«5° Tous les travaux publiés en France ou à l’étranger, relatifs à 
« la médecine, à la chirurgie et aux sciences afférentes, pourront 
« être admis au concours. » 

Aujourd’hui l’Académie décerne, chaque année, s’il y a lieu, sur 
la proposition de la commission des prix de Médecine et chirurgie, 
qui est composée de la section correspondante et de cinq membres 
élus, trois prix de 2500 fr. et trois mentions honorables de 1500 fr. 
à ceux qui ont trouvé dans l’année un moyen de perfectionnement 
de la science médicale ou de l’art chirurgical; elle accorde aussi, 
quand elle le juge conforme aux intérêts de la science, des cita¬ 
tions honorables dont le nombre et la valeur sont indéterminés. 


62 


PRIX MONTYON DE MEDECINE ET CHIRURGIE. 


Ces citations encouragent les concurrents à poursuivre les expé¬ 
riences qu’ils ont entreprises. 

De plus, sur la proposition de la commission des prix de chimie, 
qui est composée de la section correspondante et de trois membres 
élus, l’Académie décerne, chaque année, s’il y a lieu, un prix de 
2500 fr. et une mention de 1500 fr. aux inventeurs de moyens de 
rendre quelque art mécanique moins malsain. 


Liste des attributions du Prix Montyon de Médecine 
et Chirurgie depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. D r Bérenger - Féraud, mé¬ 
decin en chef de la Ma¬ 
rine. 

D r A. Favre, à Lyon. 

D’ Paul Richer. 


A. Dastre, professeur sup¬ 
pléant de Physiologie à la 
Faculté des Sciences. 

D r J. Dejerine. 


D r H. Toussaint. 


D r H. Beaunis, professeur à 
la Faculté de médecine. 

D' P. Budin. 


La fièvre jaune à la Marti- fr. 
nique; — Les maladies 
des Européens aux An¬ 
tilles . 2500 

Recherches sur le daltonis¬ 
me . 2500 

Études statistiques sur 
l’Hystéro - Épilepsie ou 
grande Hystérie .... 2500 

Étude critique des travaux 
récents sur les anesthési¬ 
ques .Ment. hon. 1500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur l’Anatomie et 

la Physiologie pathologi¬ 
ques.Ment. hon. 1500 

Pour sa découverte de la 

vaccination du virus char¬ 
bonneux. . . . Ment. hon. 1500 

Nouveaux éléments de phy¬ 
siologie humaine. . . . Citation 

Recherches physiologiques et 
cliniques sur les accouche¬ 
ments; — Recherches sur 





PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


63 


D” Martin - Damourette 
et Hyades. 

D r J. Guinant, de Rive de 
Gier. 

Lombard. 

D r F. Pacini. 


1882. D rs F. - G. Maillot, ancien 
président du Conseil de 
santé des Armées. 

D ra Dieulafoy et M. Krisha- 
ber. 


D r Georges Hayem, pro¬ 
fesseur à la Faculté de 
médecine de Paris. 

D r N. Gréhant, assistant au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle, et Ch.-E. Quin- 
quaud, médecin des hô¬ 
pitaux. 

F. Giraud - Teulon, mem¬ 
bre de l’Académie de mé¬ 
decine. 

P. Mégnin. 


l’hymen et l'orifice vayi- fr. 
nal; — De la tête du fœ¬ 
tus au point de vue de 
l’Obstétrique .Citation 

Sur quelques effets nutritifs 

des alcalins .Citation 

De la syphilis des verriers. Citation 

Traité de climatologie mé¬ 
dicale .Citation 

Del mio metodo di respira- 
zione artificiale, etc; — 

Sulla durata délia pos- 
sibilita délia resurrezione 
clallo stato di morto appa¬ 
rente, etc .Citation 

Traité des fièvres ou irrita¬ 
tions cérébro-spinales in¬ 
termittentes . 2500 

Pour leurs expériences mon¬ 
trant que la phtisie pulmo¬ 
naire est transmissible par 
inoculation et cohabitation. 2500 

Leçons sur les modifications 
du sang sous l’influence 
des agents médicamentaux 
et des pratiques thérapeu¬ 
tiques . 2500 

Pour leur méthode de mesu¬ 
re de la quantité de sang 
sur un animal vivant par 
absorption d’oxyde de car¬ 


bone .Ment. hon. 1500 

La vision et ses anoma¬ 
lies .Ment. hon. 1500 


Les parasites et les mala¬ 
dies parasitaires chez 
l’homme, les animaux do¬ 
mestiques et les animaux 











64 


PRIX MONTYON DE MEDECINE ET CHIRURGIE. 


D r A. Borius, médecin de 
l re classe de la marine. 

D 1 Cadiat, agrégé de la Fa¬ 
culté de Médecine de 
Paris. 

D rs L. Dubar et Gh. Rémy. 

D 1 H. Fournié, médecin-ma- 
jor. 

D r E. Gavoy, médecin-major. 

D r Henri Leloir, interne des 
hôpitaux de Paris. 

1883. D r Constantin Paul . . . 

D r H. Roger. 

D r E. Vallin. 

D rs H. Napias et A.-J. Mar¬ 
tin . 

D rs L. Dubar et Gh. Rémy. 

D' P. Denucé, de Bordeaux. 

D 1 Berne. 


sauvages avec lesquels ils fr. 

peuvent être en con¬ 
tact .Ment. hon. 1500 

Maladies du Sénégal. . . Citation 

Traité d’anatomie générale 
appliquée à la médecine. Citation 

Absorption par le péri¬ 
toine .Citation 

Des premiers secours aux 
blessés sur les champs de 
bataille .Citation 

Atlas d’anatomie topogra¬ 
phique du cerveau et des 
localisations cérébrales. Citation 

Recherches relatives à la 
structure des diverses af¬ 
fections cutanées et à l’in¬ 
fluence du système nerveux 
sur leur production . . Citation 


Diagnostic et traitement des 
maladies du cœur . 

2500 

Recherches cliniques sur 
maladies de l’enfance . 

les 

2500 

Traité des désinfectants 
de la désinfection. . . 

et 

2500 

L’étude et les progrès 
l'hygiène en France 

de 

de 



1878 à 1882 . . Ment. hon. 1500 


Absorption sur le péri¬ 
toine .Ment. hon. 1500 

Traité clinique de l’inver¬ 
sion xitérine . . Ment. hon. 1500 

Leçons de Pathologie chirur¬ 
gicale générale .... Citation 









PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


65 


Ad. Certes, inspecteur des 
finances. 

D r H. Huchard. 

D r Polaillon. 

D r L. Réal. 


D r Rossignol, de Gaillac. 

1884. D r L. Testut, chef des travaux 
anatomiques à la Faculté 
de médecine de Nancy. 

D r Cadet de Gassicourt, 
médecin de l’hôpital 
T rousseau. 

D r Henri Leloir. 


P. Bourceret. 

D r Servoles. 

D r Fonssagrives, professeur 
honoraire de la Faculté de 
médecine de Montpellier. 

D r C.-L. Coutaret, chirur¬ 
gien en chef de l’hospice 
de Roanne. 

D r A. Bordier. 

M. Fua, de Padoue. 

Maurice Hache. 


Analyses micrographiques fr. 
des eaux; — Procédés et 
technique microscopique. Citation 

Traité des névroses . . . Citation 

Statistique de la maternité 
de l’hôpital Cochin. . . Citation 

Mémoire manuscrit sur le 
traitement sûrement et ra¬ 
pidement curatif de l’éry¬ 


sipèle .Citation 

Traité élémentaire d’hy¬ 
giène militaire. . . . Citation 


Anomalies musculaires chez 
l’homme expliquées par 


l’anatomie comparée. . . 2500 

Traité clinique des maladies 
de l’enfance ...... 2500 


Pour ses recherches sur les 
affections cutanées d’origi¬ 
ne nerveuse. 2500 

Recherches sur le système 

vasculaire. . . Ment. hon. 1500 

La fièvre typhoïde chez 
l’homme et le cheval. M. hon. 1500 

Traité d’hygiène nava¬ 
le .Ment. hon. 1500 

Vingt-cinq ans de chirur¬ 
gie dans un hôpital de pe¬ 
tite ville et à la campa¬ 


gne .Citation 

La géographie médicale . Citation 
Culture du maïs .... Citation 

Etude clinique sur les cys¬ 
tites .Citation 


5 












66 


PRIX MONTYON DE MEDECINE ET CHIRURGIE. 


J. Rambosson . 


Marc Sée . 

E. Vidal.’. 

1885. D r Augustin Charpentier, 
professeur à la Faculté de 
médecine de Nancy. 

D L.-H. Farabeuf, chef de 
travaux anatomiques et 
agrégé à la Faculté de 
médecine de Paris. 

J. Regnaud, professeur à 
la Faculté de médecine 
de Paris, et Villejan, 
son chef de laboratoire. 

D E. Gavoy, médecin princi¬ 
pal des hôpitaux mili¬ 
taires. 

D P. Redard . 

D' Paul Topinard . . . 

D r Moncorvo, de Rio de Ja¬ 
neiro. 


D r L.-A. Paoli, médecin 
principal de l’hôpital mili¬ 
taire de Marseille. 

D r Polaillon. 

D L. - A. de Saint Ger¬ 
main. . . .. 


Phénomènes nerveux intel- fr. 
lectuels et moraux, leur 
transmission par conta¬ 
gion .Citation 

Recherches sur l’anatomie et 

la physiologie du cœur. Citation 

De la dermatose de Kaposi. Citatiou 

Pour ses mémoires sur les 

fonctions de la rétine . . 2500 

Traité de manuel opératoi¬ 
re . 2500 


Recherches sur les proprié¬ 
tés anesthésiques des for- 
mènes et de leurs dérivés 
chlorés . 2500 

Pour l’invention du cérébro- 
tome .Ment. hon. 1500 

Pour son wagon-hôpital mi¬ 
litaire .... Ment. hon. 1500 

Pour son ouvrage d’anthro¬ 
pologie. . . . Ment. hon. 1500 

Dilatation de l’estomac chez 
les enfants; — Recherche 
de la température de l’ab¬ 
domen dans l'entérite et la 
péritonite . Citation 

Etude sur les accidents de 

l'organisme .Citation 

Monographie sur la chirur¬ 
gie du doigt . . . . . Citation 

. Ixçons sur la chirurgie or¬ 
thopédique .Citation 









PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


67 


Saint Yves Ménard . 


D r Ed. Retterer, prépara¬ 
teur à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

de Robert de Latour . . 

D r L. Thomas. 

1886. D r Léon Colin, médecin- 
inspecteur de l’armée. 

D r ' L. Landouzy et Dejeri- 
ne, agrégés de la Faculté 
de médecine de Paris. 

D r Oré, professeur à la Fa¬ 
culté de médecine de 
Bordeaux. 

Gadéac et Mallet, chefs de 
service à l’Ecole nationale 
vétérinaire de Toulouse. 

D r Masse, professeur à la 
Faculté de médecine de 
Bordeaux. 

D r A. Ollivier. 

D r Riant . 

D r Van Merris. 

Fr. Glénard. 


Lutaud et Douglass Hogg. 
Martel. 

Trasbot. 


Contribution à l’étude de la fr. 
croissance chez l’homme et 
les animaux .Citation 

Études sur le développe¬ 
ment du squelette des ex¬ 
trémités .Citation 

Sur la chaleur animale. . Citation 

Lectures sur l’histoire de la 

médecine .Citation 

Sur Paris, sa topographie, 
son hygiène et ses mala¬ 
dies . 2500 

Sur la myopathie atrophique 
progressive . 2500 

Sur l’hygiène des materni¬ 
tés . 2500 

Recherches expérimentales 

sur la morve . Ment. hon. 1500 

La tumeur perlée de l’i¬ 
ris .Ment. hon. 1500 

Etudes d’hygiène publi¬ 
que .Ment. hon. 1500 

Brochures sur l’hygiène. Citation 

Sur la scrofule et les bains 

de mer.Citation 

Sur l’application de la mé¬ 
thode naturelle à l’analyse 
de la dyspepsie nerveuse. Citation 

Sur les hôpitaux d’isolement 
en Angleterre .... Citation 

Sur la physiologie de la pho¬ 
nation .Citation 

Sur la congestion de la moel¬ 
le épinière.Citation 














68 


PRIX MONTYON DE MEDECINE ET CHIRURGIE. 


Fernand Roux. 


Van Ermengen. 

1887. D r Henri Leloir, professeur 
à la Faculté de médecine 
de Lille. 

D r E. Motais, d’Angers. 

Nocard, professeur à l’Éco¬ 
le nationale vétérinaire 
d’Alfort, et Et. Molle- 
reau, vétérinaire à Cha- 
renton. 

D r Paul Berger .... 


Gornil et Babès. 


D r Auguste Ollivier. 
H. Hallopeau . . . 

D r Albert Robin . . 

Bertrand et Fontan. 


D r L. - H. Petit. 

A. Robert. . . 


Traité pratique des mala- fr. 
dies infectieuses des pays 
chauds.Citation 

Recherches sur le microbe 
du choléra asiatique . . Citation 

Traité de la lèpre. . . . 6000 


Anatomie de l’appareil mo¬ 
teur de l’œil de l’homme 
et des vertébrés .... 2500 

Sur une mammite conta¬ 
gieuse des vaches laitières. 2500 


Amputation du membre su¬ 
périeur dans la contiguïté 
du tronc; — Amputation 
inter scapulo-thoracique. 

.Ment. hon. 1500 

Les bactéries et leur rôle 
dans l’anatomie et l’histo¬ 
logie pathologiques des ma¬ 
ladies infectieuses. M. hon. 1500 

Études de pathologie et de 
clinique médicales. M. hon. 1500 

Traité de pathologie géné¬ 
rale .Citation 

Leçons sur le traitement de 
la fièvre typhoïde . . . Citation 

Entero-colite chronique et 
endémique des pays 
chauds .Citation 

Essai de bibliographie mé¬ 
dicale .Citation 

Traité des manœuvres 
d’ambulance .Citation 








PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


69 


1888. D' A. Hardy, médecin de 
l’hôpital Saint Louis. 

D r A. Hénocque, directeur- 
adjoint du laboratoire de 
médecine de l’Ecole des 
hautes études au Collège 
de France. 

Follin et Duplay .... 

D' Emile Berger . . . . 


Gilles de la Tourette. . . 


D- Ch. Bailly, de Chambly 
(Oise), et Bérenger- 
Peraud, ex œquo. 

Edgar Bérillon. 

Binet et Féré. 

Ghauvel et Paulet .... 

L d . Jolly, pharmacien à Pa¬ 
ris. 

Lecorché et Talamon . . 

D' Georges Martin, de 
Bordeaux. 

E. Vidal, d’Hyères. 


Pour le traitement de la gale fr. 

institué en 1852 à l’hôpital 
S 1 Louis. 2500 

Pour ses applications d’une fr. 

méthode pratique d’analyse 
du sang. 2400 


Traité de pathologie chi¬ 
rurgicale . 2500 

Contributions à l’anatomie 
de l’œil dans l’état normal 
et dans l’état pathologi¬ 
que .Ment. hon. 1500 

L’hypnotisme et les états 
analogues au point de vue 
médico-légal. . Ment. hon. 1500 

Au 1 er pour ses applications 
du froid en thérapeutique 
médicale et chirurgicale; 

Au 2 e pour ses études sur 
le ténia de l’homme. M. hon. 1500 

Sur la dualité cérébrale. Citation 

Le magnétisme animal. Citation 

Pour diverses monographies 
chirurgicales.Citation 

Etudes sur les phosphates et 
leurs fonctions chez les 
êtres vivants .Citation 

Traité de l’albuminurie et 
du mal de Bright. . . Citation 

Études sur l’astigmatisme 
et ses rapports avec la 
migraine .Citation 

Etudes climatologiques sur 
Hy'eres; — Plans et docu¬ 
ments relatifs à la créa¬ 
tion d’un sanatorium ma¬ 
ritime .Citation 







70 


PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


1889. A. Gharrin. 


A. Kelsch et P. -L. Kiener. 

Basile Danilewsky, profes¬ 
seur à la Faculté de mé¬ 
decine de Kharkoff, Rus¬ 
sie. 

D r Fernand Widal . . . 


D r Ch. Sabourin 


D r Jules Arnould, profes¬ 
seur à la Faculté de mé¬ 
decine de Lille. 

D 1 Ad. Nicolas. 

Jules Boeckel. 

A. Rémond, de Metz. 


Legendre, Barette et Le¬ 
page. 

D r L.-H. Petit. 

1890. D r Félix Guyon, professeur 
à la Faculté de médecine. 

D‘ Auguste Ollivier . . . 


Pour sa découverte et ses fr. 
études de la maladie pyo¬ 


cyanique . 2500 

Traité des maladies des 

pays chauds . 2500 


Pour ses recherches sur cer¬ 
tains parasites animaux. . 2500 

Étude sur l’infection puer¬ 
pérale, la phlegmatia alba 
dolens et l’érysip'ele. M. hon. 1500 

Recherches sur l’anatomie 
normale et pathologique 
de la glande biliaire de 
l’homme . . . Ment. hon. 1500 

Nouveaux éléments d’hygiè¬ 
ne .Ment. hon. 1500 

Chantiers et terrassements 
en pays paludéen . . . Citation 

Pour divers mémoires de 
chirurgie.Citation 

Recherches expérimentales 
sur la durée des actes 
psychiques les plus simples 
et sur la vitesse des cou¬ 
rants nerveux .... Citation 

Traité pratique d’antiseptie 
appliquée à la thérapeu¬ 
tique et à l’hygiène . . Citation 

Réédition des Œuvres com¬ 
plètes de Méry. . . Citation 750 

Leçons cliniques sur les ma¬ 
ladies des voies urinaires. 2500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 


vaux 


2500 







PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 71 


D Paul Richer. 


D 1 Ch. Mauriac, médecin 
de l’hôpital du Midi. 

J. Chauvel et Nimier, pro¬ 
fesseurs au Val de Grâce. 

D Ch. Fiessinger. . . . 

D C.-L. Coutaret . . . 

D 1 Georges Pichon . . . 


1891. A. Dastre, professeur à la 
Faculté des Sciences. 

D' P. Duroziez. 

D' O. Lannelongue, profes¬ 
seur à la Faculté de mé¬ 
decine. 

D rs Sanchez Toledo et 
A. Veillon. 

Henri Soulier, de Lyon. 

D 1 Zambaco, de Constanti¬ 
nople. 

D' G. Arthaud et L. Butte. 


Traité d’anatomie artistique fr. 
avec description des for¬ 
mes extérieures du corps 

• humain au repos et dans 
les principaux mouve¬ 
ments . 2500 

Des accidents primaires, se¬ 
condaires et tertiaires de 
la syphilis . . Ment. hon. 1500 

Traité pratique de la chi¬ 
rurgie d’armée. Ment. hon. 1500 

L’épidémie de grippe à 
Oyonnax (Ain) en 
1880 .Ment. hon. 1500 

Etude sur la dyspepsie et 

le catarrhe gastrique. . Citation 

Sur les maladies de l’esprit, 
les morphinomanes, les 
persécuteurs et les persé¬ 
cutés. . .Citation 


Traité de l’anesthésie . . 2500 

Traité clinique des maladies 
du cœur . 2500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 2500 


Recherches microbiologiques 
et expérimentales sur le 
tétanos. . . . Ment. hon. 1500 

Traité de thérapeutique et 
de parmacologie. M. hon. 1500 

Voyage chez les lépreux. 

.Ment. hon. 1500 

Pour leur étude de physiolo¬ 
gie et de pathologie sur Tè 
nerf pneumogastrique. . Citation 







72 


PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


Frédéric Batemann, M. D., 
de Londres. 

Paul Bloch et Albert Lon- 
de. 

D r Michel Gatsaras, pro¬ 
fesseur agrégé à la Facul¬ 
té de médecine d’Athènes. 

Gh. Debierre, de Lille. 

D r Paul Garnier . . . . 

E. Gautrelet, pharmacien 
de 1 er classe, chimiste à 
Vichy. 

D r Netter. 


1892. D rs L.-H. Farabeuf, profes¬ 
seur à la Faculté de méde¬ 
cine de Paris et Hen¬ 
ri Varnier, agrégé. 

Emile Javal. 

D r Just Lucas Ghampion- 
nière, chirurgien de l’hô¬ 
pital Saint Louis. 

Kelsch et Antony. . . . 

D r A. Pitres, doyen de la 
Faculté de médecine de 
Bordeaux. 

D c P. Redard. 

D r L. Brocq. 


On aphasia and the locali- fr. 
sation of the faculty of 
speech .Citation 

Anatomie pathologique de 

la moelle épinière . . . Citation 

Recherches cliniques et ex¬ 
périmentales sur les acci¬ 
dents survenant par l’em¬ 
ploi des scaphandres . . Citation 

Traité élémentaire d'anato¬ 
mie de l’homme. . . . Citation 

La folie à Paris .... Citation 

Pour son livre sur les uri¬ 
nes .Citation 

Pour l’ensemble de ses re¬ 
cherches sur le pneumo¬ 
coque.Citation 


Introduction à l’étude clini¬ 
que et à la pratique de 
l’art des accouchements. 2500 

Mémoires d’ophtalmomé- 

trie . 2500 

Cure radicale des hernies. 2500 


La grippe dans l’armée 
française . . . Ment. hon. 1500 

Leçons cliniques sur l’hysté¬ 
rie et l’hypnotisine. M. hon. 1500 

Traité pratique de chirur¬ 
gie orthopédique. Ment. hon. 1500 

Traitement des maladies de 
la peau. ...... Citation 










PRIX MONTYON DE MEDECINE ET CHIRURGIE. 


73 


D r L. Testut, professeur à 
la Faculté de médecine de 
Lyon. 

D r J. Thiroloix. 

1893. D r Henri Huchard. . . . 

D r Ed. Delorme. 

D rs Pinard et Henri Var- 
nier. 

D r Vialet. 

Neumann. 

D' Ch. Fiessinger. . . . 


D r Comby. 

Paul Glaisse. 

D r X. Delore, de Lyon. 

Testut et Em. Blanc . . . 

1894. D r G. Félizet, chirurgien de 
1’hôpital Tenon. 

D c J.-V. Laborde. . . . 

D r Panas, professeur de cli¬ 
nique ophtalmologique à 
la Faculté de médecine 
de Paris. 


Anomalies musculaires con- fr. 
sidérées au point de vue 


de la ligature des artè¬ 
res .Citation 

Diabète pancréatique . . Citation 

Sur les ‘ maladies du cœur, 
l’angine de poitrine, la car¬ 
diosclérose . 2500 

Traité de chirurgie de 
guerre . 2500 

Atlas anatomique de patho¬ 
logie obstétricale .... 2500 


Détermination des centres de 

la vision . . . Ment. hon. 1500 

Parasites communs à l’hom¬ 
me et aux animaux. M. hon. 1500 

La transmission de la scar¬ 
latine, de l’albuminurie, du 
rhumatisme infectieux. 

.Ment. hon. 1500 

Recherches de pathologie in¬ 
fantiles; — les oreillons. Citation 

Recherches sur les bron¬ 
chites .Citation 

Travaux d’orthopédie. . . Citation 

Atlas d’anatomie obstétri¬ 
cale .Citation 

Traité des hernies ingui¬ 
nales de l’enfance . . . 2500 

Traitement physiologique 
de la mort . 2500 

Traitement des maladies 
des yeux . 2500 














74 


PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


D” Paul Legendre et 
A. Broca. 

D r Vaquez. 

D r Albert Vaudremer . . 


D 1 Marcel Baudoin . . . 

D 1 Clemente Ferreira . . 

D 1 Ernest Martin, ex mé¬ 
decin major de l’Ecole 
Polytechnique et de la Lé¬ 
gation de France à Pé¬ 
kin. 

D r de Pietra-Santa . . . 

D rs Jules Voisin et R. Pe¬ 
tit. 

1895. D r Gangolphe, professeur 
agrégé à la Faculté de 
médecine de Lyon. 

A. Imbert, professeur de 
physique à la Faculté de 
médecine de Montpellier. 

D' Pierre Teissier . . . 


D' A. Chipault . 


D 1 A. Gouguenheim et Ju¬ 
les Glover. 

D r Polaillon. 


Traité de thérapeutique in- fr. 
fantile médico-chirurgica¬ 
le .Ment. hon. 1500 

Sur la thrombose cachec¬ 
tique .Ment. hon. 1500 

Sur les méningites suppu- 
rées non tuberculeu¬ 
ses .Ment. hon. 1500 

Sur la médecine transat¬ 
lantique .Citation 

Etudes sur la coqueluche. Citation 

Sur l’opium, ses abus; man¬ 
geurs et fumeurs d’o¬ 
pium .Citation 

Recherches sur la fièvre ty¬ 
phoïde à Paris .... Citation 

Recherches sur l’épilepsie. Citation 

Sur les maladies infectieuses 
et parasitaires des os . . 2500 

Physique biologique . . . 2500 

Lésions de l’endorcade chez 
les tuberculeux. Du rétré¬ 
cissement mitral pur . . 2500 

Publications sur la chirur¬ 
gie du système ner¬ 
veux .... Ment. hon. 1500 

Atlas de laryngologie et 

rhinologie. . . Ment. hon. 1500 

Observations de chirurgie 
hospitalière . . Ment, hon. 1500 







PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


75 


Bellini 


Victor Parant. 

1896. Sigismond Laskowski, de 

Genève. 

D r Legrain. 

Imbert et Bertin-Sans, de 
Montpellier, et Oudin et 
Barthélemy, de Paris. 

D r Gomby, médecin de l’hô¬ 
pital Trousseau. 

D r L. Brocq et L. Jacquet. 

Broca et Maubrac. . . . 

D r P. Dignat. 

D r Charles Viry, directeur 
du service de santé du 2 e 
corps d’armée à Amiens. 

D r F. Gils, médecin-major 
chef de l’hôpital militaire 
de Briançon. 

1897. D r Gaucher. 


D r Zambaco, de Constanti¬ 
nople. 

Remy et Gontremoulins . 

D r T. Marie, chargé de 
cours à la Faculté de mé¬ 
decine et de pharmacie 
de Toulouse, et H. Ri- 
baut. 


La résistance du crâne et fr. 
la formation des fractu¬ 
res .Citation 

La raison dans la folie . . Citation 


Atlas anatomique iconogra- 


phique . 

2500 

Publications sur les méfaits 


de l’alcoolisme. 

2500 

Recherches sur les applica- 


tions de la radiographie. 

2500 

Ouvrages sur les maladies de 



l’enfance. . . Ment. hon. 1500 

Précis de dermatologie. 
.Ment. hon. 1500 


Traité de chirurgie cérébra¬ 
le .Ment. hon. 1500 

.Citation 

Principe d’hygiène tnilitai- 
re .Citation 

Le médecin militaire. . Citation 


Travaux sur la pathogénie 


des néphrites et sur les 


maladies de la peau . . . 

2500 

Les lépreux ambulants de 


Constantinople .... 

2500 

Atlas de radiophotographies. 

1250 

Album de radiophotogra- 


phies. 

1250 









76 


PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


Fabre-Domergue . . . . 

Bosc et Vedel. 


Lapique, maître de confé¬ 
rences à la Sorbonne. 

1898. D r Fernand Widal . . . 


D r L. Bard, professeur agré¬ 
gé à la Faculté de médeci¬ 
ne de Lyon. 

D' Antonin Poncet, pro¬ 
fesseur à la Faculté de 
médecine de Lyon, et 

L. Bérard. 

D r Le Double, professeur à 
l’École de médecine de 
Tours. 

D r G. Variot, médecin de 
l’hôpital Trousseau pour 
enfants malades. 

D r E. Kirmisson . . . . 


1899. Ed. Nocard, professeur à 
l’École nationale vétéri¬ 
naire d’Alfort, et E. Le- 
clainche, professeur à 
l’École nationale vétéri¬ 
naire de Toulouse. 

D r F.-O. Mayet, professeur 
à Lyon. 


Les cancers épithéliaux. fr. 

.Ment. hon. 1500 

Pour leurs travaux sur l’ac¬ 
tion des injections de solu¬ 
tions salines dans les ma¬ 
ladies infectieuses. M. hon. 1500 

.Ment. hon. 1500 

Vérification du pouvoir agglu¬ 


tinant du sérum typhique 
sur le bacille d’Eberth . . 2500 

Doctrine de la spécificité cel¬ 
lulaire . 2500 

Traité clinique de l’actino¬ 
mycose humaine .... 2500 


Variations du système mus¬ 
culaire de l'homme. M. hon. 1500 

La diphtérie et la serum- 

thérapie . . . Ment. hon. 1500 

Traité des maladies chirur¬ 
gicales d’origine congéni¬ 
tale .Ment. hon. 1500 

Les maladies microbiennes 

des animaux . 2500 


Traité de diagnostic médi¬ 
cal et de séméiologie . . 2500 





PRIX MONTYON DE MEDECINE ET CHIRURGIE. 


77 


D r A.-B. Marfan . 


D r Félix Lejars . . . . 

D r Ed. Fournier . . . . 

D r Paul Garnier . . . . 

D r A. Guillemonat . . . 

D r Marcel Labbé . . . . 


1900. D rs H. Hallopeau et L.-E. 
Leredde. 

D r H. Guilleminot. . . . 

Jules Soury, directeur dՎ 
tudes à l’École pratique 
des hautes études à la 
Sorbonne. 

D r Pierre Nobécourt. . . 


J. Sabrazès, de Bordeaux. 


D r Paul Gallois. 

D r Bernard Gunéo, prosec¬ 
teur de la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

D r Ed. Toulouse, médecin 
en chef de l’asile des alié¬ 
nés de Villejuif. 


Traité de l’allaitement et de fr. 
l’alimentation des enfants 
du premier âge .... 2500 

Traité de chirurgie d’urgen¬ 
ce .Ment. hon. 1500 

Stigmates ... de l’hérédo- 

syphilis . . . Ment. hon. 1500 

La folie à Paris; — Inter¬ 
nement des aliénés; — Les 
fétichistes. . . Ment. hon. 1500 

.Citation 

Etude du ganglion lympha¬ 
tique dans les infections 
aiguës .Citation 

Traité pratique de dermato¬ 
logie . 2500 

Sur les applications médica¬ 
les des rayons X. . . . 2500 

Le système nerveux central. 
Structure et fonctions. His¬ 
toire critique des théories 
et des doctrines .... 2500 

Recherches relatives à la pa- 
thogémie des infections gas¬ 
tro-intestinales des jeunes 
enfants .... Ment. hon. 1500 

Hématologie clinique, leuco- 
cytose, leucémie et adé¬ 
nie .Ment. hon. 1500 

La scrofule et les infections 
adénoïdiennes . Ment. hon. 1500 

De l’envahissement du sys¬ 
tème lymphatique dans le 
cancer de l’estomac . . Citation 

Traitement de l’épilepsie par 
les bromures .Citation 





78 


PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


1901. M. Buffard, vétérinaire en 

second du groupe de 
batteries montées de la 
division d’Oran, et G. 
Schneider, médecin ai¬ 
de major à Oran. 

J. Lignières, chef des tra¬ 
vaux à l’École nationale 
vétérinaire d’Alfort. 

D r H. Claude et V. Bal- 
thazard. 

D r L. Testut, professeur à 
l’Université de Lyon. 

D r Félix Lagrange, de Bor¬ 
deaux. 

D r Paul Bourcet .... 

Etienne Rabaud et Mont- 
pillard. 

D r E. Escat, de Toulouse. 

1902. D r J. Dejerine ..... 

D r G.-H. Roger. 

D r P. Ravaut. 

D r O. Gommenge .... 

D r Jules Comby. 

D r A. Guillemonat. . . . 


Travaux sur le parasite de la fr. 
dourine. 2500 


Études des Pasteurelloses et 

de la Malaria bovine . . 2500 

Recherches sur la cryosco- 
pie des urines dans les 
maladies des reins et du 


cœur '.. 2500 

Traité d’anatomie humai¬ 
ne .Ment. hon. 1500 

Traité des tumeurs de 
l’œil .Ment. hon. 1500 


L’iode normal de l’organis¬ 
me, ses origines, son rôle , 
son élimination. Ment. hon. 1500 

Atlas d’histologie normale. Citation 

Traité des maladies du pha¬ 
rynx .Citation 

Sémiologie du système ner¬ 
veux . 2500 

Les maladies infectieuses. 2500 

Sur le cytodiagnostic des 
épanchements de la plèvre. 2500 

Sur la prostitution clandes¬ 
tine .Ment. hon. 1500 

Mémoires et ouvrages sur les 
maladies des enfants. M. hon. 1500 

Recherches sur les détériora¬ 
tions organiques produites 
chez l’enfant par les mala¬ 
dies maternelles. Ment. hon. 1500 








PRIX MONTYON DE MEDECINE ET CHIRURGIE. 


79 


D' E. Bodin, professeur à 
l’Ecole de médecine de 
Rennes. 

D r Vincent Griffon . . . 

Eugène Fournier. . . . 


D' G. Guérin, médecin-vé¬ 
térinaire, chef de labora¬ 
toire, à l’Institut Pasteur 
de Lille. 

D r Gassaët, de Bordeaux. 

1903. D r H. Dominici. 


D Jean Camus. 

D 1 Robert Loewy. . . . 

M. Nicolle, chef de labora¬ 
toire à l’Institut Pasteur, 
et P. Remlinger. 

P. Nobecourt, Prosper 
Merklem et Sevin. 

D 1 Gh. Monod et J. Van- 
verts, chef de clinique 
à la Faculté de médecine 
de Lille. 

D' Lucien Lagriffe, de 
Toulouse. 

D ,s Edouard Laval et Mal¬ 
herbe. 

D' Ségal, moniteur à la Fa¬ 
culté de médecine de Pa¬ 


ies champignons parasites fr. 

de l’homme .Citation 

L'agglutination du pneumo¬ 
coque .Citation 

De la pénétrabilité des sur¬ 
faces absorbantes dans la 
désinfection en grand; etc. 

.Citation 

La dijohtérie aviaire. . . Citation 


Des toxines gastriques. . Citation 


Mémoires sur les hémato¬ 
poïétiques et les organes 
lymphoïdes à l’état normal 
au cours des infections. . 2500 

Les hémoglobinuries . . . 2500 

Pour sa méthode des greffes 
péritonéales en chirurgie 
abdominale. 2500 

Traité de technique micro- 


biologique. . . Ment. hon. 1500 

Diastase de l’organisme 
agissant sur le salol. M. hon. 1500 

Traité de technique opéra¬ 
toire .Ment. hon. 1500 


Pathologie générale de la 
cellule nerveuse. . . . Citation 

L’anesthésie générale au 
chlorure d’éthyle . . . Citation 

Contribution à l’étude de 
l’inflammation .... Citation 


ris. 





80 


PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


1904. D r Paul Reclus, professeur 
à la Faculté de médecine 
de Paris. 

Kermorgant, inspecteur du 
service de santé des co¬ 
lonies. 

U. Cazalbou, vétérinaire aux 
saphis sénégalais. 

D rs P. -E. Launois, méde¬ 
cin de l’hôpital Tenon, et 
Pierre Roy, chef de cli¬ 
nique à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

D rs F. Besançon et Marcel 
Labbé. 

D r Robert Odier, de Genève. 


D r Francis Marceau, pro¬ 
fesseur suppléant à l’Éco¬ 
le de médecine de Besan¬ 
çon. 

D r Paul Briquel, de Luné¬ 
ville. 

D r J. Gagnière, chef de tra¬ 
vaux à la Faculté de mé¬ 
decine de Montpellier. 


D r Roger Voisin . 


1905. L.-C. Maillard, agrégé de 
chimie à la Faculté de 
médecine de Paris, 


L’Anesthésie localisée par fr. 

la cocaïne . 2500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de pathologie exoti¬ 
que et d’hygiène .... 2500 

Recherches sur les irypa- 
nosomiases du Soudan 
français . 2500 

Etudes biologiques sur les 
géants .... Ment. hon. 1500 


Traité d’hématologie. M. hon. 1500 

Recherches expérimentales 
sur les lésions du système 
nerveux . . . Ment. hon. 1500 

Étude de la structure et du 
développement comparés 
des fibres cardiaques dans 

■ la série des vertébrés. . Citation 

Tumeurs du placenta et tu¬ 
meurs placentaires . . Citation 

Théorie générale du procé¬ 
dé de Cuignet. — Nouvel¬ 
le méthode d'inscription 
des divers éléments ciné- 
matiques du réflexe rotu- 
lien .Citation 

Les méninges au cours des 
affections aiguës de l’ap¬ 
pareil respiratoire. . . Citation 

Matières colorantes indoxy- 
liques de l’urine humaine. 2500 





PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


81 


D r Albert Malherbe, profes¬ 
seur-directeur de l’Ecole 
de médecine de Nantes. 

Albert Le Play, préparateur 
adjoint au Collège de 
France. 

D r H. Guilleminot . . . 

J. Belot. 

D r Edmond Loison, méde¬ 
cin-major de l re classe 
à l'hôpital militaire de 
Marseille. 

D r Lucien Butte .... 


D r Adolphe Javal. . . . 

D r Maxime Laignel-La- 
vastine, chef de clinique 
adjoint à la Faculté de 
médecine de Paris. 

D r Ch. Dujarrier, chef de 
clinique à la Faculté de 
médecine de Paris. 

D r P. Nobécourt . . . . 


1906. D rs Paul Poirier, professeur 
à la Faculté de médecine 
de Paris, et A. Gharpy, 
professeur à la Faculté de 
médecine de Toulouse. 

D' J. Albarran, professeur 
agrégé à la Faculté de 
médecine de Paris. 

Ch. Porcher, professeur à 
l’École nationale vétéri¬ 
naire de Lyon. 


Recherches sur le sarco- fr. 
me . 2500 

Les poisons de l’intestin. . 2500 

Traité d’électricité médi¬ 
cale .Ment. hon. 1500 

Traité de radiothérapie. 

.Ment. hon. 1500 

Les râpons Roentgen. M. hon. 1500 

Traitement du lupus par le 
permanganate de potas¬ 
sium .Citation 

La cure de déchloruration. Citation 

Recherches sur le plexus 


solaire .Citation 

Anatomie des membres. Citation 


Les infections digestives des 


nourrissons .Citation 

Traité de l’anatomie hu- 
ryiaine . 2500 


Exploration des fonctions 
rénales . . 2500 

Etude générale de pathologie 
comparée sur la Lactosu- 
rie . 2500 


6 










82 PRIX MONTYON DE MEDECINE ET CHIRURGIE. 

fr. 

Fracture des os longs. M. hon. 1500 

Traitement de l’œdème bri- 
ghtique. . . . Ment. hon. 1500 


D r Robert Loewy. . . . 

D r Adolphe Javal. . . . 

D r ’ H. Guillemard et 
R. Moog. 

D r Lucien Graux. . . . 

D rs Louis et Paul Murat, 
à Antibes. 

D r A. Gougenheim. . . . 

1907. D r J. Hennequin . . . . 

C. Levaditi. 

D r Maurice Villaret. . . 


D r A. Thiroux, médecin- 
major de l re classe des 
troupes coloniales à Saint 
Louis, Sénégal, et d’An- 
freville, médecin du ser¬ 
vice d’hygiène à Saint 
Louis, Sénégal. 

M. Nicolle et F. Mesnil, 

chefs de laboratoire à 
l’Institut Pasteur. 

D r René Gaultier. . . . 


Influence des hautes altitu¬ 
des sur la nutrition géné¬ 
rale et sur V ématopoïè- 
se.Ment. hon. 1500 

Application de la cryosco- 
pie à l’étude des eaux mi¬ 
nérales .Citation 

Cure marine de la tubercu¬ 
lose pulmonaire .... Citation 

Travaux de rhinolaryngo- 
logie .Citation 

Sur le traitement des frac¬ 
tures par l’extension con¬ 
tinue . 2500 

Sur les spirochètes en géné¬ 
ral et le Treponema palli- 
dum en particulier . . . 2500 

Sur les troubles du débit 
urinaire dans l’augmenta¬ 
tion de la tension du sang 
de la veine porte, au cours 
des maladies du foie. . . 2500 

Étude du paludisme au Sé¬ 
négal pendant les années 
1005 et 1006 . . Ment. hon. 1500 


Traitement des trypanoso¬ 
miases par les couleurs de 
benzidine . . . Ment. hon. 1500 

De l’exploration fonctionnel¬ 
le de l’intestin par l’ana¬ 
lyse des fèces. — Précis de 
coprologie clinique. M. hon. 1500 







PRIX MONTYON DE MEDECINE ET CHIRURGIE. 


83 


D r Gustave Martin, méde¬ 
cin-major, chef de la mis¬ 
sion d’étude de la maladie 
du sommeil au Congo 
français, à Brazzaville. 

Georges Pécaud, vétérinai¬ 
re en second de l’armée 
à Kati, Haut Sénégal et 
Niger. 

Pierre Breteau et Paul 
Woog. 


A. Desmoulière. 


Duisez. 

1908. Albert Frouin. 

Jules Tissot, préparateur au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

H. Carré, chef de labora¬ 
toire, et Vallée, profes¬ 
seur à l’École nationale 
vétérinaire d’Alfort. 

J. Rennes, vétérinaire mi¬ 
litaire. 


D r Maurice Chevassu, pro¬ 
secteur à la Faculté de 
médecine de Paris. 

D 1 Justin Joly. 


Les trypanosomiases de la fr. 
Guinée française . . . Citation 


Contribution de l’étude des 
trypanosomiases animales 
au Soudan français . . Citation 

Sur la conservation du chlo¬ 
roforme et sur un disposi¬ 
tif indicateur de son alté¬ 
ration accidentelle. . . Citation 

Les troubles de la nutrition 
et l’élimination urinaire 
clans les dermatoses dia- 
thésiques et dans le pso¬ 
riasis; etc.Citation 

Laroncho - œséphcigoscopie. 

.Citation 


Etudes sur la sécrétion in¬ 
testinale . 2500 

Étude expérimentale de l’a¬ 
nesthésie chloroformique . 2500 

Anémie pernicieuse du che¬ 
val'. . 2500 


Recherches sur une maladie 
à trypanosomes des équi¬ 
dés de l’Afrique du Nord. 

.Ment. hon. 1500 

Tumeurs du testicule. M. hon. 1500 

Recherches sur la formation 
des globules rouges des 
mammifères . . Ment. hon. 1500 








84 


PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


D r Georges Rosenthal, 
chef de clinique à la Fa¬ 
culté de médecine de Pa¬ 
ris. 

D r Adrien Lippmann . . 

D r Jacques Soubies . . . 

1909. G. Neumann, de l’École na¬ 
tionale vétérinaire de 
Toulouse. 


D r Charles Nicolle, direc¬ 
teur de l’Institut Pasteur 
de Tunis. 

D r J. Bergonié, professeur 
à la Faculté de médecine 
de Bordeaux, et L. Tri- 
bondeau. 

G. Moussu, professeur à l’ɬ 
cole nationale vétérinaire 
d’Alfort. 

D rs H. Truc et P. Chaver- 
nac, de Montpellier. 

Ch. Porcher, professeur, et 
Ch. Hervieu, chef de 
travaux à l’École nationale 
vétérinaire de Lyon. 

D rs Henri Claude et Jean 
Camus. 

1910. G. Martin, Lebœuf et 
Roubaud. 


L’aérobisation des micro- fr. 
bes ........ Citation 


Le microbisvie biliaire nor¬ 
mal et pathologique . . Citation 

Physiologie de l’aéronaute. Citation 

Pour ses travaux sur la fa¬ 
mille des ixodidés et sur 
divers groupes de parasi¬ 
tes des vertébrés supé¬ 
rieurs . 2500 

Pour ses travaux sur le Ka¬ 
la azar infantile .... 2500 

Pour leurs travaux relatifs 
aux rayons X et à la ful¬ 
guration . 2500 

Recherches sur la tubercu¬ 
lose du bétail. Ment. hon. 1500 

Hygiène oculaire et in¬ 
spection oculistique des 
écoles .... Ment. hon. 1500 

Recherches sur Vindol et 
quelques uns de ses dé¬ 
rivés . . . . Ment. hon. 1500 

Précis de pathologie géné¬ 
rale .Citation 

Rapport de la Mission d’étu¬ 
des de la maladie du som¬ 
meil au Congo français. 
1906-1908 . 2500 







PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


85 


D rs J. Dejerine, professeur 
à la Faculté de médecine 
de Paris, et André Tho¬ 
mas. 

D r E. Perroncito, profes¬ 
seur à l’Université royale 
de Turin. 

D r Gh. Mantoux . . . . 

D r P. Émile Weil. . . . 


G. Moussu, professeur, et 
A. Monvoisin, chef de 
travaux à l’École natio¬ 
nale vétérinaire d’Alfort. 

D p M. Aynaud, assistant à 
l’hôpital Pasteur. 

D r Léon Bérard, professeur 
agrégé à la Faculté de 
médecine de Lyon. 

D r Jules Milh.it . 

1911. D r L. Testut, professeur à 
la Faculté de médecine 
de Lyon, et O. Jacob, 
professeur au Val de 
Grâce. 

D r Alexandre Besredka, à 
l’Institut Pasteur. 

D r E. Gassaët, professeur à 
la Faculté de médecine 
de Bordeaux. 

D r Pierre Nolf. 

D r Émile Feuillé .... 

D r E. Sacquépée, profes¬ 
seur agrégé au Val de 
Grâce. 


Maladies de la moelle épi- fr. 
niere . 2500 


La malattia dei minatori 
dal S . Gottardo al Sem- 
pione . 2500 

L’intra- dermo-réaction à la 

tuberculine . . Ment. hon. 1500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 


vaux sur l’hémophilie. 
.Ment. hon. 150 

Le lait des vaches tubercu¬ 
leuses .Ment. hon. 1500 


Le globulin des mammifè¬ 
res .Citation 

Le corps tyroïde, les goi¬ 
tres, les cancers thyroï¬ 
diens .Citation 

Les opsonines .Citation 

Traité d’anatomie topogra¬ 
phique . 2500 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur l’anaphylaxie . . 2500 

Du diagnostic de la péricar- 
die postérieure . .... 2500 

Études sur la coagulation du 
sang.Mention 1500 

Leucopathies. Métastases. M. 1500 

Recherches sur les infections 
paratyphoïdes. . . Mention 1500 









86 


PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


D 1 ' Léopold-Lévi et H. de 
Rothschild. 


D' S. Mercadé. . 
D' Georges Faroy. 


L. Panisset, professeur à 
l’École nationale vétéri¬ 
naire de Lyon. 

1912. D r V. Pachon, agrégé de la 
Faculté de médecine de 
Paris. 

D 1 Charles Nicolle, direc¬ 
teur de l’Institut Pasteur 
de Tunis. 

D 1 O. Josué, médecin de 
l’hôpital de la Pitié. 

H. Carré, chef de laboratoi¬ 
re à l’École nationale vé¬ 
térinaire d’Alfort. 


D r C. Mathis et M. Lé¬ 
ger, médecins-majors des 
troupes coloniales. 

D 1 Étienne Ginestous, o- 
culiste de l’hôpital subur¬ 
bain de Bordeaux. 

D r Jean Troisier .... 


Étude sur la physiopatholo- fr. 
gie du corps thyroïde et 
des autres glandes endo¬ 
crines .Citation 

La période post opératoire: 
soins, suites, accidents . Citation 

Le pancréas et la parotide 
dans l’hérédo-syphilis du 
fœtus et du nouveau-né . Citation 

La vaginalité du cobaye m⬠
le provoquée par le bacil¬ 
le de la morve et par di¬ 
vers microbes .Citation 


Mesure de la 

térielle chez 

pression cir- 
l’homme . 

2500 

Le typhus exanthématique. 

2500 

Travaux sur 

• rose . 

l’arterio-sclé- 

2500 


Recherches sur certaines af¬ 
fections du mouton sous la 
dépendance du microbe de 
la supuration caséeu¬ 
se .Ment. hon. 1500 

Recherches de parasitolo¬ 
gie et de pathologie hu¬ 
maines et animales au 
Tonkin. . . . Ment. hon. 1500 

Ophtalmo - chromo - diagnos¬ 
tic et photothérapie ocu¬ 
laire .... Ment. hon. 1500 

Rôle des hémolysines dans 
la genèse des pigments bi¬ 
liaires et de l’urobiline. Citation 




PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


87 


D' Henri Claude, profes¬ 
seur agrégé, médecin de 
l’hôpital Saint Antoine, 
et Stephen Chauvet, 
interne des hôpitaux. 

D 1 Albert Sézary, chef de 
clinique à la Faculté de 
médecine de Paris. 

D 1 A. Magitot. 


D 1 Louis Renon, profes¬ 
seur agrégé à la Faculté 
de médecine de Paris. 

D' Noël Fiessinger . . . 


D 1 Georges Schreiber. . 

1913. Lina Negri Luzzani (M ,ne ). 


D‘ L. Ambard, chef de cli¬ 
nique à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

A. Railliet, G. Moussu, 
professeurs, et A. Hen¬ 
ry, chef de travaux à l’E¬ 
cole nationale vétérinaire 
d’Alfort. 

Marquis. 

D 1 Lagrange. 


Sémiologie réelle des se- fr. 
crétions totcdes des nerfs 
mixtes périphériques . . Citation 


Recherches sur les surré- 

nalites scléreuses . . . Citation 

Étude de la survie de la 
cornée transparente de 
l’œil conservée en dehors 
de l’organisme .... Citation 

Le traitement scientifique 
pratique de la tuberculose 
pulmonaire .Citation 

La cellule hépatique, parti¬ 
culiérement chez les mam¬ 
mifères et chez l’homme. Citation 

La poliomyélite épidémi¬ 
que .Citation 

Pour ses études sur les cor¬ 
puscules qu’elle a décou¬ 
verts dans le système ner¬ 
veux des animaux enragés. 2500 

Mémoire sur la Sécrétion 

rénale . 2500 

Recherches sur l’étiologie, 
la prophylaxie et le trai¬ 
tement de la distomatose 
des ruminants .... 2500 

Le sublimé en chirurgie. 

.Ment. hon. 1500 

Traitement du glaucome 
chronique. . . Ment. hon. 1500 





88 


PRIX MONTYON DE MÉDECINE ET CHIRURGIE. 


D rs Fernand Bezançon, a- 
grégé de la Faculté de 
médecine de Paris, mé¬ 
decin de l’hôpital Tenon, 
et S.-L. de Jong, chef 
de clinique à la Faculté de 
médecine de Paris. 

Henri Paillard. 

D r Paul Hallopeau, chirur¬ 
gien des hôpitaux. 

A. Sartory et Marc Lan- 
glais. 

1914. H. Bierry, maître de confé¬ 
rences au Collège de 
France. 

D rs Charles Nicolle, direc¬ 
teur, L. Blaizot et Er¬ 
nest Conseil, chefs de 
services de l’Institut Pas¬ 
teur de Tunis. 

E. Pinoy, assistant à l’Insti¬ 
tut Pasteur. 

Edmond Delorme, médecin 
inspecteur - général du 
service de santé de l’ar¬ 
mée. 

D r E. Maurel. 


P. Chaussé 


D r André Broca, agrégé de 
la Faculté de médecine 
de Paris. 


Traité de l’examen des era- fr. 
chats .... Ment. hon. 1500 


Pour ses travaux sur la pleu¬ 
résie.Citation 

La désarticulation tempo¬ 
raire dans le traitement 
des tuberculoses du pied. Citation 

Poussières et microbes de 

l’air .Citation 

Pour ses travaux relatifs à la 
fonction glycogénique . . 2500 

Pour leurs travaux sur la fiè¬ 
vre récurrente. 2500 


Pour ses travaux sur divers 
champignons pathogènes . 2500 

Mémoire sur le traitement 
chirurgical direct de la 
symphise cardo -péricardi¬ 
que .Ment. hon. 1500 

Traité de l’alimentation et 
de la nutrition à l’état 
normal et pathologique. 

.Ment. hon. 1500 

Pour la série de ses recher¬ 
ches sur la contagion de la 
tuberculose . . Ment. hon. 1500 

Chirurgie infantile . . . Citation 







PRIX MONTYON DE MEDECINE ET CHIRURGIE. 


89 


Robert Picqué . . 


D r B. Roussy, directeur-ad¬ 
joint à l’École pratique 
des hautes études au Col¬ 
lège de France. 

D r M. Aynaud. 

Raoul Brunon. 

D rs Emile Gautrelet, chi¬ 
miste-expert, et H. de 
Lalaubie, médecin con¬ 
sultant à Vichy. 

D r A. Couvelaire, profes¬ 
seur agrégé à la Faculté 
de médecine de Paris, ac¬ 
coucheur des hôpitaux. 

1915. François Maignon, profes¬ 
seur à l’École nationale 
vétérinaire de Lyon. 

Émile Florent Terroine, 

maître de conférences à 
l’École des hautes études 
au Collège de France. 

D' Étienne Ginestous, de 
Bordeaux. 

D r Eugène Olivier, aide 
d’anatomie à la Faculté 
de médecine. 


Traité pratique d’anatomie fr. 
chirurgicale et de médeci¬ 
ne opératoire .Citation 

Cinq méthodes originales 
réalisées pour mesurer la 
surface de la peau du 
corps humain .... Citation 

Pour ses travaux relatifs au 
troisième élément du sang. Citation 

Pour ses travaux relatifs à la 
tuberculose.Citation 

L’arthritisme-diathèse à Vi¬ 
chy .Citation 


Introduction à la chirurgie 
utérine obstétricale. . . Citation 


Recherches sur la toxicité 
des matières albuminoï¬ 
des . 2500 

La sécrétion pancréati¬ 
que .Ment. hon. 1500 


Traité d’hygiène oculaire. Citation 

Anatomie topographique et 
chirurgie du thymus. . Citation 






90 


PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 


Liste des attributions du Prix Montyon des Arts 
insalubres depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. Tilloy-Delaune et Camil¬ 
le Vincent, professeur 
de chimie industrielle à 
l’École centrale. 

de Rostaing (M lle ). . • • 

1884. Marsaut, ingénieur en chef 

de la Compagnie houillè¬ 
re de Bessèges. 

1885. Charles Girard, directeur 

du laboratoire municipal 
de la ville de Paris. 

Ghamberland. 

1886. Appert, ingénieurs, maîtres 

de verrerie à Clichy. 

Kolb, directeur des manufac¬ 
tures de produits chimi¬ 
ques Kuhlmann. 

1887. Edouard Heckel, professeur 

à la Faculté des sciences 
de Marseille. 

1888. D r Paquelin, inventeur du 

thermocautère. 

Fumât, ingénieur en chef de 
l’exploitation des mines 
de la Grand’Combe. 


Distillation des vinasses de fr. 
betterave en vase clos . . 2500 


Procédé de conservation des 
viandes .... Indemnité 500 

Etude sur la lampe de siire- 
té des mineurs dite lam¬ 
pe Marsaut .1500 

Documents sur les falsifica¬ 
tions des matières alimen¬ 
taires et sur les travaux 
du laboratoire municipal . 2500 

.Pour ses filtres à bougies. . 2500 

Pour leur procédé de souffla¬ 
ge mécanique du verre. 2500 

Perfectionnements, au point 
de vue de la salubrité, dans 
la fabrication de certains 
produits chimiques . . . 2500 

Mémoire sur le traitement 
curatif de la morue rouge. 
.Encouragement 1000 

Pour son nouvel éolipyle. . 1500 

Pour sa lampe de sûreté . . 1500 




PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 


91 


1889. D' Maxime Randon, méde¬ 

cin de l rc classe de la 
marine. 

1890. G. Tollet. 


1891. N. Gréhant, aide naturalis¬ 

te au Muséum d’histoire 
naturelle. 

D' Bay. 

Brousset. 

D r Bédoin, médecin-major 
de l’armée. 

Xiechien, fabricant à Mons. 

1892. L. Guéroult, ingénieur de la 

cristallerie de Baccarat. 

D r Paquelin. 


1893. Félix Garros. 

Goquillon. 

N. Gréhant, aide naturaliste 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 

Behrens. 

de la Roule. 

1894. A. Balland, pharmacien 

principal de l’armée. 


3/orue rouge; étiologie, hy- fr. 

gi'ene, prophylaxie . . . 2500 

Pour ses travaux d’hygiène 
relatifs à la construction 
des hôpitaux. 3000 

Pour ses recherches sur les 
intoxications par le gaz dՎ 
clairage, les appareils de 
chauffage, etc. 3000 

Pour son thermocautère. . 1500 

Pour sa lampe à souder . . 1500 

Précis d’hygiène publi¬ 
que .Ment. hon. 

Pour ses appareils d’éclairage 
de sûreté.Ment. hon. 

Pour l’amélioration qu’il a 
apportée à la taille du cris¬ 
tal . 2500 

Perfectionnements aux ther¬ 
mocautères, chalumeaux, 
éolipyles . . Encouragement 1000 

Travaux sur la porcelaine d’a¬ 


miante.1500 

Grisoumètre.1500 

Analyse des atmosphères con¬ 
finées, recherche de l’oxy¬ 
de de carbone. . . Ment. hon. 

Perfectionnements de la mé¬ 
tallurgie du mercure. Ment. hon. 

Perfectionnement de la lam¬ 


pe de sûreté des mineurs. M. hon. 

Recherches sur les blés, les 
farines et le pain. . . . 2000 














92 


PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 


Layet, professeur d’hygiène 
à la Faculté de médecine 
de Bordeaux. 

1895. A. Gérardin. 


1896. Emile Gacheux, ingénieur 

des arts et manufactu¬ 
res. 

1897. Félix Masure, inspecteur- 

honoraire d’académie à 
Orléans. 

D 1 François Arnaud, pro¬ 
fesseur à l’École de mé¬ 
decine de Marseille. 

Feu le D 1 Magitot . . . . 


1898. D r Caries, de Bordeaux. 

Félix Masure, inspecteur- 
honoraire d’académie à 
Orléans. 

1899. Eugène Collin. 


Paul Razous, inspecteur 
départemental du travail. 

1900. A. Trillat, chef de service 
à l’Institut Pasteur. 

Sévène et Gahen, ingénieurs 
des manufactures de lՃ 
tat. 


fr. 

Hygiène industrielle . . . 1500 


Sur les précipitations molé¬ 
culaires et leurs applica¬ 
tions à l’assainissement des 
industries insalubres . . 2500 

Habitations ouvrières en 
tous pays; — Le sauveta¬ 
ge en France et à l’étran¬ 
ger . 2500 

Recherches sur les bons 
vins naturels, leurs quali¬ 
tés hygiéniques et leurs 
falsifications. . Ment. hon. 1000 

Etudes sur le phosphore et 
le phosphorisme profes¬ 
sionnel .... Ment. hon. 500 

Publications relatives aux in¬ 
toxications phosphorées. 

.Ment. hon. 500 


Brochure sur les dérivés 
tartriques du vin. . . . 1500 

Nouvelles recherches sur les 
qualités hygiéniques des 
bons vins naturels . . . 1500 

Étude microscopique des 
aliments d’origine végéta¬ 
le . 2500 


De l’assainissement des ate¬ 
liers indxistriels. Ment. hon. 1500 


Recherches sur les antisep¬ 
tiques . 2000 

Amélioration de la salubrité 
des fabriques d’allumettes. 2000 






PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 


93 


1901. Albert Dormoy, directeur 

des Forges et Fonderies 
de Sougland (Aisne). 

L. Vaillard, médecin prin¬ 
cipal de l’armée, profes¬ 
seur au Val de Grâce. 

G. Halphen. 

1902. Claude Boucher, maître 

verrier à Cognac, Cha¬ 
rente. 

1903. Edouard Gapelle . . . . 

1904. Dupont, fabricant de fon¬ 

te émaillée au Cateau, 
Nord. 

Détourbe. 


1905. Eugène Donard, ingénieur- 
chimiste. 


D r P. Caries, professeur a- 
gré gé libre à la Faculté 
de médecine et pharma¬ 
cie de Bordeaux. 

1906. Victor Georgel, chimiste 

à la cristallerie de Bac¬ 
carat. 

1907. Paul Bonneville, ingénieur 

des arts et manufactures. 


Pour son procédé d’émaillage fr. 
mécanique des fontes sans 
dégagement de poussières. 2500 

Etudes sur les conserves de 

viande .1000 

Travaux d’hygiène. Encour. 750 

Procédés de fabrication mé¬ 
canique des bouteilles . . 2500 

L’éclairage et le chauffage 
par l’acétylène. . Ment. 1500 

Procédé d’émaillage mécani¬ 
que sans plomb ni arsenic. 1250 


Masque respirateur contre 
les poussières et lunettes 
protectrices contre les 
éclats et projections. . . 1250 

Pour son appareil destiné à 
la dessication du sang des 
abattoirs et au traitement 
des résidus animaux de la 
boucherie. 2500 

Transformation directe des 
tartrates de la vendange , 
des lies et des vinasses en 
crème de tartre riche. Ment. 1500 

Substitution de l’oxyde d’é¬ 
tain à la potée de plomb 
dans le polissage du cris¬ 
tal . 2500 

Pour la découverte et la mi¬ 
se en fabrication d’un mas¬ 
tic à base de zinc capable 
de remplacer celui au mi¬ 
nium employé pour les 
joints 


2500 








94 


PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 


1908. A. Frois, inspecteur dépar¬ 
temental du travail indus¬ 
triel. 

Georges Claude. 


1909. Émile Lefranc, Paul Le- 

tellier et Maurice Per¬ 
rot, fabricants de cou¬ 
leurs à Paris. 

1910. Taffanel, ingénieur des mi¬ 

nes, directeur de la sta¬ 
tion d’essai du Comité 
central des Houillères à 
Liévin (Pas de Calais). 

Fenzy, Le Floch et Durr. 

1911. Jules Tissot, assistant au 

Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 


1912. Paul Adam, inspecteur gé¬ 

néral des établissements 
classés à la préfecture de 
police. 

1913. Desgrez, agrégé de la Facul¬ 

té de médecine de Paris, 

et Balthazard. 

Henriet. 


Recherches relatives aux fr. 
poussières industrielles . . 2500 

Pour ses travaux relatifs à 
l’étude et aux applications 
des méthodes propres à ab¬ 
sorber ou liquéfier les gaz. 2500 

Pour leur invention d’un pro¬ 
duit, le Grisol, succédané 
non toxique du minium. 2500 

Pour ses travaux relatifs aux 
précautions à prendre con¬ 
tre les dangers des poussiè¬ 
res et leur explosion dans 
les mines de houille . . . 2500 

Collaborateurs de M. Taffa- 
nel.Ment. hon. 1500 

Pour la construction d’un ap¬ 
pareil respiratoire permet¬ 
tant le séjour et le travail 
prolongé dans une atmo¬ 
sphère asphyxiante . . . 2500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux relatifs à l’hygiène in¬ 
dustrielle. 2500 

Pour leurs travaux relatifs à 
la vie en atmosphère con¬ 
finée . 2500 

Pour ses travaux sur les im¬ 
puretés de l’air de Paris. 

.Mention 1500 






PRIX MONTYON DES ARTS INSALUBRES. 


95 


1915. André Kling, directeur du 
laboratoire municipal de 
la ville de Paris. 

Daniel Florentin, chimiste 
au laboratoire municipal 
de la ville de Paris. 

René Schmutz, chimiste au 
laboratoire municipal de 
la ville de Paris. 


Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

vaux relatifs à l’hygiène pu¬ 
blique et à l’hygiène indus¬ 
trielle . 2500 

Pour sa collaboration aux tra¬ 
vaux de M. Kling. Mention 1500 

d°.Mention 1000 





96 


PRIX BARBIER. 

1832 


(Maindron, p. 140; Aucoc, p. 355). 

I 


Joseph - Athanase Barbier fut l’un des plus habiles chirurgiens du 
premier empire et se signala pendant la campagne de France de 
1814 par son zèle infatigable à soigner les blessés. Chirurgien en 
chef de l’hôpital militaire du Val de Grâce, il y fut très remarqué 
comme professeur et comme praticien et, lorsqu’il cessa son servi¬ 
ce en 1824, il reçut le titre de baron. Longtemps il habita l’hôtel 
Voltaire, au coin de la rue de Beaune et du quai, dans lequel l’illus¬ 
tre philosophe était mort en 1778 ; il y mourut lui-même, le 8 mai 
1846. 

Son testament, en date du 22 juin 1832, contenait les disposi¬ 
tions suivantes : 

«Je prétends et je veux qu’une somme annuelle de neuf mil- 
« le francs soit affectée pour fonder trois pi'ix annuels , savoir : 

« Un de trois mille francs à celui qui découvrira des moyens 
«complets de guérison pour des maladies reconnues jusqu’à pré- 
« sent le plus souvent incurables, comme la rage, le cancer, l’épi- 
«lepsie, les scrofules, le typhus, le choléra-morbus, etc.; 

«\Une somme pareille de trois mille francs pour prix annuel en 
«faveur de celui qui inventera une opération, des instruments, des 
« bandages, des appareils et autres moyens mécaniques reconnus 
« d’une utilité générale et supérieure à tout ce qui a été employé et 
«imaginé précédemment; 

« Pareille somme de trois mille francs pour prix annuel pour 
« celui qui fera une découverte précieuse pour la science chirurgi- 
« cale, médicale, pharmaceutique et dans la botanique ayant rap- 
« port à l'art de guérir. 


PRIX BARBIER. 


97 


« Ces trois prix seront jugés et distribués publiquement : le pre- 
« mier par l’Académie royale de médecine, le deuxième par la Fa- 
« culté de médecine de Paris et le troisième par l’Institut. 

«Une somme annuelle de douze mille francs servira à fonder, en 
«plus du personnel ordinaire du service de santé de l’hôpital de la 
«Charité, une place de chirurgien interne dans cet hôpital.» 

L’Académie des Sciences, reçut communication de ce document 
le 21 décembre 1846. Elle apprenait, en même temps que les hé¬ 
ritiers demandaient une importante réduction des legs. A la suite 
de longs pourparlers, l’acceptation pure et simple fut prononcée 
par l’Académie, le 15 mai 1854, et approuvée par un décret, en da¬ 
te du 8 septembre 1856. 

Mais le testament contenait la clause suivante : 

«Les fonds nécessaires pour remplir à perpétuité mes intentions 
«indiquées plus haut et dont la somme totale de chaque année se- 
« ra de dix mille deux cents francs, seront prélevés et hypothéqués 
« sur les revenus de l’hôtel Voltaire. ...» 

On conçoit les difficultés et l’aléa qui pouvaient résulter pour l’A¬ 
cadémie et les autres établissements intéressés de la situation créée 
par cette clause. Afin de les éviter l’Académie consentit à une tran¬ 
saction, qui fit l’objet d’un acte authentique, les 6 et 31 janvier 
1859, et aux termes de laquelle le legs d’une annuité de 3000 fr. 
était converti en une rente de 2000 fr. en 3 o/o sur l’Etat français, 
au nom de l’Académie, qui en recevait l’entière propriété et la 
libre disposition, sous cette réserve « qu’elle maintiendrait la fon¬ 
dation du prix institué par le sieur Barbier, mais qu’elle au- 
« rait la faculté d’ajouter au programme que des encouragements 
«pourront être accordés à ceux qui, sans avoir atteint le but in¬ 
diqué, s’en seront le plus rapprochés. » Un décret, en date du 
2 mars 1859, approuva cette transaction. 

Le prix a été donné, pour la première fois, en 1862. 

Sa valeur a toujours été et est encore de 2000 frs. Il est décerné 
chaque année, s’il y a lieu, par l’Académie, sur la proposition de la 
.commission des prix de médecine et chirurgie, qui est composée 
de la section correspondante et de cinq membres élus. 


7 


98 


PRIX BARBIER. 


Liste des attributions du Prix Barbier 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. E. Bourgoin, professeur à 
l’École de pharmacie de 
Paris. 

Lotar, professeur à la Facul¬ 
té mixte de Lille. 


Emile Doassans. 


Etienne Gilbert. . . . 

1882. D r Reliquet. 

D r Vidal, médecin de l’hôpi¬ 
tal S 1 Louis. 

1883. Joannès Ghatin, directeur 

du laboratoire institué au 
Havre pour l’examen des 
viandes importées. 

1885. Raphaël Dubois . . . . 

Édouard Heckel et F. 
Schlagdenhauffen. 

1886. Eugène Collin pharmacien 

de 1” classe à Colombes, 
Seine. 


Traité de pharmacie galé- fr. 
inique .1000 


Anatomie comparée des or¬ 
ganes végétatifs et des té¬ 
guments séminaux des cu- 
curbitacées . 500 

Étude botanique, chimique 
et physiologique sur le 
thalictrum macrocarpum. 500 

Philtres, charmes , poisons. M. hon. 

Lithotritie rapide. . Encour. 1000 

Pour son traitement chirur¬ 
gical du lupus . . . Encour. 1000 

Pour ses études sur la trichi¬ 
nose. 2000 


Pour sa machine à anes¬ 
thésier .1000 

Pour leurs études botaniques, 
chimiques et thérapeuti¬ 
que .1000 

Structure anatomique com¬ 
parée des substances médi¬ 
cinales; — Anatomie com¬ 
parée des feuilles offici¬ 
nales 


2000 









PRIX BARBIER. 


99 


1887. Édouard Heckel et F. 

Schlagdenhauffen. 

1888. D r Ehrmann, de Mulhouse. 

Raphaël Dubois et G.-G. 
Leroy. 

1889. Duval. 

Édouard Heckel et F. 
S chlagdenhauffen. 

1890. Claude Martin, dentiste à 

Lyon. 


D r Gaston Lyon, chef de cli¬ 
nique à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

B. Dupuy. 

1891. D r Tscherning. 

D r Delthil. 

B. Dupuy. 

1892. D r J.-V. Laborde, chef de 

travaux à la Faculté de 
médecine de Paris. 

Gadéac et Albin Meunier. 


Pour leurs études botaniques, fr. 

chimiques et thérapeuti¬ 
ques . 2000 

Pour ses études sur la res¬ 
tauration de la voûte pala¬ 
tine .1000 

Pour un nouvel ophtalmomè¬ 
tre.1000 

Traité d’hydrothérapie . . 1000 

Pour leurs études botaniques^ 
chimiques et thérapeuti¬ 
ques .1000 


De la prothèse immédiate 
appliquée à la résection 
des mâchoires, de la rhi- 
noplastie sur appareil 
prothétique permanent et 
de la restauration des di¬ 
verses parties de la face. 2000 

Pour son travail sur l’analy¬ 
se du suc gastrique. Ment. hon. 

Traité des alcaloïdes. Ment. hon. 

Pour ses études de physique 
physiologique sur le cris¬ 
tallin de l’œil humain . . 2000 

Traité de la diphtérie. Ment. hon. 

Traité des alcaloïdes. Ment. hon. 

Du mécanisme physiologi¬ 
que des accidents et de la 
mort par le chloroforme. 1000 

Contribution à l’étude de 
l’alcoolisme. Étude phy¬ 
siologique sur l’eau d’ar¬ 
quebuse ou vulnéraire. Re¬ 
cherches physiologiques 
sur l’eau de mélisse des 


carmes 


1000 









100 


PRIX BARBIER. 


D r Paul Thierry, chirurgien 
des hôpitaux. 


D r Marcel Beaudoin. 


1893. André Sanson, professeur à 
l’Ecole nationale de Gri¬ 
gnon. 

Etienne Gilbert. 

D r Sabouraud, chef de labo¬ 
ratoire à l’hôpital S* Louis. 

D r Mauclaire, prosecteur à 
la Faculté de médecine de 
Paris. 


1894. D r Henri Leloir, professeur 
à la Faculté de médecine 
de Lille. 


D r Stephen Artault . 


D r Tscherning. 

1895. B. Dupuy. 

D r Jules Bœkel, chirurgien 
des hôpitaux civils de 
Strasbourg. 

J. Bernhard, pharmacien de 
l re classe à Etrépagny, 
Eure. 


La tuberculose chirurgica- fr. 
le, suites immédiates et 
éloignées de l’interven¬ 
tion .Ment. hon. 

La chloroformisation à do¬ 
ses faibles et continues. 
.Ment. hon. 500 

Sur l’hérédité .1000 


La pharmacie à travers les 
siècles .1000 

Contribution à l’étude de la 
trichophytie humaine. M. hon. 800 

Des différentes formes d’os- 
téo - arthrites tuberculeu¬ 
ses, de leur traitement par 
la méthode sclérogène. 
.Ment. hon. 800 

Traité pratique, théorique et 
thérapeutique de la scro- 
fulo - tuberculose de la peau 
et des muqueuses adjacen¬ 
tes . 2000 

Recherches bactériologiques, 
mycologiques, zoologiques 
et médicales sur l’œuf de 
la poule .Ment. hon. 

Aberroscope .... Ment. hon. 

Acides organiques .... 1000 

Cure radicale des hernies 

otnbilicales .1000 

Documents pour servir à 
l’histoire de la pharmacie: 

— La thériaque, étude 
historique et pharmacolo¬ 
gique .Ment. hon. 










PRIX BARBIER. 


101 


1896. D r ‘ Bertrand et Fontan, 
professeurs aux Écoles 
navales. 

D r Lucien Raynaud, d’Al¬ 
ger. 


Traité médico - chirurgical fr. 
de l'hépatite suppurée des 
pays chauds, grands ab¬ 
cès du foie .1000 

Sérothérapie contre le ty¬ 
phus exanthématique . . 1000 


D r Henri Moreigne . . . Étude sur les méthodes de 

dosage de quelques élé¬ 
ments importants de l’u¬ 
rine et principaux rap¬ 
ports urinaires. — Étude 
chimico-physiologique sur 
la cystinurie. . . . Ment. hon. 


1897. de Rochebrune. 

Adrien Lucet, médecin-vé¬ 
térinaire à Courtenay, 
Loiret. 

1898. D c Jules Comby, médecin 

des hôpitaux. 

1899. J. Houdas et D r A. Joua- 

nin. 

Louis Lapicque. 


F. Schlagdenhauffen, direc¬ 
teur de l’École supérieure 
de pharmacie de Nancy, 
et E. Reeb. 

1900. D r R. Marage. 

D r L. Guinard, de Lyon 


Toxicologie africaine . . . 2000 

De l’aspergillus fumigatus 
chez les animaux domesti¬ 
ques et dans les œufs en 
incubation .... Ment. hon. 

Recherches sur la pathologie 

médicale infantile . . . 2000 


Recherches sur le lierre ter¬ 
restre . 800 


Observations relatives à 

la 


substitution du chlorure 

de 


potassium au chlorure 

de 


sodium chez certaines peu- 


plades de l’Asie. . . . 


600 

Contributions à l’étude 

du 


genre Coronilla . 


600 


Théorie de la formation des 


voyelles .1000 

Étude pharmacodynamique 
de la morphine et de l’a- 
pomorphine. ..... 1000 






102 


PRIX BARBIER. 


D rs L. Brœmer et A. Suis, 
de Toulouse. 

1901. D' Henri Moreigne . . . 

i D‘ Henry Tissier .... 


D r A. Goyon 


1902. Léon Grimbert, professeur 
agrégé à l’École supérieu¬ 
re de pharmacie de Paris. 

D‘ A.‘Le Dentu. 


1903. Raoul Antony, préparateur 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 

D r Jules Glover. 


1904. A. Prenant et P. Buin, pro¬ 
fesseurs à la Faculté de 
médecine de Nancy, et 
L. Maillard, chef de 
travaux à la Faculté de 
médecine de Paris. 

D r Pierre Lesag'e, profes¬ 
seur-adjoint à la Faculté 
des Sciences de Rennes. 


Atlas de photomicrographie ' fr. 
des plantes médicinales. Mention 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 800 

Recherches sur la flore in¬ 
testinale normale et patho¬ 
logique du nourrisson . . 600 

Flore microbienne de l’es¬ 
tomac. Fermentations gas¬ 
triques . 600 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de chimie biologique 
et de bactériologie. . . . 1000 

Le cancer du sein , étude 

clinique statistique . . . 1000 

Recherches sur la tératologie 
du sternum; — Étude des 
relations des muscles avec 
leur tendons. .... . 1000 


Nouvelle méthode thérapeu- 


tique basée sur l’applica¬ 
tion de l’air chaud comme 


procédé du chauffage 

des 


liquides pulvérisés 
volatils . 

non 

1000 

Traité d’histologie (l re 

par- 


tie). 


2000 


Contribution à l’étude des 
mycoses dans les voies res- 
■ piratoires; rôle du régime 
hygrométrique dans la ge¬ 
nèse des mycoses . . Ment. hon. 






PRIX BARBIER. 


1905. J. Déchery, vétérinaire à Fis- 

mes, Marne. 

D r Georges Rosenthal, chef 
de laboratoire à la Facul¬ 
té de médecine de Paris. 

D r Scrini, chef de clinique 
ophtalmologique à l’Hô- 
tel-Dieu. 

1906. Adrien Lucet, médecin-vé¬ 

térinaire à Courtenay, 
Loiret. 


J. - V. Detroye, directeur du 
service sanitaire à l’abat¬ 
toir de Limoges. 

1907. Jules Guiart, professeur a- 

grégé à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris, et Léon 
Grimbert, professeur a- 
grégé à l’École supérieure 
de pharmacie de Paris. 

1908. Maurice Piettre et A. Vi- 

la. 

Charles Blarez, professeur 
à la Faculté de médecine 
de Bordeaux. 

1909. L. Launoy. 


103 

fr. 

Pour son Aphyso-cautère. . 1000 

Pour ses travaux relatifs à 
la gymnastique respiratoi¬ 
re .1000 

De l’emploi des alcaloïdes 
en solution huileuse en 
thérapeutique oculaire. Mention 

Recherches bactériologiques 
sur la suppuration chez 
les animaux de l’espèce 
bovine. — Recherches sur 
les moisissures pathogè¬ 


nes . 2000 

Cancers et tumeurs chez les 
animaux, observations et 
expériences .Mention 


Précis de diagnostic chimi¬ 
que, microscopique et pa¬ 
thologique . 2000 


Travaux sur l’oxyhémogiobi- 
ne et son dérivé pigmen¬ 
taire, l’hématine .... 2000 

L’urine au point de vue chi¬ 
mique et médical. . Ment. hon. 

Phénomènes nucléaires de 
la sécrétion. — Histophy- 
siologie de la sécrétion 
pancréatique. — Autolyse 
des organes et ferments 
endocellulaires. — Auto¬ 
lyse aseptique du foie . . 1000 





104 


PRIX BARBIER. 


D r J. Lesage, professeur à 
l’Instituto superior de 
agronomia y et yerina de 
Buenos-Ayres. 

1910. A. Thiroux, médecin-major 

des troupes coloniales, 
directeur du laboratoire 
de bactériologie de Saint- 
Louis (Sénégal). 

H. Bierry, maître de confé¬ 
rences à l’École des hau¬ 
tes études au Collège de 
France. 

1911. D r H. Guilleminot, attaché 

au laboratoire des travaux 
pratiques à la Faculté de 
médecine de Paris. 

1912. Eugène Léger, pharmacien 

à l’hôpital S‘ Louis. 

1913. D rs Jules et André Boec- 

kel. 

D rs Lucien de Beurmann, 
médecin des hôpitaux, et 
H. Gougerot, professeur 
agrégé à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

1914. H. Carré, chef de laboratoi¬ 

re à l’École nationale vé¬ 
térinaire d’Alfort. 

Albert Ranc, docteur ès 
sciences, chef des travaux 
de physiologie au labora¬ 
toire des hautes études à 
la Sorbonne. 


Recherches expérimentales fr. 
sur le maté .1000 


La maladie du sommeil et 
les trypanosomiases ani¬ 
males au Sénégal . . . 1000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux .1000 


Radiométrie fluoroscopique. 2000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 2000 

Les fractures du rachis cer¬ 
vical sans symptômes mé¬ 
dullaires .1000 

Les sporatrichoses. . . . 1000 


Pour ses travaux sur l’aga- 
laxie contagieuse de la bre¬ 
bis et de la chèvre . . . 1000 

Contribution à l’étude des 
actions physiologiques de 
la lumière .1000 






PRIX BARBIER. 


105 


1915. Charles Dassonville, doc¬ 
teur ès sciences, vétéri¬ 
naire principal de l’ar¬ 
mée, et Gléry Rivière, 
ingénieur chimiste de 
l’Ecole de physique et de 
chimie de Paris. 

Charles Besnoit, directeur, 
et V. Robin, chef de tra¬ 
vaux de l’École nationale 
vétérinaire de Toulouse. 

Henri Bocquillon. . . . 


Contribution à l’étude de fr. 
l’avortement épizootique 
des juments . 2000 


Sarcosporidiose cutanée du 
bœuf, ses lésions et son 
parasite .Ment. hon. 

Étude botanique et thérapeu¬ 
tique des plantes tropica¬ 
les .Ment. hon. 





406 


PRIX BIGOT DE MOROGUES. 


1834 


(Maindron, p. 129; Aucoc, p. 353). 


Pierre-Marie-Sébastien Bigot, baron de Morogues, naquit à Or¬ 
léans le 5 avril 1776. Elève de Vauquelin et Haüy, il se consacra 
tout d’abord à l’exploration minéralogique et géologique de la Bre¬ 
tagne, des Vosges, du Jura, de la Suisse et de la Savoie. Il publia 
ensuite une série d’études agronomiques sur l’amélioration du sol 
de la Sologne et, en 1822, un Essai sur le moyen d'améliorer l’a¬ 
griculture en France (2 vol. in-8°). Enfin il prit une part active au 
mouvement politique et fit preuve dans ses écrits d’idées libérales; 
Louis-Philippe le nomma pair de France en 1835. Il fut élu corres¬ 
pondant de l’Académie des Sciences’ morales et politiques, le 4 jan¬ 
vier 1834. Son testament olographe, qui porte la date du 25 octo¬ 
bre de cette même année, contient notamment les dispositions 
suivantes : 

« Je lègue à l’Institut de France la somme de dix mille francs, qui 
«.sera placée en rentes sur l’État, de telle sorte que tous les cinq 
« ans le revenu soit replacé de la même manière pour accroître la 
« masse, le revenu des quatre autres années s’accumulera pour 
« faire l’objet d’un prix, qui se trouvera ainsi décerné tous les cinq 
« ans. 

« Ce prix sera décerné alternativement par l’Académie des 
«Sciences morales et politiques au meilleur ouvrage sur l’état du 
«paupérisme en France, ses causes et les moyens d’y remédier; et 
«alternativement par l’Académie des Sciences à l’ouvrage qui au- 
« ra fait faire le plus de progrès à l’agriculture en France ; ces 
« deux prix se décerneront ainsi tous les dix ans par chacune des 
«Académies précitées.» 


PRIX BIGOT DE MOROGUES. 


107 


Le 16 février 1840, le baron de Morogues ajouta à son testament 
un codicille dont nous extrayons ce qui suit : 

«Je veux aussi que si la section d’agriculture et économie rurale 
«se trouve remplacée par la suite par une classe de l’Institut autre 
«que celle actuellement existante dans l’Académie des Sciences, 
«le legs que j’ai fait plus haut en faveur de cette Académie soit at- 
«tribué à la classe de l’Institut qui s’occupera spécialement de 
«l’agriculture ; et si la section d’économie rurale actuelle n’est pas 
«maintenue sans être remplacée par une classe nouvelle, mon in- 
« tention étant que le prix que je fonde en faveur des progrès de 
«l’agriculture serve efficacement à les encourager je veux que, au 
«lieu d’être légué à l’Académie des Sciences, il soit légué à la So- 
«ciété royale et centrale d’agriculture de Paris qui concourrait à 
«la place de l’Académie des Sciences dans le partage des dix mille 
«francs légués plus haut, avec l’Académie des Sciences morales et 
« politiques, qui conservera le droit de disposer, comme je l’ai dit 
«plus haut, du prix que j’ai mis à sa disposition.» 

A l’époque où le baron de Morogues écrivait ces lignes, les révo¬ 
lutions étaient fréquentes. Il pensa sans doute que l’Institut n’y 
échapperait pas mieux que les gouvernements, et apparemment le 
désir de prévoir le cas où la science agronomique perdrait sa pla¬ 
ce dans l’Académie des Sciences lui inspira la seconde partie de ce 
codicille. Mais, depuis la mort de Morogues, survenue à Orléans, 
le 15 juin 1840, l’Institut n’a subi aucune réorganisation ; la section 
d’économie rurale a été maintenue et la brillante suite de ses’ 
membres, parmi lesquels nous citerons Boussingault, Péligot, le J 
baron Paul Thénard, Decaisne, montre suffisamment qu’elle n’a 
jamais cessé de posséder dans son sein les plus hautes compéten¬ 
ces pour la réalisation du but que lui a proposé le donateur. 

Il est en outre à considérer, comme le déclara la commission 
chargée d’examiner si l’Académie devait accepter le legs, que les 
relations mutuelles des sciences devenant toujours plus intimes, et 
leurs applications aux arts utiles toujours plus nombreuses, les 
travaux des physiologistes, des naturalistes, des chimistes, des 
physiciens et des mécaniciens, aussi bien que ceux des vétérinai¬ 
res et des agriculteurs, peuvent conduire à des procédés nouveaux, 


108 


PRIX BIGOT DE MOROGUES. 


à des découvertes remarquables, qui auront une influence utile sur 
l’agriculture française; ce qui montre que l’Académie des Sciences 
avec sa composition actuelle possède l’aptitude la plus large à dis¬ 
cerner u l’ouvrage qui aura fait faire le plus de progrès à l’agricul- 
« ture en France. » 

Elle décida, dans son comité secret du 25 janvier 1841, l’accepta¬ 
tion du legs. Une ordonnance royale, en date du 26 mars 1842, au¬ 
torisa cette acceptation dans la forme suivante : 

» L’Académie des Sciences morales et politiques, l’Académie des 
«Sciences physiques et mathématiques de l’Institut royal de Fran- 
« ce et la Société centrale et royale d’agriculture de Paris, sont au- 
«torisées à accepter, chacune en ce qui la concerne, le legs qui lui 
«est fait par M. le baron de Morogues, correspondant de l’Institut, 
«d’une somme de dix mille francs, par son testament olographe du 
«25 octobre 1834 et son codicille du 16 février 1840. 

«Cette somme sera employée à l’acquisition d’une rente sur l’E- 
«tat, cinq pour cent, dont les revenus placés, suivant les inten- 
«tions du testateur serviront à la fondation d’un prix quinquen- 
« nal, qui sera décerné, alternativement, par chacune des Acadé- 
«mies légataires, et éventuellement par la Société royale d’agri- 
« culture, le tout à la volonté du testateur.» 

L’Académie des Sciences a décerné pour la première fois, en 
1853, le prix Bigot de Morogues. 

La valeur du prix, fixée à cette époque à 1700 fr., n’a pas été mo¬ 
difiée, mais il sera sans doute inévitable de la réduire prochai¬ 
nement. 

Le prix est décerné tous les dix ans, s’il y a lieu, par l’Académie 
des Sciences, sur la proposition d’une commission composée de la 
section d’économie rurale et de trois membres élus. 


PRIX BIGOT DE MOROGUES. 


109 


Liste des attributions du Prix Bigot de Morogues 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1883. Duclaux, professeur à l’In¬ 
stitut national agronomi¬ 
que. 

1893. Millardet, professeur à la 
Faculté des sciences de 
Bordeaux, correspondant 
de l’Académie. 

1903. Eugène Risler, ex-directeur 
de l’Institut national agro¬ 
nomique. 

1913. Gustave André, professeur 
à l’Institut national agro¬ 
nomique. 


fr. 

Chimie biologique .... 1700 


Pour sa découverte de la pré¬ 
servation de la vigne par 
la bouillie bordelaise . . 1700 

Géologie agricole .... 1700 


Pour l’ensemble de ses re¬ 
cherches sur la végétation 
agriculturale.1700 




110 


PRIX DE SIX MILLE FRANCS 


DESTINÉ A RÉCOMPENSER TOUT PROGRÈS DE NATURE A 
ACCROITRE L’EFFICACITÉ DE NOS FORCES NAVALES. 


1834 


(Maindron, p. 120). 


En 1834, le roi Louis-Philippe, sur la proposition du ministre de 
la marine, le baron Ch. Dupin, qui était membre de l’Académie des 
Sciences, signa une ordonnance par laquelle cette Académie rece¬ 
vait la charge « de décerner, dans sa séance publique de 1836, un 
«prix de six mille francs au meilleur ouvrage ou mémoire sur 
«l’emploi le plus avantageux de la vapeur pour la marche des na- 
« vires et sur le système de mécanisme, d’installation, d’arrimage 
« et d’armement qu’on doit préférer pour cette classe de bà- 
« timents. » 

Ce prix ne fut décerné qu’en 1853. 

A la demande de l’Académie, un décret, en date du 5 avril 1854, 
rouvrit le concours pour un second prix de même valeur sur le 
même sujet. 

Ce nouveau prix, comme le premier, attendit longtemps un lau¬ 
réat : il fut décerné en 1876. 

En annonçant au ministre de la marine l’attribution faite, l’Aca¬ 
démie exprima le vœu d’être autorisée à maintenir le prix au pro¬ 
gramme de ses concours, mais, pensant en même temps que le cer¬ 
cle étroit de l’ancienne formule serait avantageusement élargi, elle 
demanda que le prix soit « destiné à récompenser tout progrès de 
« nature à accroître /’efficacité de nos forces navales, » 


PRIX DE SIX MILLE FRANCS. 


111 


Un décret, en date du 21 décembre 1876, institua le prix, confor¬ 
mément au vœu de l’Académie. Lorsque l’amiral Fourichon, qui 
était alors ministre de la marine, fit connaître à l’Académie la dé¬ 
cision prise par le président de la République, il ajouta : 

«J’insiste sur ce fait qu’il s’agit d’un progrès sérieux et d’une 
«valeur pratique certaine: ainsi des théories, quelque ingénieuses 
« qu’elles puissent être, des ouvrages de vulgarisation, même d’une 
«utilité et d’un mérite incontestables, ne pourront prétendre au 
«prix accordé si à ces théories et ces ouvrages ne se rattache pas 
«un fait pratique qui puisse être désigné comme un progrès et 
«motiver ainsi la récompense instituée par le décret.» 

Le prix de six mille francs est depuis lors inscrit chaque année 
au budget de la marine et l’Académie le décerne sur la proposition 
de la commission des prix de navigation, qui est composée des 
deux sections de mécanique et de géographie et navigation. 

En 1900, répondant à une question posée, la commission admi¬ 
nistrative de l’Académie a émis l’avis qu’en principe tout progrès 
de nature à accroître l’efficacité des forces navales de la France est 
susceptible d’être récompensé parle prix de six mille francs, quel¬ 
le que soit la nationalité de l’auteur. 


Liste des attributions du Prix de six mille francs 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. 

Sebert, lieutenant - colonel 
d’artillerie de marine. 

Pour ses appareils et tra¬ 
vaux relatifs à l’artillerie. 

3000 


Brault, lieutenant de vais¬ 
seau. 

Pour ses travaux sur la 
téorologie nautique . 

mé¬ 

3000 

1882. 

Bouquet de la Grye, ingé¬ 
nieur hydrographe en 

Pour l'ensemble de ses 
vaux géographiques . 

tra- 

4000 


chef de la marine. 


112 


PRIX DE SIX MILLE FRANCS. 


Louis-Emile Berlin, ingé¬ 
nieur du génie maritime. 

1883. Taurines. 

Germain, ingénieur hydro¬ 
graphe de la marine. 

A. de Magnac, capitaine de 
frégate. 

1884. Manen, ingénieur hydrogra¬ 

phe en chef de la marine. 

Hanusse, ingénieur hydro¬ 
graphe de la marine. 

Baills, lieutenant de vais¬ 
seau. 

1885. Hélie, secrétaire de la Com¬ 

mission de Gâvre au mi¬ 
nistère de la marine. 

Hugoniot, capitaine d’artille¬ 
rie de marine. 

Doneaud du Plan, conser¬ 
vateur de la bibliothèque 
du port de Brest. 

Ph. Hatt, ingénieur hydro¬ 
graphe de la marine. 

Lucy. 

1886. G. Fleuriais, capitaine de 

vaisseau. 

de Bernardières, capitaine 
de frégate. 

1887. Héraud, ingénieur hydrogra¬ 

phe en chef de la ma¬ 
rine. 

Dubois, professeur et exami¬ 
nateur de la marine. 


Pour ses études sur le roulis fr. 

et le tangage. 2000 

Études sur les machines 
marines . 3000 

Traité d’hydrographie. . . 2000 

Nouvelle navigation astro¬ 
nomique .1000 

Comme chef de la mission 
hydrographique de Tunisie. 2000 

Comme second de M. Manen 
dans cette mission .... 1000 

Traité de balistique ration¬ 
nelle . 3000 

Traité de balistique expéri¬ 
mentale . 2000 

d°.1000 


Pour son étude sur l’ancien¬ 
ne académie royale de 
marine.1000 

Notions sur le phénomène 

des marées .1000 

Index géographique. . . . 1000 

Pour son gyroscope - collima- 
teur . 4000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 2000 

Pour son levé hydrographi¬ 
que de la partie orientale : 
de la Tunisie. 2000 

Pour un ensemble de publi¬ 
cations relatives à l’astro¬ 
nomie nautique. .... 2000 













PRIX DE SIX MILLE FRANCS. 


113 


Rouvier, capitaine de fréga¬ 
te. 

Moisson, chef d’escadron 
d’artillerie de marine. 


1888. Banaré, capitaine de fréga¬ 

te. 

Alphonse Hauser, ingé¬ 
nieur du génie maritime, 
attaché à l’inspection gé¬ 
nérale. 

M.-J.-A Renaud, ingénieur 
hydrographe de la mari¬ 
ne, chef de la mission hy¬ 
drographique du Tonkin. 

1889. Caspari, ingénieur hydrogra¬ 

phe de la marine. 

Gaston Glauzel, ingénieur 
du génie maritime. 

Degouy, lieutenant de vais¬ 
seau, chargé de cours à 
l’Ecole supérieure de 
guerre. 

1890. Madamet, ingénieur du gé¬ 

nie maritime. 


H. Ledieu, examinateur 
d’hydrographie de la ma¬ 
rine, et E. Gadiat. 

Louis Favé, ingénieur hy¬ 
drographe de la marine. 

1891. Ghabaud-Arnaud, capitai¬ 
ne de frégate en retraite. 


Pour sa récente exploration fr. 
du Congo français. . . . 1000 

Pour ses études sur l’effet 
produit par les explosifs 
dans les principales condi¬ 
tions d’emploi de la ma¬ 


rine . . 1000 

Pour ses travaux sur les abor¬ 
dages des navires.... 2000 

Cours de construction navale. 2000 


Levé hydrographique exécuté 
au Tonkin de 1883 à 1885. 2000 


Astronomie nautique . . . 2000 

Pour ses travaux sur le rive¬ 
tage . 2000 

Conférences sur la marine. 2000 


Pour les services qu’il rend 
dans la direction de l’École 
d’application du génie ma¬ 


ritime . 2000 

Le nouveau matériel naval. 2000 


Pour ses explorations hydro¬ 
graphiques en Indo-Chine 


et à Madagascar .... 2000 

Pour l’ensemble de ses publi¬ 
cations sur l’histoire de la 

marine.1000 

8 






114 


PRIX DE SIX MILLE FRANCS. 


Pollard et Dudebout, ingé¬ 
nieurs du génie maritime. 

Emile Guyou, capitaine de 
frégate, chef du service 
des instruments nautiques 
de la marine. 

1892. Hédouin, pilote major de 

la flotte à bord du bâti¬ 
ment-école des pilotes de 
la marine. 

Charles Doyère, ingénieur 
du génie maritime. 

1893. Bourdelles, ingénieur en 

chef du service des pha¬ 
res. 

de Fraysseix, capitaine de 
frégate. 

Lephay, lieutenant de vais¬ 
seau. 

1894. Leblond, professeur à l’Eco¬ 

le des officiers torpilleurs 
de Toulon. 

Gossot, chef d’escadron d’ar¬ 
tillerie de marine. 

Jacob, chef d’escadron d’ar¬ 
tillerie de marine. 

Souillagouët, professeur 
d’hydrographie de la ma¬ 
rine. 

1895. Mottez, lieutenant de vais¬ 

seau. 

Houette, capitaine de fré¬ 
gate. 


fr. 

Théorie du navire .... 4000 

Description et usage des in¬ 
struments nautiques. . . 1000 


Pour l’ensemble de ses servi¬ 
ces et de ses travaux. . . 3000 


Pour ses travaux sur la stabi¬ 
lité des navires. 3000 

Pour les perfectionnements 
apportés par lui aux pha¬ 
res . 2400 

Pour son système de pointa¬ 
ge optique. 2400 

Pour 1’ « indicateur et contrô¬ 
leur de la route au compas 
par repères lumineux». . 1200 


Cours d'électricité expéri¬ 
mentale et pratique; — 


Les moteurs électriques à 
mouvement continu . . . 2000 

Détermination de la vitesse 
des projectiles par les phé¬ 
nomènes sonores .... 2000 

Etudes sur les effets balisti¬ 
ques des poudres nouvel¬ 
les .1500 

Tables du point auxiliaire. 500 


Etudes des compas du croi¬ 
seur le «Dubourdieu » . . 2500 

Les courants de la Manche. 1500 





PRIX DE SIX MILLE FRANCS. 


115 


Gosselin, capitaine d’artille¬ 
rie de marine. 

Baucher, pharmacien prin¬ 
cipal de la marine. 


1896. Darrieus, lieutenant de vais¬ 
seau. 

Baule, lieutenant de vais¬ 
seau. 

Schwerer et Blot, Mona- 
que, Morache, Paqué, 
Terrier, de Vanssay. 


1897. Gossot, chef d’escadron d’ar¬ 

tillerie de marine, et 
Roger Liouville, ingé¬ 
nieur des poudres et sal¬ 
pêtres. 

Decante. 

Chéron, lieutenant de vais¬ 
seau. 

1898. Baule, lieutenant de vais¬ 

seau. 

G. Charpy, ingénieur au 
laboratoire central de la 
marine. 

L. Ravier, ingénieur du gé¬ 
nie maritime. 

Thiébaut. 

Moissenet, ingénieur du gé¬ 
nie maritime. 

1899. Commandant Baills . 


Recherches de balistique in- fr. 
térieure.1500 

Recherches chimiques et mi¬ 
crobiologiques sur les al¬ 
térations et la protection 
des métaux usuels en eau 


de mer . 500 

Le perfectionnement de nos 
forces navales .1000 

Note sur la toupie du com¬ 
mandant Fleuriais. . . 1500 

Officiers de marine chargés 


de mesures en divers points 
du globe pour le perfection¬ 
nement des cartes magné¬ 


tiques . 4000 

Mémoire sur les vibrations 
élastiques et la résistance 
des canons . 3000 

Tables d’azimuth.1000 

Travail sur les sous-marins. 1500 


Études théoriques et expéri¬ 
mentales sur les lochs re¬ 


morqués . 2000 

Note sur le tarage et le 
fonctionnement des mano¬ 
mètres crushers .... 1500 

Mémoire relatif aux dévia¬ 
tions des compas des na¬ 
vires .1000 

Les années du grand flot de 

mars .1000 

Yachts et yacting . . . Enc. 500 

Géométrie des diagrammes. 2000 












PRIX DE SIX MILLE FRANCS. 


116 

Charbonnier et Galy- 
Aché, capitaines d’artil¬ 
lerie de marine. 

Edouard Perrin, capitaine 
de frégate, commandant 
le Galilée. 

1900. Laubeuf, ingénieur du génie 

maritime. 

P. J. Charbonnier, capitai¬ 
ne en 1 er d’artillerie de 
marine. 

Aubusson de Gavarlay, 
ingénieur en chef du gé¬ 
nie maritime. 

Albert Grasset, lieutenant 
de vaisseau. 

1901. Tissot, lieutenant de vais¬ 

seau. 


Marbec, ingénieur du gé¬ 
nie maritime. 


1902. Gaston Romazotti, ingé¬ 

nieur en chef du génie 
maritime. 

Driencourt, ingénieur hy¬ 
drographe principal de 
la marine. 

1903. Maugas, ingénieur en chef 

du génie maritime, sous- 
directeur de l’École d’ap¬ 
plication. 

Jehenne, lieutenant de vais¬ 
seau. 


Mémoire sur la mesure des fr. 

pressions de la poudre au 
moyen de cylindres crus- 
hers . 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux relatifs à la science 
de la navigation .... 2000 

Études relatives à la naviga¬ 
tion sous-marine.... 3000 

Traité de balistique inté¬ 
rieure théorique .... 1500 

Cours d’électricité. . . . 1000 

La défense des côtes . . . 1000 


Pour ses travaux relatifs à 
l’utilisation de la télégra¬ 
phie sans fil par la marine 

. de l’État. 3000 

Mémoire sur le calcul des 
tuyautages et des pièces 
destinées à supporter de la 
vapeur à haute pression. 4000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux relatifs aux bateaux 
sous-marins. 4000 

Levé hydrographique des cô¬ 
tes nord-ouest et ouest de 
Madagascar. 2000 

Pour ses études relatives à 
la stabilité des navires de 
combat et à la navigation 
sous-marine. 3000 

Pour ses travaux relatifs à 
l’application de la télégra¬ 
phie sans fil à la marine. 


1500 






PRIX DE SIX MILLE FRANCS. 


117 


Gaillard et Germain, lieu¬ 
tenants de vaisseaux. 


1904. Jacob, colonel d’artillerie de 
marine. 


Gayde, ingénieur en chef 
du génie maritime. 

La Porte, ingénieur hydro¬ 
graphe en chef de la ma¬ 
rine. 


1905. F. Gossot, colonel d’artille¬ 
rie coloniale, directeur 
central de l’artillerie na¬ 
vale au ministère de la 
marine, et Roger Liou- 
ville, ingénieur en chef 
des poudres et salpêtres. 

Garé, lieutenant de vaisseau. 


Merlu, mécanicien en chef 
de la marine. 

1906. René Daveluy, capitaine de 
fré gâte. 

Rollet de l’Isle, ingénieur 
hydrographe en chef de 
la marine. 

J.-Th. Saconney, capitaine 
du génie maritime. 


Perfectionnements aux appa- fr. 
reils de transmission des 
ordres ou indications de 
tir pendant le combat . . 2000 

Pour ses recherches théori¬ 
ques sur la transmission 
des explosions sous-mari¬ 
nes. 2000 

Pour une étude sur la résis¬ 
tance des coques aux ex¬ 
plosions sous-marines . . 2000 

Découverte et détermination 
des positions de roches 
dangereuses sur la côte 
ouest de la Bretagne et 
triangulation de cette mê¬ 
me côte. 2000 

Étude des effets balistiques 
des poudres B. 4000 


Perfectionnement à la ma¬ 
nœuvre en profondeur dans 


la navigation sous-marine . 1000 

Travaux relatifs à la marche 
des navires de guerre . . 1000 

Etude de la stratégie navale. 2000 

Observation, étude et pré¬ 
diction des marées . . . 1500 


Pour les perfectionnements 
qu’il a apportés aux mé¬ 
thodes de lever des côtes. 1500 




118 


PRIX DE SIX MILLE FRANCS. 


J.-B. Girard, mécanicien- 
inspecteur de la marine 
en retraite. 

1907. Gayde, ingénieur en chef du 

génie maritime, à la sec¬ 
tion technique des con¬ 
structions navales. 

Feu J. Estève, mécanicien 
de la marine. 

1908. Laubeuf, ingénieur en chef 

du génie maritime. 

Louis Dunoyer, prépara¬ 
teur au Collège de Fran¬ 
ce. 


Dautriche, ingénieur des 
poudres et salpêtres. 


1909. Marbec, ingénieur en chef 
du génie maritime. 

Charles Doyère, ingénieur 
en chef du génie mariti¬ 
me. 

Lecoq, lieutenant de vais¬ 
seau. 

Victor Colin et Jance, lieu¬ 
tenants de vaisseau. 

Tissot, professeur à l’École 
navale de Brest. 

E. Fromaget, capitaine au 
long cours. 


Traité des chaudières mari- fr. 
nés .1000 

Pour ses travaux sur la pro¬ 
tection des navires de 
guerre. 4000 

Ouvrage sur les turbines ma¬ 
rines à vapeur. 2000 

Pour la part qu’il a prise à 
la création des submersi¬ 
bles. 2500 


Pour ses recherches sur les 
moyens d’augmenter l’effi¬ 
cacité du compas dans les 
navires à coques métalli¬ 
ques et même les sous-ma¬ 
rins . 2500 

Pour ses travaux sur l’in¬ 
fluence des sels alcalins 
sur le degré d’explosivité 
des matières explosibles. . 1000 

Théorie de l'équilibre d'une 
lame élastique soumise ci 
une pression uniforme . . 1500 

Pour ses travaux sur les 
sous-marins.1000 

Pour ses travaux sur la con¬ 
duite et les manœuvres des 


sous-marins.1000 

Pour leurs travaux relatifs à 

la téléphonie sans fil. . . 1000 

Pour ses travaux relatifs à la 
télégraphie sans fil . . . 1000 

Pour ses travaux relatifs au 
balisage du cours du fleuve 
Sénégal, de Saint Louis à 
Rayes ........ 500 







PRIX DE SIX MILLE FRANCS. 


119 


1910. G. Hilleret. 


J. - L. - H. Lafrogne, lieute¬ 
nant de vaisseau. 


J. Lecomte, lieutenant de 
vaisseau. 


1911. Charles Doyère, ingénieur 

en chef de l re classe du 
génie maritime, sous-di- 
recteur des constructions 
navales à l’arsenal de 
Toulon. 

H. Roussilhe, ingénieur hy¬ 
drographe de l re classe 
de la marine. 

Leparmentier, agent techni¬ 
que de 2 e classe des 
constructions navales. 

Jean-Ernest Simonot, in¬ 
génieur en chef du gé¬ 
nie maritime. 

Pierre Lemaire, enseigne 
de vaisseau. 

E. Perret, professeur à l’ɬ 
cole navale de Brest. 

1912. Le Page, pilote major de la 

flotte à l’École de pilota¬ 
ge de S' Servan. 

Ronarc’h, capitaine de vais¬ 
seau. 


Pour son enseignement à l’É- fr. 
cole navale et ses travaux 
d’astronomie nautique . . 3000 

Pour son indicateur continu 
de la distance qui tient au¬ 
tomatiquement compte de 
la vitesse relative du but et 
du tireur.1500 

Pour les perfectionnements 
apportés par lui dans le ré¬ 
glage du tir à bord d’un 
navire en marche contre 
un but également mobile. 1500 

Etude sur la flexion d’une 
lame ou d’un anneau min¬ 
ces soumis à des forces 
quelconques. Application 
au cas des couples d’un 


navire .1500 

Opérations hydrographiques 
exécutées sur les côtes de 
Madagascar, 1908-1909. . 1000 

Calcul des carènes inclinées. 1000 


Résistance d’un tube cylin¬ 
drique de longueur infinie 
submergé dans l’eau . . 1000 

Les coinpas gyroscopiques. 

Théorie ........ 750 

Pour ses travaux relatifs à 
l’astronomie nautique . . 750 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux relatifs au pilotage . 2000 

Pour son système de dragage 

des mines sous-marines . 2000 






120 


PRIX DE SIX MILLE FRANCS. 


Marbec, ingénieur en chef Pour son système d’écouvil- fr. 

du génie maritime, sous- lonnage à air comprimé . 2000 

directeur de l’Ecole d’ap¬ 
plication. 

1913. Le Prieur, enseigne de vais- Inventeur du moyenneur de 

seau. mesure télémétrique dit 

L. Y. P.1800 

Geynet, capitaine de frégate. Pour une modification appor¬ 
tée par lui à la hausse des 
canons.1800 

Violette, lieutenant de vais- Pour les perfectionnements 

seau. apportés par lui aux péris¬ 
copes .1800 

R. - E. Godfroy, enseigne Étude sur les marées . . . 600 

de vaisseau. 

1914. H. Roussilhe, ingénieur hy- Pour ses travaux sur le Con- 

drographe de la marine. go français. 2000 

Poincet, ingénieur du génie L'association des hélices 

maritime. aux turbines . 2000 

Maxime Grémieux, ingé- . Les poudres de la marine. 1500 
nieur en chef de l’artille¬ 
rie navale. 

Charles Lafon, lieutenant L’aéronautique navale mili- 

de vaisseau. taire . 500 

1915. Maurice Marchand, lieute- La protection du sous-ma¬ 

nant de vaisseau. rin contre les mines. . . 3000 

Jean Lefèvre, lieutenant de Lci pratique des moteurs 
vaisseau. Diesel; description, con¬ 

duite, incidents de mar¬ 
che .1500 

Louis Jauch et Auguste Cours de machines marines. 1500 
Masméjean, mécani¬ 
ciens principaux de 
l re classe de la marine. 










PRIX BORDIN. 


1835 


(Maindron, p. 121; Aucoc, p. 352). 

Charles-Laurent Bordin, notaire à Paris, mourut à Sartrouville 
le 23 mai 1835. Son testament olographe, en date du 27 avril de 
cette même année, contenait notamment les dispositions sui¬ 
vantes : 

«Je donne et lègue à l’Institut royal de France douze mille francs 
«de rente cinq pour cent consolidés sur l’État. Cette rente sera di- 
« visée et répartie chaque année entre l’Académie française, l’Aca- 
« démie des Inscriptions et Belles Lettres, l’Académie des Sciences 
«et l’Académie des Beaux-Arts, à raison de trois mille francs de 
« rente pour chacune des trois premières Académies et de deux 
« mille cinq cents francs de rente pour l’Académie des Beaux- 
« Arts. . . . Quant aux cinq cents francs de rente de surplus ils res- 
« teront à la disposition de ce corps pour le couvrir et l’indemni- 
« ser des frais et dépenses annuelles que pourront lui occasionner 
« les détails d’exécution des dispositions relatives à la distribution 
« des prix qui seront ci-après fondés. 

« Les portions de rente attribuées à chaque Académie dans la 
« rente totale de douze mille francs serviront à fournir et compo- 
« ser les prix que je fonde par mon présent testament jusqu’à con- 
« currence de la valeur desdites portions de rente, pour être déli- 
« vrés annuellement par chaque Académie aux auteurs qui auront 
« le mieux rempli les programmes et traité les sujets, soit en pro- 
« se, soit en vers, qu’elle aura proposés. ... Le nombre et la va- 
« leur de ces prix seront tous les ans déterminés par les program- 
« mes en sorte que chaque année la portion de rente appartenant à 
« chaque Académie pourra composer un ou plusieurs prix de quo- 
'« tités différentes suivant l’importance, la nature et la difficulté des 



122 


PRIX BORDIN. 


«sujets à traiter. Les juges du concours pourront même, d’après la 
« manière satisfaisante dont le programme aura été rempli et la 
« supériorité du travail de l’un des concurrents sur les composi- 
« tions des autres, cumuler les portions divisées qui auront été 
« d’abord fixées et les réunir en un moindre nombre ou même en 
«une seule en faveur de l’auteur de la meilleure composition. Les 
«sujets mis au concours auront toujours pour but l’intérêt pu- 
« blic, le bien de l’humanité, les progrès de la science et l’hon- 
«neur national. 

«Si même un ouvrage important, en prose comme en vers, soit 
«dans la littérature, soit dans les sciences, soit dans les arts, avait 
«été récemment publié et paraissait digne, par son mérite et la 
« supériorité du talent avec lequel il aurait été traité, d’une dis- 
«tinction éclatante et d’une honorable rémunération, l’Institut en- 
« tier, sur la proposition de l’Académie que la matière concerne- 
« rait plus particulièrement, pourra suspendre dans ce cas, en tout 
«ou en partie, les concours et distributions des prix d’une année et 
« remettre et délivrer le montant des prix suspendus à l’auteur de 
«l’ouvrage, fût-il même membre de l’Institut, et ce à titre d’hon- 
« neur, de reconnaissance et d’encouragement. Cette résolution se- 
« ra prise par l’Institut en corps, sur une convocation spéciale en 
« la forme ordinaire de ses délibérations et il en sera délivré une 
«ampliation à l’auteur lors de la remise qui lui sera faite de la 
«somme qui lui aura été allouée. ...» 

Ce legs principal devait éventuellement s’accroître par suite 
d’une disposition prévoyant le cas où la Compagnie des notaires 
de Paris ne pourrait accepter un legs d’une somme de 80 000 frs 
et d’une rente de 6000 frs, qui lui était fait pour la fondation d’une 
école de notariat. Dans ce cas, Ch.-L. Bordin laissait une rente de 
trois mille francs à l’administration des hospices de Paris et 
ajoutait: 

«Je donne et lègue à l’Institut royal de France sur ledit legs fait 
«à la Compagnie des notaires de Paris, qui serait devenu caduc, 
« les trois mille francs de rente formant l’autre moitié des six mil- 
« le francs de rente cinq pour cent consolidés sur l’Etat que j’avais 
«légués à ladite Compagnie des notaires, ce qui, joint aux douze 
«mille francs de rente de même nature par moi déjà légués à 


PRIX BORDIN. 


123 


«l’Institut, portera la totalité de son legs à quinze mille francs de 
« rente sur l’Etat, desquels trois mille francs de rente de supplément 
« il reviendra et appartiendra cinq cents francs de rente à l’Acadé- 
« mie des Beaux-Arts pour compléter, avec les deux mille cinq cents 
«francs de même rente qui ont été déjà légués, trois mille francs 
« de rente, comme aux trois premières Académies, et les deux mil- 
« le cinq cents francs restant reviendront et appartiendront à l’A- 
« cadémie royale des Sciences morales et politiques pour les em- 
« ployer chaque année en distribution de prix, conformément et 
« ainsi qu’il a été ci-devant réglé et déterminé pour les quatre au- 
« très Académies et sous les mêmes charges et conditions, qui leur 
« sont imposées. » 

L’Académie des Sciences accepta, pour ce qui la concernait, le 
legs de Ch.-L. Bordin pendant sa séance du 45 juin 4835; une or¬ 
donnance royale, en date du 42 novembre suivant, ratifia cette dé¬ 
cision ainsi que celles, semblables, prises par l’Académie française, 
le 44 juin, par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, le 
49 juin, et par l’Académie des Beaux-Arts. 

La Compagnie des notaires de Paris, au contraire, décida en 
assemblée générale le refus du legs dont elle pouvait bénéfi¬ 
cier; en conséquence un décret, en date du 30 novembre 4854, auto¬ 
risa l’Académie des Beaux-Arts et l’Académie des Sciences morales 
et politiques à profiter, conformément aux dispositions testamen¬ 
taires, de ce legs devenu caduc. 

Le testateur ayant laissé l’usufruit de ses legs à sa veuve, ce ne 
fut que vers 4854 que l’Institut entra en possession des rentes lé¬ 
guées. 

L’Académie des Sciences décida alors qu’elle nommerait, chaque 
année, une commission, laquelle serait prise alternativement dans 
les sections des sciences mathématiques et dans les sections des 
sciences physiques et serait appelée soit à juger les ouvrages déjà 
publiés, soit à présenter des sujets de prix. Ce règlement n’est pas 
changé. La commission se compose de sept membres élus. 

La valeur du prix annuel est toujours de 3000 fr. 

Au début l’anonymat fut exigé des candidats, comme pour le 
prix de l’État, mais, depuis 4902, cette formalité est devenue facul¬ 
tative. 


124 PRIX BORDIN DES SCIENCES MATHÉMATIQUES. 


Liste des attributions du Prix Bordin 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1° SCIENCES MATHÉMATIQUES. 


1882. Sujet proposé. — Rechercher l’origine de l'électricité de l’at- fr. 
mosphère et les causes du grand développement des phé¬ 
nomènes électriques dans les nuages orageux. 

Le prix n’est pas décerné: 

Larroque. Contribution à l’étude des ora¬ 
ges. . . . Encouragement 1000 

1885. 1° Sujet proposé pour 1884 et prorogé à 1885. — Soit l’étude 

générale clu problème des déblais et des remblais, soit 
la solution dans un cas simple choisi par Vendeur du 


mémoire. 

Paul Appell, professeur à 
la Faculté des sciences de 

Paris. 2000 

Otto Ohnesorge, de Wrie- 

zen..1000 

Albert de Saint Germain, 
professeur à la Faculté 

des sciences de Caen.. . Ment. hon. 


2° Sujet proposé en 1882 et prorogé à 1885. — (v. ci dessus.) 

Edlung, professeur de phy- Sur l’origine de l’électrici- 

sique à l’Académie roya- té atmosphérique du ton¬ 
ie des sciences de Suède. nerre et de l’aurore bo- 

réede ........ 3000 

1886. Sujet proposé. — Perfectionner la théorie des réfractions 
astronomiques. 







PRIX BORDIN DES SCIENCES MATHEMATIQUES. 


■125 


Rodolphe Radau, secrétai- fr. 

re de la rédaction de la 

Revue des deux mondes . 3000 


1888. Sujet proposé. — Perfectionner en un point important la 
théorie du mouvement d’un corps solide. 

M me Sophie de Kowa- Mémoire sur un cas parti- 
levsky. . culier du problème de la 

rotation d’un corps pesant 
autour d’un point fixe, où 
l’intégration s’effectue à 
l’aide de fonctions ultra- 
elliptiques du temps. . . 5000 

1892. 1° Sujet proposé pour 1890 et prorogé à 1892. — Étudier les 

surfaces dont l’élément linéaire peut être ramené à la 
forme: 

d s 2 = [f (u) — '■? (v) ] (d u* -f- d v-) 

Gabriel Kœnigs, maître de Mémoire sur les lignes géo- 


conférences à la Faculté désiques . 3000 

des sciences de Paris. 

Otto Ohnesorge, de Wrie- 

zen ..Ment. hon. 

Louis Raffy, maître de con¬ 
férences à la Faculté des 

sciences de Paris.Ment. hon. 


2° Sujet proposé pour 1892. — Applications de la théorie 
générale des fonctions cibéliennes à la géométrie. 

Georges Humbert, ingé¬ 
nieur en chef des mines, 
professeur à l’Ecole poly¬ 
technique . 3000 

1894. Sujet proposé. — Etude des problèmes de mécanique ana¬ 
lytique admettant des intégrales algébriques par rap¬ 
port aux vitesses et particulièrement des intégrales 
quadratiques. 







126 


PRIX BORDIN DES SCIENCES MATHÉMATIQUES. 


Paul Painlevé, maître de fr. 

conférences à la Faculté 

des sciences de Paris. 3000 

Roger Liouville, ingé¬ 
nieur des poudres et sal¬ 
pêtres .. Ment. hon. 1500 

Elliot.Ment. hon. 


1896. Sujet proposé. — Théorie des lignes géodésiques. 


Jacques Hadamard, pro¬ 
fesseur à la Faculté des 

sciences de Bordeaux. 4000 

1899. Sujet proposé pour 1898 et prorogé à 1899. — Étudier les 
questions relatives à la détermination, aux propriétés 


et aux applications des systèmes de coordonnées curvi¬ 
lignes orthogonales à n variables. . . 

Le prix n’est pas décerné: 

Jules Drach, maître de con¬ 
férences à la Faculté des 

sciences de Clermont.Ment, très hon. 2000 

1902. Sujet proposé. — Développer et perfectionner la théorie des 


surfaces applicables sur le paraboloïde de révolution. 

Le prix n’est pas décerné: 

de Tannenberg, professeur 
à la Faculté des sciences 

de Bordeaux.Ment. hon. 3000 

1904. Sujet proposé en 1902 et prorogé à 1904. — V. ci-dessus. 

Servant. 2000 


1907. Sujet proposé- — Reconnaître d’une manière générale si 
les coordonnées des points cl’une surface algébrique peu¬ 
vent s’exprimer en fonctions abéliennes de deux paramè¬ 
tres, de telle sorte qu'à tout point de la surface corres¬ 
ponde plus d’un système de valeurs des paramètres 








PRIX BORDIN DES SCIENCES PHYSIQUES. 


127 


(aux périodes près). Étudier en particulier le cas où l’é- fr. 
quation de la surface serait de la forme 
~ 2 = f (x, y), 

f étant un polynôme, et donner des exemples explici¬ 
tes de telles surfaces. 

F. Enriques, professeur à 
l’Université de Bologne, et 
F. Severi, professeur à 

l’Université de Padoue. 3000 


1909. Sujet proposé. — L'invariant absolu qui représente le nom¬ 
bre des intégrales doubles distinctes de seconde espèce 
d'une surface algébrique dépend d’un invariant relatif 
p, qui joue un rôle important dans la théorie des inté¬ 
grales de différentielles totale de troisième espèce et 
dans celle des courbes algébriques tracées sur la surfa¬ 
ce. On propose de faire une étude approfondie de cet in¬ 
variant, et de chercher notamment comment on pourrait 
trouver sa valeur exacte, au moins pour des catégories 
étendues de surfaces. 


Giuseppe Bagnera, profes¬ 
seur à l’Université de Pa- 
lerme, et Michèle de 
Franchis, professeur à 
l’Université de Catane. 


Le nombre p de M. Picard 
pour les surfaces hyperel- 
liptiques et pour les sur¬ 
faces irrégulières de genre 
zéro . 3000 


1911. Sujet proposé. — Perfectionner en un point important la 
théorie des systèmes triples de surfaces orthogonales. 

A. Demoulin, professeur à 

l’Université de Gand. 3000 


2 ° SCIENCES PHYSIQUES. 


1881. 1° Sujet proposé pour 1879 et prorogé à 1881. — Faire con¬ 

naître par des observations directes et des expériences, 
l’influence qu’exerce le milieu sur la structure des orga¬ 
nes végétatifs : racines, tiges feuilles, etc. . 





128 


PRIX BORDIN DES SCIENCES PHYSIQUES. 


Le prix n’est pas décerné: 
Émile Mer. 


De l’influence qu'exerce le 
milieu sur la végétation, 
la forme et la structure 


fr. 


des plantes. Encouragement 1500 


2° Sujet proposé pour 1881. — Étude comparative de la 
structure et du développement du liège, et, en général, 
du système tégumentaire dans la racine. 


Louis Olivier 


Recherches sur l’appareil té¬ 
gumentaire des racines. . 3000 


1883. 1° Sujet proposé pour 1879, prorogé à 1881 puis à 1883. — 

Faire connaître par des observations directes et des ex¬ 
périences l’influence qu’exerce le milieu sur la structure 
des organes végétatifs : racines, tiges, feuilles, etc. . 

J. Costantin, maître de con¬ 
férences de botanique à la 
Faculté des sciences de 

Bordeaux. 3000 

Émile Mer.Encouragement 1000 

2° Sujet proposé pour 1883. —. Recherches relatives à la 
paléontologie botanique ou zoologique de la France ou 
de l’Algérie. 

Grand’Eury, ingénieur à Flore carbonifère du dépar- 
Saint Etienne. tement de la Loire et du 


centre de la France: — 
Sur la formation de la 
houille . 


3000 


1891. 1° Sujet proposé. Étudier les phénomènes intimes de la 

fécondation chez les plantes phanérogames en se plaçant 
particulièrement au point de vue de la division et du 
transport du noyau cellulaire. 

Léon Guignard, professeur 
à l’Ecole supérieure de 

pharmacie. 3000 

2° Sujet proposé. — Étude comparative de l’appareil auditif 
chez les animaux vertébrés à sang chaud. 









PRIX BORDIN DES SCIENCES PHYSIQUES. 


129 


D r Beauregard, assistant au fr. 

Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 3000 


1893. Sujet proposé. — Genèse des roches éclairée par l’expérimen¬ 
tation synthétique. 

Léon Bourgeois, assistant 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle .Récompense 1500 

Gorgeu.Encouragement 1000 

Léopold Michel, prépara¬ 
teur à la Sorbonne.Encouragement 1000 

Duboin, maître de conféren¬ 
ces à la Faculté des scien¬ 
ces de Toulouse.Encouragement 1000 

Doelter et de Schulten.Citation 


1895. Sujet proposé. — Le prix sera donné au mémoire qui contri¬ 
buera le plus à la connaissance de l'histoire naturelle 
(zoologie, botanique ou géologie ) du Tonkin ou de nos 
possessions de l’Afrique centrale. 


E. de Pousargues, licencié 
ès sciences naturelles. 

Barrat, ingénieur des mi¬ 
nes. 

1899. 

Armand Viré 

1901. 


Contribution à la connais¬ 
sance mammologique du 
Congo et de l’Oubanghi, 
d’après les spécimens rap¬ 
portés par les voyageurs 
français .1500 

Géologie du Congo français. 1500 


Sujet proposé. — Etude des modifications des organes des 
sens chez les animaux cavernicoles. 

La faune souterraine de la 

France . 3000 


Sujet proposé. — Etudier l’influence des conditions extérieu¬ 
res sur le protoplasme et le noyau chez les végétaux. 

9 










130 


PRIX BORDIN DES SCIENCES PHYSIQUES. 


Matruchot, professeur ad- fr. 

joint à la Faculté des 
sciences de Paris, et 
Molliard, professeur au 

Collège Sainte Barbe. 3000 

1905. Sujet proposé. — Des siliciures et de leur rôle dans les al¬ 
liages industriels. 

Paul Lebeau, agrégé de l’E¬ 
cole supérieure de phar¬ 
macie. 3000 

1908. Sujet proposé. — Etude des poissons fossiles du bassin pa¬ 
risien. 


F. Priem, professeur au Ly¬ 
cée Henri IV.1500 

Leriche, maître de conféren¬ 
ces à la Faculté des 

sciences de Lille.•.1500 


1910. Sujet proposé. — Étudier l’origine, le développement et la 
disparition des tissus transitoires qui peuvent entrer à 
diverses époques dans la structure du corps végétatif 
des plantes vasculaires. Préciser, dans chaque cas par¬ 
ticulier, le rôle éphémère du tissu considéré. 

G . Chauveaud, chef de tra¬ 
vaux pratiques à la Facul¬ 
té des sciences de Paris. 3000 

1912. Sujet proposé. — Recherches sur le déterminisme de la sexua¬ 
lité chez les êtres vivants. 

Le prix n’est pas décerné: 

D r R. Robinson .... Contribution à l’étude du 

déterminisme de la sexua¬ 
lité de quelques mammi¬ 
fères. . . . Encouragement 2000 








431 


PRIX LAPLACE. 

1836 


(Maindron, p. 125; Aucoc, p. 353). 


Pierre-Simon Laplace, né à Beaumont-en-Auge, dans le Calvados, 
le 23 mars 1749, de parents pauvres et sans instruction, est devenu 
par la seule puissance de son génie l’une des plus illustres figures 
de l’humanité savante. 

Il sut se faire connaître de d’Alembert, qui facilita ses débuts. 
Nommé adjoint mécanicien à l’Académie des Sciences, en 1773, à l’⬠
ge de vingt-quatre ans, associé en 1783, pensionnaire de la section 
de mécanique en 1785, Laplace y trouva d’abord les maîtres, puis les 
collaborateurs grâce à l’aide desquels son œuvre a pu prendre son 
plein développement. Le Directoire exécutif, lorsqu’il organisa, en 
1795, l’Institut national, qui remplaça les anciennes académies, le 
nomma membre de la Classe des sciences dans la section de ma¬ 
thématiques ; il occupa dans la Classe, dont il fut le premier vice- 
président, puis dans l’Académie royale des sciences une situation 
prépondérante. Napoléon l’avait fait comte, en 1806, Louis XVIII 
le fit pair de France et marquis, en 1817. Il mourut à Paris, le 6 
mars 1827. 

Laplace avait été l’un des organisateurs de l’Ecole polytechni¬ 
que. Le 28 mars 1836, sa veuve écrivit à Arago, secrétaire perpétuel 
pour les sciences mathématiques, la lettre suivante : 

«Monsieur, j’ai l’honneur de vous demander de vouloir bien 
« soumettre à l’acceptation de l’Académie des sciences un prix que 
«j’ai l’intention de fonder à perpétuité. 

«Ce prix consisterait dans les œuvres complètes de M. de La- 
« place; il serait donné tous les ans par les mains du Président de 
« l’Académie au premier élève sortant de l’École polytechnique. 

«Si, comme je dois l’espérer, l’Académie des Sciences agrée 


13 2 


PRIX LAPLACE. 


« l’offre que je lui soumets, je lui transmettrai aussitôt une in- 
« cription sur l’État de 215 fl ', montant du prix de tous les volumes 
«convenablement reliés. 

« Dans le cas où, contre toute probabilité, à la suite de quelque 
«nouvelle organisation des services publics, l’École polytechnique 
«cesserait d’exister, la fondatrice demanderait à l’Académie de 
« vouloir bien donner à ce prix (les oeuvres de M. de Laplace) 
«la destination qu’on jugerait la plus favorable à l’émulation des 
«jeunes élèves qui cultivent les mathématiques. 

« M me de Laplace espère de l’affection des confrères et amis de 
«M. de Laplace qu’ils verront dans sa proposition un hommage 
«qu’elle est heureuse de rendre aux sciences dont l’Académie est 
« le sanctuaire. 

« Recevez, etc. 

« Marquise de Laplace. » 

Une ordonnance royale, en date du 3 juin 1836, autorisa l’Acadé¬ 
mie à accepter cette donation et dès 1836 le prix fut décerné au 
premier élève sorti de l’École polytechnique en 1835. 

Une première fois épuisées, les œuvres de Laplace ont été réédi¬ 
tées aux frais de l’État en 1842; mais cette édition, d’ailleurs in¬ 
complète et imparfaite, s’épuisa à son tour. 

Grâce à l’appui de la famille, M. Gauthier-Villars a entrepris, en 
1878, sous les auspices de l’Académie et avec le concours actif de 
plusieurs de ses membres, une nouvelle édition, revue et complétée, 
du Traité de mécanique céleste (5 vol.), de VExjwsition du systè¬ 
me du monde (1 vol.) et de la Théorie des probabilités (1 vol.). 

Ces sept volumes sont remis, chaque année, au cours de la séan¬ 
ce publique annuelle de l’Académie des Sciences, par le président, 
au premier élève sortant de l’École polytechnique. 


Liste des lauréats du prix Laplace 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. Léon-Augustin Janet, né à Paris, le 6 décembre 1861. 


PRIX LAPLACE. 


133 

1882. Adolphe-Joachim-Fernand Bochet, né à Paris, le 20 jan¬ 

vier 1863. 

1883. Auguste-Camille-Edmond Rateau, né à Royan, le 13 novem¬ 

bre 1863. 

1884. Paul-Ernest-Victor Ghapuy, né à Aumale (Algérie), le 4 fé¬ 

vrier 1863. 

1885. Emile-Gustave-Alfred Coste, né à Paris, le 15 février 1864. 

1886. Edouard-Adrien Brisse, né à Épernay, le 6 juillet 1865. 

1887. Jules-Robert-Edouard de Billy, né à Jacou (Hérault), le 29 oc¬ 

tobre 1866. 

1888. Paul-Louis Weiss, né à Strasbourg, le 7 février 1867. 

1889. ex aequo Eugène - Antoine - Alexandre Verlant, né à Vismes-au- 

Val (Somme), le 18 mai 1867, et 

Eugène - Charles - Ernest Herscher, né à Paris, le 26 
juin 1868. 

1890. Marie - Lucien Bailly, né à Lindre-Basse (Lorraine annexée), le 

8 novembre 1871. . 

1891. Louis Champy, né à Rothau (Vosges), le 22 Mars 1870. 

1892. Albert-François Lebrun, né à Mercy le Haut (M. et M.), le 

29 août 1871. 

1893. Jean-Emmanuel-Marie Bès de Berc, né à Brest, le 16 décem¬ 

bre 1872. 

1894. Edouard Glasser, né à Libourne, le 6 janvier 1874. 

1895. Henri-Joseph-André Bachellery né à Pars, le 12 janvier 1876. 

1896. de Nanteuil de la Morville, né à Cherbourg, le 12 mai 1876. 

1897. Jules-Louis Crussard, né à Neufchâteau (Vosges), le 10 juin 1876. 

1898. Emilien Mérigeault, né à Chabournay (Vienne), le 30 avril 1878. 

1899. Jean-Paul Siegler, né à Bar-le-Duc (Meuse), le 3 novembre 1877. 

1900. Henri-Léon Macaux, né à Paris, le 20 août 1878. 


134 


PRIX LAPLACE. 


1901. Marcel-Louis-Jean Japiot, né à Dijon, le 18 novembre 1879. 

1902. Jules - Antoine-Marie - Philippe Aubrun, né à Montluçon, le 

23 octobre 1881. 

1903. Louis-Gabriel Remy, né à Alger, le 9 octobre 1882. 

1904. Pierre-Marcel-André Léauté, né à Paris, le 5 novembre 1882. 

1905. Louis - Ernest Fortier, né à Fère-en - Tardenois (Aisne), le 

1 er avril 1882. 

1906. Pierre-Paul Lévy, né à Paris, le 15 septembre 1886. 

1907. Léon Daum, né à Nancy, le 21 mars 1887. 

1908. Paul-Marie-Emmanuel Lancrenon, né à Arles (B. du Rh.), le 

19 octobre 1888. 

1909. André - Victor - Étienne Vaucheret, né à Paris, le 24 fé¬ 

vrier 1889. 

1910. Étienne-Régis Audibert, né à Marseille, le 14 mai 1888. 

1911. Georges-Marie-Antoine Perrin, né à Paris, le 27 avril 1888. 

1912. Jules-Adolphe Menj, né à Paris, le 17 septembre 1890. 

1913. Roger-Marie Boutteville, né à Mantes (S. et 0.), le 25 septem¬ 

bre 1892. 

1914. Rodolphe-Joseph Sasportès, né à Alger, le 27 juin 1892. 

1915. La promotion étant aux armées, le prix n’a pu être décerné. 



135 


PRIX CUVIER. 


d839 


(Maindron, p. 128; Aucoc, p. 353). 


Georges-Léopold-Chrétien - Frédéric - Dagobert Cuvier, naquit à 
Montbéliard, le 24 août 1769. L’illustre zoologiste et créateur delà 
paléontologie entra à l’Académie des Sciences en 1795 et en fut élu 
secrétaire perpétuel pour les sciences physiques le 31 janvier 1803. 
Les fonctions des secrétaires perpétuels venaient d’être créées par 
un arrêté ^u Premier Consul, en date du 17 nivôse an XI (7 jan¬ 
vier 1803); Delambre et Cuvier en furent les premiers titulaires. 
George Cuvier apporta dans l’exercice de ces fonctions les facultés 
supérieures de son esprit et cette puissance de travail extraordi¬ 
naire qui lui permettait de mener de front ses travaux de savant 
et les occupations que lui imposaient les charges les plus hautes 
et les plus diverses. Il mourut à Paris le 13 mai 1832. 

Ses admirateurs constituèrent une commission de souscrip¬ 
teurs, sous la présidence de Gérando, pour élever un monument 
à sa mémoire dans le jardin des plantes. David d’Angers exécuta, 
de 1835 à 1838, deux statues, dont l'une est à Montbéliard et l’au¬ 
tre dans la galerie minéralogique du Muséum d’histoire naturelle. 
Le l* r avril 1839 le vœu suivant fut adressé à l’Académie des 
Sciences : 

« La commission des souscripteurs pour le monument Cuvier 
«ayant en réserve une somme de plus de trois mille francs, après 
« les dépenses qu’exige ce monument a exprimé le vœu que la som- 
« me qui restera libre soit affectée à l’Académie des Sciences pour 
«être placée en rentes sur l’Etat et faire tous les 5 ou 10 ans les 
«fonds d’un prix qui porterait le nom de Cuvier et qui serait dé- 
« cerné à la découverte la plus intéressante dans les sciences natu- 
« relies. » 


136 


PRIX CUVIER. 


Le 15 avril suivant Adolphe Brongniart informait ses confrères 
que la somme réellement disponible et offerte à l’Académie dé¬ 
passait 7000 frs. Il disait en outre : 

«J’ajouterai que la commission du monument de Cuvier, dans sa 
« séance du 14 mars 1834, avait arrêté que le prix serait accordé à 
« l’ouvrage le pins remarquable en histoire naturelle soit siu' le 
« règne animal soit sur la géologie. 

«Cette destination de l’excédent de la recette a dû être insérée au 
« Moniteur par suite d’une décision prise dans la séance de la com- 
« mission du 19 février 1836. » 

Par lettre du 6 mai 1839, Gérando confirma à l’Académie l’exac¬ 
titude de ces rectifications. 

Sur ces entrefaites, l’Académie avait décidé le 8 avril, que le prix 
serait décerné tous les trois ans sur une question proposée et, à dé¬ 
faut de mémoires suffisants sur la question proposée, à l’ouvrage 
le plus important sur l’étude des ossements fossiles, l’anatomie 
comparée ou la zoologie. 

Mais l’ordonnance royale, en date du 25 juillet 1839, qui l’auto¬ 
rise à accepter la donation, stipule que le prix « sera distribué, 
«tous les trois ans, à l’auteur de l’ouvrage le plus remarquable 
« soit sur le régne animal soit sur la géologie. » 

Le prix fut décerné, pour la première fois, en 1851. 

La valeur, primitivement fixée à 1500 frs, n’a pas changé, mais 
le prix est maintenant annuel. 

Les sections de minéralogie et d’anatomie et zoologie, réunies 
le 10 janvier 1915, ont décidé qu’à l’avenir le prix serait décerné 
deux années consécutives sur la proposition de la commission des 
prix d’anatomie et zoologie et la troisième année sur la proposition 
de commission des prix de minéralogie et géologie. Chacune de 
ces deux commissions est composée de la section correspondante 
et de trois membres élus. 


PRIX CUVIER. 


137 


Liste des attributions du prix Cuvier 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1882. Oswald Heer, correspon¬ 
dant de l’Académie, pro¬ 
fesseur de l’Université de 
Zurich. 

1885. Van Beneden, correspon¬ 
dant de l’Académie, pro¬ 
fesseur à l’Université de 
Louvain. 

1888. Joseph Leidy, professeur à 
l’Université de Pensylva- 
nie à Philadelphie. 

1891. A l’œuvre collective du Géo- 
logical Survey des 
États-Unis. 

1894. Sir John Murray . . . . 

1897. Marsh, professeur aux États- 
Unis. 

1900. Antoine Fritsch, professeur 
de zoologie à l’Université 
tchèque de Prague. 

1903. Eugène Simon, ancien pré¬ 
sident de la Société ento- 
mologique de France. 

1906. D r Raffray, directeur des 
établissements français en 
Italie. 


Pour ses travaux de bota- fr. 
nique et de paléontologie. 1500 


Pour ses travaux de biologie 
et de zoologie.1500 


Pour l’ensemble de ses re¬ 
cherches de paléontologie 
et de zoologie dans l’Amé¬ 
rique du Nord.1500 

.1500 

.1500 


Études et découvertes paléon- 
tologiques.1500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de zoologie et de pa¬ 
léontologie .1500 

Histoire naturelle des arai¬ 
gnées .1500 


Pour l’ensemble de ses, tra¬ 
vaux sur les insectes et 
surtout pour son Généra et 
catalogue des psélaphides. 1500 






138 


PRIX CUVIER. 


1909. Charles Janet, ingénieur Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

des arts et manufactu- vaux de zoologie et en par- 
res. ticulier ses études sur les 

fourmis.1500 

1911. L. Guénot, professeur de Pour l’ensemble de son œu- 

zoologie à la Faculté des vre scientifique.1500 

sciences de Nancy. 

1913. Charles Oberthür, de Ren- Études d’entomologie. — 

nés. Études de lépidoptérologie 

comparée .1500 

1914. Louis Bordas, professeur Pour l’ensemble de ses re¬ 

adjoint à la Faculté des cherches d’entomologie. . 1500 

sciences de Rennes. 





139 


FONDATION TRÉMONT. 


1847 


(Maindron, p. 139; Aucoc, p. 356). 


Louis-Philippe-Joseph Girod de Vienney, baron de Trémont, an¬ 
cien préfet, demeurant à Paris, mourut à Saint Germain en Laye 
le 1 er juillet 1852. Par testament, en date du 5 mai 1847, il avait af¬ 
fecté la plus grande partie de ses biens à des fondations utiles à 
l’humanité : 

L’Académie française recevait la mission de décerner annuelle¬ 
ment un prix ou une médaille au plus noble usage de l’opulence 
et d’assurer une rente annuelle à chacune des trois associations 
des gens de lettres, des artistes dramatiques et des inventeurs 
et artistes industriels. 

Les Facultés des sciences, de droit et de médecine étaient dotées 
de rentes à distribuer sous la forme de prix d’encouragement à des 
étudiants distingués et sans fortune. 

Deux prix d’encouragement étaient mis à la disposition de l’Aca¬ 
démie des Beaux-Arts, destinés l’un à de jeunes peintres ou sta¬ 
tuaires l’autre à de jeunes musiciens et cette Académie avait en 
outre la charge d’assurer une contribution annuelle à l’association 
des artistes musiciens de Paris et à celle des artistes peintres et 
dessinateurs. 

Trois bourses entières et trois trousseaux étaient fondés à l’Eco¬ 
le polytechnique et à celle des arts et métiers de Châlons. 

Un fonds de secours était institué pour les pauvres delà commu¬ 
ne de Rosey, Haute Saône. 

La Maternité de Paris recevait une rente destinée à faciliter par 
une petite dot le mariage d’une fille-mère. 


140 


FONDATION TRÉMONT. 


Et la part de l’Académie des Sciences consistait en une « Fonda¬ 
it. tion pour aider un savant sans fortune dans les frais de tra- 
« vaux et d'expériences qui feront espérer une découverte ou un 
«perfectionnement très utile dans les sciences et dans les arts li- 
« béraux industriels. » 

Le testateur développait sa pensée en ces termes : 

« Comme dans les autres carrières le manque de ressources suffi- 
« santés peut empêcher un savant ou un habile mécanicien d’ame- 
« ner son invention à son point de perfectionnement et d’utilité, 
«C’est ainsi que des essais incomplets, dont la continuation aurait 
«eu d’importants résultats, ont été abandonnés, qu’alors des étran- 
« gers^s’en sont emparés et ont ensuite importé chez nous nos pro- 
« près découvertes. L’Académie des Sciences est par dessus tout 
« apte à apprécier le mérite de ces travaux et à les encourager. En 
« conséquence une fondation de mille francs de rente sera mise à 
« sa disposition pour aider dans ses travaux tout savant, inçjé- 
« nieur, artiste ou mécanicien auquel une assistance sera nèces- 
« saire pour atteindre un but utile et glorieux pour la France. 
«Toute latitude est laissée à l’Académie pour la durée de cette ai- 
« de. Et comme de telles découvertes ont lieu rarement, lorsque la 
«rente n’aura pas son emploi, elle sera capitalisée avec le fonds et 
«deviendra ainsi plus digne de son' but. S’il s’écoulait un nombre 
«d’années que l’Académie fixerait, elle pourrait appliquer à son 
«choix la somme disponible, soit à favoriser les explorations d’un 
<t savant voyageur, soit à des recherches dans des archives, de 
«documents propres à éclairer quelques points essentiels de la 
«science, soit enfin à doter un établissement scientifique d’un 
« instrument qui lui manquerait. » 

La rente de mille francs ci-dessus léguée ainsi que toutes les au¬ 
tres rentes instituées par le testament était en outre majorée de 
-10 o / o comme suit : 

«La retenue du dixième affectée à un fonds d’accroissement des 
« fondations perpétuelles, est un moyen de les mettre à l’abri de la 
« dépréciation successive des valeurs monétaires d’après leur plus 
« d’abondance par l’extension de l’exploitation des mines qui les 
«fournissent. Louis XVI, dans son ordonnance de 1780 sur les 


FONDATION TRÉMONT. 


141 


«dotations des hôpitaux, l’a prévu. Je suis cet exemple; mais pour 
« que la somme annuelle à distribuer le soit intégralement, au lieu 
«d’en retenir le 10°, j’ajoute en plus ce 10 p , qui sera affecté chaque 
« année à un fonds d’accroissement. » 

Dans son comité secret du 3 juillet 1854, l’Académie des Sciences 
accepta le legs à elle fait par le baron de Trémont. Un décret, en 
date du 8 septembre 1856 ratifia cette décision. 

Le premier bénéficiaire de la subvention de la fondation Tré¬ 
mont fut RuhmkorfT en 1857. 

Des circonstances particulières firent sans doute ajourner, au dé¬ 
but, l’exécution du désir du donateur en ce qui concerne la consti¬ 
tution du fonds d’accroissement; et la valeur du prix, fixée à onze 
cents francs, est restée à ce chiffre jusqu’à aujourd’hui; mais la 
commission administrative de l’Académie vient de décider de rame¬ 
ner la valeur du prix à 1000 frs afin de pouvoir chaque année fai¬ 
re la réserve de 10 o / o, demandée par le baron de Trémont. 

La subvention est accordée, chaque année, s’il y a lieu, par l’Aca¬ 
démie sur la proposition de la commission administrative. (Déci¬ 
sion prise au comité secret du 18 avril 1904.) 


Liste des bénéficiaires de subventions sur 
la Fondation Trémont depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. Golaz, constructeur d’appa¬ 

reils de physique. 

1882. Sidot, préparateur de chimie 

au lycée Charlemagne. 

1883. Jules Morin, ingénieur- 

constructeur. 


1884. de Tastes 


Pour la perfection des appa- fr. 

reils sortis de ses ateliers. 1100 

Pour ses recherches sur les 
verres phosphoriques. . . 1100 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux et de ses inventions 
mécaniques.1100 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de météorologie . . 1100 




142 


FONDATION TRÉMONT. 


1885. Bourbouze, préparateur du Pour l’établissement d'un fr. 

cours de physique à la grand nombre d’appareils 
Sorbonne. pour expériences de phy¬ 
sique .1000 

Sidot, maître répétiteur au Pour ses travaux originaux 

Lycée Charlemagne. de chimie.1000 

1886. Moureaux, météorologiste- Pour son travail sur la distri- 

adjoint à l’Observatoire bution des éléments ma- 

du Parc S* Maur. gnétiques en France . . . 1100 

1887. Jules Morin, ingénieur-con¬ 

structeur .1100 

1888. Fénon. 2000 

1889. Jules Morin, ingénieur-con¬ 

structeur .1100 


1890. Beau de Rochas. 2000 

1891. Émile Rivière. Antiquité de l’homme dans 

les Alpes maritimes. . . 2000 

1892. Émile Rivière.1100 

1893. Jules Morin, ingénieur-con- Appareils pour expériences 

structeur. de physique et de méca¬ 
nique . 2000 

1894. Émile Rivière. Pour ses nouvelles recher¬ 

ches paléontologiques . . 1100 

1895. B. Renault, assistant au Pour ses recherches sur les 

Muséum d’histoire natu- plantes fossiles.1100 

relie. 

1896. Charles Frémont, ingé- Pour ses expériences sur le 

nieur-civil. travail des métaux. . . . 1100 

1897. Charles Frémont .1100 

1898. Charles Frémont.1500 













FONDATION TRÉMONT. 143 

1899. Louis Ducos du Hauron . A été en 1868 l’un des inven- fr. 

teurs de la photographie 
des couleurs par la métho¬ 
de des trois couleurs. . . 1100 

1900. Charles Frémont, ingé- Pour ses expériences sur le 

nieur-civil. travail des métaux. . . . 1100 

1901. Charles Frémont.1100 

1902. Charles Frémont.1100 

1903. Charles Frémont.1100 

1904. A. Guillemin. Pour ses travaux sur l’acous¬ 

tique .1100 

1905. Charles Frémont, ingé- Pour ses expériences sur le 

nieur-civil, chef de tra- travail des métaux. . . . 1100 

vaux pratiques à l’Ecole 
nationale supérieure des 
mines. 

1906. Charles Frémont.1100 

1907. Charles Frémont.1100 

1908. Charles Frémont.1100 

1909. Charles Frémont.1100 

1910. Charles Frémont.1100 

1911. Charles Frémont.1100 

1912. Charles Frémont.1100 

1913. Charles Frémont.1100 

1914. Charles Frémont.1100 

1915. Charles Frémont.1100 


















144 


PRIX BRÉANT. 


1849 


(Maindron, p. 133; Aucoc, p. 354). 


Jean-Robert Bréant, né vers 1785, chimiste français inventa en 
1831 un procédé de conservation des bois par injection sous pres¬ 
sion de certains liquides dans les vaisseaux de la sève; il s’occu¬ 
pa aussi de l’extraction des métaux nobles, notamment du platine 
et du palladium. Successivement vérificateur, puis directeur des 
essais des monnaies en France, officier de la Légion d’honneur, il 
mourut à Paris, le 7 février 1852. 

Au milieu de l’épidémie cholérique de 1849, le 28 août, sous l’in¬ 
fluence d’une pensée hautement philanthropique, il dicta les dis¬ 
positions testamentaires suivantes qui furent insérées en un acte 
authentique : 

« J’institue et donne après ma mort, pour être décerné par l’In- 
« stitut de France, un prix de cent mille francs cï celui qui aura 
« trouvé le moyen de guérir du choléra asiatique ou qui aura dè- 
« couvert les causes de ce terrible fléau. 

« Dans l’état actuel de la science, je pense qu’il y a encore beau¬ 
coup de choses à trouver dans la composition de l’air et dans les 
«fluides qu’il contient: en effet, rien n’a encore été découvert au 
«sujet de l’action qu’exercent sur l’économie animale les fluides 
«électriques, magnétiques ou autres; rien n’a été découvert égale- 
«ment sur les animalcules qui sont répandus en nombre infini 
«dans l’atmosphère, et qui sont peut-être la cause ou une des cau- 
« ses de cette cruelle maladie. 

« Je n’ai pas connaissance d’appareils aptes, ainsi que cela a lieu 
«pour les liquides, à reconnaître l’existence dans l’air d’animalcu- 
« les aussi petits que ceux que l’on aperçoit dans l’eau en se ser- 


PRIX BRÉANT. 


145 


« vant des instruments microscopiques que la science met à la dis- 
« position de ceux qui se livrent à cette étude. 

«Comme il est probable que le prix de cent mille francs, insti- 
« tué comme je l’ai expliqué plus haut, ne sera pas décerné de sui- 
« te, je veux, jusqu’à ce que ce prix soit gagné, que l’intérêt dudit 
« capital soit donné par l'Institut à la personne qui aura fait avan- 
« cer la science sur la question du choléra ou de toute autre mala- 
« die épidémique, soit en donnant de meilleures analyses de l’air, 
« en y démontrant un élément morbide, soit en trouvant un procé- 
« dé propre à connaître et à étudier les animalcules qui jusqu’à 
« présent ont échappé à l’œil du savant, et qui pourraient bien être 
« la cause ou une des causes de ces maladies. 

« Si l’Institut trouvait qu’aucun des concurrents ne méritât le 
«prix annuel formé des intérêts du capital, ce prix pourra être ga- 
« gnc par celui qui indiquera le moyen de guérir radicalement les 
«dartres ou ce qui les occasionne en faisant connaître l’animalcu- 
« le qui, dans ma pensée, donne naissance à cette maladie ou en 
« démontrant d’une manière positive la cause qui la produit. 

« L’Institut sera juge souverain des conditions accessoires et 
«d’aptitude à imposer aux concurrents et des sujets à proposer en 
«concours, mais seulement dans les limites que je viens de poser: 
«je lui confie ma pensée, convaincu que les lumières de ses mem- 
« bres assureront la pleine exécution de mon intention.» 

L’Académie des Sciences, dans sa séance du 21 juin 1852, décida 
l’acceptation du legs et un décret (‘), en date du 15 novembre 1853, 
ratifia cette décision. 

La section de médecine et chirurgie fut chargée de rédiger un 
programme. Le 13 novembre 1854, Claude Bernard lut en son nom 


( J ) Il n’est peut-être pas inutile de citer ici le texte du décret : « L’Acadé- 
« mie des Sciences de l’Institut de France est autorisée à accepter le legs 
«d’une somme de cent mille francs, fait à l’Institut par le S r Bréant . . » 
Bien qu’il se soit produit récemment quelques exceptions, la règle tradi¬ 
tionnelle est que les legs faits à l’Institut dans un but qui est du ressort spé¬ 
cial d’une Académie soient inscrits directement à l’actif de cette Académie. 

10 



146 


PRIX BRÉANT. 


un rapport qui fut inséré aux Comptes Rendus (t. XXXIX, p. 994, 
1854). Il concluait en proposant à l’Académie, qui l’adopta, le texte 
suivant : 

« 1° Pour remporter le prix de 100 000 fr. il faudra : 

« Trouver une médication qui guérisse le choléra asiatique dans 
«l’immense majorité des cas; 

« Ou 

«Indiquer d’une manière incontestable les causes du choléra 
«asiatique, de façon qu’en amenant la suppression de ces causes 
« on fasse cesser l’épidémie; 

« Ou enfin 

« Découvrir une prophylaxie certaine et aussi évidente que l’est, 
« par exemple, celle de la vaccine pour la variole. 

«2° Pour obtenir le prix annuel de 5000 francs, il faudra, par 
« des procédés rigoureux, avoir démontré dans l’atmosphère 
«l’existence de matières pouvant jouer un rôle dans la production 
« ou la propagation des maladies épidémiques. 

« Dans le cas où les conditions précédentes n’auraient pas été 
«remplies, le prix annuel de 5000 francs pourra, aux termes du 
«testament, être accordé à celui qui aura trouvé le moyen de gué- 
« rir radicalement les dartres ou,qui aura éclairé leur étiologie.» 

Chaque année, la commission des prix de médecine et chirur¬ 
gie, qui est composée de la section correspondante et de cinq 
membres élus, examine les titres des candidats, qui sont toujours 
nombreux; elle n’a pu jusqu’à présent proposer à l’Académie que 
l’attribution du prix annuel de 5000 fr. 

Le prix unique de 100 000 fr. n’est pas encore décerné. 


Liste des attributions du prix Bréant 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


Traité des maladies épidé¬ 
miques .. . 


1881. D r Léon Colin, professeur 
au Val de Grâce. 


fr. 

5000 



PRIX BRÉANT. 


147 


1882. Arloing et Gornevin, pro¬ 

fesseurs à l’Ecole natio¬ 
nale vétérinaire de Lyon, 
et Thomas, médecin-vé¬ 
térinaire à Dammartin, 
Haute-Marne. 

1883. D r A. Fauvel, inspecteur 

général des services sa¬ 
nitaires. 

D" Strauss, Roux, Nocard 
et L. Thuillier, élèves 
de Pasteur. 


1885. D r Mahé, médecin sanitaire 
de France à Constanti¬ 
nople. 


D r L. Bouveret, agrégé à 
la Faculté mixte de mé¬ 
decine et de pharmacie 
de Lyon. 

D r Gabriel Pouchet . . . 


Émile Rivière . 


A. Villiers 


1886. D r P. Duflocq. . 


De l’inoculation comme fr. 
moyen prophylactique du 
charbon symptomatique . 5000 


Pour ses derniers travaux 
sur l’étiologie du choléra. 5000 

Pour leur périlleuse étude du 
choléra faite sur place pen¬ 
dant l’épidémie de 1881 en 
Égypte : L. Thuillier con¬ 
tracta la maladie et mou¬ 
rut.1000 

Mémoire sur la marche et 
l’extension du choléra 
asiatique des Indes orien¬ 
tales vers l'occident (1875- 
1884); — Rapport sur l’o¬ 
rigine du choléra d’Egyp¬ 
te de 1883 . 5000 

Études sur les foyers cholé¬ 
riques de l’Ardèche. M. hon. 1500 


Recherches sur la composi¬ 
tion du sang chez les cho¬ 
lériques. . . . Ment. hon. 1500 

Statistique sur les cas de 
choléra constatés à Paris. 
.Ment. hon. 1500 

Note sur la formation des 
ptomaïnes dans le choléra. 
.Encouragement 500 

Relation de l’épidémie cho¬ 
lérique observée à l’hôpi¬ 
tal S 1 Antoine en novem¬ 
bre et en décembre 1884. 2000 






148 


PRIX BRÉANT. 


Ad. Guérard, ingénieur en 
chef des ponts et chaus¬ 
sées. 

D r L.-H. Thoinot . . . . 


1887. Galtier, professeur à l’École 
nationale vétérinaire de 
Lyon. 


D” Chantemesse et Fer¬ 
nand Widal. 

1888. D r Ph. Hauser. 


1889. D r A. Laveran, professeur 

au Val de Grâce. 

1890. D r A. Layet, professeur à la 

Faculté de médecine de 
Bordeaux. 

G. Collin, professeur hono¬ 
raire à l’École nationale 
vétérinaire d’Alfort. 

1891. D r Nepveu, professeur à 

l’École de médecine de 
Marseille. 

1892. D r A. Proust, professeur à 

la Faculté de médecine 
de Paris. 

Henri Monod. 

1893. D" Arnold Netter et L.-H. 

Thoinot. 


Port de Marseille : observa- fr. 

tions faites pendant lՎ 
pidémie cholérique de 
1885 . 1500 

Histoire de l’épidémie cholé¬ 
rique de 1884. — Origine, 
marche, étiologie généra¬ 
le .1500 


La rage envisagée, chez les 
animaux et chez l’homme, 
au point de vue de ses ca¬ 
ractères et de sa prophy¬ 


laxie . 3000 

Recherches sur le bacille ty¬ 
phique et l'étiologie de la 
fièvre typhoïde . 2000 

Étude sur l’épidémie de cho¬ 
léra en Espagne de 1884 à 
1885. 3000 


Pour sa découverte des hé¬ 
matozoaires du paludisme. 5000 

Traité pratique de la vacci¬ 
nation animale . 5000 

Pour son travail sur le cho¬ 
léra des oiseaux de basse- 
cour .1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 4000 

La défense de l’Europe con¬ 
tre le choléra . 2500 

Le choléra . 2500 

Pour leurs travaux sur les 
récentes épidémies de cho¬ 
léra en France. .... 2000 










PRIX BRÉANT. 


149 


D r Gimbert. 


D r Ch. Burlureaux, pro¬ 
fesseur agrégé au Val de 
Grâce. 

D r Gaillard. 

1894. Arloing, professeur à l’Ecole 
nationale vétérinaire de 
Lyon. 

1896. D r Louis Rénon. 

D 1 L.-H. Thoinot .... 

D p Arnold Netter .... 

1897. D r6 Burot et Legrand, de 

Rochefort. 

D r Émile Legrain, médecin 
aide-major de l re classe à 
Bougie, Algérie. 

1898. D r Phisalix, assistant au Mu¬ 

séum d’histoire naturelle. 


1899. D r L. Vaillard. 


D" Jules Gourmont et 
Doyon, de Lyon. 

D c H. de Brun, professeur 
à la Faculté de médecine 
de Beyrouth. 


Sur le traitement de la tu- fr. 
berculose pulmonaire par 
la créosote vraie .... 1500 

Sur le traitement de la tu¬ 
berculose pulmonaire par 
les injections sous-cutanées 
d’huile créosotée .... 1500 

Pour ses travaux relatifs au 
choléra.Ment. hon. 

Recherches relatives à la pé¬ 
ripneumonie épizootique des 


bêtes à cornes. 5000 

Recherches sur les maladies 
produites par Vaspergillus. 2000 

Etude d’une épidémie de ty¬ 
phus dans l’île de Tudy. 2000 

Etude du typhus dans le 
Nord de la France. . . . 2000 


Maladies des marins et épi¬ 
démies nautiques. — La 
mortalité dans l’armée. . 5000 

La pathologie saharienne. Récomp. 


Étude de la biologie des ani¬ 
maux venimeux et de l’ac¬ 
tion physiologique de leurs 


venins. 5000 

Recherches sur le tétanos et 
la vaccination anti-tétani¬ 
que. 4000 

Étude des effets convulsivants 
de la toxine tétanique . . 2000 

L’organisation sanitaire de 
l’empire ottoman et la dé¬ 
fense de l’Europe contre 


la peste et le choléra . Ment. 500 








■150 


PRIX BREANT. 


Ch. Besnoit et J. Cuillé, à 

l’École nationale vétéri¬ 
naire de Toulouse. 

1900. D r Jules Auclair. . . . 


D' Paul Remlinger, chef 
du laboratoire militaire de 
bactériologie à Tunis. 

1901. D rs Jules Gourmont, pro¬ 

fesseur à la Faculté mix¬ 
te de médecine et de 
pharmacie de Lyon, et 
V. Montagard, à Lyon. 

D' Emile Weil, à Paris. 

D r C. Levaditi. 

1902. D r Ed. Imbeaux, ingénieur 

des ponts et chaussées à 
Nancy. 

1903. Ernest Chambon, fondateur 

de l’Institut de vaccine 
animale. 

D r A. Borrel, chef de labo¬ 
ratoire à l’Institut Pas¬ 
teur. 

1904. D r Frédéric Borel, direc¬ 

teur de la santé au Havre. 

1905. D r H. Vincent, professeur 

au Val de Grâce. 


Septicémie hémorragique du fr. 
mouton .Mention 500 

Recherches sur les substan¬ 
ces toxiques contenues dans 
les bacilles tuberculeux. . 3000 

Sur quelques complications 
rares de la dysenterie et 
l’association de la dysen¬ 
terie à la fièvre typhoïde. 2000 

Recherches sur la pathologie 
de la variole.1666 


La leucocytose de la variole. 1666 

Recherches sur diverses in¬ 
fections .1666 

Ouvrage relatif à l’alimenta¬ 
tion en eau et l’assainisse¬ 
ment des villes. 5000 

L’Institut de vaccine anima¬ 
le, son histoire depuis sa 
fondation en i864. . . . 2500 

Mémoire sur la théorie pa¬ 
rasitaire du cancer, sur 


les épithélioses et notam¬ 
ment sur la clavelée. . . 2500 

Choléra et peste dans le 
pèlerinage musulman, 

1860- 1903 . 5000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur l’infection fuso- 
spirillaire.. 2500 






PRIX BREANT. 


1906. 


1907. 


1908. 


1909. 


1910. 


Henri Martel, vétérinaire, 
inspecteur des services 
sanitaires au Ministère 
de l’agriculture. 

D 1 Paul Remlinger, direc¬ 
teur de l’Institut Pasteur 
ottoman à Constantino¬ 
ple. 

D r Rémy, professeur à l’In¬ 
stitut chimique et bacté¬ 
riologique de l’État bel¬ 
ge à Gembloux. 


D rs L. Vaillard, médecin- 
inspecteur de l’armée, et 
Dopter, professeur au 
Val de Grâce. 

D‘ J. Ferran, de Barcelone. 

D r H. Vincent, professeur 
au Val de Grâce. 

D' Paul Remling-er, direc¬ 
teur de l’Institut Pasteur 
ottoman à Constantino¬ 
ple. 

D' W.-M. Haffkine, de Cal¬ 
cutta. 

D' Louis Rénon, professeur 
agrégé à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

Jules Bordet, directeur de 
l’Institut Pasteur du Bra¬ 
bant. 


151 

fr. 

Le bacillus anthracis. . . 1500 


Pour ses travaux sur la ra¬ 
ge .1000 


Le dosage des substances 
actives des sérums hémo¬ 
lytiques et son application 
au dosage du pouvoir pré¬ 
ventif du sérum anticholé¬ 
rique. . . Encouragement 1000 

Recherches sur la dysente¬ 
rie bacillaire . 2500 


Sur la longévité des cultu¬ 
res du vibrion cholérique. 2500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur le tétanos . . . 3500 

Recherches sur la rage. . . 1500 


Travaux sur la vaccina¬ 
tion du choléra et de la 
peste bubonique .... 4000 

Le traitement pratique de 
la tuberculose pulmonai¬ 
re .Mention 1000 

Théories chiiniques de Vim¬ 
munité ; — Études sur le 
sérum des animaux vac¬ 
cinés, les toxines et les an¬ 
titoxines. ...... 3500 




452 


PRIX BRÉANT. 


D r A. Taurelli Salimbeni, 

chef de laboratoire à 
l’Institut Pasteur à Paris. 

1941. D rs Jules Auclair, médecin 
des hôpitaux, et Louis 
Paris. 

D r Dopter, professeur agré¬ 
gé au Val de Grâce. 

D r M. Duvoir. 

1912. D G.-J. Finlay, de la Hava¬ 
ne. 


D r Aristides Agramonte, 
professeur à la Faculté de 
médecine de la Havane. 

1913. D r G. Levaditi, chef de la¬ 

boratoire à l’Institut Pas¬ 
teur. 

D” Arnold Netter et 
Robert Debré. 

D r V. Babès, professeur et 
directeur de l’Institut de 
bactériologie de Bucarest. 

1914. D’ H. Vincent, médecin prin¬ 

cipal de l re classe, pro¬ 
fesseur au Val de Grâce. 

D r O. Arnaud, médecin prin¬ 
cipal de la Mission mi¬ 
litaire française en Grèce. 


1915. D r Brumpt, professeur à la 
Faculté de médecine de 
Sâo-Paulo, Brésil. 


Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

vaux sur le choléra et les 
vibrions.1500 

Constitution chimique du 
bacille de Koch et les poi¬ 
sons du bacille tubercu¬ 
leux humain . 2000 

Etudes sur la méningite cé¬ 
rébro-spinale et sérothéra¬ 
pie antiméningo-coccique. 2000 

Étude sur la variovaccine. 1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur le rôle des mous¬ 
tiques dans la propagation 
de la fièvre jaune. . . . 2500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur le même sujet. . 2500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur la poliomyélite 
aiguë épidémique et le 
pemphigus infectieux aigu. 2000 

La méningite cérébro-spina¬ 


le . 2000 

Traité de la rage .... 2000 


Pour ses travaux sur le ba¬ 
cille typhique et sur la fiè¬ 
vre typhoïde. 3000 

Guerre des Balkans 1912- 
1913. Le choléra dans 
l'armée hellénique : épidé¬ 
miologie ; vaccination ; sé¬ 


rothérapie . 2000 

Précis de parasitologie . . 2500 





153 


PRIX JECKER. 

1851 


(Maindron, p. 138; Aucoc, p. 355). 


Le docteur Louis-Joseph Jecker, médecin renommé de Mexico, 
était issu d’une bonne famille du canton de Berne. Il mourut à Pa¬ 
ris, le 13 mars 1851, après avoir, ce même jour, dicté ses dernières 
volontés, qui firent l’objet d’un acte authentique dont nous ex¬ 
trayons ce qui suit : 

« Je lègue : 

« cent mille francs à l’hôpital de Porrentruy, canton de Berne, 
« Suisse ; 

«cent mille francs à l’administration des hospices de Paris ; 

«deux cent mille francs à l’Académie des Sciences de Paris : cet- 
« te somme sera placée sur l’Etat en trois ou cinq pour cent et le 
«revenu en sera employé annuellement par l'Académie à récom- 
«penser l’auteur de l'ouvrage le plus utile sur la chimie orga- 
« nique. » 


Parmi les légataires universels du très honorable défunt se trou¬ 
vait son frère cadet, Jean-Baptiste, banquier fameux, d’une intel¬ 
ligence rare, qui se constituait alors au Mexique une énorme for¬ 
tune. Nous ignorons quel fut exactement son rôle dans la liquida¬ 
tion du legs fait à l’Académie : car les héritiers furent toujours re¬ 
présentés par le beau-frère du testateur, homme d’Etat suisse. Mais 
on sait que Jean-Baptiste Jecker avait dans l’entourage de l’empe¬ 
reur Napoléon III des intelligences grâce auxquelles il traita d’im¬ 
portantes affaires avec le gouvernement impérial, avant et pendant 
l’expédition du Mexique. Or cette influence est la seule explication 


454 


PRIX JECKER. 


que nous puissions trouver à une réduction de cinquante mille francs 
que les héritiers, dont la situation de fortune était au moins aisée, 
obtinrent sur le legs fait à l’Académie. Cette réduction leur fut 
accordée par un décret impérial, en date du 4 août 4855, alors qu’un 
premier décret, du 46 août 4851, avait autorisé l’acceptation pure et 
simple, alors que le Conseil d’Etat avait à deux reprises, en juillet 
4852 et le 5 avril 4853, émis l’avis formel que « pour exécuter la 
«disposition testamentaire de la manière la plus conforme aux 
« vues du testateur, il n’était pas nécessaire que l’Académie aban- 
« donne aux héritiers naturels du testateur, par voie de transaction, 
«une partie quelconque de la somme léguée. » 

La transaction décrétée fit l’objet d’un acte authentique, en date 
du 24 novembre 4856, et l’Académie put enfin entrer en possession 
du legs réduit à cent cinquante mille francs. 

Le prix fut décerné, en 4857, pour la première fois. 

Sa valeur fut d’abord fixée à cinq mille francs et elle fut maintenue 
à cette somme jusqu’à ce que les reliquats cumulés permissent de 
l’élever à dix mille francs, conformément aux intentions du fonda¬ 
teur. Ce résultat fut obtenu, en 4877. Mais, lors de la conversion de 
la rente, le revenu fut de nouveau diminué et il a été nécessaire, 
en 4909 et 4940, de réduire exceptionnellement la valeur du prix à 
cinq mille francs. 

Le prix de dix mille francs est décerné chaque année, s’il y a 
lieu, sur la proposition de la commission des prix de chimie, qui 
est composée de la section correspondante et de trois membres 
élus, à l’auteur de l'ouvrage le plus utile sur la chimie organi¬ 
que. A défaut d’ouvrage assez important pour mériter le prix, l’A¬ 
cadémie, présumant que l’intention principale du fondateur a été 
de contribuer au progrès de la chimie organique, usant de la li¬ 
berté que lui laisse le décret impérial du 4 août 4855 quant aux 
moyens les plus propres à cet objet et que lui ont reconnus les hé¬ 
ritiers naturels de L.-J. Jecker, décerne le prix à l’auteur des tra¬ 
vaux les plus jyropres à hâter les progrès de la chimie orga¬ 
nique. 


PRIX JECKER. 


155 


Liste des attributions du prix Jecker 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. 

Achille Le Bel, préparateur 
à la Faculté de médecine 

de Paris. 

Pour l’ensemble de ses études 
sur les corps possédant le 
pouvoir rotatoire molécu¬ 
laire. 

fr. 

10000 

1882. 

Armand Gautier, profes¬ 
seur agrégé à la Faculté 
de médecine de Paris. 

Pour ses découvertes et tra¬ 
vaux de chimie organique. 

10000 

1883. 

A. Etard, docteur ès scien¬ 
ces, répétiteur adjoint à 
l’École polytechnique. 

Pour ses nombreux travaux 
de chimie organique . . . 

10000 

1884. 

Chancel, correspondant de 
l’Institut et recteur de 
l’Académie de Montpel¬ 
lier. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux en chimie organique. 

10000 

1885. 

Prunier, professeur à l’Éco¬ 
le supérieure de pharma¬ 
cie de Paris. 

Pour ses recherches en chi¬ 
mie organique . 

4000 


R.-D. Silva, chef du labo¬ 
ratoire d’analyse générale 
à l’École Centrale. 

Pour ses recherches en chi¬ 
mie organique . 

4000 


G. Rousseau, sous-directeur 
du laboratoire d’enseigne¬ 
ment et de recherches de 

chimie de la Sorbonne. 

Pour ses travaux de chimie 
organique. 

2000 

1886. 

Golson, répétiteur à l’École 
Polytechnique. 

Pour l’ensemble de ses re¬ 
cherches en chimie . . . 

5000 


Oechsner de Goninck . . 

Pour ses études des bases 
pyridiques et quinoléiques. 

5000 

1887. 

Arnaud, préparateur au Mu¬ 
séum d’histoire naturelle. 

Pour ses recherches en chi¬ 
mie organique. 

5000 




456 


PRIX JECKER. 


Haller, professeur à la Fa¬ 
culté des sciences de 
Nancy. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux et notamment pour 
ses études des camphres. 

fr. 

5000 

Maquenne, assistant au Mu¬ 
séum d’histoire naturelle. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux et notamment pour 
ses études des matières 

sucrées. 

5000 

P. Cazeneuve, professeur à 
la Faculté mixte de mé¬ 
decine et pharmacie de 
Lyon. 

Pour ses recherches en chi¬ 
mie. 

5000 

Alphonse Combes. . . . 

Pour ses travaux de chimie 
organique. 

5000 

R. Engel. 

Pour ses travaux de chimie. 

3000 

A. Verneuil, attaché au la¬ 
boratoire de chimie du 

Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

Pour ses travaux de chimie. 

2000 

Feu Isambert, professeur à 
la Faculté des sciences de 

Poitiers. 

Pour l’ensemble de ses tra- 

. vaux de chimie .... 

10000 

Hanriot, professeur agrégé 
à la Faculté de médecine 

de Paris. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de chimie. 

4000 

Béhal, agrégé à l’Ecole su¬ 
périeure de pharmacie de 
Paris. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de chimie .... 

5000 

Meunier. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de chimie. 

5000 

G. Bouchardat, professeur 
à l’École supérieure de 
pharmacie de Paris. 

Pour l’ensemble de ses nou¬ 
velles recherches. . . 

10000 

de Forcrand, professeur à 
la Faculté des sciences 
de Montpellier. 

Pour ses recherches sur les 
hydrates, les alcoolates et 
phénolates ...... 

5000 








PRIX JECKER. 


157 


Gerges Griner, chef de 
travaux à l’Institut Pas¬ 
teur. 

Henri Gautier, agrégé à 
l’Ecole supérieure de 
pharmacie de Paris. 

1894. Ph. Barbier, professeur à la 

Faculté des sciences de 
Lyon. 

E. Ghabné, professeur libre 
à la Faculté des sciences 
de Paris. 

P. Adam. . 

Meslans, professeur à l’Eco¬ 
le supérieure de phar¬ 
macie de Nancy. 

1895. Tanret, pharmacien à Paris. 


Renard, professeur à l’École 
des sciences de Rouen. 

Burcker, professeur au Val 
de Grâce. 

1896. Matignon, maître de confé¬ 
rences à la Faculté des 
sciences de Lille. 

Victor Auger, maître de 
conférences à la Faculté 
des sciences de Bordeaux. 

Bouveault, maître de confé¬ 
rences à la Faculté des 
sciences de Lyon. 

Genvresse, maître de confé¬ 
rences à la Faculté des 
sciences de Besançon, 


Pour ses travaux sur l'isomé- fr. 
rie. 5000 


Pour ses divers travaux. Enc. 2000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 5000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . , 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 2000 

Recherches sur quelques 
fluorures organiques de la 
série grasse .1000 

Applications de l’analyse im¬ 
médiate à des produits vé¬ 
gétaux. 6000 

Recherches sur les alcools, la 
colophane, la série du 
thiophène, etc. 2000 

Travaux sur la série aroma¬ 
tique. 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 4000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 2000 














PRIX JECKER. 


158 

1897. Haller, professeur à la Facul¬ 

té des sciences de Nancy. 

1898. G. Bertrand, préparateur au 

Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

Alphonse Buisine, profes¬ 
seur à la Faculté des 
sciences de Lille. 

Daniel Berthelot, docteur 
ès sciences, assistant au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

1899. Maurice Hanriot, agrégé et 

chef des travaux chimi¬ 
ques de la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

1900 A. Béhal, maître de confé¬ 
rences à la Sorbonne. 

1901. Charles Moureu, professeur 

agrégé à l’École supérieu¬ 
re de pharmacie de Paris. 

Simon, préparateur à la Fa¬ 
culté des sciences de Paris. 

Léo Vignon, directeur de 
l’École de chimie appli¬ 
quée de Lyon. 

A. Held, professeur à l’Éco¬ 
le de pharmacie de Nan¬ 
cy- 

1902. A. Rosenstiehl, directeur 

et chef des laboratoires 
de l’usine des matières 
colorantes de S' Denis. 

1903. L. Bouveault, maître de 

conférences à la Faculté 
des sciences de Paris. 


Pour l’ensemble de ses tra- fr. 
vaux. 10000 


Recherches sur la composi¬ 
tion chimique du tissu li¬ 
gneux et sur certaines fer¬ 
mentations . 4000 

Recherches sur les amines, 
le suint du mouton et la 
désinfection par le sulfate 


ferrique. 4000 

Étude générale de la neutra¬ 
lisation des principaux aci¬ 
des organiques. 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10000 

. Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 5000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 3000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux .Encourag. 1200 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10000 












PRIX JECKER. 


159 


1904. Freundler, chef de travaux Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

pratiques à la Faculté vaux. 5000 

des sciences de Paris. 

J. Minguin, professeur ad- Pour l’ensemble de ses re¬ 
joint à la Faculté des cherches et notamment cel- 

sciences de Nancy. les concernant le camphre, 

le bornéol et ses dérivés. 3000 

Lespieau, maître de confé- Pour l’ensemble de ses Ca¬ 
rences à la Faculté des vaux. 2000 

sciences de Paris. 

1905. Sabatier, professeur à la Fa- Pour l’ensemble de leurs tra- 

culté des sciences de Tou- vaux. 10000 

louse, et Senderens, pro¬ 
fesseur à l’Institut catho¬ 
lique de Montauban. 

1906. Grignard, maître de confé- Pour ses travaux de chimie 

rences à la Faculté des organique. 10000 

sciences de Lyon. 

1907. Biaise, professeur à l’Institut Pour l’ensemble de ses tra- 

chimique de Nancy. vaux. 3000 

Marcel Delépine, agrégé à Pour l’ensemble de ses tra- 

l’Ecole supérieure de vaux. 3000 

pharmacie de Paris. 

Hamonet, professeur à l’In- Pour l’ensemble de ses tra- 

stitut catholique de Paris. vaux. 4000 

1908. Ph. Barbier, professeur à Pour l’ensemble de ses tra- 

la Faculté des sciences de vaux. 10000 

Lyon. 

1909. G. Blanc, directeur du labo- Pour l’ensemble de leurs tra- 

ratoire des conserves vaux. 5000 

aux Invalides, et Marcel 
Guerbet, professeur a- 
grégé à l’École supérieure 
de pharmacie de Paris. 











160 


PRIX JECKER. 


1910. A. Guyot, professeur à la Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

Faculté des sciences de vaux.. 2500 

Nancy. 

J. Bougault, professeur Pour l’ensemble de ses tra- 

agrégé à l’École supérieu- vaux . 2500 

re de pharmacie de 
Paris. 

1911. Darzens, répétiteur à l’Éco- Pour l’ensemble de ses tra¬ 

ie politechnique. vaux. 5000 

Fosse, maître de conférences Pour l’ensemble de ses tra- 

à la Faculté des sciences vaux. 2500 

de Lille. 

Tiffeneau, pharmacien à Pour l’ensemble de ses tra- 

l’hôpital Boucicaut. vaux. 2500 

1912. Emile Bourquelot, profes- Pour l’ensemble de ses tra- 

seur à l’École supérieure vaux. 10000 

de pharmacie de Paris. 

1913. Eug. Léger, professeur en Pour ses travaux sur certains 

chef à l’hôpital S' Louis, composés organiques natu- 

membre de l’Académie rels : alcaloïdes végétaux, 

de médecine. et aloïnes. 3000 

Mailhe, maître de conféren- ’ Pour l’ensemble de ses tra¬ 
ces à la Faculté des scien- vaux. 2500 

ces de Toulouse. 

Amand Valeur, professeur Pour ses travaux de thermo¬ 
agrégé à l’École supérieu- chimie, chimie organique 
re de pharmacie de et chimie analytique. . . 2500 

Paris. 

Fernand Bodroux, profes- Pour ses recherches sur la 
seur à la Faculté des bromuration des corps 

sciences de Poitiers. aromatiques et les compo¬ 
sés organomagnésiens . . 2000 

1914. Marcel Delépine, profes- Pour l’ensemble de ses tra- 

seur à l’École supérieure vaux. 10000 

de pharmacie de Paris. 

1915. Gabriel Bertrand, profes- Pour l’ensemble de ses tra- 

seur à l’Institut Pasteur. vaux de chimie organique . 10000 












161 


PRIX DA GAMA MACHADO. 


1852 


(Maindron, p. 159; Aucoc, p. 363.) 


Le commandeur Joseph-Joachim da Gama Machado mourut à 
Paris, le 9 juin 1861. Son testament olographe, en date du 12 mai 
1852, contenait notamment la disposition suivante : 

<i On prendra sur l’ensemble de ma fortune la somme de vingt 
«mille francs qui servira à faire une seconde édition de ma Théo- 
rie des ressemblances et le surplus sera employé dans les fonds 
«dont le produit sera pour récompenser les meilleurs mémoires 
« écrits sur la coloration des robes des animaux, inclusivement 
« l'homme, et sur la semence dans le règne animal. Je laisse à 
«M. Chevalier le soin de cette partie scientifique.» 

M. Charles Chevalier était gérant du Cercle agricole, rue de Beau- 
ne. Il proposa aux héritiers de se charger de la réédition deman¬ 
dée, moyennant la somme nette de dix mille francs, et de mettre 
les dix mille francs restant à la disposition de l’Académie des 
Sciences, si elle voulait bien accepter la mission de décerner le 
prix. Un accord intervint sur ces bases entre les héritiers, en 1876. 

Le 19 mars 1877, l’Académie des Sciences se déclara prête à ac¬ 
cepter la somme de dix mille francs pour la fondation d’un prix 
triennal à décerner « au meilleur mémoire sur les parties colorées 
«du système tégumentaire des animaux, ou sur la matière fécon- 
« dante des êtres animés. » Un décret, en date du 19 juillet 1878, 
l’y autorisa et elle prononça, le 23 septembre suivant, l’acceptation 
définitive. 

Le prix, d’une valeur de 1200 fr., est décerné, tous les trois ans, 

11 


162 


PRIX DA GAMA MACHADO. 


s’il y a lieu, sur la proposition de la commission des prix d’anato¬ 
mie et zoologie, qui est composée de la section correspondante et 
de trois membres élus. 


Liste des attributions du prix Da Gaina Machado 
depuis sa fondation jusqu’à 1915. 


1882. Herrmann, chargé de cours 
(1” année) à la Faculté de médecine 
de Lille. 


1885. Paul Girod 


1891. D r Raphaël Blanchard, 

professeur agrégé à la 
Faculté de médecine de 
Paris. 

L. Joubin, maître de confé¬ 
rences à la Faculté des 
sciences de Rennes. 

1894. D r Phisalix, assistant au 

Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

L. Joubin, professeur ad¬ 
joint à la Faculté des 
sciences de Rennes. 


1897. La Comtesse Maria von 
Linden, de Bonn. 


Pour ses recherches sur les fr. 
modifications de l’appareil 
mâle des poissons cartila¬ 
gineux .1200 

Recherches sur le pigment 
chlorophyllien de l'hydre 
verte; sur le pigment de la 
peau des céphalopodes et 
sur leur poche de noir. . 1200 

Pigments des animaux. Enc. 1000 


Recherches sur la colora¬ 
tion du tégument chez les 
céphalopodes. . . . Enc. 1000 

Etudes sur la coloration du 
système tégumentaire des 
mollusques céphalopodes. 
.Encouragement 1000 

Recherches sur les parties 
colorées des téguments 
chez les céphalopodes di- 
branches .Citation 

La généalogie des espèces 
de papillons est-elle in¬ 
scrite sur leurs ailes? Encourag. 





PRIX DA GAMA MACHADO. 163 

1900. La Comtesse Maria von Nouveau mémoire sur le mê- fr. 

Linden, de Bonn. me sujet. 400 

D r Paul Carnot. Recherches sur le mécanis¬ 
me de la pigmentation . . 4-00 

Michel Siedlecki, assistant Recherches sur la matière 

à l’Institut d’anatomie spermatique...... 400 

comparée de l’Université 
de Cracovie. 

L. Bordas, chef des travaux Recherches sur les organes 

pratiques de zoologie à la reproducteurs mâles des 

Faculté des sciences de coléoptères. 400 

Marseille. 

1903. La Comtesse Maria von Recherches sur les causes de 

Linden, de Bonn. l’apparition des couleurs 

des ailes des papillons et 

sur la nature de ces cou¬ 
leurs .1200 

1906. Antoine-Henri Mandoul, Recherches sur les colora- 

préparateur à la Faculté tions tégumentaires . . . 600 

des sciences de Toulouse. 

Pierre Stephan, sous-di- Travaux sur la spermatogé- 

recteur du laboratoire nèse. 600 

Marion à la station de 
zoologie marine d’Endou- 
me à Marseille. 

1909. J. Pantel et R. de Sinety. Les cellules de la lignée 

mâle chez le Notonecta 

glauca.1200 

1912. J. Duesberg, chargé de Pour ses recherches sur la 
cours à l’Institut d'anato- spermatogénèse chez le 

mie de l’Université de rat.1200 

Liège. 










164 


PRIX LALLEMAND. 


1852 


(Maindron, p. 137; Aucoc, p. 354). 


Claude-François Lallemand naquit à Metz, le 26 janvier 1790. Il 
Fit ses premières études à l’hôpital militaire de cette ville, servit 
comme aide-major à l’armée d’Espagne, puis rentra à Paris dans le 
service de Dupuytren et soutint, en 1818, une thèse brillante inti¬ 
tulée : Observations pathologiques propres à éclairer plusieurs 
points de physiologie. Il reçut, en 1819, la chaire de clinique chi¬ 
rurgicale à la Faculté de Montpellier. L’Académie des Sciences le 
nomma correspondant en 1840 et, le 7 juillet 1845, membre d-e la 
section de médecine et chirurgie. 11 mourut, à Marseille, le 23 juil¬ 
let 1854. Le principal des nombreux ouvrages qu’il a publiés est 
intitulé : Recherches anatomo-pathologiques sur l'encéphale et ses 
dépendances. (Paris, 1820-1834; 3 vol. in-8°). 

Son testament olographe, en date du 2 novembre 1852, contient 
notamment les dispositions suivantes : 

« Voulant contribuer après ma mort au développement des con- 
« naissances utiles à l’humanité comme j’y ai contribué de tout 
«mon pouvoir pendant ma vie, je donne et lègue à l’Académie des 
«Sciences, section de l’Institut, dont je fais partie, une somme de 
«cinquante mille francs, qui sera payée sans intérêts dans les trois 
« ans de mon décès. 

«Cette somme sera placée par les soins du conseil d’administra- 
« tion de ladite Académie et les intérêts annuels seront employés, en 
« mon nom, ci récompenser ou encourager des travaux relatifs au sy- 
« sterne nerveux, dans la j)lus large acception des mots ; entendant 
« par là non seulement les recherches anatomiques faites dans toutes 


PRIX LALLEMAND. 


165 


« les familles des animaux, mais encore l’étude des rapports qui peu- 
« vent exister entre le fluide nerveux et l’électricité, sous quelque 
«forme que cet agent se manifeste; y comprenant, à plus forte 
«raison, tout ce qui concerne les fonctions des différentes parties 
« de l’encéphale, de la moelle et du grand sympathique, ainsi que 
«leurs relations avec les besoins, les instincts, les passions, les fa- 
«cultés intellectuelles, etc., des animaux en général et de l’espèce 
« humaine en particulier. 

«S’il ne se présentait d’abord sur ces importantes questions, au- 
'« cun travail que l’Académie jugeât digne de récompense, elle pour- 
« rait accumuler la rente de plusieurs années pour proposer un prix 
« d’une plus grande valeur à distribuer dans un temps plus ou 
« moins éloigné. 

«Enfin, plus tard, si ces questions paraissent épuisées, j’.autori- 
«se l’Académie à donner, en mon nom, à cette rente la destination 
« qui lui paraîtra la plus convenable. » 

Dans un codicille, écrit quelques mois avant sa mort, le D 1 ' Lalle¬ 
mand confirma ces dispositions, mais donna au D 1 ' Gubler, agrégé 
de la Faculté de médecine de Paris, son compatriote et ami, l’usu¬ 
fruit pendant sa vie du revenu de la somme léguée à l’Académie 
des Sciences. 

L’acceptation fut votée par celle-ci dans la séance du 6 novem¬ 
bre 1854 et un décret, en date du 26 avril 1855, ratifia cette dé¬ 
cision. 

L’Académie est entrée en possession du legs, en 1880, et elle a 
décerné le prix pour la première fois, en 1881. 

La valeur du prix, fixée dès lors à dix huit cents francs, n’a pas 
changé; l’attribution est faite annuellement par l’Académie sur la 
proposition de la commission des prix de physiologie, qui est com¬ 
posée de sept membres élus. 


166 


PRIX LALLEMAND. 


Liste des attributions du prix Lallemand 
depuis sa fondation jusqu’à 1915. 


1881. D r Luys, médecin des hôpi- 
(1" année) taux de Paris. 

1882. D” Bourneville, médecin 

des hôpitaux de Paris, et 
Paul Regnard. 

D 1 Ch. Liégeois. 

D c E. Lamarre. 


1883. D r B. Bail, professeur à la 

Faculté de médecine de 
Paris. 

D r Aug. Voisin, médecin 
des hôpitaux de Paris. 

1884. Brown - Séquard, profes¬ 

seur au Collège de France. 

D r Nicaise, agrégé de la Fa¬ 
culté, chirurgien des hô¬ 
pitaux de Paris. 

1885. D r Grasset, professeur à la 

Faculté de médecine de 
Montpellier. 

D r Bernard, de Marseille. 

1886. W. Vignal, répétiteur au la¬ 

boratoire d’histologie du 
Collège de France. 


Traité des maladies menta- fr. 
les .1800 

Iconographie photographi¬ 
que de la Salpêtrière . . 1800 


Névropathie du cœur et de 

l’appareil respiratoire. M. hon. 

Sur le rôle du sgstème ner¬ 
veux dans les affections 
du cœur ..... Ment. hon. 

Leçons sur les maladies 

mentales . 900 

Leçons cliniques sur les 
maladies mentales et les 
maladies nerveuses . . . 900 

Pour ses travaux sur l 'inhi¬ 
bition et la dynamogénie . 1800 

Les maladies chirurgicales 
des nerfs .Ment. hon. 

Traité pratique des mala¬ 
dies du système nerveux. 1800 

De l'aphasie et de ses diver¬ 
ses formes .Ment. hon. 

Pour ses recherches sur le 
développement des élé¬ 
ments du système nerveux 
périphérique et central. . 1800 







PRIX LALLEMAND. 


167 


1887. D‘ 9 A. Pitres, professeur à 

la Faculté de médecine 
de Bordeaux, et L. Vail- 
lard, de Bordeaux. 

G. Van Lair, de Liège. 

1888. D r François-Franck . . 


D r Paul Blocq. 

E. - L. Bouvier, docteur ès 
sciences naturelles, chef 
des travaux pratiques du 
laboratoire de zoologie 
comparative à l’Ecole 
des hautes études. 

1889. D r Paul Loye. 

1890. M“* Dejérine - Klumpke, 

docteur en médecine. 


D r Georges Guinon, chef 
de clinique médicale. 

1891. D rs Gilles de la Tourette, 
médecin des hôpitaux de 
Paris, et H. Catheli- 
neau. 

D r F. Raymond, agrégé 
de la Faculté de médeci¬ 
ne de Paris. 

D r M. Legrain, médecin 
chef des asiles de la Sei¬ 
ne. 


Pour leurs études anatomo- fr. 
cliniques des affections des 
nerfs périphériques . . . 900 

Pour ses travaux de physio¬ 
logie et chirurgie pratique. 900 

Leçons sur les fonctions mo¬ 
trices du cerveau et sur 
l’épilepsie cérébrale. . . 900 

Pour son ouvrage sur les 
contractures . 900 

Pour son travail sur le systè¬ 
me nerveux, la morpholo¬ 
gie et la classification des 
gastéropodes prosobran- 
ches.Ment. hon. 

La mort par la décapita¬ 
tion .1800 

Des polynévrites en général 
et des paralysies et atro¬ 
phies saturnines en par¬ 


ticulier . 900 

Des agents provocateurs 
de l’hystérie . 900 


La nutrition dans l’hystérie. 900 


Sur les maladies amyotro¬ 
phiques et les atrophies 
musculaires. 900 

Du délire chez les aliénés; 

— Hérédité et alcoolisme; 

— Alcoolisme, poisons de 
l’intelligence, etc . . Ment. hon. 






168 


PRIX LALLEMAND. 


D" Ch. Debierre, profes¬ 
seur à la Faculté de mé¬ 
decine de Lille, et R.-L. 
Le Fort. 

D I. Brühl. 

D r Paul Sollier. 

D r Henri Colin. 

1892. Alfred Binet, directeur-ad¬ 
joint du laboratoire de 
psychologie physiologi¬ 
que à la Sorbonne. 

D r J.-P. Durand, de Gros. 


1893. D r Trolard, professeur à l’ɬ 
cole de médecine d’Alger. 


1894. E. Gley, assistant au Muséum 
d’histoire naturelle. 


D r Pierre Janet, chargé de 
cours à la Faculté des 
sciences de Paris. 

D r de Nabias, agrégé de la 
Faculté de médecine de 
Bordeaux. 

1895. D r Edouard Toulouse . . 

D r André Halipré, de 
Rouen. 


La topographie cranio-céré- fr. 
braie. Applications chi¬ 
rurgicales .Ment. hon. 

Contribution à l’étude de la 
syringomyélie . . . Ment. hon. 

Psychologie de l’idiot et de 
l’imbécile .Ment. hon. 

Essai sur l’état mental des 
hystériques .... Ment. hon. 

Les altérations de la per¬ 
sonnalité . 900 


Les origines animales de 
l’homme; — Physiologie 
philosophique . 900 

Pour ses travaux d’anatomie 
du système veineux du cr⬠
ne, de l’encéphale et du ca¬ 
nal vertébral. . . , . . 1800 

Etude des phénomènes phy¬ 
siologiques liés à l’activité 
psychique; — Sur la phy¬ 
siologie des nerfs. . . . 2800 

Etat mental des hystéri¬ 
ques .Ment. hon. 

Recherches histologiques et 
organologiques sur les 
centres nerveux des gasté¬ 
ropodes .... Ment. hon. 380 

Les causes de la folie; pro¬ 
phylaxie et assistance . . 600 

De la paralysie pseudobul¬ 
baire d’origine cérébrale . 1200 






PRIX LALLEMAND. 


169 


1896. 


1897. 


1898. 


1899. 


Ch. Debierre, professeur à 
la Faculté de médecine de 
Lille. 

D r Ghervin. 


Raphaël Dubois, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Lyon. 


D r Henri Meunier . 


D r Gustave Durante, à 
l’hôpital de la Charité. 

D r Jules Voisin, médecin à 
l’hôpital de la Salpêtrière. 

D™ B. Onuf, associate in 
pathology, pathological 
Institut, New-York, et 
Joseph Collins. 

D r A. Mercier, de Zurich. 


Edw. Phelps Allis, de Bos¬ 
ton. 

D r André Thomas . . . 


La moelle épinière et l’encé- fr. 
phale .Ment. hon. 

Bégaiement et autres dé¬ 
fauts de prononciation. M. hon. 

Etude sur le mécanisme de 
la thermogénèse et du som¬ 
meil chez les mammifè¬ 
res. Physiologie de la 
marmotte .1800 

Rôle du système nerveux 
dans l’infection de l’appa¬ 
reil pulmonaire . ... 900 

Dégénérescences secondaires 
du système nerveux. . . 900 

Sur l’épilepsie .Mention 

Experimental researches on 
the localisation ofthe sym- 
pathetic nerves in the spi¬ 
nal cordand brain, etc. Mention 

Sur la diminution du poids 
du cerveau dans la para¬ 
lysie générale; — Les cou¬ 
pes du système nerveux 
central .Mention 


The cranial muscles and 
cranicil first spinal nerves 
of Amia calva . 900 

Anatomie et physiologie du 

cervelet. 900 


D r Pierre Janet, professeur L’automatisme physiologi- 
suppléant au Collège de que; — névroses et idées 
France. fixes .Mention 1200 








170 


PRIX LALLEMAND. 


1900. D r Maurice de Fleury. 


D r B. de Nabias, agrégé de 
la Faculté de médecine 
de Bordeaux. 

1901. D r Eugène Gatois, profes¬ 
seur à l’École de méde¬ 
cine de Caen. 

D r Jean-Gharles Roux. . 


D r Jean Lépine, de Lyon. 

D r Fernand Bernheim, 
professeur à la Faculté 
de médecine de Nancy. 

D r Albert Comte. . . . 

1902. M 1U Mariette Pompilian, 

docteur en médecine. 

D r Georges Hauser. . . 

1903. M lle Joséphine Joteyko, 

docteur en médecine, at¬ 
tachée à l’Institut physio¬ 
logique Solvay, à Bruxel¬ 
les. 


Recherches cliniques sur l'é- fr. 

pilepsie et sur son traite¬ 
ment. — Médecine de l’es¬ 
prit ou de l’âme du crimi¬ 
nel . 900 

Recherches sur le système 
nerveux des Gastéropo¬ 
des pulmonés aquatiques. 900 


Recherches sur l’histologie et 
l’anatomie microscopique 
de l’encéphale chez les 
poissons .. . 1000 

Les lésions du grand sym¬ 
pathique dans le tabes 
et leur rapport avec les 
troubles de la sensibilité 


viscérale ....... 400 

Études sur les hémato-myé- 

lies . 400 

De l’aphasie motrice. . . Mention 


Des paralysies pseudo-bul¬ 
baires .Mention 

Pour l’ensemble de ses re¬ 
cherches en physiologie. 1000 

Études sur la syringomyé- 
lie .800 

Effets physiologiques des on¬ 
des induites de fermeture 
et de rupture dans la fa¬ 
tigue et l’anesthésie des 
muscles et des nerfs. — 

Etude sur la contraction 
du muscle strié et ses ex¬ 
citants .1000 









PRIX LALLEMAND. 


471 


D“ Paul Garnier et Paul 
Cololian. 

D r Giuseppe Pagano, de la 
royale Université de Pa- 
lerme. 

1904. D r Maurice de Fleury. . 


D r Jean Camus et Philip¬ 
pe Pagniez. 

Maxime Laignel-Lavas- 
tine. 

D r J. Vires, agrégé de la 
Faculté de médecine de 
Montpellier. 

1905. D'Lapicque, maître de con¬ 

férences à la Faculté des 
sciences de Paris, et M me 
Lapicque. 

D r Jules Voisin, médecin à 
l’hôpital de la Salpêtrière. 

D r O. Crouzon. 

1906. André Léri, chef de labora¬ 

toire à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

1907. D‘ E. Régis, professeur ad¬ 

joint à l’Université de 
Bordeaux. 

Étienne Rabaud . . . . 


1908. G. Pagano, professeur à l’U¬ 
niversité de Palerme. 


Études sur la thérapeutique fr. 


des maladies mentales . . 800 

Études sur la fonction du 

cervelet .Ment. hon. 


Les grands symptômes neu¬ 
rasthéniques. — Manuel 
pour l’étude des maladies 
du système nerveux . . . 950 

Isolement et psychothérapie. 950 

Recherche sur le plexus so¬ 
laire .Ment. hon. 

Travaux sur le système ner¬ 
veux.Ment. hon. 

Recherches sur l’excitabilité 
des nerfs et des muscles 
et sur la manière dont elle 
est mise en jeu par l’élec¬ 
tricité . 900 

Travaux sur l’épilepsie. . . 900 

Des scléroses combinées de 
la moelle .Ment. hon. 

La cécité dans les tabes et 

la cécité dite tabétique. . 1800 

Précis de psychiatrie. . . 900 


Pathologie de la pseudencé- 
phalie et de l’anencépha¬ 
lie . 900 

Pour l’ensemble de ses re¬ 
cherches sur le système 


nerveux. . 


900 







172 


PRIX LALLEMAND. 


1909. Auguste Pettit, préparateur 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 


Gustave Roussy, chef de 
travaux à l’Ecole des 
Hautes-Études au Collège 
de France. 

1910. René Legendre. 

Aldo Perroncito, profes¬ 
seur à l’Université de Pa- 
vie. 

1911. Henri Piéron, maître de 

conférences à l’École des 
hautes études à la Sor¬ 
bonne. 

D r Maurice Brissot, inter¬ 
ne en médecine à l’asile 
de Villejuif, Seine. 

D r J. Lévy-Valensi . . . 


1912. Gabriel Petit, professeur à 
l’École vétérinaire d’Al- 
fort, et Léon Marchand, 
médecin en chef de la 
Maison nationale de san¬ 
té de Saint Maurice. 

Giuseppe Sterzi, professeur 
à l’Institut anatomique de 
l’Université de Padoue. 

J. de Goyon, médecin-ma¬ 
jor de 2 e classe à Roche- 
fort sur Mer. 


Description des encéphales fr. 

de Grampus griseus, de 
Sténo frontatus, de Globi- 
cephalus mêlas, prove¬ 
nant des campagnes dn 
yacht Princesse-Alice . . 900 

La couche optique ; le syn¬ 
drome thalamique . . . 900 


La cellule nerveuse d’Helix 

Pomatia. 900 

Les éléments cellulaires 
dans le processus de dégé¬ 
nérescence des nerfs. . . 900 

Étude expérimentale de la 

mémoire .1800 


L’aphasie dans ses rapports 
avec la démence et la vé¬ 
sanie .Ment, très hon. 

Le corps calleux : étude ana¬ 
tomique, physiologique et 
clinique .Ment. hon. 

Recherches cliniques et ana¬ 
tomiques sur la patholo¬ 
gie comparée du système 
nerveux . 900 


Il sistema nervoso-central 

di vertebrati ..... 900 

Sur la conduction sensitive 
dans la moelle épinière. M. hon. 




PRIX LALLEMAND. 


173 


1913. Le prix n’est pas décerné: 

A. Barré. 


1914. Henri Piéron, maître de 
conférences à l’École des 
hautes études à la Sor¬ 
bonne, et René Legen¬ 
dre. 

D* J. Mawas, attaché au la¬ 
boratoire d’embryogénie 
comparée au Collège de 
France. 


André Barbé 


1915. D 1 Jules Glover, médecin la¬ 
ryngologiste et auriste du 
Conservatoire national de 
musique et de déclama¬ 
tion. 

D' Pierre Achalme, direc¬ 
teur du laboratoire colo¬ 
nial au Muséum d’histoi¬ 
re naturelle. 


fr. 

Les ostéoarthr apathies du 
tabes : étude critique et 
conception nouvelle. M. très hon. 

Le problème physiologique 

du sommeil . 900 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur l’anatomie et la 
physiologie de la membra¬ 
ne nerveuse de l’œil et ses 
dépendances chez les ver¬ 
tébrés et chez l’homme. . 900 

Recherches histologiques sur 
la myélinisation des voies 
motrices chez le lapin. Mention 

Physiologie de la voix ap¬ 
pliquée à l’art et à l’indus¬ 


trie .1000 

Electronique et biologie . . 800 







174 


PRIX DESMAZIÈRES. 


1855 


(Maindron, p. 143; Aucoc, p. 357). 


Jean-Baptiste-Henri-Joseph Desmazières, né à Lille en 1786, est 
l’auteur de mémoires d’agriculture, de contributions à la flore de 
la Belgique et du nord de la France, et d’un ouvrage intitulé: 
Plantes cryptogames de France (1825-1859). Il mourut à Lamber- 
sart (Nord), le 23 juin 1862. 

Par testament olographe, en date du 14 avril 1855, il avait parta¬ 
gé sa bibliothèque et ses collections scientifiques entre le Muséum 
d’histoire naturelle de Paris et divers établissements ou savants 
du département du Nord. En outre, il avait légué «à l’Académie 
«des Sciences de Paris une somme de trente cinq mille francs 
« pour être convertie immédiatement, par les soins de son exécu- 
« teur testamentaire, en rente sur l’Etat français et en employer 
«chaque année le revenu annuel à un prix accordé à l'auteur fran- 
« çais ou étranger du meilleur ou du plus utile écrit, publié dans 
« l’année précédente, sur tout ou partie de la cryptogamie. A l’A- 
«cadémie des Sciences de Paris appartiendra le choix de l’auteur 
«qui aura mérité cette distinction.» 

L’acceptation du legs fut votée par l’Académie dans la séance 
du 24 novembre 1862 et un décret, en date du 25 novembre 1863, 
ratifia cette décision. 

Le prix a été décerné pour la première fois, en 1866. Sa valeur, 
qui fut alors fixée à 1600 francs, n’a pas changé depuis. Il est at¬ 
tribué chaque année, s’il y a lieu, par l’Académie, sur la proposi¬ 
tion de la commission des prix de botanique, qui est composée de 
la section correspondante et de trois membres élus. 


PRIX DESMAZIÈRES. 


175 


Liste des attributions du prix Desmazières 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. Paul Petit, pharmacien à 

Paris. 

1882. T. Husnot. 

1883. G. Bonner, maître de con¬ 

férences à l'École norma¬ 
le, et L. Mangin, pro¬ 
fesseur au Lycée Louis 
le Grand. 

J. Klen, professeur à l’Uni¬ 
versité de Budapesth. 

1884. Otto Lindberg, professeur 

de botanique à l’Universi¬ 
té finlandaise d'Helsing- 
fors. 

G. Sicard, pharmacien à 
Noisy-le-Sec. 

1885. Leclerc du Sablon, agrégé- 

préparateur à l’École nor¬ 
male. 

1886. D r Henri van Heurck, di¬ 

recteur du jardin botani¬ 
que d’Anvers, et A. Gru- 
now, savant autrichien. 

1887. Ardissone, professeur à l’ɬ 

cole royale d'agriculture 
de Milan. 


Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

vaux sur les algues infé¬ 
rieures .1600 

Pour ses travaux de botani¬ 
que.1600 

Recherches sur la respira¬ 
tion et la transpiration 
des champignons. . . . 1600 

Les vampyrella: — les cris¬ 
talloïdes des algues mari¬ 
nes . 500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux relatifs aux musci- 
nées.1600 


Histoire naturelle des cham¬ 
pignons comestibles et vé¬ 


néneux .600 

Recherches sur les hépati¬ 
ques .1600 

Synopsis des diatomées de 
Belgique .1600 


Pour ses études des algues 
marines de l'Italie. . . . 800 









176 


PRIX DESMAZIÈRES. 


Dangeard, chef des travaux Recherches sur les organis- fr. 

de botanique à la Faculté mes inférieurs; — Recher- 
des sciences de Caen. ches sur la famille des 

volvocinées .800 

1888. V. Fayod, ex-préparateur au Prodrome d’une histoire na- 

laboratoire de l’Universi- turelle des agaricinées. 1600 

té de Gênes. 

1889. E. Bréal, préparateur au Mu- Observations sur les tuber- 

séum d’histoire naturelle. cules à bactéries qui se dé¬ 

veloppent sur les racines 
des légumineuses. . . . 1600 

1890. Maurice Gomont .... Étude monographique sur 

les oscillariées .1600 

1891. Auguste-Napoléon Berle- Pour l’ensemble de ses tra- 

se, professeur à l’Ecole vaux relatifs aux champi- 

de viticulture et d’œnolo- gnons.1600 

gie d’Avellino. 

1892. Pierre Viala, professeur à Pour ses recherches sur les 

l’Institut agronomique. maladies de la vigne. . . 1600 

1893. G. Sauvageau, maître 'de Etudes des plantes aquati- 

conférences à la Faculté ques.1800 

des sciences de Lyon. 

1894. Sappin - Trouffy, prépara- Recherches sur la structure 

teur au laboratoire de bo- intime et le développement 

tanique de la Faculté des des urédinées.1600 

sciences de Poitiers. 

1895. Antonino Borzi, professeur Studi algologici .1600 

de botanique à l’Univer¬ 
sité de Palerme. 

1896. Emile Bescherelle, à Cia- Recherches sur les Calympe- 

mart. res .1600 

1897. Jacob Eriksson, professeur Mémoires sur la rouille des 

de botanique à l’Acadé- céréales.1600 

mie royale d’agriculture 
de Suède. 







PRIX DESMAZIÈRES. 


177 


1898. Giovanni - Battista de To- 

ni, professeur à l’Univer¬ 
sité de Padoue. 

1899. L’abbé Hue, à Levallois-Per- 

ret. 

D r G. Leuduger - Fortmo- 
rel. 

1900. D r H. Bruchmann, profes¬ 

seur à Gotha. 


Gyula de Istvànfi, profes¬ 
seur à l’Université de 
Budapest. 

1901. Karl E. Hirn, professeur à 

Jyvalskyla en Finlande. 

1902. Roland Thaxter, profes¬ 

seur de cryptogamie à 
l’Université de Harward 
à Cambridge. 

1904. A. Guilliermond. 


1905. Commandant Ferdinand 
Renauld. 


1906. Jules Gardot, à Stenay, 
Meuse. 


Sylloge algarum omnium fr. 
hucusque cognitarum . . 1600 

Classification des lichens 
fondée sur leur anatomie . 1600 

Diatomées de la côte occi¬ 
dentale d’Afrique. . Ment. hon. 

Ueber die Prothallien und 
die Keimpflanzen mehre- 
rer europaischer Lycopo- 
dien .1600 

Etudes et commentaires sur 

le code de VEscluse . Ment. hon. 

Monographie et iconogra¬ 


phie des œdogoniacées. . 1600 

Monographie des laboulbé- 
niacées.1600 


Mémoires relatifs à l’étude 
cytologique des végétaux 
cryptogames et, en particu¬ 
lier, des champignons . . 1600 

Prodrome de la flore bryolo- 
gique de Madagascar, et 
étude sur l’anatomie, la 
classification et la distribu¬ 
tion géographique des Leu- 
coloma .1600 

Pour ses travaux sur les 
mousses de la Corée, de 
l’île de Formose et de l’An¬ 
tarctide .1600 


12 








178 


PRIX DESMAZIERES. 


fr. 

1907. Général E.-G. Paris, à la Index bryologicus .... 1600 

Haute Guais, Ille et Vi¬ 
laine. 


1908. Le prix n’est pas décerné: 

Paul Hariot, assistant au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

M lle Marguerite Belèze, à 
Montfort l’Amaury, Sei¬ 
ne et Oise. 

1909. L’abbé A. Hue, à Levallois- 

Perret, Seine. 

1911. Camille Sauvageau, pro¬ 

fesseur à la Faculté des 
sciences de Bordeaux. 

1912. Élie et Émile Marchai, à 

Gembloux, Belgique. 

1913. Paul Hariot, assistant au 

Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

1914. Gy. de Istvànfïi, professeur 

de l’U niversité de Buda¬ 
pest, et Gy. Palinkas. 

H. Bruchmann. 


1915. Giovanni-Battista de To- 
ni, professeur à l’Univer¬ 
sité et directeur du Jar¬ 
din botanique de Modè- 
ne, et Achille Forti, de 
Vérone. 


Pour son ouvrage sur les u- 
rédinées . . . Ment. hon. 1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux botaniques . Ment. hon. 600 


Pour ses travaux relatifs à la 
systématique des lychens. 1600 

Pour ses travaux relatifs aux 
algues marines.1600 


Aposporie et sexualité chez 

les mousses .1600 

Sur la flore algologique de 
la Houge et du Tatihou. 1600 


Étude sur le mildiou de la 
vigne .1600 

Pour ses travaux relatifs aux 
sélaginelles.Mention 

Contributions à la flore 
algologique de la Tripoli- 
taine et de la Cyrénaïque. 1600 






179 


FONDATION SAVIGNY. 

1856 


(Maindron, p. 144; Aucoc, p. 357). 


Marie - Jules - César Lelorgne de Savigny naquit à Provins, le 
5 avril 1777. Naturaliste et explorateur, il fit un voyage en Chine 
puis, en 1798, il accompagna Geoffroy Saint Hilaire en Egypte. Il 
se consacra particulièrement à l’étude des animaux sans vertèbres 
et publia une série d’ouvrages sur cette branche de la zoologie, no¬ 
tamment il fut chargé de traiter cette partie dans la Description 
de l’Egypte. Malheureusement une maladie d’yeux, contractée dans 
les déserts d’Afrique et qui aboutit, en 1824, à une cécité complète, 
interrompit ses travaux. Il avait été élu membre de l’Académie des 
Sciences, dans la section d’anatomie et zoologie, le 30 juillet 1821; 
il mourut à Gally, près de Versailles, le 5 octobre 1851. 

Son héritière, M lle Agathe - Olympe Le Tellier, poussée par une 
pensée touchante, inscrivit dans son testament olographe, en date 
du 1 er décembre 1856, les dispositions que l’on va lire : 

« Moi, Ag. O. L. de S., voulant avant toute autre disposition, 
«perpétuer, autant qu’il est en mon pouvoir de le faire, le souvenir 
«d’un martyr de la science et de l’honneur, je lègue à l’Institut de 
«France, Académie des Sciences, section de zoologie, vingt mille 
« francs, au nom de Marie - Jules - César Le Lorgne de Savigny, an- 
« cien membre de l’Institut d’Égypte et de l’Institut de France, pour 
«l’intérêt de cette somme de vingt mille francs, être employé à ai- 
« der les jeunes zoologistes voyageurs gui ne recevront pas de sub¬ 
it vention du Gouvernement et qui s’occuperont plus spécialement 
a des animaux sans vertèbres de l'Egyte et de la Syrie, qui vou- 
« draient publier leur ouvrage et se trouveraient en quelque sorte 


180 


PRIX SAVIGNY. 


«les continuateurs des recherches faites par M. Jules-César Savi- 
« gny sur ces contrées et qui n’ont pu être terminées à cause de 
« l’affreuse maladie qui l’a précipité vivant dans la tombe. » 

La testatrice mourut au châlet de Gally, le 19 octobre 1863. Le 
22 février suivant l’Académie accepta son legs et cette décision fut 
ratifiée par décret, en date du 20 avril 1864. 

La l rc récompense attribuée sur la fondation Savigny fut décernée 
en 1866. 

L’Académie attribue, chaque année, s’il y a lieu, une somme de 
quinze cents francs, sur la proposition de la commission des prix 
d’anatomie et zoologie qui est composée de la section correspon¬ 
dante et de trois membres élus. 


Liste des attributions faites sur la fondation Savigny 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1890. D r 

Jousseaume, 

explora- 


teur. 


R. 

P. Camboué, 

mission- 


naire à Madagascar. 


1891. D r Lionel Faurot, explora¬ 
teur. 


1894. Mayer -Eymar, de Zurich. 

1898. Goutière, attaché au labora¬ 

toire des hautes études 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 

1899. Guillaume Grandidier, ex¬ 

plorateur. 


Recherches sur les mollus- fr. 
ques de la mer Rouge . . 2000 

' Études des invertébrés de 

Madagascar. 2000 


Explorations zoologiques de 
l’île de Kamarane, des envi¬ 
rons d’Obock et du golfe 


de Tadjoura. 975 

Recherches conchyliologiques 
en Égypte. 975 

Exploration zoologique de 
Djibouti.1500 


Voyage à Madagascar . . . 1500 






FONDATION SAVIGNY. 


481 


1901. Jules Bonnier, directeur- 
adjoint du laboratoire de 
zoologie maritime de Wi- 
mereux, Pas de Calais, et 

Ch. Pérez. 

1903. R. Fourtau, ingénieur civil 

au Caire, membre de 
l’Institut d’Egypte. 

Armand Krempf, explora¬ 
teur, attaché au labora¬ 
toire de zoologie de la 
Sorbonne. 

1904. Armand Krempf . . . . 

1905. Charles Gravier, assistant 

au Muséum d’histoire 
naturelle. 

1906. Paul Pallary, instituteur à 

Eckmuhl-Oran, Algérie. 


1907. Charles Alluaud, explora¬ 
teur. 


1908. Pierre Lesne, assistant au 

Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

1909. Robert du Buysson, prépa¬ 

rateur au Muséum d’his¬ 
toire naturelle. 

1910. D r Émile Brumpt, agrégé 

de la Faculté de médecine 
de Paris. 


Exploration de la mer Rouge fr. 
et du golfe Persique . . . 1300 


Explorations et recherches 
géologiques en Egypte . . 1300 

Exploration zoologique des 
récifs du golfe de Tadjou- 
rah . ...... Ment. hon. 

d°.1300 

Exploration de la baie de 
Tadjourah.1500 

Pour ses travaux de conchy¬ 
liologie et d’anthropologie 
préhistorique, en Afrique 
septentrionale et partie du 
littoral de la mer Rouge. 1500 

Pour ses voyages dans la 
Haute-Egypte et dans les 
régions de l’Afrique avoisi¬ 


nantes .1300 

Pour ses travaux sur les co¬ 
léoptères et sur la faune de 
l’Afrique septentrionale. . 1500 

Révision des chrysidides 

d’Égypte .1300 


Pour ses recherches sur l’his¬ 
toire naturelle, générale et 
médicale du continent afri¬ 
cain.1300 







FONDATION SAVIGNY. 


182 

1911. Ferdinand Canu . 


1912. Louis Germain, préparateur 

au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 

1913. Henri Neuville, prépara¬ 

teur au Muséum d’histoi¬ 
re naturelle. 


1914. J.-M.-R. Surcouf, chef de 

travaux de zoologie au 
laboratoire colonial du 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

1915. Pierre Fauvel, professeur à 

la Faculté catholique des 
sciences d’Angers. 


Étude coniparée des brio- fr. 

zoaires de la Méditerra¬ 
née et de la mer Rouge. 1500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur la Faune mala- 
cologique de l’Est afri¬ 
cain .1500 

Pour les résultats obtenus au 
cours de ses voyages en 
Éthiopie et dans le pays 
Somali-Dankali.1500 

Étude monographique des 

tabanides d’Afrique . . 1500 


A nnélides polychètes non pé¬ 
lagiques, provenant des 
campagnes de Z’Hirondelle 
et de la Princesse-Alice. 


1500 




183 


PRIX PLUMEY. 


1859 


(Maindron, p. 146; Aucoc, p. 358). 


Jean-Baptiste-Marie Plumey, propriétaire, demeurant à Paris, 
mourut en son domicile le 19 décembre 1865. 

Son testament olographe, en date du 10 juillet 1859, contenait 
notamment ce qui suit : 

«Art. 2. — Je lègue en toute propriété à l’Académie des Sciences 
« de Paris vingt-cinq actions de la Banque de France, à prendre 
«parmi celles que je possède, pour les dividendes être employés 
«chaque année (s’il y a lieu) en un prix à L'auteur du perfection- 
if nement des machines à vapeur ou de toute autre invention qui 
«(au jugement de l’Académie) aura le plus contribué aux progrès 
« de la navigation à vapeur. » 

L’acceptation de ce legs fut prononcé par l’Académie dans son 
comité secret du 12 février 1866 et ratifiée par un décret le 
13 juin suivant. 

Le prix fut inséré au programme, en 1869, et sa valeur fut fixée 
à 2500 fr. 

Il a été décerné, pour la première fois, en 1872. 

Le 6 novembre 1905, l’Académie a élevé la valeur du prix à 
4000 frs. 

Le prix Plumey est décerné chaque année, s’il y a lieu, par l’A¬ 
cadémie, sur la proposition de la commission des prix de naviga¬ 
tion qui est composée de la section de mécanique et de celle de 
géographie et navigation. 


484 


PRIX PLUMEY. 


Liste des attributions du prix Plumey 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. G. Fleuriais, capitaine de 
frégate. 


1883. Jacquemier, lieutenant de 

vaisseau. 

1884. du Rocher du Quengo, 

lieutenant de vaisseau. 

1885. Bienaymé, ingénieur de l ro 

classe du génie maritime, 
directeur de l’École d’ap¬ 
plication. 

V. Daymard, ingénieur du 
génie maritime. 

1886. de Bussy, inspecteur-général 

du génie maritime. 

1887. Guyou, capitaine de frégate. 

1888. Feu Benjamin Normand, 

ingénieur du génie mari¬ 
time. 

1889. Widmann, ingénieur du gé¬ 

nie maritime. 

1890. Boulogne, ingénieur. 


Sextant pour observations de fr. 
nuit; loch - moulinet ; ané¬ 


momètre ; — compas aver¬ 
tisseur ; chronographe ; ba¬ 
lancier circulaire .... 2000 

Pour l’invention de divers 
appareils. 2500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur Vhélice propul¬ 
sive . 2500 

Pour son traité des moteurs 
thermiques de marine . . 2500 


. Pour ses études de la stabili¬ 


té des navires. 2500 

Pour l’ensemble de ses con¬ 
structions navales. . . . 2500 

Théorie du navire .... 2500 

Pour ses nombreuses inven¬ 
tions mécaniques.... 10000 


Principes de la construction 
des machines . 2500 

Pour ses recherches sur les 
machines à vapeur desti¬ 
nées à la marine . 


2500 




PRIX PLUMEY. 


185 


1891. de Maupeou d’Ableiges, 

ingénieur de l re classe du 
génie maritime, membre 
de la commission des 
machines et du grand 
outillage. 

1892. Augustin Normand . . . 


1893. Lebasteur, ingénieur des 

construction navales. 

1894. André Le Ghatelier, ingé¬ 

nieur du génie maritime. 

Jules Auscher, ingénieur du 
génie maritime. 

1895. Pollard et Dudebout, ingé¬ 

nieurs du génie mariti¬ 
me. 

1896. Marbec, ingénieur du génie 

maritime. 

1897. Brillé, ingénieur du génie 

maritime. 


J.-B. Girard, mécanicien 
inspecteur de la marine. 


Pour ses études relatives aux fr. 
appareils évaporatoires. . 2500 


Pour ses recherches relatives 
à l’influence des formes de 
la carène et de la vitesse 
sur la variation de la rési¬ 


stance à la marche des na¬ 
vires. 2500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux dans l’art des con¬ 
structions métalliques . . 2500 

Pour ses recherches sur les 
propriétés mécaniques des 
métaux. 2000 

Perfectionnements dans la 
construction des machines 
à vapeur. 2000 

Théorie du navire .... 2500 


Sur quelques principes de 
mécanique graphique ap¬ 
plicable aux machines. . 2500 

Mémoires sur la vaporisa¬ 
tion de l’eau dans les chau¬ 
dières et la circulation dans 
les chaudières multitubu- 
laires.Enc. 1000 

Traité pratique des chau¬ 
dières marines. . . . Enc. 1000 






186 


PRIX PLUMEY. 


1899. Bonjour, ingénieur. 


1900. Feu Moissenet, ingénieur en 

chef du génie maritime. 

1901. Boulvain, professeur à l’Uni¬ 

versité de Gand. 

1902. Colonel Renard. 

1903. Marchis, professeur adjoint 

à la Faculté des sciences 
de Bordeaux. 


1904. Lucien Mottez, capitaine 

de frégate. 

1905. Maurice, ingénieur en chef 

du génie maritime. 

de Maupeou d’Ableiges, 
directeur du génie mari¬ 
time à Lorient. 

1906. Stodola, professeur au Poly- 

technicum de Zurich. 

1908. Codron, professeur à l’Insti¬ 
tut industriel du Nord. 


Marchis, professeur à la Fa¬ 
culté des sciences de 
Bordeaux. 


Perfectionnements dans la fr. 
construction des machines 


à vapeur. 2500 

Invention d’une griffe et d’un 
stoppeur pour la manœu¬ 
vre des câbles métalliques. 2500 

Recherches relatives à la 
marche et au rendement 
des machines à vapeur . . 2500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 2500 


Pour ses leçons sur les ma¬ 
chines à vapeur, les machi¬ 
nes thermiques et les in¬ 
struments de mesures in¬ 


dustrielles . 2500 

Pour les services qu’il a ren¬ 
dus dans la conduite des 
sous-marins. 2500 

'Invention de la chaudière 

récupérative. 2500 

Déformations des solides 
sous l’action de forces pa¬ 
rallèles. — Les théories du 


choc et l’expérience. . Réc. 1000 

Sur les turbines à vapeur. 2500 

Pour ses ouvrages sur les 
machines-outils, les procé¬ 
dés de forgeage et, en gé¬ 
néral, le travail des mé¬ 
taux.1500 

Pour ses travaux sur les gaz 
pauvres et sur la production 
et les usages du froid . . 1500 








PRIX PLUMEY. 


187 


Georges Fortant et Le 
Besnerais, ingénieurs de 
l re classe du génie mari¬ 
time. 

1909. Routin. 

Henry Garalp, mécanicien 
inspecteur de la marine. 

1911. R. Lelong, ingénieur en 

chef du génie maritime. 

1912. Victor Garnier, directeur 

des constructions navales 
à Marseille. 

Henri Fabre, licencié ès 
sciences, ingénieur-avia¬ 
teur. 

1913. Paul Risbec, directeur des 

chantiers des messageries 
maritimes à la Ciotat. 


1914. P. Dumanois, ingénieur de 
l re classe du génie mari¬ 
time. 

Moritz, ingénieur principal 
de réserve du génie ma¬ 
ritime. 

Schwartz, ingénieur en chef 
de l re classe du génie ma¬ 
ritime. 


Sur les oscillations de l’eau fr. 

le long d’une paroi verti¬ 
cale .1000 

Réglage des groupes électro¬ 
gènes . 3000 

Chaudières et machines de 

la marine de guerre. . . 1000 


Pour sa contribution au per¬ 
fectionnement des moteurs 


de la marine.1000 

Pour son système perfection¬ 
né de périscope. 2000 


Pour son invention des flot¬ 
teurs pour hydroaéropla¬ 
nes . 2000 

Pour ses travaux relatifs aux 
carènes et hélices, aux for¬ 
ces d’inertie des machines 
et aux vibrations des navi¬ 
res . 4000 

Application du moteur à 
combustion interne sur les 
navires de guerre. . . . 2000 

Les moteurs thermiques 
dans leurs rapports avec 
le thermodynamique. . . 1500 

Pour ses recherches en vue 
de l’amélioration des em¬ 
barcations à vapeur de la 
marine de guerre .... 500 










488 


LEGS ÉMILE GEORGE. 


1862 


Émile George, célibataire sans profession, domicilié à l’Abbaye 
de Chevretogne, près Namur, en Belgique, avait rêvé d’être le fon¬ 
dateur d’une chaire de physiologie au Collège de France. Il n’a 
malheureusement pas su réaliser cet intéressant projet et les dis¬ 
positions qu’il a prises dans ses testaments, en date des 7 avril 1862 
et 19 mai 1870, n’ont pu être exécutées. 

Tout d’abord, au lieu de faire son legs au Collège de France, qui 
est reconnu comme établissement d’utilité publique et peut par 
conséquent hériter directement, il a préféré recourir à l’intermé¬ 
diaire de l’Académie des Sciences, risquant ainsi de soulever toutes 
sortes de difficultés administratives. 

Ensuite son legs consistait en une rente de 2500 frs. insuffisante 
pour la fondation d’une chaire qu’il voulait accompagnée d’un la¬ 
boratoire richement outillé et servie par un personnel de plusieurs 
aides. 

Enfin cette rente était donnée pour cent ans si l’État acceptait de 
la doubler sur son budget, ou, dans le cas contraire, pour dix ans 
seulement et les héritiers du testateur qui devaient en assurer le 
service étaient dispensés de toutes garanties. 

Émile George mourut à Ivry sur Seine le 10 novembre 1908. Ses 
testaments furent communiqués, les 21 et 28 décembre suivants, à 
l’Académie des Sciences qui déclara inacceptables les conditions du 
legs. Et un décret, en date du 19 novembre 1909, rendit définitif le 
refus de l’Académie. 


189 


PRIX GODARD. 


1862 


(Maindron, p. 142; Aucoc, p. 356). 


Jean-Ernest Godard, fils d’honorables négociants bordelais, 
docteur en médecine et célibataire, se consacra à l’étude de la mo- 
norchidie et de la cryptorchidie. Ses intéressants travaux sur cette 
question, qui présente au point de vue de la révision des conscrits 
une utilité spéciale, reçurent à deux reprises, en 1856 et en 1858, 
les encouragements de la commission du prix Montyon de méde¬ 
cine et chirurgie de l’Académie des Sciences. 

Le docteur Godard résidait habituellement à Paris, mais pen¬ 
dant le cours d’un voyage entrepris à ses frais pour continuer ses 
recherches, il mourut, victime de son dévouement à la science, le 
21 septembre 1862, aux portes de Jaffa. 

Quelques jours auparavant, le 4 septembre, à Jérusalem, il avait 
exprimé ses dernières volontés en un testament dont nous ex¬ 
trayons ce qui suit : 

« Je dois à l’Académie des Sciences physiques et naturelles de 
« Paris une dette de reconnaissance pour les encouragements qu’el- 
« le rn’a donnés deux fois. Aussi je lègue à l’Académie des Sciences 
« physiques et naturelles le capital d’une rente de mille francs 
«3 o/o pour fonder un prix qui, chaque année, sera donné au 
« meilleur mémoire sur l'anatomie, la physiologie et la patholo- 
« gie des organes génito-urinaires. 

«Aucun sujet de prix ne sera proposé. 

«Dans le cas où une année le prix ne serait pas donné, il serait 
«ajouté au prix de l’année suivante. 

« Je lègue à l’Académie de médecine....» 


190 


PRIX GODARD. 


Le 9 mars 1863, l’Académie prononça l’acceptation de ce legs et 
sa décision fut ratifiée par un décret, le 6 mai suivant. 

Le prix fut mis au programme en 1865, et décerné pour la pre¬ 
mière fois, cette même année. 

Sa valeur est toujours de 1000 fr. 

Il est décerné, chaque année, s’il y a lieu, par la commission des 
prix de médecine et chirurgie, qui est composée de la section cor¬ 
respondante et de cinq membres élus. 


Liste des attributions du prix Godard 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. D r E.-L. Dubar, 


1882. D r P. Reclus, agrégé de la 
Faculté de médecine de 
Paris. 


1883. D r O. Guelliot, chirurgien à 
Reims. 


D r Ernest Desnos . . 


1884. D r Tourneux, professeur à la 
Faculté de médecine de 
Lille. 


De l’affection tuberculeuse fr. 
de la mamelle .1000 

Pour ses travaux sur l’affec¬ 
tion tuberculeuse et sur 
l’affection syphilitique du 
testicule.1000 

Monographie sur l’anato¬ 
mie, la physiologie et la 
pathologie des vésicules 
séminales .1000 

Lithotritie à séances pro¬ 
longées .Ment. hon. 

Développement de l’utérus 
et du vagin; — Études sur 
les restes du corps de 
Wolff — Cellules inter¬ 
stitielles .1000 


1885. D r Ersnest Desnos.... Étude sur une cause parti¬ 
culière de rétention d’uri¬ 
ne; — Recherches anato¬ 
miques sur l’appareil gé¬ 
nital des vieillards . . . 


1000 







PRIX GODARD. 


191 


1886. D r P. Bazy. 


1887. D r Azarie Brodeur, profes¬ 

seur à Québec. 

1888. D r Maurice Hache, chef de 

clinique chirurgicale de 
la Faculté de médecine 
de Paris. 

1889. D r Le Dentu, agrégé de la 

Faculté de médecine de 
Paris. 

D r Tuffier, agrégé de la Fa¬ 
culté de médecine de Pa¬ 
ris, chirurgien du Bureau 
central. 

1890. D r Pozzi, agrégé de la Fa¬ 

culté de médecine de Pa¬ 
ris. 

D" Ch. Monod et O. Ter- 
rillon, agrégés en chi¬ 
rurgie de la Faculté de 
médecine de Paris. 

1891. D r Paul Poirier .... 


D r Victor Wallich. 


Du diagnostic des lésions fr. 
des reins dans les affec¬ 
tions des voies urinaires; 

— De l’intervention chirur¬ 
gicale dans les affections 
des voies urinaires . . . 1000 

De l’intervention chirurgi¬ 
cale dans les affections du 
rein .1000 

Pour son travail sur la phy¬ 
siologie et la pathologie de 
la vessie urinaire .... 1000 

Affections chirurgicales des 
reins, des uretères et des 
capsules surrénales . . . 1000 

Pour ses recherches expéri¬ 
mentales de pathologie ré¬ 
nale.Mention 500 

Traité de gynécologie clini- 
nique et opératoire . . . 1000 

Traité des jnaladies du tes¬ 
ticule et de ses annexes. M. hon. 


Pour ses recherches sur les 
lymphatiques des organes 
génitaux de la femme . . 1000 

Recherches sur les lympha¬ 
tiques sous-séreux de l’u¬ 
térus gravide et non gra¬ 
vide .Ment. hon. 






192 


PRIX GODARD. 


fr. 

1892. D r J. Albarran, agrégé de Les tumeurs de la vessie. . 1000 

la Faculté de médecine 
de Paris. 

D c Repin. Origine parthénogénétique 

des kystes de l’ovaire. M. hon. 


1893. D r Tourneux, professeur 

à la Faculté de médecine 
de Lille. 

1894. D” Melville - Wassermann 

et Noël Hallé. 

1895. D r Émile Reymond. . . 


1896. D r Max Melchior, chef de 
clinique chirurgicale à 
l’hôpital royal Frédéric de 
Copenhague. 

D r Paul Delbet. 


1897. D r Beauregard, assistant, et 

Boulart, préparateur au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

1898. D r Boleslas Motz. . . . 


D r F. - P. Guiard . . 

1899. D r Octave Pasteau . 


1900. D r Léon Bernard . . . . 


Atlas des phases du dévelop¬ 
pement des organes géni¬ 
taux de l’homme .... 1000 

Anatomie pathologique des 
rétrécissements de l’urètre. 1000 

Contribution à l’étude de 
l’anatomie pathologique et 
de la bactériologie des 
salpingo-ovarites. . . . 1000 

Cystite et infection urinaire. 1000 


Anatomie chirurgicale de la 
vessie.Ment. hon. 

Recherches sur les organes 
génito-urinaires des céta¬ 
cés.1000 

Contribution à l’étude histo¬ 
logique de l’hypertrophie 
de la prostate .1000 

Étude de la blennorrhagie. . 1000 

Etat du systè7ne lymphati¬ 
que dans les maladies de 
la vessie et de la prostate. 1000 

Les fonctions du rein dans 
les néphrites chroniques. 1000 





PRIX GODARD. 


193 


1901. D r René Le Fur . 


1902. Gustave Loisel, docteur ès 
sciences naturelles. 


1903. D r * Noël Hallé et Boleslas 

Motz. 

D r J.-B. Hillairet, interne 
à la colonie agricole de 
l’Asile d’aliénés de Cadil¬ 
lac, Gironde. 

1904. D” J. Albarran, professeur 

à la Faculté de méde¬ 
cine de Paris, et L. Im¬ 
bert, professeur à la Fa¬ 
culté de médecine de 
Montpellier. 

1905. D r Albert Hogge, de Liège. 


1906. D r L.-H. Farabeuf, profes¬ 

seur à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

1907. D r Victor Nicaise. . . . 


1908. Henri Lamy et André 
Mayer. 


Des ulcérations vésicales et, fr. 

en particulier, de l’ulcère 
simple de la vessie . . . 1000 

Notes et mémoires relatifs à 
l’histogénèse et à la physio¬ 
logie des éléments sexuels 
mâles chez les oiseaux. . 1000 

Contribution à l’anatomie fr. 

pathologique de la vessie. 1000 

Le dernier terme de la co¬ 
pulation chez les mammi¬ 


fères .Ment. hon. 

Les tumeurs du rein . . . 1000 


Pour ses recherches sur les 
muscles du périnée, sur 
les glandes dites de Cow- 
per et leur développement. 1000 

Les vaisseaux sanguins des 
organes génito-urinaires, 
du périnée et du pelvis. . 1000 

Des indications et de la va¬ 
leur thérapeutique de la 
néphrectomie dans le trai¬ 
tement du kyste hydati¬ 
que du rein .1000 

Etudes sur le mécanisme de 
la sécrétion urinaire . . 1000 

13 



194 


PRIX GODARD. 


D r M. Chiray, ancien inter¬ 
ne des hôpitaux de Paris. 


1909. D r A. Pousson, professeur à 

la Faculté de médecine 
de Bordeaux. 

D r J.-li. Chirié. 

1910. L. Ambard et E. Papin. . 

D r M. Carie, à Lyon. 

Hans von Winiwarter et 
G. Sainmont, à Liège. 

1911. D r J.-L. Chirié. 


1912. D 5 Jacques Parisot, agrégé 
de la Faculté de médecine 
de Nancy. 


1913. J. Tanton 


1914. Antoine Lacassagne. . 


Des effets produits sur l’or- fr. 
ganisme par l’introduction 
de quelques albumines hé¬ 
térogènes .Ment. hon. 

Chirurgie des néphrites . . 1000 


Hypertension artérielle et 

accès éclamptiques. Ment. hon. 

Étude sur les concentrations 

urinaires .1000 

La blennorrhagie urétrale 
chez l’homme . . . Ment. hon. 

Orogenèse et organogenèse 
chez le chat. . . . Ment. hon. 

L’évolution de la graisse 
dans le rein de la chienne 
gravide et nourrice. — 
Capsules surrénales dans 
l’éclampsie et la néphrite 
gravidique .1000 

Pour ceux de ses travaux 
qui se réfèrent au fonction¬ 
nement du rein et, accessoi¬ 
rement, des capsules surré¬ 
nales.1000 

Pour ses travaux sur l'uré- 
troplastie par transplanta¬ 
tion veineuse et par greffe 
muqueuse.1000 

Étude histologique et phy¬ 
siologique des effets pro¬ 
duits sur l’ovaire par les 
rayons X .1000 







PRIX GODARD. 195 


1915. D r Noël Hallé, chirurgien 
honoraire de l’hôpital 
S‘ Joseph et du collège 
Stanislas. 

D r Henri Vignes . . . . 


Les formes de la tuberculo- fr. 
se rénale chronique . . . 1000 


Notes et recherches sur la 

menstruation . . . Ment. hon. 



196 


PRIX MONTAGNE. 


1862 


(Maindron, p. 147; Aucoc, p. 358). 


Jean-François-Camille Montagne naquit à Vaudoy, Seine et 
Marne, le 15 février 1784. 

«A quatorze ans, il entra dans la marine, prit part à l’expédi¬ 
tion d’Egypte et, de retour en France, en 1802, il se mit à étudier 
la médecine. Reçu deux ans plus tard chirurgien de marine, il fut 
d’abord attaché à l’hôpital militaire de Boulogne sur Mer, puis à 
l’armée de terre, et devint, en 1808, chirurgien-major d’un régi¬ 
ment du roi de Naples Murat, qui le nomma, en 1815, chirurgien 
en chef de son armée. De retour en France en 1816, le docteur Mon¬ 
tagne exerça son art à Paris jqsqu’en 1819, époque où il rentra 
dans l’armée comme chirurgien-major. Il fit partie de l’expédition 
d’Espagne en 1823, devint, en 1830, chef du service de l’hôpital mi¬ 
litaire de Sedan et prit, deux ans plus tard, sa retraite. Pendant plus 
de vingt ans, il s’adonna à l’étude microscopique des végétaux 
cryptogames, et il en décrivit près de deux mille espèces. » (') L’A¬ 
cadémie des Sciences le reçut dans sa section de botanique, le 3 jan¬ 
vier 1853. Outre un grand nombre de notes parues dans divers re¬ 
cueils, le docteur Montagne a publié, en 1855, un ouvrage général 
sur la matière qui a fait le principal objet de ses études : Sylloge 
generum specierumque cryptogamarum. Il mourut, en son domi¬ 
cile, à Paris, le 5 janvier 1866. 

Son testament olographe, daté à Paris du 11 octobre 1862, était 
un long mais curieux document. Le Muséum d’histoire naturelle, 
premier bénéficiaire des libéralités du savant botaniste, recevait 


(J) Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIX° siècle. 



PRIX MONTAGNE. 


197 


toutes ses collections de plantes cryptogames : cinq cent mille 
échantillons de plus de quinze mille espèces de lichens, d’algues, 
de sixtes, mousses, hépatiques, charagues, etc.. Ensuite des objets 
de valeur, des livres rares ou des souvenirs personnels étaient ré¬ 
partis entre les amis du testateur. L’un de ces legs nous apprend 
que le docteur Montagne, dont les talents étaient fort variés, fut 
dans sa jeunesse compositeur de musique : il est l’auteur d’une 
symphonie qui a été exécutée à Naples par la musique militaire du 
régiment de grenadiers de la garde royale de S. M. Joachim Na¬ 
poléon. Nous reproduisons ci-dessous les parties du testament qui 
concernent l’Académie des Sciences : 

«Je lègue à l’Académie des Sciences de l’Institut impérial de 
«France, pour être déposé dans son cabinet d’instruments de phy- 
«sique, dont le soin est confié à mon digne ami M. Becquerel, mon 
«microscope, composé sur le modèle d’Amici par Charles Cheva- 
«lier, avec tous les accessoires que j’y ai fait ajouter il y a quel- 
« ques années, en y faisant quelques changements dans l’ajustage 
«des objectifs. 

«Je n’en excepte pas un objectif que le célèbre Amici a fait pour 
«moi, que j’ai essayé chez moi avec M. le baron Seguier et au 
«moyen duquel on voit les objets amplifiés à travers une couche 
« de liquide ou même d’huile, ni une petite table ou planchette mo- 
« bile sur laquelle j’ai fait tous mes dessins à la chambre claire 
«d’Amici. Cette table à deux pieds disposée pour être appuyée sur 
« la boîte du microscope est recouverte en drap vert. 


« J’institue pour légataire universel l’Académie des Sciences de 
« l’Institut impérial de France, à charge par ladite Académie de 
«distribuer les prix que je vais fonder. 

« Dans l’intérêt de la science et surtout de cette branche difficile 
« de la botanique que j’ai constamment cultivée, sinon avec succès, 
«du moins avec tant de zèle et d’amour, j’entends que ce revenu 
«serve à perpétuité à fonder un ou deux prix qui seront décernés 
«chaque année dans sa séance publique par l’Académie des Scien- 
« ces. Ces prix seront ou pourront être l’un de mille francs et l’au- 
«tre de cinq cents francs, pour être adjugés, sur le rapport de la 
«décision de la section de botanique, à l'auteur ou aux auteurs de 




498 


PRIX MONTAGNE. 


« découvertes ou de travaux importants sur les végétaux cellulai- 
« res et qui auront été adressés à l’Institut pendant l’année préeé- 
« dente ou dans le courant de l’année, mais en temps nécessaire 
«pour être examinés, jugés et prendre conséquemment part au 
« concours. 

« Il est impossible ou au moins fort difficile de préciser le genre 
«de découvertes en cryptogamie que l’Académie aura à récompen- 
« ser à moins qu’elles n’aient été provoquées par un programme de 
« la section de botanique à l’arbitraire de laquelle il faut bien lais- 
« ser ce soin. Mais il y a assez de questions à résoudre, en fait d’a- 
«natomie et de physiologie, sur les plantes cellulaires pour qu’elle 
«ne soit pas embarrassée et que les prix ne soient pas employés à 
«d’autres objets. 

« Il va sans dire que, quand il ne se présentera aucun livre ou au- 
« cun mémoire à récompenser, la somme sera réservée pour le con- 
« cours ou les concours suivants. 

« Quant aux travaux manuscrits ou aux publications qui pour- 
« ront être envoyés à l’Académie, ils doivent exclusivement ou 
«principalement traiter de sujets cryptogamiques et consister: 

«1° En descriptions de plantes cellulaires, soit indigènes et nou- 
« velles soit exotiques et provenant de voyages scientifiques ou de 
«circumnavigation ou de collections faites par des voyageurs bota- 
« nistes, comme je l’ai fait moi-même. Et c’est justement pour cela 
« que sont fondés ces prix, mon but étant d’éviter, autant que pos- 
« sible, qu'il arrive encore que la France soit forcée de recourir à 
« des cryptogamistes étrangers pour la détermination et la descrip- 
« tion des plantes cellulaires rapportées de leurs longues et péril- 
« leuses pérégrinations par les naturalistes appelés à faire de nou- 
« veaux voyages de circumnavigation, comme cela est advenu à 
«nos confrères MM. Gaudichaud et Auguste de Saint Hilaire. Les 
« concurrents à ces prix devront être Français ou naturalisés, les 
«étrangers restant nécessairement exclus. 

« Ce concours n’a pas pour objet, ce qui serait bien superflu, d’en- 
« courager en Suède, en Allemagne, en Angleterre, ni même en Ra¬ 
idie, où ces études florissent actuellement, lesquelles sont si négli- 
« gées dans notre belle France, où leur utilité est pourtant aussi 
«manifeste que celle de la connaissance des mollusques, des in- 
« sectes et des animaux inférieurs qui confluent avec les plantes 


PRIX MONTAGNE. 


199 


«inférieures dans ce règne psychodiaire que proposait Bory de 
« S f Vincent. 

« Mais malheureusement, chez nous, l’étude suivie de ces plan- 
« tes ne menant à aucune chaire, on ne s’en occupe pas du tout, 
«par la raison que cela ne rapporte rien. 

«C’est par exception que quelques rares botanistes, mus par un 
«amour pur et désintéressé de la science ou attirés par un piii - 
« sant intérêt de curiosité, cultivent le champ presque désert et 
«abandonné de ces créations merveilleuses et si dignes de notre 
«éternelle admiration car, comme on l’a dit et souvent répété : 

« Deus mciximus in minimis. 

«2° Continuation des sujets susceptibles d’être couronnés. 

« Dans l’exposition de détails anatomiques sur la structure enco- 
« re peu connue de ces végétaux que l’on accompagnera de bonnes 
« figures. 

«3° En études physiologiques sur leur développement, prenant 
« pour tâche de montrer toutes les phases de la vie de telle ou telle 
« de ces plantes ainsi que le beau travail de feu notre confrère 
« M. de Mirbel sur le marchcintia et ceux de M. Weddel sur le cy- 
«nomorion , de M. Hoffmeister sur le rielia kenteri Mut g ., de 
« M. Gottsche sur Vhaplomitrium Hookeri N. nous en ont laissé de 
« remarquables exemples. 

«4° Enfin et surtout en un moyen certain, propre à être vulgari- 
« sé, de distinguer des bons à manger et innocents les champignons 
«vénéneux ou en la découverte d’une sorte de contrepoison infail- 
« lible pour combattre les funestes accidents dont leur usage est 
« suivi. Il doit être bien entendu qu’il ne pourrait être ici question 
«de la prophylactique de M. Gérard, aux expériences duquel j’ai 
« assisté, comme tant d’autres, prophylactique efficace, j’en con- 
« viens, mais qui enlève à ces végétaux toute la fragrance qui les 
« fait rechercher. 

« Quand il se présentera à la fois et la même année deux travaux 
« importants, le prix pourra être partagé par les concurrents. » 

L’Académie prononça l’acceptation provisoire dans son comité 
secret du 29 janvier 1866. Un décret, en date du 21 juillet de la mê¬ 
me année, autorisa l’acceptation définitive, qui fut votée le 13 août 
suivant. 


200 


PRIX MONTAGNE. 


Le testateur avait laissé à l’une de ses parentes l’usufruit des 
biens légués. L’Académie entra en jouissance de son legs en 1881 et 
elle décerna le prix, en 1885, pour la première fois. 

La valeur du prix est de 1500 fr. 

Il est décerné, chaque année, s’il y a lieu, par l’Académie sur la 
proposition de la section de botanique. 


Liste des attributions du prix Montagne 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1885. Patouillard, pharmacien à 
Fontenay sous Bois. 


1886. D r Lucien Quélet, médecin 
à Hérimoncourt, Doubs. 


1887. Émile Boudier, ancien 

pharmacien à Montmo¬ 
rency. 

1888. Gaston Bonnier, professeur 

à la Faculté des sciences 
de Paris. 

1889. Ern. Bichon et Ch. Roze. 

1890. Paul Hariot, préparateur de 

l’École des Hautes Étu¬ 
des au Muséum d’histoi¬ 
re naturelle. 


Tabules analyticæ fungo- fr. 
rum : descriptions et ana¬ 
lyses microscopiques de 
champignons yiouveaux, 
rares ou critiques. . . . 1500 

Les champignons du Jura 
et des Vosges; — Enchi- 
ridion fungorum in Euro- 
pa media et prœsertim in 
Gallia vigentium. . . . 1500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux relatifs aux champi¬ 
gnons .1500 

Mémoire sur la synthèse des 


lichens .1500 

Pour leurs travaux relatifs 
aux champignons .... 1500 

Pour ses travaux sur les al¬ 
gues .1000 





PRIX MONTAGNE. 


201 


D' Albert Billet, médecin- 
major. 


1891. Henri Jumelle, docteur ès 

sciences. 

1892. L’abbé Auguste - Marie 

Hue. 

D 1 F.-Xavier Gillot, méde¬ 
cin à Autun. 

1893. Jules Gardot, à Stenay, 

Meuse. 

A. Gaillard, préparateur à 
l’École supérieure de 
pharmacie de Paris. 

1894. T. Husnot, à Cahan, par A- 

this, Orne. 

Frère Héribaud Joseph, 
professeur à Clermont- 
Ferrand. 

1895. F. Renauld, à Monaco. 


1896. G. Flagey, à Mila, Algérie. 


1897. Bourquelot, professeur à 
l’École supérieure de 
pharmacie de Paris. 


Contribution à l’étude de la fr. 

morphologie et du déve¬ 
loppement des bactéria- 
cées. .. 500 

Recherches physiologiques 

sur les lichens .1500 

Lichens de Canisy (Manche) 

et des environs .1000 

Catalogue raisonné des 
champignons supérieurs 
des eyivirons d’Autun . . 500 

Pour ses travaux sur les 

mousses.1000 

Pour ses études des champi¬ 
gnons du Haut-Orénoque. 1000 

Muscologia gcdlica. . . . 1000 

Diatomées d’Auvergne. . . 500 


Prodrome de la flore bryo- 
logique de Madagascar, des 
Mascareignes et des Co¬ 
mores .1500 

Flore des lichens de la 
Franche-Comté; — Cata¬ 
logue des lichens de l’Al¬ 
gérie . . . Encouragement 1200 

Travaux sur la physiologie 
des champignons .... 1500 


1898. Le prix n’est pas décerné: 






202 


PRIX MONTAGNE. 


Général Paris . . . . 

D' Ledoux-Lebarcl . 


1899. Jules Cardot, à Stenay, 

Meuse. 

Frère Joseph Héribaud, 
professeur à Clermont- 
Ferrand. 

1900. D r G. Delacroix, maître de 

conférences à l’Institut 
national agronomique. 

A. Boistel, professeur à la 
Faculté de droit de Paris. 

1901. Pierre Mazé, préparateur à 

l’Institut Pasteur. 


1902. Vuillemin, professeur à la 

Faculté de médecine de 
Nancy. 

1903. René Maire, préparateur à 

la Faculté des sciences de 
Nancy. 

1904. Camille Sauvageau, pro¬ 

fesseur à la Faculté des 
sciences de Bordeaux. 

1905. L. Lutz, agrégé de l’Ecole 

supérieure de pharmacie 
de Paris. 


Publications sur les mousses fr. 
.Encouragement 1000 

Mémoire sur la morphologie 
du bacille de la tubercu¬ 
lose .... Encouragement 500 

Travaux sur les mousses. . 1000 

Les muscinées d’Auvergne. 500 


Les maladies et les ennemis 
des caféiers .1000 

Classification des lichens de 

la flore française .... 500 


Étude du mécanisme de la 
fixation de l’azote libre par 
les légumineuses .... 1500 

Travaux sur la morphologie 
et la biologie des champi¬ 
gnons.1500 

Études de la structure et de 
l’évolution des noyaux dans 
les champignons basidio- 


mycètes.1500 

Remarques sur les sphacé- 
lariacées .• 1500 


Série de publications sur 
l’emploi des substances or¬ 
ganiques comme source 
d’azote pour les végétaux. 


1000 






PRIX MONTAGNE. 


203 


Is. Gaillaud, agrégé-prépa¬ 
rateur à l’École normale 
supérieure. 

1906. Émile Boudier, ancien phar¬ 

macien à Montmorency. 

1907. Fernand Guéguen, prépa¬ 

rateur à l’École supérieu¬ 
re de pharmacie de Pa¬ 
ris. 

1908. Ernest Pinoy, à l’Institut 

Pasteur. 

1909. H. et M. Peragallo, chefs 

d’escadrons d’artillerie en 
retraite. 

Alexandre Guilliermond, 
à Lyon. 

1910. Georges Bainier. 

1911. Le prix n’est pas décerné: 

Jean Beauverie, prépara¬ 
teur à la Faculté des 
sciences de Lyon. 

Antoine Laubie, collabora¬ 
teur au service de la car¬ 
te géologique de France. 

1912. M me Paul Lemoine. . . . 


Henri Collin, attaché au la¬ 
boratoire de botanique 
de la Sorbonne. 


Sur les mycorhizes endo- fr. 
trophes . 500 

Icônes mycologicœ .... 1500 


Pour ses travaux sur les 
champignons inférieurs. . 1500 


Études sur les myxomycè¬ 


tes .1500 

Diatomées marines de 
France et des districts 
maritimes voisins. . . . 1000 

Recherches sur la cytologie 
des cyanophycées et des 
bactériées. 500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur les champignons. 1500 


Pour ses travaux relatifs à la 
structure des champignons. 
.Encouragement 500 

Recherches paléophytologi- 
ques dans le massif cen¬ 
tral . . . Encouragement 500 

Pour son travail sur un grou¬ 
pe d’algues incrustées de 
calcaire, les Mélobésiées. 1000 

Pour un travail sur le ho¬ 
ir y tis cinerea . 500 






204 


PRIX MONTAGNE. 


1913. Edmond Gain, naturaliste à 

bord du Pourquoi-pas? 

1914. Camille Sauvageau, pro¬ 

fesseur à la Faculté des 
sciences de Bordeaux. 

Feu A. Goppey, professeur 
au Lycée de Nancy. 

1915. Fernand Camus, correspon¬ 

dant du Muséum d’his¬ 
toire naturelle. 


La flore algologique des ré- fr. 

gions antarctiques et su¬ 
bantarctiques .1500 

A propos des cystoseirci de 
Bayiyuls et de Guéthary. 1000 

Pour son œuvre bryologique. 500 

Pour l’ensemble de ses re¬ 
cherches sur les mousses. 1500 



205 


PRIX DAMOISEAU. 

1863 


(Maindron p. 142; Aucoc, p. 357). 


Marie-Charles-Théodore, baron de Damoiseau naquit à Besan¬ 
çon, le 9 avril 1768. Officier d’artillerie au moment de la Révolu¬ 
tion, il émigra et servit dans l’armée de Condé. Il alla ensuite à 
Lisbonne, où il se consacra aux études astronomiques. Rentré en 
France en 1808, il devint sous la Restauration, directeur de l’Ob¬ 
servatoire de l’Ecole militaire, membre du Bureau des Longitudes 
et, le 1 er août 1825, il remplaça Burckhardt dans la section d’astro¬ 
nomie de l’Académie des Sciences. 

Parmi ses principaux travaux nous citerons les suivants : Mé¬ 
moire sur le retour de la comète de 1759; Théorie et tables de la 
Lune (1824); Tables écliptiques des satellites de Jupiter (1836). 

Le baron de Damoiseau mourut à Issy, Seine, le 6 août 1846. 

Sa veuve, Marianne-Françoise-Zoé Causse, «voulant remplir 
« les intentions de son mari et perpétuer sa mémoire, » a, par acte 
authentique, en date du 9 mars 1863, fait donation à l’Académie 
des Sciences de vingt mille francs, sous certaines conditions dont 
les suivantes : 

« Le revenu de la somme restée disponible après le prélèvement 
« des frais constituera à perpétuité un prix annuel qui recevra la 
«dénomination de prix Damoiseau. 

« Ce prix sera décerné par VAcadémie à l'auteur français ou 
« étranger du mémoire de théorie, suivi d'applications numériques, 
« qui lui paraîtra le plus utile au progrès de l'astronomie ; il pour- 
« ra aussi être partagé entre plusieurs savants. 

«Lorsque l’Académie le jugera convenable, l’auteur d’un mémoi- 


206 


PRIX DAMOISEAU. 


« re couronné pourra recevoir le montant du prix plusieurs années 
« consécutives. 

«S’il n’y avait pas lieu de décerner ce prix, l’Académie pourrait 
«en employer la valeur en encouragements pour des travaux as- 
«tronomiques du même genre. 

«Ce prix, quand l’Académie le jugera utile au progrès de la 
« science, pourra être converti en prix triennal sur une question 
« proposée. 

« S’il n’y avait pas lieu d’employer le revenu annuel, il pourrait 
« être converti en rentes jusqu’à ce que le prix fondé s’élevât à 
« mille francs. » 

Le 16 mars 1863, l’Académie prononça l’acceptation de cette do¬ 
nation et un décret, en date du 13 mai suivant, ratifia cette dé¬ 
cision. 

Le prix fut mis au programme en 1865. 

L’année suivante, l’Académie usant de la faculté que lui avait 
laissée la donatrice de convertir le prix annuel en prix triennal sur 
une question proposée et pensant rentrer dans ses vues en attirant 
l’attention des travailleurs sur les études auxquelles Damoiseau 
s’était particulièrement consacré, mit au concours pour l’année 
1869 la question suivante : 

« Revoir la théorie des satellites de Jupiter; discuter les obser- 
« rations et en déduire les constantes qu elle renferme, et particu- 
« lièrement celle qui fournit une détermination directe de la vi- 
« tesse de la lumière; enfin construire des tables particulières 
u pour chaque satellite. » 

Le Bureau des Longitudes avait publié successivement les ta¬ 
bles des satellites de Jupiter qui avaient été faites par deux de ses 
membres, Delambre et Damoiseau. Les tables de Delambre allaient 
jusqu’en 1839; elles avaient été remplacées par celles de Damoiseau, 
qui avaient paru en 1836 et qui s’arrêtaient en 1880. L’Académie si¬ 
gnalait l’urgence qu’il y avait pour les besoins de l’astronomie 
et la préparation des éphémérides à refaire de nouvelles tables. 

Son appel resta longtemps sans réponse et, de trois ans en trois 
ans, le concours dut être prorogé jusqu’en 1886. Toutefois, enl879, 


PRIX DAMOISEAU. 


207 


un encouragement de mille francs fut accordé à M. Souillart, pro¬ 
fesseur à la Faculté des sciences de Lille : ce fut la première at¬ 
tribution d’une récompense sur la donation de la baronne Damoi¬ 
seau. 

L’Académie a continué à proposer des questions pour un prix 
triennal. 

La valeur de ce prix est actuellement de deux mille francs. 

Il est décerné par l’Académie sur la proposition de la commis¬ 
sion des prix d’astronomie, qui est composée de la section corres¬ 
pondante et de trois membres élus. 


Liste des attributions du prix Damoiseau 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1882. D r Schur . Théorie analytique du mou- fr. 

vement des satellites de 
Jupiter .Enc. 2000 

1886. Sujet proposé. — Revoir la théorie des satellites de Jupiter; 

discuter les observations et en déduire les constantes 
qu’elle renferme, et particulièrement celle qui fournit une 
détermination directe de la vitesse de la lumière ; enfin 
construire des tables particulières pour chaque satellite. 

Souillart, professeur à la Théorie des mouvements des 
Faculté des sciences de satellites de Jupiter. Ré- 
Lille. duction des formules en 


nombre . 6000 

Obrecht, astronome-adjoint Étude sur les éclipses des 

à l’Observatoire de Paris. satellites de Jupiter. . Enc. 1000 


1888. Sujet proposé. — Perfectionner la théorie des inégalités à 
longues périodes causées par les planètes dans le mou¬ 
vement de la Lune. Voir s’il en existe de sensibles en 
dehors de celles déjà bien connues. 


Le prix n’est pas décerné: 

Ch. Evans Jackson . 


Encouragement 1000 





208 


PRIX DAMOISEAU. 


1891. J.-B.-A. Gaillot, astronome 
à l’Observatoire de Paris. 


Gallandreau, astronome-ad¬ 
joint à l’Observatoire de 
Paris. 

Schulhof, calculateur au 
Bureau des Longitudes. 

1892. 

Rodolphe Radau, secrétai¬ 
re de la rédaction de la 
Revue des deux mondes. 

G. Leveau, astronome à 
l’Observatoire de Paris. 


Pour ses travâux sur les pla- fr. 
nètes et la direction de la 
publication du grand Cata¬ 
logue utilisant les obser¬ 
vations méridiennes dont 
disposait l’Observatoire de 


Paris. 2000 

Pour ses travaux sur les co¬ 
mètes et Jupiter .... 2000 

Pour ses travaux sur les co¬ 
mètes . 2000 


Pour son Mémoire sur le su¬ 
jet proposé. 2500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux .1500 


Sujet proposé en 1888 et prorogé à 1892. — (v. à 1888). 


1894. Sujet proposé. — Perfectionner les méthodes de calcul des 
perturbations des petites planètes. 


Martin Brendel, professeur 
à l’Université de Greifs- 
wald, Prusse. 

1897. Hermann Struve, de l’Ob¬ 
servatoire de Poulkovo. 


1898. George William Hill, pro¬ 
fesseur de mathématiques 
à West Nyack, New- 
York, États-Unis. 


Mémoire.1500 


Recherches sur les coordon¬ 
nées et la théorie des satel¬ 
lites de Saturne, Neptune 
et Mars.1500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux mathématiques et as¬ 
tronomiques.1500 


1900. Sujet proposé. — Faire la théorie d’une des comètes périodi¬ 
ques dont plusieurs retours ont été observés. 








PRIX DAMOISEAU. 


209 


J. von Hepperger, profes- Étude théorique de la comè- fr. 

seur d'astronomie à l’U- te de Biéla.1500 

niversité de Graz. 


1902. Sujet proposé. — Compléter la théorie de Saturne donnée 
par Le Verrier , en faisant connaître les formules rectifi¬ 
catives établissant l’accord entre les observations et la 
théorie. 

J.-B.-A. Gaillot, sous-di¬ 
recteur de l’Observatoire 

de Paris. .1500 

1905. Sujet proposé. — Il existe une dizaine de comètes dont l’or¬ 
bite. pendant la période de visibilité, s’est montrée de 
nature hyperbolique. Rechercher , en remontant dans le 
passé et tenant compte des perturbations des planètes, 
s’il en était ainsi avant l’arrivée de ces comètes dans 
le système solaire. 

Gaston Fayet, astronome à Recherches concernant les 


l’Observatoire de Paris. excentricités des comètes. 2000 

Louis Fabry, astronome à Études sur les comètes hy- 

l’Observatoire de Mar- perboliques .1000 

seille. 


1911. Sujet proposé pour 1908 et prorogé successivement à 1909 et 
1911. — Théorie de la planète Eros, basée sur toutes 
les observations connues. 

Elia Millosevich, directeur 
de l’Observatoire du col¬ 


lège romain à Rome. 700 

Gustav Witt, attaché à 
l’observatoire Urania à 

Berlin. 700 

Irénée Lagarde, astronome 
adjoint à l’Observatoire 

de Paris. 700 


1914. Sujet proposé. — Perfectionner les Tables de Jupiter de 
Le Verrier. 

'Tables rectifiées du mouve¬ 
ment de Jupiter . . . . 

U 


J.-B.-A. Gaillot, correspon¬ 
dant de l’Académie. 


2000 








210 


PRIX CHAUSSIER 


1863 


(Maindron, p. 151; Aucoc, p. 360). 


François Chaussier (1746-1828), célèbre anatomiste et chirurgien, 
était né à Dijon de pauvres artisans. Il sut se conquérir, par 
l’opiniâtreté de son travail et sa valeur personnelle, une place 
prépondérante dans le corps médical enseignant français. En 1794, 
lors de la réorganisation de l’instruction publique en France, il 
fut appelé à Paris par Fourcroy et chargé de rédiger le rapport re¬ 
latif à la création des Ecoles de santé, rapport qui fut lu à la Con¬ 
vention le 7 frimaire an III. Elu correspondant de l’Académie des 
Sciences, en 1796, il y remplaça Noël Hallé dans la section de mé¬ 
decine et chirurgie, le 6 mai 1822. Ce sont surtout ses travaux sur 
la médecine légale qui ont fait sa réputation. 

Il eut deux fils qui, comme leur père, furent docteurs en méde¬ 
cine. Mais l’un d’eux, Bernard-François-Hector, chercha dans une 
tout autre voie la notoriété: il a donné au théâtre une série de 
pièces, seul ou en collaboration avec Martainville, Villiers, Bizet 
et quelques autres. C’est au docteur Franck-Bernard-Simon Chaus¬ 
sier, l’autre fils de François, que l’Académie est redevable de la 
fondation du prix. Il mourut en son domicile à Paris, le 20 juil¬ 
let 1866. 

Par testament olographe, en date du 19 mai 1863, il avait pris les 
dispositions suivantes : 

«J’institue pour mon légataire universel les hôpitaux de Paris à 
« la charge de répartir ainsi ma fortune : 


«Je veux que mon légataire prenne une inscription de rente de 
deux mille cinq cents francs par an que l’on accumulera pendant 



PRIX CHAUSSIER. 


211 


«quatre ans, pour donner un prix sur le meilleur livre ou mémoi- 
« re qui aura paru pendant ce temps et fait avancer la médecine, 
a soit sur la médecine légale, soit sur la médecine pratique. Ce 
«prix de dix mille francs sera donné par l’Institut de France et 
«l’inscription de rente ne pourra être détournée ni aliénée du prix 
« Chaussier. » 

La section de médecine et chirurgie, puis la commission admi¬ 
nistrative ayant émis un avis favorable, l’Académie accepta le 
legs dans son comité secret du 18 mars 1867 et un décret, en date 
du 7 juillet 1869, ratifia cette décision. 

Il est à noter que la question de savoir si le legs devait être ac¬ 
cepté par l’Institut ou par l’Académie compétente ne fut pas po¬ 
sée ; les termes mêmes du décret le démontrent clairement: 

«Art. 1. Le Secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences de 
« l’Institut Impérial de France est autorisé à accepter .... au 
« nom de ladite Académie, le legs à elle fait par le sieur Chaus- 
« sier . . . consistant en une rente .... dont les arrérages accumu- 

« lés formeront, tous les quatre ans, un prix.qui sera décer- 

« né par l'Académie des Sciences à l’auteur .... » 

Mis au programme en 1870, le prix Chaussier fut décerné pour la 
première fois en 1871. 

Sa valeur est toujours de 10 000 frs. 

Il est décerné, tous les quatre ans, s’il y a lieu, par l’Académie, 
sur la proposition de la commission des prix de médecine et chi¬ 
rurgie, qui est composée de la section correspondante et de cinq 
membres élus. 


Liste des attributions du prix Chaussier 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1883. D r Legrand du Saulle . . Étude médico-légale sur les fr. 

épileptiques ; — Étude mé¬ 
dico-légale sur les testa- 



212 


PRIX CHAUSSIER, 


D' A. Layet, professeur à la 
Faculté mixte de méde¬ 
cine et de pharmacie de 
Bordeaux. 

D' A. Luton, directeur de 
l’École préparatoire de 
médecine et de pharma¬ 
cie de Reims. 

1887. D r Jaccoud, professeur à la 
Faculté de médecine de 
Paris. 

1891. D r Brouardel, doyen de la 
Faculté de médecine de 
Paris. 

Feu E. Duponchel.... 

1895. D r Lancereaux, médecin 
des hôpitaux de Paris. 

1899. D' Charrin, directeur de 
laboratoire à l’École des 
hautes études au Collège 
de France. 

1903. D 1 Alfred Fournier, profes¬ 
seur honoraire à la Facul¬ 
té de médecine de Paris. 


ments contestés pour eau- fr. 
se de folie; — Étude mé¬ 
dico-légale sur l'interdic¬ 
tion des aliénés et sur le 
conseil judiciaire; — Étu¬ 
des sur les hystériques 
(état physique et état men¬ 
tal; actes insolites délic¬ 
tueux et criminels') . . . 10000 

Hygiène et maladies des 
paysans .Ment. hon. 

h'tudes de thérapeutique 
générale et spéciale, avec 
applications aux maladies 
les plus usuelles . . Ment. hon. 

Etudes sur la phtisie; — 
Clinique médicale. . . . 10000 

Pour ses travaux de méde¬ 
cine légale et d’hygiène. 10000 

Traité de médecine légale 
militaire .Ment. hon. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10000 

Étude générale de l’infection 
au moyen de la maladie 
pyocyanique . 10000 

Pour l’ensemble de son œu¬ 
vre médicale et sociale. . 10000 




PRIX CHAUSSIER. 


243 


1907. 

D r Alexandre Lacassagne, 
professeur à la Faculté 
mixte de médecine et de 
pharmacie de Lyon. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de médecine légale. 

fr. 

10000 

1911. 

D' A. Imbert, professeur à 
la Faculté de médecine de 
Montpellier. 

Pour ses études relatives au 
travail professionnel . . . 

10000 

1915. 

Le prix n’est pas décerné: 




D r Raoul Benon, de Nan¬ 
tes. 

Traité clinique et médico- 
légal des troubles psychi¬ 
ques et névrosiques post¬ 
traumatiques . . Ment. hon. 500 



214 


PRIX JEAN THORE. 


1863 


(Maindron, p. 145; Aucoc, p. 357). 


«Jean Thore, médecin et botaniste français, naquit à Mont-Saur 
(Armagnac), en 1762, et mourut en 1823. Il étudia la médecine à 
Bordeaux, où il passa sa thèse de doctorat en 1792, fut ensuite attaché 
au service médical de l’armée des Pyrénées - Occidentales et alla, 
en 1795, s’établir à Dax, où il exerça son art et cultiva en même 
temps la botanique. De 1809 à 1815, il remplit les fonctions de mé¬ 
decin en chef de l’hôpital militaire de Dax. On a de lui : Essai d’u¬ 
ne ch loris du déparlement des Landes ( 1803, in-8°) ; Promenade 
sur le golfe de Gascogne ou Aperçu topographique, physique et 
médical des côtes occidentales dé ce golfe (Bordeaux, 1810, in-8°) ; 
Description d'un engin de pêche ou machine propre à prendre 
toute espèce de poissons (in-8°). » (*) 

Son fils François - Honoré - Franklin mourut à Dax, le 22 septem¬ 
bre 1863, laissant un testament olographe, daté du3juin 1863, dont 
nous extrayons ce qui suit : 

«Je lègue à l’Académie des Sciences de Paris le capital nécessai- 
« re pour l’acquisition d’une rente annuelle de deux cents francs, 
«sur les fonds publics; cette rente est destinée à la fondation d’un 
«prix de pareille somme à décerner chaque année, au nom de 
«Jean Thore, mon père, médecin et botaniste, à l'auteur du meil- 
« leur mémoire sur les algues fluviatiles ou marines d’Europe, oit 
« sur les mousses , ou sur les lichens, ou sur les champignons 


(0 Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universeldu XIX e siècle. 



PRIX JEAN THORE. 


215 


«d’Europe, ou sur les mœurs ou l’anatomie d’une espèce des in - 
«sectes d’Europe . » 

Ce legs fut accepté, le 22 février 1864, par l’Académie, dont la déci¬ 
sion fut ratifiée par un décret, en date du 9 août de la même 
année. 

Comme le programme proposé par le fondateur est du ressort 
de deux commissions, l’Académie a décidé que le prix annuel se¬ 
rait décerné alternativement : 1° sur la proposition de la commis¬ 
sion des prix de botanique, composée de la section correspondante 
et de trois membres élus, à l’auteur du meilleur mémoire sur les 
cryptogames cellulaires d’Europe (algues fluviatiles ou marines, 
mousses, lichens ou champignons); 2° sur la proposition de la 
commission des prix d’anatomie et zoologie, composée de la 
section correspondante et de trois membres élus, à l’auteur du 
meilleur mémoire sur les mœurs ou l’anatomie d’une espèce d’in¬ 
sectes d’Europe. 

Henri Fabre fut, en 1866, le premier lauréat de ce prix. 


Liste des attributions du prix Jean Thore 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. Émile Bescherelle, chef de 

bureau au ministère des 
travaux publics. 

1882. Ed. André. 

1884. L. Motelay et Vendryès. 

1886. Péraglo, de Nice, entomolo¬ 
giste. 


1888. D‘ Carlet, professeur à la 
Faculté des sciences de 
Grenoble. 


fr. 

Recherches bryologiques . . 200 


Monographie des tenthré- 


dides . 200 

Monographie des isoétées. . 200 


Ouvrages sur les insectes nui¬ 
sibles aux arbres les plus 
précieux de la région des 
Alpes maritimes .... 1000 

Travaux sur l’anatomie et la 

physiologie des insectes. . 200 




PRIX JEAN THORE. 


216 

1889. A. de Bosredon. 

D r G. de Ferry de Bellone. 

1891. J. Gostantin, professeur à 
l’École normale supérieu¬ 
re, et L. Dufour, direc¬ 
teur adjoint de laboratoi¬ 
re au Collège de France. 

1893. L. Corbière, professeur au 

lycée de Cherbourg. 

1894. Guénot, chargé de cours à la 

Faculté des sciences de 
Nancy. 

1895. P. Mégnin. 

1896. Charles Janet, ingénieur ci¬ 

vil à Beauvais. 


1897. Léonard Bordas, prépara¬ 

teur à l’École des hautes 
études au Muséum d’his¬ 
toire naturelle. 

Sappin - Trouffy . . . . 

1898. Pantel, père jésuite. 


1899. Paul Parmentier, de l’In¬ 
stitut botanique de l’Uni¬ 
versité de Besançon. 

Raoul Bouilhac, attaché au 
laboratoire de physiolo¬ 
gie végétale du Muséum 
d’histoire naturelle. 


fr. 

Manuel du trufficulteur. . 100 

La truffe. Étude sur la truf¬ 
fe et les truffières. . . 100 

Nouvelle flore des champi¬ 
gnons . 400 


Publications relatives aux 

mousses. 200 

Recherches sur la physiolo¬ 
gie des insectes.200 

Les parasites articulés. . . 200 


Observations sur la vie et les 
mœurs des fourmis, des 
guêpes, des abeilles et des 
frelons. 200 

Description anatomique et 
étude histologique des 
glandes à venin des in¬ 
sectes hyménoptères . . . 200 

Mémoire sur le développe¬ 
ment des urédinées. . . . 200 

Essai monographique sur 
une larve parasite du 
groupe des tachinaires. . 200 

Recherches sur la structure 
de la feuille des fougères 
et leur classification. . . 500 

Recherches sur la végéta¬ 
tion de quelques algues 
d’eau douce . 500 






PRIX JEAN THORE. 


217 


1900. Seurat, préparateur à l’École 

pratique des hautes étu¬ 
des au Muséum d’histoi¬ 
re naturelle. 

1901. N. Patouillard, pharma¬ 

cien. 

1902. R. de Sinéty, père jésuite. 

1903. de Istvànffi, directeur de 

l’Institut ampélographi- 
que royal hongrois. 

1904. Henri d’Orbigny, archi¬ 

tecte. 


1905. de Istvànffi, professeur à 

l’Université de Buda- 
Pesth. 

1906. G. Houlbert, sous-directeur 

de la station entomologi- 
que de la Faculté des 
sciences de Rennes. 

1907. Bainier, à l’Ecole supérieure 

de pharmacie de Paris. 

1908. Jules Bourgeois, horloger 

à Sainte Marie aux Mi¬ 
nes. 

1909. Paul Bergon. 


Recherches sur les larves pa- fr. 
rasites entomophages des 
hyménoptères. 200 


Essai taxonomique sur les 
familles et les genres des 
hyménomycètes . 200 

Recherches sur la biologie 
et l’anatomie des phasmes. 200 

Études des maladies de la 

vigne. 200 


Synopsis des onthophagides 
paléarctiques, et travaux 
sur les onthophagides afri¬ 


cains.200 

Travaux relatifs aux divers 
champignons parasites de 
la vigne en Europe. . . 200 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux d’entomologie . . . 200 


Pour ses travaux sur les 
mucorinées et les mucédi- 
nées. 700 

Pour ses travaux sur les chry- 
soméliens du groupe des 
malacodermes. 200 

Études sur la structure et 
le développement des dia¬ 
tomées . 200 






218 


PRTX JEAN THORE. 


1910. Emile Massonat, prépara¬ 
teur à la Faculté des 
sciences de Lyon. 

1912. Antoine Grouvelle, di¬ 
recteur honoraire de la 
Manufacture des tabacs 
de Paris. 


1913. Etienne Foëx, ingénieur- 

agronome. 

1914. J. Feytaud, préparateur à 

la Faculté des sciences 
de Bordeaux. 

1915. Isidore Doin, professeur au 

Lycée de Chartres. 


Contribution à l’étude des fr. 
pupipares . 200 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur les coléoptères 
clavicornes et pour son ou¬ 
vrage intitulé: Synopsis 
des rhysodides et des¬ 
cription d’espèces nouvel¬ 


les . 200 

Pour ses recherches sur les 
erysibacées . 200 

Pour ses recherches sur les 
termites. 200 

Pour ses recherches sur les 
hépatiques ...... 200 








219 


PRIX DALMONT. 


1863 


(Maindron, p. 146; Aucoc, p. 358). 


Denis-Victor Dalmont, libraire-éditeur, demeurant à Paris, 
mourut en son domicile le 10 mars 1864. Son testament olographe, 
en date du 5 novembre 1863, imposait aux héritiers du défunt la 
charge : 

« De payer et servir tous les trois ans à l’Académie des Sciences 
« (section de l’Institut) une somme de trois mille francs pour qu’el- 
« le décerne, en mon nom et tous les trois ans, un prix de trois 
«mille francs à celui de MM. les ingénieurs du corps des ponts et 
«chaussées, en activité de service, qui lui aura présenté à son 
«choix le meilleur travail ressortissant à l’une des sections de cet- 
« te Académie. Je lègue aux conditions ci-dessus une somme totale 
«de trente mille francs pour ce prix triennal, qui, dans ma pensée, 
«pourra exciter MM. les ingénieurs susdits à suivre l’exemple de 
«leurs savants devanciers, Messieurs Fresnel, Navier, Coriolis, 
«Cauchy, de Prony et Girard, et, comme eux, obtenir le fauteuil 
« académique. » 

L’acceptation du legs fut votée au comité secret du 4 juillet 
1864. Le conseil général des ponts et chaussées, appelé à formu¬ 
ler un avis, adhéra aux dispositions dictées par le testateur et 
adoptées par l’Académie des Sciences. Et un décret, en date du 
6 mai 1865, ratifia ces décisions. 

Les dix prix, de la valeur de 3000 fr., ont été décernés de 1867 
à 1894. 


220 


PRIX DALMONT. 


Liste des attributions du prix Dalmont 
depuis 1881 jusqu’à l’échéance de la fondation. 


1882. Georges Lemoine, ingé¬ 
nieur en chef des ponts 
et chaussées, attaché aux 
études hydrologiques du 
bassin de la Seine. 

1885. Félix Lucas, ingénieur en 
chef des ponts et chaus¬ 
sés, adjoint à la direction 
des phares. 

1888. Jean Résal, ingénieur des 
ponts et chaussées. 

1891. Considère, ingénieur en chef 
des ponts et chaussées, 
chef des services ordi¬ 
naire et maritime à 
Quimper. 

Léon Autonne, ingénieur 
des ponts et chaussées à 
Lyon. 

Maurice d’Ocagne, ingé¬ 
nieur des ponts et chaus¬ 
sées. 

1894. Léon Autonne, ingénieur 
des ponts et chaussées à 
Lyon. 

Maurice d’Ocagne, ingé¬ 
nieur des ponts et chaus¬ 
sées. 

Léon Pochetî ingénieur en 
chef des ponts et chaus¬ 
sées à Nevers. 

Willotte, ingénieur en chef 
des ponts et chaussées à 
Brest. 


Pour l’ensemble de ses tra- fr. 
vaux de chimie et de ses 
études hydrologiques. . . 3000 


Pour ses recherches expéri¬ 


mentales sur la durée de 
l’étincelle électrique. . . 3000 

Pour ses ouvrages sur les 
ponts. 3000 


Pour ses travaux sur la ré¬ 
sistance de matériaux et 
l’emploi de l’acier dans les 
constructions ..... 3000 

Pour ses travaux d’analyse 
mathématique et de géomé¬ 
trie pure.Ment. hon. 

Nomographie .... Ment. hon. 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux d’analyse. 3000 

Noinographie .... Ment. hon. 


Traité de thermodynami¬ 
que .Ment. hon. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux .Ment. hon. 





221 


PRIX DE LA FONS MÉLICOCQ 


1864 


(Maindron, p. 148; Aucoc, p. 359). 


Alexandre-Français-Joseph de la Fons Mélicocq naquit à Noyon, 
le 2 novembre 1802. Il a écrit de nombreux mémoires d’archéolo¬ 
gie sur l’histoire et les monuments de la Picardie, de la Flandre et 
de l’Artois et il a publié sur la flore de ces régions divers ouvrages 
parmi lesquels nous citerons: Calendrier de Flore ou Catalogue 
des plantes des environs de Noyon (1829) ; — Prodrome de la Flo¬ 
re des arrondissements de Laon, Ver vins, Rocroy et des environs 
de Noyon (1839); — etc.. Il mourut dans sa propriété, à Raismes, 
près de Valenciennes, le 8 juin 1867. 

Son testament olographe, en date du 2 décembre 1864, contient 
notamment les dispositions suivantes: 

«Voulant, comme homme de lettres, léguer un souvenir à ma 
«vénérable et si chère province de Picardie, je prie l’Académie des 
« Inscriptions et Belles Lettres de Paris de vouloir bien accepter 
« un legs de six cents francs de rente trois pour cent. 

« Cette rente, accumulée pendant trois ans, servira à la fondation 
« d’un prix, qui sera décerné, tous les trois ans, au meilleur ouvra- 
« ge sur l’histoire et les antiquités de la Picardie et de l’Ile de 
«France (Paris non compris). 

« Ce prix sera adjugé par cet illustre corps savant le jour du con- 
« cours général. 

« Je prie l’Académie des Sciences de Paris (Institut) de vouloir 
« bien accepter un legs de trois cents francs de rente trois pour 
« cent. 

«Cette rente, accumulée durant trois ans, servira à la fondation 
«d’un prix, qui sera décerné tous les trois ans par cet illustre corps 


222 


PRIX DE LA FONS MELICOCQ. 


«savant, au meilleur ouvrage de botanique sur le Nord de la 
a France, c’est-à-dire sur les départements du Nord, du Pas de 
« C C( l a i s , des Ardennes, de la Somme, de l'Oise et de l’Aisne. 


«Je donne et lègue au Muséum d’histoire naturelle de Paris un 
«paquet de plantes, contenant toutes les monstruosités que j’ai ob- 
« servées.... » 

L’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, le 26 juillet 1867, 
puis l’Académie des Sciences, le 29, acceptèrent ces legs chacune 
pour ce qui la concernait. Un décret, en date du 6 novembre sui¬ 
vant, ratifia ces décisions. Et l’Académie des Sciences inscrivit le 
prix au programme de ses concours, en 1869. C’est seulement, en 
1874, que le prix put être décerné pour la première fois. 

Depuis l’origine, sa valeur est de 900 francs. 

L’Académie des Sciences le décerne, tous les trois ans, s’il y a 
lieu, sur la proposition de la commission des prix de botanique, 
qui est composée de la section correspondante et de trois mem¬ 
bres élus. 


Liste des attributions du prix de la Fons Mélicocq 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1883. Le prix n’est pas décerné: 

Ch. Magnier, bibliothécaire 
et directeur du jardin bo¬ 
tanique de Saint-Quentin. 

1883. Gaston Bonnier, maître de 
conférences à l’Ecole nor¬ 
male supérieure, et 
Georges de Layens. 

Edmond - Gustave Camus, 

pharmacien de l re classe. 

Ch. Magnier, bibliothécaire 
et directeur du jardin bo¬ 
tanique de Saint-Quentin. 


fr. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de botanique. . . Enc. 500 


Flore du nord de la France. 450 


Flore du nord de la France. 450 

Prodromus florœ Galliœ 
septentrionalis .... Citation 



PRIXD E LA FONS MELICOCQ. 


223 


E. Gonse. 

F. Debray . 

1892. A. Masclef . 

1895. Géneau de la Marlière. . 


1901. Feu Ferdinand Debray, 

professeur à l’École des 
sciences d’Alger. 

1907. C. Houard, préparateur à 
la Sorbonne. 

1910. D r Maurice Bouly de Les- 
dain, à Dunkerque. 

1913. Eugène Goquidé, ingénieur- 
agronome, docteur ès 
sciences naturelles. 


Catalogue des muscinées de fr. 

la Somme .Citation 

Algues marines du nord de 
la France .Citation 

Géographie botanique du 
nord de la France . , . 900 


Distribution géographique 
des cryptogames supé¬ 
rieurs dans le nord de la 
France . 900 

Catalogue des algues mari¬ 
nes du nord de la France. 900 

Les déformations parasitai¬ 
res des plantes du nord 
de la France . 900 

Recherches sur les lichens 
des eyivirons de Dunker¬ 


que . 900 

Étude des propriétés du sol 
tourbeux de Picardie. . . 900 









224 


PRIX L. LA GAZE 

1865 


(Maindron, p. 153; Aucoc, p. 360.) 


Louis La Caze naquit en 1799. Il fit ses études de médecine à Pa¬ 
ris et y soutint avec succès sa thèse de doctorat. Pendant l’épidé¬ 
mie de 1832, il montra le plus louable dévouement à soigner les 
cholériques ; cette courageuse conduite lui valut une médaille d’hon¬ 
neur. Il exerça la médecine jusqu’en 1852, puis, profitant de sa 
fortune, il se consacra entièrement à constituer l’inestimable col¬ 
lection de tableaux dont il a fait don au musée du Louvre. Cheva¬ 
lier de la Légion d’honneur, le docteur La Caze mourut, en son 
hôtel de la rue du Cherche - Midi, le 28 septembre 1869. 

Son testament olographe, en date du 24 juillet 1865, et ses codi¬ 
cilles des 25 août et 22 décembre 1866, contiennent, en dehors du 
legs splendide fait « au Musée de Paris », auquel nous venons de 
faire allusion, les dispositions ci-dessous : 

1° Dispositions insérées dans le testament: 

«Je laisse cinq mille francs de rente perpétuelle à l’Ecole de mé- 
« decine de Paris, pour constituer un prix qui ne sera donné que 
« tous les deux ans, afin qu'on ait le temps de préparer les travaux 
«et qui sera alors de dix mille francs (F. 10 0C0); deux ans après 
« ma mort ce prix commencera à être adjugé, pour la première 
« fois, au meilleur ouvrage sur la phtisie, et, deux ans après, au 
«meilleur ouvrage sur la fièvre typhoïde, et ainsi de suite alterna- 
« tivement et à perpétuité de deux en deux ans. Ce sont, je le sais, 
«des maladies très vulgaires et très communes, mais ce sont celles 
«qui tuent le plus de jeunes gens, et je crois qu’il est bon de les 
«traiter en ennemies et d’organiser contre elles un système de 


PRIX L. LA CAZE. 


225 


«guerre perpétuelle; sans doute de nombreux et estimables tra- 
« vaux existent sur ces matières mais il est évident que le traite- 
« ment laisse infiniment à désirer et que le diagnostic seul est per- 
«fectionné. J’espère que ces prix pourront entretenir un foyer con- 
« tinu d’études sur ces affections et qu'avec le temps on parviendra 
« à les mieux soigner, ou à les prévenir, ou à les guérir. De plus, je 
«crois rendre service à un certain nombre de jeunes médecins, qui 
«n’ont point encore de clientèle, et que l’espoir d’obtenir un prix 
« assez considérable pourra engager à se vouer à l’observation 
«dans les hôpitaux. Il en résultera au bout d’un certain temps une 
«masse de travaux et comme une bibliothèque spéciale sur ces 
« deux matières. Je vois qu’en médecine, comme en toutes choses 
«le temps se passe et qu’on se trouve toujours face à face avec les 
«mêmes difficultés; je crois qu’il est bon de ne pas laisser écouler 
« les années inutilement pour la science, comme un cours d’eau 
« auquel on ne donnerait rien à faire. Les médecins étrangers 
« pourront concourir pour ces prix. On dira probablement que ma 
« fondation fera naître un grand nombre de travaux médiocres, 
« mauvais même, j’en suis persuadé, mais ce n’est pas pour ces 
« travaux-là que j’institue ce prix. Si, au contraire, dans le nom- 
«bre, il s’en trouve un seul qui soit excellent et utile à l’humanité, 
« mon but sera atteint. 

« Dans l’intime persuasion où je suis que la médecine n’avancera 
«réellement qu’autant qu’on saura la physiologie, je laisse cinq 
« mille francs de rente perpétuelle à l’Académie des Sciences, en 
<( priant ce corps savant de vouloir bien distribuer, de deux ans en 
«deux ans, à dater de mon décès, un prix de dix mille francs à 
« iauteur de l'ouvrage qui aura le glus contribué aux progrès de 
« la physiologie. Les étrangers pourront concourir. » 

2° Dispositions insérées dans le codicille, en date du 25 août 

1866 : 

«Les prix, que j’ai fondés à l’Académie des Sciences et à l’École 
« de médecine, ne seront pas partageables entre plusieurs, ils se- 
« ront donnés en totalité à chaque auteur qui aura rempli les con- 
« ditions que j’ai fixées; et les sommes qui y sont affectées ne pour- 
« ront être divisées ni employées à aucun autre usage. » 


15 


226 


PRIX L. LA CAZE. 


3° Dispositions insérées dans le codicille, en date du 22 décem¬ 
bre 1866 : 

«Je confirme toutes les dispositions qui précèdent; mais, outre 
«la somme de cinq mille francs de rente perpétuelle que j'ai laissée 
«à l’Académie des Sciences de Paris pour fonder un prix de phy- 
« siologie, que je maintiens ainsi qu’il est dit ci-dessus, je laisse 
«encore à la même Académie des Sciences deux sommes, chacune 
«de cinq mille francs de rente perpétuelle, libres de tous frais d’en- 
« registrement ou autres, destinés à fonder deux autres prix, l'un 
((pour le meilleur travail sur la physique, l'autre pour le meil- 
(( leur travail sur la chimie. Ces deux prix seront, comme celui de 
« physiologie, distribués tous les deux ans, à perpétuité, à dater de 
<( mon décès, et seront aussi de dix mille francs chacun. Les étran- 
« gers pourront concourir. Ces sommes ne seront pas partageables 
«et seront données en totalité aux auteurs qui en auront été jugés 
« dignes. 

«Je provoque ainsi, par la fondation assez importante de ces 
«trois prix, en Europe et peut-être ailleurs, une série continue 
«de recherches sur les sciences naturelles, qui sont la base la 
« moins équivoque de tout savoir humain, et, en même temps, je 
« pense que le jugement et la distribution de ces récompenses par 
<( l’Académie des Sciences de Paris seront un titre de plus, pour ce 
«corps illustre, au respect et à l’estime dont il jouit dans le monde 
«entier. Si ces prix ne sont pas obtenus par des Français, au 
« moins ils seront distribués par des Français et par le premier 
« corps savant de France. » 

L’Académie des Sciences accepta les deux legs qui lui étaient 
faits, dans son comité secret du 2 novembre 1869, et un décret, en 
date du 27 décembre suivant, ratifia cette décision. 

Les trois prix La Caze ont été décernés, pour la première fois, 
en 1873. 

Pour compenser la diminution du revenu, sans modifier la va¬ 
leur des prix, l’Académie dut, en 1902, décider qu’un prix sur trois 
serait supprimé alternativement pendant trois périodes biennales 
et que le montant en serait consacré à accroître le capital. Par 
voie de tirage au sort l’ordre suivant fut adopté : prix de physique, 


PRIX L. LA CAZE DE PHYSIOLOGIE. 


227 


en 4903 ; prix de physiologie, en 4905; prix de chimie, en 4907. 

Les trois prix, de la valeur de 40 000 francs, sont décernés, tous 
les deux ans, s’il y a lieu, par l’Académie des Sciences sur la pro¬ 
position, pour le 4 rr , de la commission des prix de physiologie, 
qui est composée de sept membres élus ; pour le 2°, de la commis¬ 
sion des prix de physique qui est composée de la section de physi¬ 
que générale et de trois membres élus; pour le 3 e , de la commis¬ 
sion des prix de chimie, qui est composée de la section correspon¬ 
dante et de trois membres élus. 


Liste des attributions du prix L. La Caze de physiologie 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. Brown - Sequard, profes¬ 
seur au Collège de 
France. 

1883. Balbiani, professeur au Col¬ 
lège de France. 

1885. Duclaux, professeur à la 
Faculté des sciences de 
Paris. 

1887. D r Charles Rouget, profes¬ 
seur au Muséum d’histoi¬ 
re naturelle. 

1889. D r François Franck, prépa¬ 
rateur au Collège de 
France. 

1891. S. Arloing, correspondant 
de l’Académie. 


Pour l’ensemble de ses tra- fr. 
vaux de physiologie. . . 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux d’embryogénie et de 
physiologie générale. . . 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10 000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10 000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de physiologie. . . 10 000 


Pour ses travaux de physio¬ 
logie. 10 000 





228 


PRIX L. LA CAZE DE PHYSIOLOGIE. 


1893. d’Arsonval, préparateur au Pour ses recherches sur la fr. 
Collège de France. chaleur animale, l’électro- 

physiologie, etc. 10 000 

1895. Dastre, professeur à la Fa- Pour l’ensemble de ses tra- 

culté des sciences de Pa- vaux de physiologie. . . 10 000 

ris. 

1897. Rontgen, professeur à l’U- Découverte de l’application 
niversité de Würzburg. des rayons X à l’examen 

du squelette.10 000 

1899. D r Morat, professeur à la Pour l’ensemble de ses tra- 
Faculté de médecine de vaux de physiologie expé- 
Lyon. rimentale. 10 000 

1901. Charpentier. . Sur les effets cardio-vascu¬ 

laires des excitations des 
sens . 10 000 

1903. D r Charles Richet, profes- Pour l’ensemble de ses tra- 

seur à la Faculté de mé- vaux. 10 000 

decine de Paris. 

1907. Feu Laulanié, professeur à Pour l’ensemble de ses tra- 
l’École nationale vétéri- vaux et notamment pour 
naire de Toulouse. son ouvrage intitulé: Elé¬ 
ments de physiologie . . 10 000 

1909. Delezenne, chef de service Pour l’ensemble de ses tra- 

à l’Institut Pasteur. vaux. 10 000 

1912. E. Wertheimer, professeur Pour l’ensemble de son œu- 

à la Faculté de médecine vre physiologique. . . . 10 000 

de Lille. 

1914. D r E. Gley, professeur au Pour l’ensemble de ses tra- 

Collège de France. vaux. 10 000 








PRIX L. LA CAZE DE PHYSIQUE. 229 

Liste des attributions du prix L. La Caze de physique 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 

1881. Gaston Planté. Travaux relatifs à l’électrici- fr. 

té : découverte des accumu¬ 
lateurs. 10 000 

1883. Henri Becquerel, ingénieur Pour l'ensemble de ses tra- 
des ponts et chaussées, vaux de physique expéri- 

assistant au Muséum mentale. 10 000 

d’histoire naturelle. 

1885. Gernez, maître de conféren- Pour l’ensemble de ses re- 
ces à l’Ecole normale su- cherches: pouvoir rotatoire 
périeure. moléculaire, états physi¬ 
ques instables, etc.... 10 000 

1887. Paul et Prosper Henry, Pour l’ensemble de leurs tra- 

astronomes adjoints à vaux d’astronomie physi- 

l’Observatoire de Paris. que. 10 000 

1889. Heinrich Hertz, professeur Pour ses expériences sur la 
à la Faculté des sciences propagation des ondes in- 
de Bonn. ductives. 10 000 

1891. Jules Violle, maître de con- Pour l’ensemble de ses tra- 

férences à l’École norma- vaux de physique. . . . 10 000 

le supérieure. 

1893. E.-H. Amagat, professeur Recherches sur les proprié- 

à la Faculté catholique tés des gaz et des liquides 
de Lyon. sous pressions élevées. . 10 000 

1895. Edmond Bouty, professeur Recherches de physique rela- 
à la Faculté des sciences tives, principalement, au 
de Paris. magnétisme et à l’électri¬ 
cité. 10 000 

1897. Ph. Lénard, attaché au la- Études des rayons cathodi- 

boratoire de Hertz. ques hors de l’ampoule. . 10 000 







230 PRIX L. LA CAZE DE PHYSIQUE. 

1899. P.-R. Blondlot, professeur Pour ses recherches sur le fr. 

à la Faculté des sciences magnétisme et l’électricité. 10 000 
de Nancy, correspondant 
de l’Académie. 

1901. Pierre Curie, professeur à Pour la découverte du ra- 
l’Ecole de physique et de dium et l’ensemble de ses 

chimie de la ville de autres travaux. 10 000 

Paris. 

1905. L.-G. Gouy, professeur à la Pour l’ensemble de ses tra- 

Faculté des sciences de vaux de physique. . . . 10 000 

Lyon. 

1907. Paul Villard, à l’Ecole nor- Pour l’ensemble de ses tra- 

male supérieure. vaux de physique. ... 10 000 

1908. Léon Teisserenc de Bort. Pour l’ensemble de ses tra¬ 

vaux relatifs à la météoro¬ 
logie et à la physique du 
globe. 10 000 

1912. Marcel Brillouin, profes- Pour l’ensemble de ses tra- 
seur au Collège de Fran- vaux de physique pure et 
ce. de physique mathémati¬ 
que . 10 000 

1914. Jean Perrin, professeur à la Pour l’ensemble de ses tra- 

Faculté des sciences de vaux. 10 000 

Paris. 

Liste des attributions du prix L. La Caze de chimie 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 

1881. P. Hautefeuille, maître de Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

conférences à l’Ecole nor- vaux. 10 000 

mal supéerieure. 






PRIX L. LA CAZE DE CHIMIE. 


231 


1883. L. Gailletet, correspondant 
de l'Académie. 

1885. A. Ditte, professeur à la Fa¬ 
culté des sciences de 
Caen. 

1887. Moissan, professeur à l’Éco¬ 
le supérieure de phar¬ 
macie de Paris. 

1889. F.-M. Raoult, doyen de la 
Faculté des sciences de 
Grenoble. 

1891. A. Joly, professeur-adjoint 
à la Faculté des sciences 
de Paris. 

1893. Georges Lemoine, ingé¬ 
nieur en chef des ponts 
et chaussées, examina¬ 
teur à l’École polytechni¬ 
que. 


1895. H. Le Chatelier, ingénieur 
en chef des mines, pro¬ 
fesseur à l’École nationa¬ 
le supérieure des mines. 

1897. Paul Sabatier, professeur à 
la Faculté des sciences de 
Toulouse. 

1899. Engel, professeur à l’Ecole 
centrale des arts et ma¬ 
nufactures. 


Pour ses recherches sur la fr. 
liquéfaction des gaz ... 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10 000 

Pour ses travaux sur le 
fluor. 10 000 


Pour l’ensemble de ses dé¬ 
couvertes et de ses tra¬ 
vaux . 10 000 

Pour ses recherches de chi¬ 
mie minérale. 10 000 

Étude des sulfures de phos¬ 
phore et de leurs dérivés ; 
transformation allotropique 
du phosphore ; recherches 
sur les équilibres chimi¬ 
ques entre l’hydrogène et 
la vapeur d’iode .... 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10 000 


Pour l’ensemble de son œu- fr. 
vre. 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10 000 








232 PRIX L. LA CAZE DE CHIMIE. 

1901. G. Wyrouboff, et Ver- Pour ses recherches pour la fr. 
neuil, préparateur au préparation de l’oxyde de 

Muséum d’histoire natu- cérium. 10 000 

relie. 

1903. Güntz, professeur à la Fa- Pour l’ensemble de ses tra- 

culté des sciences de vaux. 10 000 

Nancy. 

1905. Albert Colson, professeur à Pour l’ensemble de ses re- 

l’École polytechnique. cherches en chimie . . . 10 000 

1909. Recoura, professeur à la Fa- Pour l’ensemble de ses tra- 
culté des sciences de vaux sur les sels et en 

Dijon. particulier pour ses études 

sur les composés du chro¬ 
me. 10 000 

1912. Urbain, professeur à la Fa- Pour l’ensemble de ses tra- 

culté des sciences de Pa- vaux. 10 000 

ris. 

1914. Debierne, professeur à l’É- Pour l’ensemble de ses re- 
cole de physique et de cherches sur les corps ra- 

chimie de la ville de dioactifs. 10 000 

Paris. 







233 


PRIX FOURNEYRON. 


1867 


(Maindron, p. 148; Aucoc, p. 359). 


Benoît Fourneyron naquit à Saint Étienne le 31 août 1802. Après 
de brillantes études à l’École des mines de sa ville natale, il fut ad¬ 
mis parmi les ingénieurs des mines du Creusot et acquit de bonne 
heure une grande réputation par de remarquables travaux de mé¬ 
canique et de métallurgie. Son invention capitale est celle de la 
turbine hydraulique qui porte son nom et pour laquelle la Société 
d’encouragement à l’industrie nationale (et non l’Académie des 
Sciences, comme il a été écrit plusieurs fois par erreur) lui décer¬ 
na, en 1835, un prix de 6000 fr. L’Académie, sur la proposition de 
la section de mécanique, l’inscrivit parmi les candidats à la place 
de membre titulaire lors du remplacement de Coriolis, en 1843, 
mais ce fut Jules Morin qui fut élu. Malgré sa grande activité pro¬ 
fessionnelle, Fourneyron fit un peu de politique : connu pour ses 
opinions libérales, il fut proposé par l’opposition, en 1847, pour 
les fonctions de maire du II e arrondissement de Paris, et refusé par 
le roi. Après 1848, il représenta le département de la Loire à l’As¬ 
semblée constituante. 

Il mourut à Paris, le 8 juillet 1867, en sa maison de la rue Saint 
Georges. 

Son testament mystique, en date du 6 juin précédent, contient 
notamment ce qui suit : 

«Je lègue à l’Académie des Sciences de Paris cinq cents francs 
« de rente sur l’État français pour être employés, tous les deux ans, 
«à décerner un prix de Mécanique appliquée. Je laisse à l’Acadé- 
« mie le soin de rédiger le programme de ce prix. » 


234 


PRIX FOURNEYRON. 


L’acceptation fut prononcée par l’Académie, en comité secret, le 
12 août 1867. Un décret, en date du 6 novembre suivant, ratifia cet¬ 
te décision et, en 1869, l’Académie annonça qu’elle décernerait le 
prix, pour la première fois, s’il y avait lieu, en 1871, à celui qui 
aurait apporté le perfectionnement le p/its important à la con¬ 
struction ou à la théorie d'une ou de plusieurs machines hydrau¬ 
liques, motrices ou autres. 

Ce premier prix ne fut décerné qu’en 1875 à Sagebien. 

Depuis lors, l’Académie a continué à proposer pour chaque con¬ 
cours une question spéciale, sans fixer, comme l’y autorisait le 
fondateur, un programme définitif. 

Ces questions et l’attribution du prix, sont fixées par l’Académie 
sur la proposition de la commission des prix de mécanique, qui 
est composée de la section correspondante et de trois membres 
élus. 

La valeur du prix est, depuis l’origine, de 1000 francs. 


Liste des attributions du prix Fourneyron 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. Sujet proposé. — Construction d'une machine motrice propre fr. 
au s ervice de la traction sur les tramivays 

Le prix n’est pas décerné : 

Mékarski . Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux .Enc. 1000 


1883. Sujet proposé. — Transport du travail à distance. 

Marcel Deprez. Pour ses essais du transport 

de force par l’électricité. . 1000 

1885. Sujet proposé. — Étude théorique et pratique sur les accu¬ 
mulateurs hydrauliques et leurs applications. 

Aucun mémoire n’étant parvenu sur le sujet proposé, le prix 
est décerné à : 




PRIX FOURNEYRON. 


235 


Jean-Daniel Colladon . . 


Inventeur de l’application de fr. 
l’air comprimé à la trans¬ 
mission de la force motri¬ 
ce . 3000 


1891. Sujet proposé. — Perfectionner la théorie clés machines à 
vapeur, en tenant compte des échanges de chaleur entre 
le fluide et les parois des cylindres et conduits de 
vapeur. 


G. Leloutre . 


Etude des phénomènes qui 
s’accomplissent dans le cy¬ 
lindre de la machine à va¬ 
peur . 2000 


1893. Sujet proposé. — Etude historique, théorique et pratique 
sur Ici rupture des volants. 


A. Brousset 


Pour son système de calage 
du volant sur l’arbre. . Enc. 500 


1895. Sujet proposé. — Perfectionnement de la théorie de la cor¬ 
rélation entre le volant et le régulateur. 

Georges Marié, ingénieur Etudes sur la régulation . . 1000 

chef de division au Che¬ 
min de fer de Paris à 
Lyon et à la Méditerranée. 

Léon Lecornu, ingénieur Mémoire sur le sujet propo- 

en chef des mines, répé- sé. 1000 

titeur à l’École poly¬ 
technique. 

1889. Sujet proposé pour 1897 et prorogé à 1898. — Donner la théorie 
du mouvement et discuter plus particulièrement les con¬ 
ditions de stabilité des appareils vélocipédiques . 

Carlo Bourlet, professeur 

au Lycée Saint Louis.. 1000 

Carvallo et Jacob.1000 

Sharp . Bicycles and tricycles. Ment. hon. 










236 


PRIX FOURNEYRON. 


1899. Sujet proposé. — Perfectionner en quelque point la théorie fr. 
des trompes. Confirmer les résultats obtenus par l’expé¬ 
rience. 

Auguste Rateau, ingénieur 

des mines.1000 

1912. Sujet proposé. — Théorie et expériences sur la résistance de 
l’air, applicables à l'aviation. 

Gustave Eiffel, ingénieur Pour ses expériences sur la 

des arts et manufactures. résistance de l’air. . . . 1000 

Armand de Gramont, duc Essais d’aérodynamique. . 700 

de Guiche. 




237 


PRIX SERRES, 


1868 


(Maindron, p. 149; Aucoc, p. 359). 


Etienne-Renaud-Augustin Serres naquit, le 12 septembre 1786, à 
Clairac, petite ville, située sur la rive droite du Lot et devenue de¬ 
puis l’un des cantons du département de Lot et Garonne. Son père, 
qui était médecin, l’envoya à Paris pour y faire ses études médica¬ 
les. Il y demeura et s’y acquit une haute situation. L’Académie des 
Sciences lui décerna, en 1820, son prix de physiologie expérimenta¬ 
le, pour un ouvrage sur Les lois de l'ostéogénie et, en 1821, son prix 
des Sciences physiques, pour un ouvrage intitulé : Anatomie com¬ 
parée du cerveau dans les quatre classes des animaux vertébrés. 
Serres fut nommé, en 1822, médecin en chef de la Pitié, et plus tard 
professeur au Muséum d’histoire naturelle; il remplaça, en 1828, 
François Chaussier, comme membre titulaire de la section de mé¬ 
decine et chirurgie de l’Académie des Sciences, dont il devint le 
président en 1841; il reçut, en 1846, la croix de commandeur de la 
Légion d’honneur. Ses travaux ont porté principalement sur l’ana¬ 
tomie et la physiologie du cerveau, sur les maladies du cerveau et 
de la moelle épinière et, d’une manière générale, sur les lois de 
l’organisation animale. Il mourut, à Paris, le 22 janvier 1868. 

Son testament olographe, en date du 16 janvier 1868, contient no¬ 
tamment ce qui suit : 

«Je donne et légué. . . . 

((7° A l’Académie des Sciences de l’Institut la somme de soixante 
« mille francs pour instituer un prix sur l’embryologie générale 
« appliquée autant que possible à la physiologie et à la médecine. 

« Je désire que ce prix ne soit mis au concours que de trois ans 
« en trois ans. » 


238 


PRIX SERRES. 


L’Académie accepta ce legs dans son comité secret du 
20 avril 1868 et cette décision fut ratifiée par un décret, en date 
du 19 août suivant. 

Le prix fut décerné pour la première fois en 1872. 

Sa valeur est, depuis l'origine, fixée à 7500 frs. 

L'Académie a décidé, dans son comité secret du 25 janvier 1915, 
que la commission chargée d’examiner les titres des candidats 
comprendra à l’avenir neuf membres élus. 


Liste des attributions du prix Serres 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1881. Edouard Van Beneden, 
professeur à l’Université 
de Liège. 

1884. D r Gadiat, directeur d’étu¬ 
des-adjoint à l’Ecole pra¬ 
tique des hautes études à 
la Faculté de médecine 
de Paris. 


D r Alexandre Kowalevs- 

ky, professeur à l’Uni¬ 
versité d’Odessa. 

1887. D r Alexandre Kowalevs- 
ky, professeur à l’Univer¬ 
sité d’Odessa. 

1890. Camille Dareste, directeur 
d’un laboratoire à l’École 
des hautes études à Paris. 

1893. Pizon, professeur au lycée 
de Nantes. 


Pour l’ensemble de ses tra- fr. 
vaux. 7500 


Traité d'anatomie générale 
appliquée à la médecine; — 
Formation des vésicules de 
Graaf; — Du développe¬ 
ment du canal de l’urèthre 
et des organes génitaux de 
l’embryon . 3750 

Pour l’ensemble de ses re¬ 
cherches sur l’embryogé¬ 
nie. 3750 

Pour l’ensemble de son œu¬ 
vre d’embryologie compa¬ 
rée . 7500 

Tératogénie expérimentale . 7500 


Histoire de la blastogenèse 
chez les botrillydées . . . 4000 






PRIX SERRES. 


239 


Sabatier, doyen de la Fa¬ 
culté des sciences de 
Montpellier. 

D r Letullo, agrégé à la Fa¬ 
culté de médecine de 
Paris. 

1896. D’ Mathias Duval, profes¬ 
seur à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris, et Alfred 
Giard, professeur à la 
Faculté des sciences de 
Paris. 

D r Laguesse, préparateur à 
la Faculté des sciences 
de Lille. 

1899. Louis Roule, professeur à 
la Faculté des sciences 
de Toulouse. 


Maurice Gaullery, maître 
de conférences à la Fa¬ 
culté des sciences de 
Lyon, et Félix Mesnil, 
attaché à l’Institut Pas¬ 
teur. 

John Beard, professeur à 
l’Université d’Edimbourg. 


1902. Paul Marchai, professeur 
à l’Institut national agro¬ 
nomique. 

1905. F. Henneguy, professeur au 
Collège de France. 


Spermatogenèse chez les fr. 
crustacés décapodes. . . 2000 

L’inflammation .1500 


Pour l’ensemble de leurs tra¬ 
vaux d’embryogénie . . . 7500 


Recherches sur l'histogénie 
du pancréas chez le mou¬ 
ton .Ment. hon. 1500 

L’embryogénie générale ; — 
L’embryogénie comparée ; 

— L’anatomie comparée 
des animaux basée sur 
l’embryogénie . 4500 

Mémoires sur les annélides 
polychètes et les sporozoai- 
res.Ment. hon. 2000 


On certain problems of ver- 
tebrcite émbryology ; — 

The span of gestation and 
the cause of birth. M. hon. 1000 


Recherches sur le développe¬ 
ment des hyménoptères 
parasites. 7500 

Cytologie et développement 
des invertébrés et des ver¬ 
tébrés . 7500 




240 


PRIX SERRES. 


1908. Albert Braehet, profes- Pour l’ensemble de ses tra- fr. 
seur à l’Université de vaux d’anatomie et d'em- 
Bruxelles. bryologie. 7500 

1911. L. Vialleton, professeur à Pour ses travaux relatifs à 
la Faculté de médecine l’embryologie et son ouvra- 

de Montpellier. ge intitulé : Eléments de 

morphologie des vertébrés. 7500 

1914. A. Prenant, professeur à la Pour l’ensemble de ses tra- 
Faculté de médecine de vaux d’histologie et d’em- 
Paris. bryologie. 7500 





241 


FONDATION GEGNER. 


1868 


(Maindron p. 152; Aucoc, p. 360). 


Jean-Louis Gegner était employé au Ministère des Finances. Le 
12 mai 1868, « se trouvant assis à son bureau de travail au Minis- 
« tère », il rédigea son testament, dont nous extrayons ce qui suit: 

« Je lègue et donne à l’Académie des Sciences morales et politi- 
« ques un nombre d’obligations (’) suffisant pour former le capital 
«d’un revenu de quatre mille francs, destiné à soutenir un écrivain 
«philosophique pauvre (j’entends philosophique et non religieux), 
« qui se sera signalé par des travaux sérieux et qui contribuera 
«dès lors au progrès de la science philosophique, seul moyen de 
« développer l’esprit humain. 

«Je lègue et donne à l’Académie des Sciences un nombre d’obli- 
« gâtions (') suffisant pour former le capital d’un revenu de quatre 
«mille francs, destiné à soutenir un savant pauvre qui se sera si- 
«gnalé par des travaux sérieux et qui dès lors pourra continuer 
«plus fructueusement ses recherches en faveur du progrès des 
« scieiices positives. » 

Jean-Louis Gegner mourut, à Paris, le 12 janvier 1869. 

Les legs ci-dessus furent acceptés, le 30 janvier suivant, par l’A¬ 
cadémie des Sciences morales et politiques et, le 31 mai, par l’Aca¬ 
démie des Sciences. Un décret, en date du 2 octobre de la même 
année, ratifia ces décisions. 


(') La fortune du fondateur était composée en majeure partie d’obliga¬ 
tions du Chemin de fer de Paris à Orléans et d’obligations du Chemin de 
fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée. 


10 



242 


FONDATION GEGNER. 


L’Académie des Sciences emploie annuellement le revenu de la 
fondation, sur le rapport de sa commission administrative. 


Liste des bénéficiaires de subventions de la fondation 
Gegner depuis 1881 jusqu’à 1915. 

1881. Lemonnier. Pour l’encourager à poursui- fr. 

vre ses travaux de mathé- 
matiques pures .... 4000 

1882. Edmond Lescarbault. . . Pour l’ensemble de ses tra¬ 

vaux sur l’astronomie . . 4000 

1883. Edmond Lescarbault. 2000 

Charles Brame, préparateur Pour ses travaux sur le sou- 

à l’École de médecine de fre. 2000 

Tours. 

1884. Valson.’ Pour sa collaboration à l’édi¬ 

tion des Œuvres de Cau¬ 
chy . 4000 

1885. Valson. * . 4000 

1886. Valson. 4000 

1887. Valson. 4000 

1888. Valson. 4000 

1889. Toussaint. Pour ses recherches sur la 

pathogénie de la tubercu¬ 
lose. 4000 

1890. Paul Serret. Pour l’ensemble de ses tra¬ 

vaux de géométrie. . . 4000 

1891. Paul Serret. 4000 














FONDATION GEGNER. 243 

fr. 

1892. Paul Serret. Pour l’ensemble de ses tra¬ 

vaux de géométrie . . . 4000 

1893. Paul Serret. 4000 

1894. Paul Serret. 4000 

1895. Paul Serret. 4000 

1896. Paul Serret. 4000 

1897. Paul Serret. 4000 

1898. M me Curie. Pour ses études sur les pro¬ 

priétés magnétiques des 
aciers, les radiations de 
l’uranium et les propriétés 
spéciales de la pechblende. 3800 

1899. Aimé Vaschy, chef de tra- Pour ses travaux de physi- 

vaux à l’Ecole polytechni- que. . . 3800 

que. 

1900. M u e Curie. Pour la continuation de ses 

recherches sur les corps 
radioactifs. 3800 

1901. A. Ponsot . Pour ses travaux de physi¬ 

que. 3800 

1902. M me Curie. 3800 

1903. Jean-Henri Fabre, corres- Pour ses travaux d’entomo- 

pondant de l’Académie. logie. 3800 

1904. Jean-Henri Fabre. 3800 

1905. Jean-Henri Fabre. 3800 

1906. Jean-Henri Fabre. 3800 

















244 FONDATION GEGNER. 

fr. 

1907. Jean-Henri Fabre . . . Pour ses travaux d’entomo¬ 

logie . 3800 

1908. Jean-Henri Fabre. 3800 

1909. Jean-Henri Fabre. 3600 

1911. Jean-Henri Fabre. 4000 

1912. Jean-Henri Fabre. 4000 

1913. Jean-Henri Fabre. 3800 

1914. Jean-Henri Fabre (en attendant la liquidation d’une pen¬ 

sion que l’Institut lui réserve sur les revenus du domaine 
de Chantilly). 2000 

1915. G. Gesàro, professeur à l’U- Pour l’ensemble de ses tra- 

niversité de Liège, prési- vaux de cristallographie. . 3800 

dent de l’Académie roya¬ 
le de Belgique. 










• 245 


PRIX THEURLOT. 


1868 


Pierre-Charles Theurlot, célibataire, rentier, est décédé en son 
domicile à Paris, le 2 mars 190t. 

Son testament olographe, en date du 23 mai 1868, contient les 
dispositions suivantes : 

« Primo. Je donne à l’Académie Impériale des Sciences la som- 
« me de cinquante mille francs, dont le revenu capitalisé,— déduc- 
« tion faite d’une somme amplement suffisante à ajouter au capital 
« de fondation pour en prévenir la diminution relative qui résulterait 
« inévitablement de la dépréciation de l’étalon monétaire, — dont 
« le revenu capitalisé, dis-je, sera attribué, au bout d’une période 
«qui ne pourra jamais être moindre de vingt-cinq ans, à celui des 
«constructeurs d’instruments de précision qui aura rendu à la 
« science et aux savants les plus grands services, par l’ingéniosité 
«de ses inventions ou grands perfectionnements apportés à la con- 
« struction des instruments ou appareils pour l’étude et le progrès 
«des sciences, qui se sera fait connaître par la rigoureuse per- 
«feetionde tous les instruments sortant de son atelier, qui aura 
«le plus aidé les savants dans leurs recherches par la confection et 
« la modification des appareils ou instruments nécessaires à donner 
« un corps, une démonstration à leurs idées. 

« Dans le cas où les membres de l’Académie des Sciences juge- 
« raient, au bout d’une période de trente ou trente-cinq ans, qu’au- 
«cun constructeur d’instruments de précision ne se fût assez placé 
«hors ligne pour avoir droit au prix de cette fondation, ce prix 
«sera ajouté au capital de fondation pour en augmenter d’autant 
«la valeur. 


246 


PRIX THEURLOT. 


«Secundo. Je donne à la Société française pour l’avancement des 
«sciences le complément de ma petite fortune.» 

L’Académie prononça l’acceptation provisoire, le 9 avril 4901, et 
un décret, en date du 8 mars 1903, autorisa l’acceptation définitive, 
qui fut votée le 30 mars suivant. 

L’Académie est entrée en possession du legs le 16 mars 1904; la 
période de vingt-cinq ans, pendant laquelle le donateur a voulu 
que les intérêts soient cumulés, ne prendra donc fin qu’en 1929. 




247 


PRIX DU GÉNÉRAL PONCELET. 

1868 


(Maindron, p. 150; Aucoc, p. 359). 

Jean-Victor Poncelet naquit à Metz le l ep juillet 1788. Il sortit 
en 1812 de l’École d’application de cette ville, avec le grade de lieu¬ 
tenant du génie. Fait prisonnier en Russie il fut emmené à Sara- 
tov, où il demeura dix-huit mois. Sans livres, ni instruments, il oc¬ 
cupa les loisirs de sa captivité à reprendre de mémoire ses études 
mathématiques de l’École polytechnique; mais il dépassa de beau¬ 
coup ce qui lui avait été enseigné et posa les bases de la géomé¬ 
trie, dite projective ou de position. Les notes rédigées ainsi dans 
la solitude lui fournirent les éléments de son Traité des proprié¬ 
tés projectives des figures, publié en 1822, et de ses deux remar¬ 
quables mémoires Sur les centres des moyennes harmoniques et 
Sur la théorie générale des polaires réciproques. Les idées nou¬ 
velles de Poncelet en géométrie rencontrèrent en France une cer¬ 
taine opposition, notamment de la part de Cauchy. 

Un peu découragé du côté de la géométrie, Poncelet se tourna 
vers la mécanique. Le corps du génie, dont il était une des lumiè¬ 
res, lui confia en 1824 le cours de mécanique à l’École d’application 
de l’artillerie et du génie de Metz. «Tous les mécaniciens, dit Jo¬ 
seph Bertrand, reconnaissent Poncelet pour leur maître et les ca¬ 
hiers lithographiés de Metz ont enseigné la mécanique à l’Europe 
entière. » Il introduisit de grands progrès dans la théorie des mo¬ 
teurs hydrauliques; il inventa une roue hydraulique motrice à au¬ 
bes courbes, à laquelle son nom est resté attaché. 

L’Académie des Sciences, qui lui avait décerné en 1825 un prix 
Montyon de mécanique, l’élut, le 17 mars 1834, membre titulaire 
de sa section de mécanique, en remplacement de Hachette. Nommé 


248 


PRIX DU GÉNÉRAL PONCELET. 


professeur à la Sorbonne en 1838, général de brigade en 1848 et, la 
même année, commandant de l’École polytechnique, il résigna ces 
diverses fonctions à l’avènement de l’empire qu’il ne voulait pas 
servir et consacra les dernières années de sa vie à la publication 
de ses travaux. Il mourut à Paris, le 23 décembre 1867. 

L’Académie des Sciences reçut de la veuve du général, dans sa 
séance du 13 avril 1868, la lettre suivante : 

« Monsieur le Président, 

« Les sentiments de respect et d'affection dont le général Ponce- 
«let était animé pour l’Académie lui avaient inspiré le désir d’être 
« toujours associé à ses travaux. 

<i Pendant sa vie, et ses confrères qu’il a tant aimés le savent 
« bien, il n’avait pas cessé un seul instant d’être occupé de la mar- 
« che des sciences; vers sa dernière heure, il formait le vœu d’être 
«(encore associé, après sa mort, à leur développement pendant un 
« long avenir. 

((Je remplis ses intentions en mettant à la disposition de l’Acadé- 
« mie une somme annuelle de deux mille cinq cents francs, destinée 
«à récompenser l’auteur français ou étranger du travail le plus 
«important pour le progrès des mathématiques pures ou appli¬ 
quées, publié dans le cours des dix années qui auront précédé le 
«jugement de l’Académie. 

(( Dès ce moment, le capital représentant cette rente annuelle est 
(( assuré après moi à l’Académie. Si je ne m’en dessaisis pas au- 
«jourd’hui en sa faveur, c’est que je trouverai quelque douceur et 
« quelque consolation, tant que je vivrai, à prendre soin que la 
«rente que j’institue soit déposée chaque année, au nom du géné- 
« ral et en souvenir de sa chère mémoire, le jour anniversaire de 
«sa mort, entre les mains de l’agent de l’Académie. 

« J’ai l’honneur d’être, etc.. 

« V ve P. Poncelet. » 

Dans son comité secret du 20 avril, l’Académie, sur la proposi¬ 
tion de sa commission administrative, accepta cette généreuse do¬ 
nation, qui fit l’objet, le 25 mai suivant, d’un acte de donation au¬ 
thentique, dont nous extrayons ce qui suit : 


PRIX DU GÉNÉRAL PONCELET. 


249 


<• Madame Louise-Palmire Gaudin, veuve de M. Jean-Victor Pon- 
«celet, général de brigade du cadre de réserve, membre de 1 1 1n- 
« stitut de France, grand officier de la Légion d’honneur, . . . 

« Pour exécuter un désir manifesté par son mari, peu de temps 
«avant sa mort et pour perpétuer le nom de M. le Général Ponce- 
« let en l’attachant à une fondation destinée à l’encouragement des 
« travaux qui ont été l’honneur de sa vie, 

« A, par ces présentes, fait donation, entre vifs et irrévocable, à 
«l’Académie des Sciences de l’Institut de France, . . . 

« D’un capital de cinquante mille francs, qui sera exigible un an 
«après le décès de la donatrice et, jusque-là, produira des intérêts 
« sur le pied de cinq pour cent par an, payables annuellement le 
«23 décembre, jour anniversaire du décès de M. le Général Pon- 
« celet. 

« La présente donation est consentie par M mc Poncelet, sous la 
«foi de l’exécution pleine et entière des charges et conditions ci- 
« après, savoir : 

«4° Les intérêts de la somme donnée (ou, après le rembourse- 
« ment du capital, les arrérages du titre représentatif de cette som- 
« me) seront exclusivement affectés à la fondation d’un prix destiné 
«à récompenser L'auteur, français ou étranger, du travail jugé 
» par L'Académie des Sciences le plus utile pour le progrès des 
« mathématiques pures ou appliquées. 

« 2° Ce prix sera décerné pour la première fois à l’auteur du 
« meilleur ouvrage sur les matières sus-indiquées qui aura été pu- 
« blié dans les dix années précédentes ; 

«Et ensuite, annuellement, à moins qu’au jugement de l’Acadé- 
« mie il ne se soit pas produit pendant le cours de l’année un ou- 
« vrage digne de la récompense. 

« Mais le prix devra être décerné au moins une fois tous les 
«trois ans; et chaque fois qu’il sera décerné après un retard d’une 
« ou de deux années, il comprendra une ou deux années de plus 
«des intérêts ou arrérages produits par la somme donnée. 

« Le prix, présentement fondé, portera le nom de : « Prix du Gé- 
« néral Poncelet. » 

Un décret, en date du 22 août 1868, approuva cette donation et le 
prix fut décerné, dès cette même année, pour la première fois. 



250 


PRIX DU GENERAL PONCELET. 


M me V ve Poncelet versa à l’Académie, en 1869, le capital de cin¬ 
quante mille francs, dont elle lui avait fait don. Et elle eut la tou¬ 
chante pensée de mettre à sa disposition un certain nombre de mé¬ 
dailles, frappée à l’effigie du général, pour être distribuées aux 
premiers lauréats du prix. 

Quelques années plus tard, par acte authentique en date du 
12 juin 1876, la fondatrice ajouta à sa première libéralité une nou¬ 
velle donation, conçue en ces termes : 

« M me Poncelet désirant aujourd’hui : 

«1° Compléter la fondation par elle faite en souvenir de M. le 
«Général Poncelet, 

«2° Et assurer la réédition et la réimpression des ouvrages de 
« M. le général Poncelet, 

«A, par ces présentes, fait donation, entre vifs et irrévocable, à 
«l’Académie des Sciences de l’Institut de France, .... 

« D’une nouvelle somme de dix mille francs . . . 

«Cette deuxième donation est faite aux conditions suivantes: 

«La somme donnée sera, aussitôt après l’acceptation, employée 
«en acquisition de rente trois pour, cent; 

«2° Les arrérages de cette rente serviront annuellement: 

«l ent — à l’achat d’un exemplaire des œuvres de M. le Général 
« Poncelet, qui sera offert, en même temps que le prix Poncelet, 
«au savant désigné par l’Académie des Sciences, 

« 2 cnt — et à la constitution d’un fonds de réserve, qui sera em- 
« ployé plus tard, s’il y a lieu, et sous la direction de l’Académie 
« des Sciences, à la réimpression et à la réédition des œuvres de 
«M. le Général Poncelet, si elles viennent à être épuisées. » 

L’Académie des Sciences accepta, le 10 octobre 1876, cette nou¬ 
velle donation, et sa décision fut approuvée par un décret, en date 
du 7 décembre suivant. 

La valeur du prix est, depuis l’origine, de 2000 francs. 

Conformément à une décision prise par l’Académie dans son co¬ 
mité secret du 18 avril 1904, le prix est décerné alternativement 
sur la proposition de la commission des prix de mathématiques, 
qui est composée de la section de géométrie et de trois membres 
élus, et sur celle de la commission des prix de mécanique, qui est 
composée de la section correspondante et de trois membres élus. 


PRIX DU GÉNÉRAL PONCELET. 251 

Liste des attributions du prix Poncelet 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 

1881. Briot. Théorie des fonctions cibé- fr. 

tiennes . 2000 

1882. R. Glausius, professeur à Pour l’ensemble de ses tra- 

Bonn, correspondant de vaux sur la physique ma- 

l’Institut. thématique. 2000 

1883. G.-H. Halphen, chef d’es- Pour l’ensemble de ses tra- 

cadron d’artillerie. vaux. 2000 

1884. Jules Hoüel, professeur à la Pour l’ensemble de ses œu- 

Faculté des sciences de vres mathématiques . . . 2000 

Bordeaux. 

1885. Henri Poincaré, chargé de Pour l’ensemble de ses tra- 

cours à la Faculté des vaux mathématiques. . . 2000 

sciences de Paris. 

1886. Émile Picard, chargé de Pour l’ensemble de ses tra- 

cours à la Faculté des vaux mathématiques . . . 2000 

sciences de Paris. 

1887. Paul Appell, professeur à la Pour l’ensemble de ses tra- 

Faculté des sciences de vaux mathématiques. . . 2000 

Paris. 

1888. Collignon. Pour l’ensemble de ses tra¬ 

vaux . 2000 

1889. Édouard Goursat, maître Pour l’ensemble de ses tra- 

de conférences à l’École vaux mathématiques. . . 2000 

normale supérieure. 

1890. Général Ibanes, marquis de Pour sa collaboration dé- 

Mulhacén. vouée aux travaux du Co¬ 

mité international des poids 
et mesure^ . ,. . . . . 3000 









252 PRIX DU GÉNÉRAL PONCELET. 

1891. Humbert, ingénieur en chef Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

des mines, professeur à vaux. 2000 

l’École polytechnique. 

1892. Sir John Fowler et Sir Ben- Constructeurs du pont du 

jamin Baker. Forth. 2000 

1893. G. Kœnigs, professeur sup- Pour l’ensemble de ses tra- 

pléant au Collège de vaux en géométrie et en 
France. mécanique. 2000 

1894. H. Laurent, répétiteur à Pour l’ensemble de ses tra- 

l’École polytechnique. vaux mathématiques. . . 2000 

1895. G. Robin. Pour l’ensemble de ses tra¬ 

vaux sur la physique ma¬ 
thématique . 2000 

1896. Paul Painlevé, professeur- Pour l’ensemble de ses tra- 

adjoint de la Faculté des vaux mathématiques . . . 2000 

sciences de Paris. 

1897. Roger Liouville, ingénieur Pour l’ensemble de ses tra- 

des poudres et salpêtres. vaux mathématiques et mé¬ 
caniques . 2000 

1898. Jacques- Salomon Hada- Pour l’ensemble de ses tra- 

mard, professeur sup- vaux. 3000 

pléant au Collège de 
de France. 

1899. E. Gosserat, professeur à la Travaux de géométrie et de 

Faculté des sciences de mécanique. 2000 

Toulouse. 

1900. Léon Lecornu, ingénieur Pour l’ensemble de ses tra- 

en chef des mines, pro- vaux. 2000 

fesseur à l’École polytech¬ 
nique. 

1901. Émile Borel, maître de con- Pour l’ensemble de ses tra- 

férences à l’École nor- vaux mathématiques. . . 2000 

male supérieure. 











PRIX DU GENERAL PONCELET. 


253 


1902. Maurice d’Ocagne, ingé¬ 

nieur en chef des ponts 
et chaussées. 

1903. Hilbert, professeur à l’Uni¬ 

versité de Goettingue. 

1904. Désiré André, professeur 

à l’Université. 

1905. Lallemand, ingénieur en 

chef des mines, directeur 
du nivellement général 
de la France. 


1906. Guichard, professeur à la 

Faculté des sciences de 
Clermont-Ferrand, cor¬ 
respondant de l'Académie, 

1907. Feu le colonel Renard. . 


1908. FredhoLm, professeur à l’U¬ 

niversité de Stockholm. 

1909. Comte Magnus de Sparre, 

doyen de la Faculté libre 
des sciences de Lyon. 


Pour ses travaux sur la no- fr. 

mographie . 2000 

Pour ses travaux sur les 
principes de la géométrie. 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur l’analyse combi¬ 
natoire. 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur la figure de la 
terre et des perfectionne¬ 
ments qu’il a apportés aux 
instruments employés aux 
nivellements et aux mesu¬ 
res géodésiques. 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de géométrie. . . . 2000 


Pour ses recherches mathé¬ 
matiques et expérimentales 
sur la mécanique et pour 
la part qui lui revient dans 
l’état actuel de l’aéronau¬ 
tique . 2000 

Pour ses recherches sur les 
équations intégrales qui 
portent son nom .... 2000 

Pour ses travaux de mécani¬ 
que rationnelle et appliquée 
et notamment pour ses étu¬ 
des relatives au tir des 
bouches à feu . 


2000 




254 


PRIX DU GÉNÉRAL PONCELET- 


1910. Riquier, professeur à la Fa¬ 

culté des sciences de 
Caen. 

1911. Auguste Rateau, ingénieur 

des mines. 

1912. Edmond Maillet, ingénieur 

en chef des ponts et 
chaussées. 

1913. Maurice Leblanc, ingé¬ 

nieur. 

1914. Lebesgue, maître de confé¬ 

rences à la Faculté des 
sciences. 

1915. Charles Rabut, inspecteur 

général des ponts et 
chaussées en retraite. 


Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

vaux mathématiques . . . 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux mathématiques . . . 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de mécanique . . . 3000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux mathématiques. . . 2000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de mécanique . . . 2000 




255 


PRIX MÈGE, 


1869 


(Aucoc, p. 367.) 


Jean-Baptiste Mège, docteur en médecine, demeurant à Paris, 
a publié à Tours, vers 1868, dans les Annales de la Société d’Agri- 
culture, des Sciences, Arts et Belles Lettres d’Indre et Loire, un 
travail intitulé : « Essai sur les causes qui ont retardé ou favorisé 
« les progrès de la médecine, depuis la plus haute antiquité jusqu’à 
« nos jours. » 

Par testament, en date du 5 février 1869, il légua « à l’Institut 
«(Académie des Sciences) 10 000 frs. à donner en prix à l’auteur 
a qui aura continué et complété son essai sur les causes qui ont 
« retardé ou favorisé les progrès de la médecine, depuis la plus 
haute antiquité jusqu'à nos jours. 

Et il ajoutait : 

«L’Académie des Sciences pourra disposer en encouragement des 
«intérêts de cette somme, jusqu’à ce qu’elle pense devoir décerner 
« le prix.» 

Le D r Mège mourut, le 6 juin 1871, aux Trésorières-Saint-Cyr, 
près Tours. 

L’acceptation provisoire fut prononcée le 27 février 1888 et l’ac¬ 
ceptation définitive le 6 août de la même année, conformément à 
un décret, en date du 9 juillet. 

Le prix de 10 000 fr. n’est pas encore décerné. 

Des encouragements sont attribués chaque année, s’il y a lieu, 
depuis 1889, sur la proposition de la commission des prix de mé¬ 
decine et de chirurgie, qui est composée de la section correspon¬ 
dante et de cinq membres élus. 


256 


PRIX MEGE. 


Liste des récompenses accordées sur la fondation Mège 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 

1889. D r A. Auvard. Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

vaux d’obstétrique . . . 300 

1890. D r Nicaise. Physiologie de ici trachée et 

des bronches : déductions 
pathogéniques et patholo¬ 
giques .Encouragement 

1891. D'Frédéric Courmont . . Le cervelet et ses fonctions. Enc. 

1892. G. Colin. Pour ses études expérimen¬ 

tales sur la tuberculose. . . Enc. 

1893. D' Herrgott, professeur ho- Appendice à l'histoire de 

noraire à la Faculté de VObstétrique de G. - J. de 
Nancy. Siebold . 200 

1894. D r J.-L. Faure, prosecteur Etudes sur les ligaments 

de l’École anatomique suspenseurs du foie. . . 200 

des hôpitaux. 

1895. D’ Émile Baudron. . . . De l'hystérectomie vaginale 

appliquée au traitement 
des lésions bilatérales des 
annexes de l’utérus . . . 200 

1896. D r Mauclaire, prosecteur à Maladies non traumatiques 

la Faculté de médecine des os . 200 

de Paris. 

1897. D' Ph. Tissié, de Bordeaux. La fatigue et l’entrainement 

physique . 200 

1898. D ,s Labadie - Lagrave et Gynécologie médicale et 

Félix Legueu. chirurgicale. . 200 

1899. D r " Félix Terrier, profes- La suture intestinale . . . 200 

seur à la Faculté de mé¬ 
decine, et Marcel Bau¬ 
doin. 







PRIX MEGE. 


257 


1901. D r Gley, assistant au Mu¬ 

séum d’histoire naturelle. 

1902. D r A. Clerc. 


1903. D r A. Monprofit, profes¬ 

seur à l’Ecole de médeci¬ 
ne d’Angers. 

1904. Gabriel Delamare, prépa¬ 

rateur à la Faculté de 
médecine de Paris. 

1905. D r Béni-Barde. 

1906. D r S. Tnrchini, préparateur 

à la Faculté de médecine 
de Paris. 

1907. D rs J. Castaigne et F. Ra- 

thery. 

1909. S.-J. Metalnikoff, attaché 

au laboratoire zoologique 
de l’Académie des scien¬ 
ces de S 1 -Pétersbourg. 

1910. M llc I. Ioteiko, chef des 

travaux au laboratoire de 
psychophysiologie de l’U¬ 
niversité de Bruxelles, et 
M' le Stefanowska. 

1911. D rs Pierre Nobécourt, a- 

grégé de la Faculté de 
médecine de Paris, et 
Prosper Merklen, mé¬ 
decin des hôpitaux de 
Paris. 


Essais de philosophie et fr. 

d’histoire de la biologie. . 200 

Étude de quelques ferments 
solubles du sérum san¬ 
guin . 200 

Chirurgie des ovaires et des 
trompes . 200 


Recherches expérimentales 
sur l’hérédité morbide . . 300 


Exposé de la méthode hy¬ 


drothérapique . 300 

Études expérimentales sur 
la puissance du tube à 
rayons X dans ses divers 
modes d’emploi .... 300 

Les lésions du tube contour¬ 
né du rein . 300 

Pour ses travaux sur les che¬ 
nilles de Galleria mello- 
nella . 300 


Psycho - physiologie de la 
douleur. — La fonction 
musculaire . 300 


Bilans nutritifs de la rou¬ 
geole et de la scarlatine 
chez l’enfant et les régi¬ 
mes alimentaires au cours 
de ces deux maladies . . 300 


17 







258 PRIX MÈGE. 

.1912. M" e Long-Landry, chef La maladie de Little, étude fr. 
de clinique adjoint des anatomique et pathogéni- 

maladies nerveuses à la que . 300 

Faculté de médecine de 
Paris. 

1914. L. Bruntz, directeur de TE- Pour ses recherches sur les 
cole de pharmacie de organes excréteurs des ver- 
Nancy. tébrés et des invertébrés. 300 




259 


PRIX DUSGATE. 


1872 


(Maindron, p. 156; Aucoc, p. 362). 


«Abraham-Richard Dusgate, né à Sidgeford, comté de Norfolk, 
le 16 janvier 1794, appartenait à une ancienne famille anglaise de 
propriétaires terriens; après avoir fait de bonnes études scolaires, 
il entra à l’École navale. Bien qu’il eût pour compagnon et cama¬ 
rade celui qui fut plus tard l’amiral Seymour, avec lequel il entre¬ 
tint d’étroites relations d’amitié, il renonça, après la signature de 
la paix en 1815, à poursuivre sa carrière dans la marine; il se pro¬ 
posait de mettre à exécution un vaste projet, celui d’entreprendre 
un voyage d’exploration dans l’intérieur de l’Afrique. Il se rendit 
alors en France (1816) afin de compléter ses connaissances linguis¬ 
tiques et scientifiques. 

« A Paris, il eut l’heureuse fortune d’être admis dans un milieu, 
pour ainsi dire familial, où l’on parlait sa langue maternelle et où 
il rencontrait à la fois des anciens officiers de la marine et des 
armées de la République et de l'Empire et des personnalités 
scientifiques et littéraires. 

« Le premier soin du jeune Dusgate fut de constituer une biblio¬ 
thèque africaine, comprenant non seulement les ouvrages les plus 
anciens, mais des relations de tous les voyages modernes, en tou¬ 
tes langues. Il s’occupa, en même temps, en vue de son séjour 
dans les provinces barbaresques, de se rendre compte des condi¬ 
tions économiques qu’il y rencontrerait; à cet effet il étudia d’a¬ 
bord les poids, mesures et monnaies de Tunis et publia sur ce 
sujet une Notice, en 1832. 

« Entre temps, pour accroître son savoir dans les différentes 
branches des sciences, il suivait les cours d’Haüy, d’Alexandre 


260 


PRIX DUSGATE. 


Brongniart, de Lamarek, de Cuvier; c’est-à-dire qu’il était un au¬ 
diteur assidu des cours du Muséum et un habitué de ses labora¬ 
toires, dont il connaissait tout le personnel; il assistait aux réu¬ 
nions de la Société philomatique, qui jouissait à cette époque d’une 
grande influence dans le monde scientifique. 

« Les études de Dusgate à l’Ecole navale avaient fait de lui un 
bon mathématicien ; pour lui, les calculs les plus compliqués 
étaient un jeu; ses papiers en fournissent la preuve. Il entra en re¬ 
lations avec les mathématiciens et les astronomes les plus réputés 
de son temps, en particulier avec Arago, pour lequel il exécuta des 
calculs astronomiques. 

« L’état précaire de sa santé lui fit abandonner ses projets de 
voyages et le détermina à se fixer à Paris où il fit l’acquisition d’un 
vaste et bel hôtel avec jardin, rue Saint Romain, n° 4. C’est là qu’il 
passa le reste de son existence et qu’il mourut le 22 mars 1874. 

<i II avait prescrit à son héritier et à ses exécuteurs testamentai¬ 
res de faire constater sa mort par le D 1 Bouchut, auteur d’un ou¬ 
vrage, paru en 1849 et intitulé: Des signes cle la mort et des 
moyens de 'prévenir les enterrements prématurés. » ( >) 

Ce détail dévoile l’appréhension que Richard Dusgate ressentait 
à la pensée qu’il pourrait être inhumé prématurément. 11 a voulu 
contribuer à éviter aux générations futures une semblable préoc¬ 
cupation. 

Par testament mystique, en date du 11 janvier 1872, il laissait : 

— 500 francs de rentes françaises 3 o o sur l’Etat, à la Société 
protectrice des animaux; 

— Ses livres de marine au Dépôt de la marine; 

— Sa bibliothèque africaine à la Bibliothèque d’Alger; 

— Ses instruments d’astronomie, navigation, etc. à la Société de 
Géographie de Paris; 

— Sa collection de minéralogie, au Muséum d’histoire naturelle; 

— « A l’Institut de France, cinq cents francs de rentes françaises 
«3 o o sur l’État, pour, avec les arrérages annuels, fonder un prix 


(') Ces renseignements sont extraits de la notice biographique publiée ré¬ 
cemment dans le Bulletin du Muséum (1916, p. 174) par un ami de Richard 
Dusgate, M. Jules Künckel d’Herculais, assistant au Muséum d’histoire 
naturelle. 



PRIX DUSGATE. 


261 


« c/uinquennal de deux mille cinq cents francs, à délivrer tous les 
« cinq ans à l'auteur du meilleur ouvrage sur les signes diagnos- 
« tiques de la mort, et sur les moyens de prévenir les inhumations 
« précipitées. » 

L’Académie des Sciences (et non l’Institut) accepta ce legs, le 
27 avril 1874. et le Président de la République signa, le 27 novem¬ 
bre 1874, le décret d’autorisation d’acceptation par les diverses ad¬ 
ministrations intéressées. Voici l’article I e1 ' de ce décret: 

« Les Secrétaires perpétuels de l’Académie des Sciences sont au¬ 
torisés à recevoir, au nom de l’Académie et aux clauses et con- 
«ditions du testament du Sieur Dusgate, le legs de cinq cents 
«francs de rentes françaises qu'il a fait à ladite Académie. » 

Le prix, d’une valeur de 2500 francs, fut mis au programme 
pour l’année 1880; mais des encouragements seulement furent at- 
attribués. 

L’Académie le décerne, tous les cinq ans, s’il y a lieu, sur la 
proposition de la commission des prix de médecine et de chirurgie, 
qui est composée de la section correspondante et de cinq mem¬ 
bres élus. 


Liste des attributions du prix Dusgate 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1890. Le prix n’est pas décerné: 

D‘ Henri Arnaud . . . 

Félix Gannal. 

D r Maze, au Hâvre. 


Pour son mémoire sur les fr. 

signes de la mort. Récomp. 1200 

Pour son ouvrage sur la 
mort apparente et les inhu¬ 
mations précipitées. Récomp. 800 

Pour son mémoire sur les si¬ 
gnes de la mort . . Récomp. 500 



262 


PRIX DUSGATE. 


1895. Le prix n’est pas décerné : 

D r Séverin Icard, à Mar¬ 
seille. 

1900. D r Séverin Icard, à Mar¬ 
seille. 

1905. Le prix n’est pas décerné : 

D r Onimus, au Cap d’Ail, 
Alpes maritimes. 


1910. D r Séverin Icard, à Mar¬ 
seille. 


1915. Le prix n’est pas décerné : 

D r Arcangelo Greazzo, à 
Bologne. 


fr. 

Mémoire sur le diagnostic de 
la mort.Ment. hon. 

La mort réelle et la mort 

apparente . 2500 


Signes diagnostiques de la 
mort et moyens de préve¬ 
nir les inhumations pré¬ 
cipitées . . . . Ment. hon. 2000 

De la constatation des décès 
dans les hôpitaux en 
France et à l’étranger. 

Utilité des autopsies hâti¬ 
ves et nécessité d’un diag¬ 
nostic précoce de la mort 
réelle permettant la prati¬ 
que hcitive des autopsies. 2500 


Studio sulla morte appa¬ 
rente e la morte reale. Mention 




263 


PRIX VAILLANT. 

1872 


(Maindron, p. 154; Aucoc, p. 361). 


Jean-Baptiste-Philibert Vaillant naquit à Dijon, le 6 décembre 
1790. Sorti, en 1811, de l’Ecole d’application du génie, il prit part à 
la campagne de Russie, au cours de laquelle il fut fait prisonnier. 
Il commanda, pendant la conquête de l’Algérie, l’une des fractions du 
génie du corps expéditionnaire. Promu général de brigade en 1838, 
il fut presqu’aussitôt placé à la tête de l’École polytechnique, qu’il 
dirigea deux ans. En 1849, il commandait en second le corps expé¬ 
ditionnaire de Rome et, après le 2 décembre 1851, il fut nommé 
coup sur coup maréchal de France, sénateur, grand maréchal du 
palais. Le 21 février 1853, il entra à l’Académie des Sciences, par¬ 
mi les membres libres, et l’année suivante il reçut le portefeuille 
de ministre de la guerre, qu’il détint pendant cinq ans. Rappelé 
au pouvoir, en 1860, comme ministre de la maison de l’em¬ 
pereur, il y resta jusqu’au 4 septembre 1870. Invité à quitter le 
pays le 22 octobre suivant, il se réfugia à Saint Sébastien, où il de¬ 
meura jusqu’après la conclusion de la paix. Il mourut à Paris le 
4 juin 1872. 

Le maréchal Vaillant, par testament olographe daté du 1 er fé¬ 
vrier 1872, laissait une somme de dix mille francs à la Société de 
secours des amis des sciences, dont il avait été président, et il 
ajoutait : 

«Je donne quarante mille francs à l’Académie des Sciences; elle 
« emploiera cette somme à fonder un prix qui sera accordé par elle, 
« soit annuellement soit à de plus longs intervalles. Je n’indique 
«aucun sujet pour le prix, ayant toujours pense laisser une cjran- 
« de société comme l'Académie des Sciences appréciatrice suprême 


264 


PRIX VAILLANT. 


« de ce qu’il y avait de mieux à faire avec les fonds mis à sa dis- 
« position. L’Académie des Sciences fera donc tel emploi qui lui 
«semblera le plus convenable de la somme que je mets à sa dis- 
« position et que je la prie d’accepter. » 

L’Académie accepta ce legs dans sa séance du 30 septembre 1872. 
Un décret, en date du 7 avril 1873, autorisa l’acceptation définitive, 
qui fut prononcée le 12 mai 1873. 

Sur la proposition d’une commission composée de MM. Che- 
vreul, J.-B. Dumas, Chasles, Morin et Joseph Bertrand, rappor¬ 
teur, l’Académie décida, le 30 novembre 1874, qu’une commission, 
nommée tous les deux ans, serait chargée de proposer le sujet du 
prix, dont la valeur serait de 4000 francs. 

Une question fut mise au concours pour l’année 1877 et le lau¬ 
réat de ce premier prix Vaillant fut M. Schulhof. 

Les commissions chargées de proposer les sujets de prix et d’e¬ 
xaminer les titres des candidats sont composées de sept membres 
élus, qui, conformément à une décision prise par l’Académie le 
25 janvier 1915, seront choisis alternativement dans la division des 
sciences mathématiques et dans celle des sciences physiques. 


Liste des attributions du prix Vaillant 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1882. Sujet proposé. — De l’inoculation comme moyen prophy- fr. 
lactique des maladies contagieuses des animaux domes¬ 
tiques. 

Toussaint. De l'inoculation comme 

moyen prophylactique con¬ 
tre le charbon . 4000 

1884. Sujet proposé. — Nouvelles recherches sur les fossiles, fai¬ 
tes dans une région qui depuis un quart de siècle n’a 
été que peu explorée sous le rapport paléontologique. 

Gustave Gotteau, juge au Pour ses études paléontolo- 
trihunal d’Auxerre. giques du groupe des échi- 

nodermes. ...... 2500 




PRIX VAILLANT. 


265 


Emile Rivière 


L’antiquité de l’homme fr. 
dans les Alpes maritimes. 1500 


1886. Sujet proposé. — Etudier Vin / 
les tremblements de terre i 
l'action des eaux ou celle 
autre ordre. 

Michel Lévy, Marcel Ber 
trand, Barrois, Offret, 
Kilian et Bergeron. 

Fernand de Montessus de 
Ballore, officier d’artille¬ 
rie à Nîmes. 


1889. Sujet proposé. — Étude des 

Edouard Prillieux, profes¬ 
seur à l’Institut national 
agronomique. 


îuence que peuvent avoir sur 
'état géologique d’une contrée, 
des causes physiques de tout 

Mémoires des membres de 
la mission française d’An¬ 
dalousie . 4000 

Tremblements de terre et é- 
ruptions volcaniques au 
centre de VAmérique de¬ 
puis la conquête espagno¬ 
le jusqu’à nos jours. Enc. 1000 

aladies des céréales. 

Mémoire sur les maladies des 

céréales. 4000 


1890. Sujet propose. — Etude des refoulements qui ont plissé 
l’écorce terrestre ; rôle des déplacements horizontaux. 


Marcel Bertrand, ingé¬ 
nieur en chef des mines, 
professeur de géologie à 
l’Ecole nationale supérieu¬ 
re des mines. 

1892. Sujet proposé. — Applications 
optiques à la détermination 
roches. 

Alfred Lacroix, docteur ès 
sciences, préparateur au 
Collège de France. 


Mémoire sur les refoule¬ 
ments qui ont plissé l’écor¬ 
ce terrestre et sur le rôle 
des déplacements horizon¬ 
taux . 4000 

de l’examen des propriétés 
des espèces minérales et des 

Mémoire sur l’application 
des propriétés optiques 
des minéraux à l’étude 
des enclaves des roches 
volcaniques. 


4000 






266 


PRIX VAILLANT. 


1896. 1° Sujet proposé pour 1894 et prorogé à 1896. — Étudier les fr. 
causes physiques et chimiques qui déterminent l’existen¬ 
ce du pouvoir rotatoire dans les corps transparents, sur¬ 
tout au point de vue expérimental. 

Ph. - A. Guye, professeur à Étude sur le pouvoir rota- 

l’Université de Genève. toire . 4000 

2° Sujet proposé pour 1896. — Perfectionnement théorique ou 
pratique clans les méthodes relevant de la géodésie ou de 
la topographie. 

Gh. Lallemand, ingénieur Pour l’ensemble de ses tra- 
en chef des mines, di- vaux théoriques et prati- 

recteur du nivellement ques de nivellement. . . 4000 

général de la France. 

1898. Sujet proposé. — Etude miuooscopique des sédiments. . . . 

Lucien Cayeux, préparateur Contributions à l’étucle mi- 
à l’Ecole nationale supé- crographique des terrains 
rieure des mines. sédimentaires . 4000 


1900. Sujet proposé. — Au choix du candidat l’un des deux sujets 
suivants : 1° Étude des alliages métalliques ; — 2° Dé¬ 
termination précise cl’un ou de plusieurs poids ato¬ 
miques. 


Henri Gautier, professeur 
à l’École supérieure de 
pharmacie de Paris. . . 

P. Osmond, ingénieur des 
arts et manufactures. 

1904. 


Recherches sur la fusibilité 
des cdliages ; — Détermi¬ 
nation du poids atomique 
du bore . 2000 

Pour ses travaux de métallo- 
graphie . 2000 


Sujet proposé. — Déterminer et étudier tous les déplace¬ 
ments d’une figure invariable dans lesquels les différents 
points de la figure décrivent des courbes sphériques. 


Emile Borel, chargé de 
cours à la Faculté des 
sciences, maître de con¬ 
férences à l’École norma¬ 
le supérieure. 


Mémoire sur les déplace¬ 
ments à trajectoires sphé¬ 
riques . 3000 







PRIX VAILLANT. 


Raoul Bricard. 


267 

fr. 

Mémoire.1000 


1907. Sujet proposé. — Perfectionner en un point important le 
problème d’analyse relatif à l’équilibre des plaques élas¬ 
tiques encastrées, c’est-à-dire le problème de l’intégra¬ 
tion de l’équation 

Zd u D 1 u u 

D- x' ïx 2 ï y- d- i / 4 

avec les conditions que la fonction u et sa dérivée sui¬ 
vant la normale au contour de la plaque soient nulles. 
Examiner plus spécialement le cas d’un contour rectan¬ 
gulaire. 


Jacques-Salomon Hada- 
mard, professeur au Col¬ 
lège de France. 

Arthur Korn, professeur à 
l’Université de Munich. 

Giuseppe Lauricella, à Ca- 
tane. 

Tommaso Boggio, libero 
docente délia reale Uni- 
versita di Torino. 

Stanislas Zaremba, profes¬ 
seur à l’Université de 
Cracovie. 


Mémoire sur le problème 
d’analyse relatif à l’équi¬ 
libre des plaques élasti¬ 


ques encastrées . 3000 

Mémoire. 2000 

Mémoire. 2000 

Mémoire sur l’intégration 

de l’équation : A zm = 0 . 1000 

Mémoire.. M. hon. 


1911. 1° Sujet proposé pour 1909 et prorogé à 1911. — Perfection¬ 
ner en un point important l’application des principes de 
la dynamique des fluides à la théorie de l'hélice. 


Charles Doyère, ingénieur 
en chef du génie mariti¬ 
me, sous-directeur des 
constructions navales à 
l’arsenal de Toulon. . 

Henry Willotte, ingénieur 
en chef des ponts et 
chaussées à Caen. . . . 


Pour ses travaux sur les pro¬ 
pulseurs hélicoïdaux . . 2000 


Mémoires sur le sujet pro¬ 
posé, 


2000 








268 


PRIX VAILLANT 


2° Sujet proposé pour 1911. — Perfectionner en quelque fr. 
point l’étude du mouvement d’un ellipsoïde dans un li¬ 
quide indéfini , en ayant égard à la viscosité du liquide. 


Liénard, ingénieur en chef 
des mines, professeur à 
l’École nationale supérieu¬ 
re des mines. 


Mouvement uniforme d’un 
ellipsoïde dans un liquide 
visqueux , en négligeant 
le carré des vitesses. . 4000 



269 


PRIX DELALANDE-GUÉRINEAU. 


1872 


(Maindron, p. 151 et 155; Aucoc, p. 361). 


Alexis-Adrien Delalande était, en 1808, préparateur de Geoffroy 
Saint-Hilaire au Muséum d’histoire naturelle, et son fils Pierre 
Antoine (1787-1823) est l’un des naturalistes dont les voyages ont 
le plus contribué à enrichir les collections de cet établissement. 
En 1808, P.-A. Delalande suivait en Portugal Geoffroy Saint-Hilai¬ 
re, chargé d’y faire des recherches scientifiques; en 1813, il était 
envoyé dans le midi de la France, d'où il rapportait une grande 
quantité de poissons et de mollusques de la Méditerranée; en 1816, 
il accompagnait au Brésil le duc de Luxembourg, nommé ambas¬ 
sadeur, et il y faisait une ample moisson des productions de ce 
pays, alors imparfaitement connu; en 1818, il se rendait au Cap de 
Bonne Espérance, visitait diverses parties de cette colonie, les pro¬ 
vinces de Berg-Rivière, la Cafrerie et, après trois années d’explora¬ 
tions pénibles, il rapportait 14600 animaux, 6000 plantes et un 
grand nombre d’échantillons minéralogiques. Malheureusement, 
une mort prématurée fut la conséquence des fatigues et des priva¬ 
tions de tous genres qu’il avait éprouvées durant ses voyages. 

La sœur de cet explorateur, Françoise Delalande, née à Paris en 
1794, veuve de Jean-Louis-Stanislas Guérineau, écrivit, le 20 mai 
1869, à l’Académie des Sciences la lettre suivante: 

« Monsieur le Président, 

« S. E. Monsieur Duruy, ministre de l’Instruction publique, m’a 
«accordé l’autorisation de faire à l’Académie des Sciences le don 
«d’une rente annuelle de trois cents francs, pour former tous les 


270 


PRIX DELALANDE-GUERINEAU. 


« deux ans un prix à décerner au voyageur français dans nos colo- 
(( nies ou dans d’autres contrées exotiques qui rendrait le plus de 
« service à l’histoire naturelle, particulièrement sous le rapport de 
<( l’alimentation de l’homme. 

«Je m’en rapporte entièrement à la sagesse des membres de l’A- 
« cadémie. . . . 

«Ce prix sera nommé : Prix Delalande-Guérineau. 

« J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Président, votre très 
« humble, 

« F oi,r Guérineau, née Delalande, 

« fille et sœur de MM. Delalande 
«du Muséum d’histoire naturelle.» 

Pour des raisons diverses, le désir ainsi exprimé par M c Guéri¬ 
neau ne fut pas immédiatement mis à exécution. Par lettre du 
19 mars 1870, la donatrice proposa d’élever la rente proposée à 
cinq cents francs. Puis elle se décida à renvoyer après sa mort, 
qu’elle sentait prochaine, la libéralité dont elle voulait faire bénéfi¬ 
cier l’Académie. 

En conséquence elle inscrivit dans son testament olographe, le 
16 mars 1872, les dispositions que nous reproduisons ci-dessous: 

«Je lègue à l’Académie des Sciences la somme de vingt mil- 
« le francs, dont les intérêts seront donnés tous les deux ans au 
«nom de Delalande-Guérineau au voyageur français ou au sa¬ 
uvant qui, l'un ou L'autre, aura rendu le -plus de services à la 
u France ou à la science. 

«Je lègue à l’Académie des Belles-Lettres la somme de vingt 
« mille francs, dont les intérêts seront donnés, tous les deux ans, 
«au nom de Delalande-Guérineau, à la personne qui aura compo- 
« sé le meilleur ouvrage jugé par l’Académie.» 

La fondatrice mourut à Paris, le 17 août 1872. Entraînée par sa 
générosité, elle avait excédé la quotité dont elle pouvait disposer, 
aussi le legs fait à l’Académie des Sciences dut-il être réduit, 
d’accord avec les héritiers, au capital de dix mille francs. 

L’Académie des Sciences accepta provisoirement le legs, qui lui 
était fait, dans son comité secret du 12 mai 1873. Un décret, en 


PRIX DELALANDE-GUÉRINEAU. 


271 


date du 25 octobre 1873, autorisa l’acceptation définitive. 

Le prix fut décerné, pour la première fois, en 1876. 

Sa valeur est depuis l’origine de 1000 fr. 

L’Académie le décerne, tous les deux ans, s’il y a lieu, sur le 
rapport de la commission des prix de géographie, qui est compo¬ 
sée de la section de géographie et navigation et de trois membres 
élus. 


Liste des attributions du prix Delalande-Guérineau 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1882. 

Savorgnan de Brazza. . 

Pour ses explorations dans 
l’Afrique équatoriale et sur 
les rives du Congo. . . . 

fr. 

1000 

1884. 

D r Neis, médecin de l re clas¬ 
se de la marine. 

Pour l’ensemble de ses ex¬ 
plorations en Indo-Chine . 

1000 

1886. 

D r Hyades, médecin de la 
marine, membre de la 
mission française au Cap 
Horn. 

Études de physique terres¬ 
tre et d’histoire naturelle . 

1000 

1888. 

R. P. Roblet, à Madagas¬ 
car. 

Pour ses explorations et tra¬ 
vaux géographiques à Ma¬ 
dagascar. 

1000 

1890. 

D r Verneau, préparateur au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

Pour l’ensemble de ses étu¬ 
des aux îles Canaries. . 

1000 

1892. 

Georges Rolland, ingénieur 
en chef des mines. 

Pour ses travaux géologiques 
sur le Sahara algérien . . 

1000 

1894. 

Marquis de Folin .... 

Étude de la faune des mers 
profondes. 

1000 

1896. 

Toutée, commandant d’artil¬ 
lerie. 

Exploration hydrographique 
du Niger moyen entre Ga- 
ba et Tombouctou . . 

1000 



272 


PRIX DELALANDE-GUERINEAU. 


1898. Emilio Damour, ingénieur 
civil. 


1900. Capitaines Maurain et La- 
combe, membres de la 
mission géodésique de 
l’Equateur. 

1902. Gonnessiat, directeur de 
l’Observatoire de Quito. 


1904. Auguste Pavie, ministre 
plénipotentiaire, explora¬ 
teur. 

1906. L. Seurat, chef des travaux 
de zoologie au labora¬ 
toire colonial du Mu¬ 
séum d’histoire naturelle. 

1908. Auguste Chevalier, docteur 
ès sciences, explorateur. 


1910. Marquis de Segonzac, ex¬ 
plorateur. 

1912. Capitaine Tilho . 

1914 Jacques Liouville, membre 
de la deuxième expédi¬ 
tion antarctique française. 


Recherches et études sur le fr. 
chauffage industriel et les 
fours à gaz et sur la cé¬ 
ramique .1000 

Reconnaissance de l’arc mé¬ 
ridien de Quito .... 1000 


Pour sa collaboration à la 
mesure d’un arc de méri¬ 
dien entreprise par la mis¬ 
sion géodésique de l’Equa¬ 
teur. 1000 

Recherches sur l’histoire 
naturelle de l’Indo-Chine 
orientale .1000 

Pour son exploration des ar¬ 
chipels voisins de Tahiti 
et notamment des îles 
Tuamotou.1000 

L’Afrique centrale françai¬ 
se ,, compte rendu des tra¬ 
vaux de la mission Chari 
(lac Tchad, 1902-1904) . . 1000 

Pour ses deux voyages d’ex¬ 
ploration au Maroc . . . 1000 

Pour ses travaux topographi¬ 
ques en Afrique centrale . 1000 

Les cétacés de l’antarctique, 
notes et documents pris au 
cours de la deuxième ex¬ 
pédition antarctique fran¬ 
çaise (1908-1910), comman¬ 
dée par le D r Jean Char¬ 
cot. 


1000 







273 


LEGS MAUJEAN. 

1873 


(Maindron, p. 160; Aucoc, p. 363). 


Paul-Charles Maujean, célibataire, rentier, demeurant à Paris, 
mourut dans cette ville, le 28 mai 1876. 

Son testament olographe, en date du 13 février 1873, contenait 
notamment les dispositions suivantes : 

«Je donne et lègue à l’Institut de France, ou à l’établissement 
«qui pourra être en son lieu et place dans l’avenir, une rente per- 
« pétuelle et inaliénable de mille francs, dont le capital sera consti- 
« tué au moyens de la nu-propriété de la seconde des rentes via- 
« gères constituées ci-dessus et jusqu’à due concurrence. La rente 
«perpétuelle que je lègue à l’Institut sera affectée à la fondation des 
« prix suivants : 

«1° Un prix biennal (') de deux mille francs au profit de l’au- 
« teur français de l’ouvrage nouveau publié en France qui aura été 
«jugé le plus utile au bien public en contribuant à l’amélioration 
«ou à l’instruction du peuple, à l’union des différentes classes de 
«la société, à la prospérité de la France et à son influence morale 
« dans le monde. Cet ouvrage pourra être du genre littéraire, philo- 
« sophique, historique ou politique; le prix sera décerné par l’Aca- 
« démie française. 


(•) Il faut lire quadriennal et non biennal, puisque la rente léguée n’est 
que de mille francs; le dernier paragraphe de l’extrait que nous donnons du 
testament montre d’ailleurs que ce n’est là qu’une confusion de mots et non 
une erreur dans la pensée du testateur. 


18 



274 


LEGS MAUJEAN. 


«2° Un prix biennal (') de deux mille francs au profit de l'ciu- 
« tcur français de l'ouvrage, de la découverte, ou de l'invention 
«scientifique qui aura également été jugé le plus utile au bien pu- 
« blic par sa publication ou application en France, en contribuant 
«à l'amélioration de Vhygiène populaire, à la préservation de la 
u santé ou de l'existence des ouvriers dans les jjrofessions dange¬ 
reuses, à la guérison des maladies épidémiques ou contagieuses. 

<< ou des affections considérées comme incurables, soit même au 
« soulagement de ces dernières, enfin à l’avancement de la science 
«en général ; ce prix sera décerné par l’Académie des Sciences. 

« Les prix de chacune de ces deux fondations alterneront de ma- 
(( nière que l’un des deux soit décerné tous les deux ans.» 

Ce legs fut accepté, le 20 décembre 1877, par l’Académie française 
et, le 24 décembre suivant, par l’Académie des Sciences. Nous re¬ 
produisons ci-dessous l’article l rr du décret, en date du 9 janvier 
1879, qui a ratifié ces décisions : 

«Art. I' 1 '. — L’Institut de France est autorisé à accepter, aux 
« conditions imposées, le legs qui lui a été fait par le sieur Maujean 
«( Paul - Charles), par son testament du 13 février 1873, et consis- 
« tant en une rente perpétuelle inaliénable de 1000 francs, à charge 
«de fonder deux prix biennaux ( 2 ) qui seront décernés alternative- 
« ment par l’Académie française et par l’Académie des Sciences ; 

« Le montant de cette rente sera partagé également entre l’Aca- 
« démie française et l’Académie des Sciences, qui demeureront 
« chargées d’en faire l’emploi suivant les intentions du testateur.» 

L’Académie française et l’Académie des Sciences ne sont pas 
encore entrées en possession du legs Maujean. 


(4) Voyez la note de la page précédente. 

(-) Le rédacteur du décret a reproduit le lapsus mentionné p. 273, note (')■ 



275 


PRIX GAY. 


1873 


(Maindron, p. 156; Aucoc, p. 362). 


Le botaniste Claude Gay naquit à Draguignan, Yar, le 18 mars 
1800. « Ce fut un intrépide voyageur. Il avait passé douze ans de 
sa vie au Chili, où il résida de 1829 à 1841, parcourant chaque 
province, y étudiant l’histoire, les mœurs, en même temps que la 
faune, la flore et la géographie physique. Les chambres législati¬ 
ves de ce pays lui accordèrent des subventions considérables pour 
publier son Historia fisica y polilica de Chile , en 24 volumes. Et, 
de son vivant, elles lui firent élever une statue à Santiago. Reve¬ 
nu dans notre pays, Claude Gay fut élu, le 19 mai 1856, membre 
de la section de botanique de l’Académie des Sciences, en rempla¬ 
cement de Mirbel ( J ). » Il mourut à Deffends, dans le Var, le 29 
novembre 1873. 

Quelques jours auparavant, le 3 novembre, il avait inscrit dans 
son testament ce qui suit : 

«Ayant trouvé un bonheur pur et parfait dans mes occupations 
«scientifiques, et n’ayant jamais connu ni l’ennui ni l’oisiveté, 
«pour encourager les personnes qui auraient certaines aptitudes à 
«ces sortes d’études, je lègue à l’Institut (Académie des Sciences) 
« une rente perpétuelle de deux mille cinq cents francs pour un 
« prix annuel de géographie physique , conformément au program- 
« me donné par la commission nommée à cet effet. » 


( 4 ) Eloge des donateurs de VAcadémie, par M. Gaston Darboux, Se¬ 
crétaire perpétuel, lu à la séance publique du 18 décembre 1911. 



276 


PRIX GAY. 


L’Académie accepta ce legs le 14 mars 1874 et un décret, en date 
du 6 février 1875, ratifia cette décision. 

Une question fut mise au concours pour 1880, mais, cette pre¬ 
mière année, le prix ne fut pas décerné ; deux encouragements 
seulement furent donnés. 

Depuis cette époque, l’Académie met chaque année au concours 
une question de géographie physique, sur la proposition de la 
commission des prix de géographie, qui est composée de la section 
correspondante et de trois membres élus. La même commission 
est chargée de présenter un lauréat à son choix. 

La valeur du prix fut au début de 2500 francs ; mais, par suite 
de la conversion de la rente, l’Académie, dans son comité secret 
du 8 décembre 1902, a dû décider qu’à partir de 1904 cette valeur 
serait réduite à 1500 francs. 


Liste des attributions du prix Gay 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 


1882. Sujet proposé. — Faire connaître pour les côtes de France Ir. 
les dépôts marins, lacustres et terrestres qui se sont for¬ 


més depuis l’époque romcii 
Le prix n’est pas décerné : 
Jules Girard. 


Louis Delavaud, secrétaire 
de la Société de géogra¬ 
phie de Rochefort. 

1884. Sujet proposé. — Montrer pcn 
caractères topographiques 
séquence de sa constitution 
tions qu’il a subies. 

H. Capitaine Berthaut, bre¬ 
veté d’état-major, en 
mission au Japon. 


Côtes de France. leurs 
transformations séculai¬ 
res. . . . Encouragement 1000 

Pour l’ensemble de ses étu¬ 
des .... Encouragement 500 

des faits précis comment les 
du relief du sol sont une con- 
i géologique ainsi que des cic- 

De la connaissance du ter¬ 
rain ; — Rapports entre le 
relief du sol et sa consti¬ 
tution géologique. . . . 2500 



Jules Girard. 


PRIX GAY. 277 

fr. 

Mémoire. . . Encouragement 500 


1885. Sujet proposé pour 1883 et prorogé à 1885. — Mesure de 

l’intensité de la pesanteur par le pendule. 

Capitaine Defforges, attaché Mémoire sur la détermina- 

au service géographique tion de g à l'aide du pen¬ 
du ministère de la guerre. dule . 2500 

1886. Sujet proposé. — Recherches sur les déformations du niveau 

de la surface des mers dans le voisinage des continents 
par l’effet des actions locales dues au relief du sol: choi¬ 
sir des exemples qui mettent le phénomène bien en évi¬ 
dence. 

Ph. Hatt, ingénieur hydro- Déformations du niveau de 

graphe de la marine. la surface des mers. . . 2500 

1887. Sujet proposé. — Rechercher par la théorie suivant quelle 

loi la chaleur solaire arrive aux différentes latitudes du 
globe terrestre dans le cours de Vannée , en tenant comp¬ 
te de l’absorption atmosphérique. Faire une étude com¬ 
parative de la distribution des températures données 


par les observations. 

Alfred Angot, météorolo- Mémoire. 2500 

giste au Bureau central 
météorologique de France. 

Williexn Zenker. Mémoire. 2500 


1888. Sujet proposé. — Dresser, d’après des observations nouvelles 
et en mettant à contribution celles déjà publiées, des 
cartes mensuelles des courants de surface dans l’Océan 
Atlantique. — Donner un aperçu du régime des glaces 
en mouvement aux abords des régions boréales. 


G. Simart, lieutenant de 
vaisseau, chargé de la 
météorologie nautique 
dans le service hydrogra¬ 
phique . 


Cartes des courants de l’O¬ 
céan Atlantique nord ; 

— Température de l’eau 
de mer à la surface et 
mouvement des glaces. . 2500 






278 


PRIX GAY. 


1889. Sujet proposé. — Déterminer, par l’étude comparative des 
faunes et des flores, les relations qui ont existé entre 
les îles de la Polynésie et les terres voisines. 


fr. 


Emm. Drake del Castillo. Mémoire. 

L. Crié, professeur de bota- Mémoire, 

nique à la Faculté des 
sciences de Rennes. 


. 2500 

. Ment. hon. 1000 


1890. Sujet proposé. — Etude orographique d’un système de mon¬ 
tagne par des procédés nouveaux et rapides. 

Franz Schrader, géogra- Pour l'ensemble de ses tra- 

phe. vaux orographiques. . . 2500 


1892. Sujet proposé. — Étudier le magnétisme terrestre et en par¬ 
ticulier la distribution des éléments magnétiques en 
France. 


Th. Moureaux, météorolo¬ 
giste-adjoint à l’Observa¬ 
toire du Parc S‘ Maur. 


Étude du magnétisme ter¬ 
restre et en particulier de 
la distribution des élé¬ 
ments magnétiques en 
France . 2500 


1894. Sujet proposé. — Étude des eaux souterraines. 


Martel, agréé au Tribunal de 
commerce. 


Exploration de nombreuses 
cavernes ou galeries sou¬ 
terraines en France, en Bel¬ 
gique, en Autriche et en 
Grèce . 


2500 


1895. Sujet proposé. — Étudier le régime de la pluie et de la nei¬ 
ge sur toute la surface de la terre. 


Alfred Angot, météorolo¬ 
giste au Bureau central 
météorologique de France. 

Nicolas . 


Étude sur la répartition de 
la pluie et de la neige à 
la surface du globe. . . 2500 

Mémoire.1000 


1896. Sujet proposé. — Etudier les lacs français aux points de mie 
physique, géologique et chimique. 







PRIX GAY. 

André Delebecque, ingé- Atlas des lacs français 

nieur des ponts et 
chaussées à Thonon, Hau¬ 
te-Savoie. 

1897. Sujet proposé. — Étudier la région méditerranéenne fran¬ 

çaise au point de vue de la distribution géographique 
des végétaux . 

Charles Flahaut, profes- Mémoire. 2500 

seur à la Faculté des 
sciences de Montpellier. 

1898. Sujet proposé. — Comparer la flore marine du golfe de Gas¬ 

cogne avec les flores des régions voisines et avec celle 
de la Méditerranée. — Examiner si la flore et la faune 
conduisent à des résultats semblables. 

Camille Sauvageau, pro- Le mécanisme de l’orienta- 

fesseur-adjoint à la Facul- tion . 2500 

té des sciences de Lyon. 

1899. Sujet proposé. — Étude des mollusques nus de la Méditer¬ 

ranée ; leur comparaison avec ceux des côtes océaniques 
françaises. 

Albert Vayssière profes- Pour l’ensemble de ses re- 

seur à la Faculté des cherches relatives à la ques- 

sciences de Marseille. tion proposée. 2500 

1900. Sujet proposé. — Appliquer à une région de la France, ou à 

une portion de la chaîne alpine, l’analyse des circonstan¬ 
ces géologiques qui ont déterminé les conditions actuel¬ 
les du relief et de l’hydrographie. 

Maurice Lugeon, profes- Recherches sur l’origine des 

seur à l’Université de vallées des Alpes occident 

Lausanne. tcdes . 2500 

1901. Sujet proposé. — Faire connaître la distribution des plantes 

alpines dans les grands massifs montagneux de l’arycien 
monde. 


279 

fr. 

2500 





280 


PRIX GAY. 


fr. 

Feu A.-R. Franchet, pré- Mémoire.1250 

parateur des hautes étu¬ 
des au Muséum. 

Saint Yves, à Montauban. Mémoire.1250 


1902. Sujet proposé. — Progrès réalisés au XIX ' siècle dans l’é¬ 
tude et la représentation du terrain. 


Colonel H. Berthaut, chef de 
la section de cartographie 
au service géographique 
du ministère de la guerre. 


Les ingénieurs géographes 
militaires, 1624-1831; — 

La carte de France. 
1730-1898: étude histori¬ 
que . 2500 


1903. Sujet proposé. — Détermination, aussi précise que possible. 

d’une série de positions géographiques dans une colonie 
française. 

R. P. Colin, fondateur et Déterminations géographi- 

directeur de l’Observatoi- ques à Madagascar . . . 2500 

re de Tananarive. 


1904. Sujet proposé. — Étudier les variations actuelles du niveau 
relatif de la terre ferme et de la mer, à l’aide d’obser¬ 
vations précises, poursuivies sur une portion déterminée 
des côtes de l’Europe ou de VAmérique du Nord. 

Bell Dawson, ingénieur des Pour l’ensemble de ses tra- 

ponts et chaussées, char- vaux.1500 

gé du service des marées 
au Canada. 


1905. Sujet proposé. — Exploration sur le continent africain et 
détermination avec une grande précision des coordonnées 
géographiques aux points principaux de l’itinéraire. 

D r Cureau, administrateur Explorations géographiques 

en chef des colonies. au Congo.1500 

Sujet proposé. — Étude des co7iditions naturelles dans les 
régions polaires. 


1907. 







PRIX GAY. 


281 


D r Jean Charcot, explora¬ 
teur. 


Pour les résultats obtenus au fr. 
cours de son expédition 
dans les régions polaires 
antarctiques.. 1500 


1908. Sujet proposé. — Études géographiques sur le Maroc. 


Louis Gentil, maître de 
conférences à la Faculté 
des sciences de Paris. 

Prosper Larras, chef d'es¬ 
cadron d’artillerie. 

Abel Larras, lieutenant de 
vaisseau, et Marcel 
Traub, enseigne de vais¬ 
seau. 


Pour les résultats topogra¬ 
phiques et géologiques de 
ses voyages au Maroc . . 800 

Pour sa contribution à l’éta¬ 
blissement de la carte du 
Maroc.500 

Pour la triangulation de la 
côte entre Casablanca et 
Mogador, exécutée par eux 
en 1905 et 1906. 500 


1909. Sujet proposé. — Étudier la répartition géographique d'une 

classe de cryptogames. 

L. Joubin, professeur au Recherches sur la réparti- 
Muséum d’histoire natu- tion des végétaux marins 
relie. de la région de Roscoff. 1500 

1910. Sujet proposé. — Recherches de zoologie et d'anthropologie 

dans VAmérique du sud et notamment dans la région 
des Andes. 

Le prix n’est pas décerné : 

Carlos-E. Porter, directeur Pour l’ensemble de ses tra- 

du Musée d’histoire na- vaux.Ment. hon. 500 

turelle de Valparaiso, 

Chili. 


1911. Sujet proposé. — Étudier au point de vue géologique une de 
nos colonies africaines (Algérie et Tunisie exceptées.) 


Paul Lemoine, chef de tra¬ 
vaux au laboratoire colo¬ 
nial du Muséum d’histoi¬ 
re naturelle. 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de géologie coloniale 
consacrés spécialement à 
Madagascar et à la région 
marocaine de Marrakesch. 1500 




282 


PRIX GAY. 


1912. Sujet proposé. — Étude des marées de l’écorce terrestre. fr. 

Le prix n’est pas décerné : 

Delauney, lieutenant-colonel influences sismiques. . Ment. 500 
en retraite. 

1913. Sujet proposé. — Étude sur les reptiles des pays chauds, no¬ 

tamment sur les reptiles du Mexique. 


F. Mocquart, assistant ho- Pour 1 ensemble de ses tra- 
noraire au Muséum d’his- vaux d’erpétologie, publiés 
toire naturelle. depuis 1885 jusqu’à 1910. 1500 

1914. Sujet proposé. — Etudier lajdistribution des forces hydrau¬ 
liques dans une région de montagnes. Exposer les mé¬ 
thodes et décrire les instruments employés à cette re¬ 


cherche. 

R. de la Brosse, ingénieur 
en chef des ponts et 
chaussées. 


1915. Sujet proposé. — Étudier [la 
Indo- Chine. 

Henri Lecomte, professeur 
au Muséum d’histoire 
naturelle. 


Pour les résultats scientifi¬ 
ques et économiques d’une 
mission organisée et diri- 
, gée par lui pour l’étude des 
forces hydrauliques dans les 
Alpes.1500 

répartition des végétaux en 

Pour la flore de l’Indo - Chine 
publiée sous sa direction . 1500 




283 


PRIX BENJAMIN VALZ. 


1874 


(Maindron, p. 155; Aucoc, p. 362). 


L’astronome Jean-Elie-Benjamin Valz naquit à Nîmes, le 
28 mai 1787. En souvenir de sa ville natale, il a donné à une planè¬ 
te qu’il avait découverte, le nom de Nemausa. L’Academie des 
Sciences lui décerna, en 1832, le prix Lalande et, à la fin de cette 
même année, il fut élu par elle correspondant de la section d’astro¬ 
nomie. Il dirigea, de 1846 à 1861, l’Observatoire de Marseille et 
mourut dans cette ville, le 22 février 1867. 

Sa veuve, Julie - Marie - Madeleine Malhian, écrivit, le 24 janvier 
1874, à l’Académie des Sciences la lettre suivante : 

u Afin d’honorer la mémoire de mon mari, Benjamin Valz, an- 
« cien directeur de l’Observatoire de Marseille et correspondant de 
« l’Institut, j’ai résolu de fonder un prix d’astronomie analogue au 
« prix Lalande. 

« La somme que je destine à cette fondation est de dix mille 
«francs, dont j’ai l’intention de faire abandon, à perpétuité, à l’A- 
«cadémiedes Sciences, en laissant à cette illustre compagnie le 
«soin de décerner le prix dans les conditions qui lui paraîtront les 
« plus conformes aux intérêts de la science. » 

La donation projetée fit l’objet d’un acte authentique, en date du 
17 juin 1874, aux termes duquel M° Valz faisait don à l’Académie 
d’une somme de dix mille francs, à charge par elle «d’appliquer 
«tous les ans, sous la qualification de prix Benjamin Valz,» le 
«revenu de ce capital «ci récompenser des travaux sur l’astrono- 
« mie conformément aux prix Lalande. » 

L’Académie accepta cette donation dans son comité secret du 


284 


PRIX BENJAMIN VALZ. 


20 juillet 1874. Un décret, en date du 29 janvier 1875, ratifia cette 
décision. 

Sa valeur est, depuis l’origine, de 460 francs. 

L’Académie le décerne, tous les ans, s’il y a lieu, sur la proposi¬ 
tion de la commission des prix d’astronomie, qui est composée de 
la section correspondante et de trois membres élus. 


Liste des attributions du prix Benjamin Valz 
depuis 1881 jusqu’à 1915. 

1881. D. Gill, directeur de l’Obser- Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

vatoire du Cap de Bonne- vaux. 460 

Espérance. 

1882. William Huggins, corres- Pour l’ensemble de ses tra- 

pondant de l’Académie. vaux. 460 

Cruls, astronome à l’Obser- Pour ses découvertes comé- 

vatoire de Rio-de -J a- taires. 460 

neiro. 

1883. Stephan, correspondant de Pour ses nombreuses obser- 

l’Académie et directeur vations de nébuleuses. . . 460 

de l'Observatoire de Mar¬ 
seille. 

1884. Ginzel. Pour son travail sur l’accélé¬ 

ration séculaire du moyen 
mouvement de la lune . . 4 60 

1885. Spœrer, attaché à l’Observa- Pour l’ensemble de ses tra- 

toire astro-physique de vaux sur les taches du 

Potsdam. soleil. 460 

1886. Bigourdan, astronome - ad- Pour ses recherches sur l’in¬ 

joint à l’Observatoire de fluence de l 'équation per- 
Paris. sonnelle dans les observa¬ 
tions astronomiques. . . 460 







PRIX BENJAMIN VALZ, 


285 


1887. Périgaud, astronome à l’Ob- Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

servatoire de Paris. vaux. 460 

1888. E. - G. Pickering, direc- Application de la photomé- 

teur de l’Observatoire de trie au classement des étoi- 

Harvard Collège à Cam- les. 460 

bridge (Etats-Unis). 

1889. Charlois, de l’Observatoire Pour ses observations astro- 

de Nice. nomiques. 460 

1890. S. de Glasenapp, directeur Pour son mémoire relatif à 

de l’Observatoire de S'- la détermination des orbites 
Pétersbourg. de certaines étoiles dou¬ 
bles. 460 

1891. Vogel, directeur de l’Obser- Pour l’ensemble de ses tra- 

vatoire d’astronomie phy- vaux de spectroscopie . . 460 

sique de Potsdam. 

1892. Pierre Puiseux, astronome- Pour ses études sur les appa- 

adjoint à l’Observatoire reils d’optique astronomi- 

de Paris. que. 460 

1893. Berberich. Pour l’ensemble de ses tra¬ 

vaux . 460 

1894. Goniel, calculateur au Bu- Calculs astronomiques. . . 460 

reau des Longitudes. 

1895. Denning, propriétaire à Bris- Observations d’étoiles filantes 

toi d’un observatoire et recherches des comètes. 460 

privé. 

1896. Bossert, astronome-adjoint Travaux astronomiques . . 460 

à l’Observatoire de Paris. 

1897. Louis Fabry, astronome ad- Sur Ici probabilité des en¬ 

joint à l’Observatoire de mètes hyperboliques et sur 
Marseille. l'oriqine des comètes. . . 460 

1898. P. Colin, missionnaire à Travaux astronomiques et 

Madagascar, fondateur de géodésiques. 460 

l’Observatoire de Tanana- 


rive. 









286 PRIX BENJAMIN YALZ. 

1899. Nyrén, astronome à l’Obser- Travaux d’astronomie sidé- fr. 

vatoire de Poulkovo. raie. 460 

1900. Abbé Verschaffel, directeur Étude méridienne. 460 

de l’Observatoire d’Ab- 
badia. 

1901. Charles André, directeur de Traité d’astronomie stel- 

FObservatoire de Lyon. laire . 460 

1902. Hartwig, directeur de l’Ob- Pour l’ensemble de ses tra- 

servatoire de Bamberg. vaux et notamment la dé¬ 

couverte de deux comè¬ 
tes .460 

1903. Borelly, astronome à l’Ob- Pour ses découvertes de co- 

servatoire de Marseille. mètes. 460 

1904 Vice-Amiral de Campos Ro- Pour l’ensemble de ses tra- 

drigues, directeur de • vaux. 460 

l’Observatoire de Lisbon¬ 
ne. 

1905. Giacobini, attaché à l’Obser- .Pour ses découvertes de co- 

vatoire de Nice. mètes. 460 

1906. Palisa. Pour l’ensemble de ses re¬ 

cherches et de ses travaux. 460 

1907. Giacobini, astronome à l’Ob- Pour ses découvertes de co- 

servatoire de Nice. mètes.460 

1908. Michel Luizet, astronome Pour ses travaux relatifs aux 

adjoint à l’Observatoire étoiles variables.... 460 

de Lyon. 

1909. Comte de la Baume-Pluvi- Pour l’ensemble de ses tra- 

nel, secrétaire général vaux astronomiques . . . 460 

de la Société des Obser¬ 
vatoires du mont Blanc. 

1910. Stéphane Javel, astronome Pour l’ensemble de ses tra- 

à l’Observatoire de Nice. vaux astronomiques . . . 460 










PRIX BENJAMIN VALZ. 287 

1911. G. Rambaud, attaché à l'Ob- Pour ses travaux relatifs à la fr. 
servatoire d’Alger. détermination des étoiles 

de culmination lunaire et à 
l’observation des comètes . 460 

1912. Alexandre Schaumasse, Pour ses travaux relatifs aux 

astronome à l’Observatoi- petites planètes et aux co- 
re de Nice. mètes. 460 

1913. Fowler, professeur au Royal Pour ses recherches spectro- 

College of Science à scopiques. 460 

Londres. 

1914. Pierre Salet, astronome à Pour l’ensemble de ses tra- 

l’Observatoire de Paris. vaux. 460 

P. Stanislas Chevalier, di- Pour l’ensemble de ses tra- 

recteur de l’Observatoire vaux. 460 

du Zo-Sé, près Sanghaï, 

Chine. 

1915. Armand Lambert, astrono- Pour l’ensemble de ses tra¬ 

me-adjoint à l’Observa- vaux.460 

toire de Paris. 


f 








288 


FONDATION TCHIHATCHEF. 


1875 


Pierre-Alexandre de Tchihatchef, né à Saint-Pétersbourg en 
■1815, s'est fait connaître par de nombreux voyages dans l’Altaï et 
l’Asie Mineure. Ses observations sont consignées dans plusieurs 
ouvrages, tous écrits en langue française. Il fut élu correspondant 
de la section de géographie et navigation, le 19 août 1861, sur le 
rapport d’Elie de Beaumont. 

Il écrivit, le l 01 mai 1877, au Secrétaire perpétuel de l’Académie, 
la lettre suivante : 

« Dans l’article 5 de mon testament, rédigé par moi à Florence, 
« le 1 er mars 1875, certifié par les témoins: l’archiprêtre Michel 
« Oxloff, le conseiller d’état actuel comte Alexis Tolstoy et le capi- 
« taine prince Ouvousoff, et légalisé par le consulat impérial de 
« Russie à Livourne, en date du 7 mai 1875, j’ai légué à l’Institut de 
« France (Académie des Sciences) la somme de cent mille francs, 
« avec l’ordre à mes exécuteurs testamentaires de la transmettre à 
« qui de droit. 

«1. Les intérêts de cette somme, que l’Académie placera suivant 
« sa convenance, sont destinés à offrir annuellement, et conformé- 
« ment au jugement de l'Académie, une récompense ou une assis- 
« tance aux naturalistes de toute nationalité qui se seront le plus 
« distingués dans l'exploration du continent asiatique ou îles li- 
« mitrophes, notammen t des régions les moins connues, et, en con- 
« séquence, à l'exclusion des contrées suivantes : bides britanni- 
« ques, Sibérie proprement dite, Asie Mineure et Syrie, régions 
« déjà plus ou moins explorées . 


FONDATION TCHIHATCHEF. 


289 


«2. Les explorations devront avoir pour objet une branche quel- 
« conque des sciences naturelles, physiques ou mathématiques ; 
« seront exclus les travaux ayant rapport aux autres sciences, tel- 
« les que : archéologie, histoire, ethnographie, philologie, etc. 

«3. Lorsque l’Académie ne croira pas être dans le cas d’accorder 
«une récompense ou un encouragement, soit partiellement, soit in- 
« tégralement, le montant ou le restant des intérêts annuels de la 
« susdite somme seront ajoutés à ceux de l’année ou des années 
« subséquentes, jusqu’à l’époque où l’Académie jugera convenable 
« de disposer de ces intérêts, soit à titre de récompense pour des 
«travaux accomplis, soit pour en faciliter l’entreprise ou la conti- 
« nuation. 

« 11 est bien entendu que les travaux récompensés ou encouragés 
«devront être le fruit d’observations faites sur les lieux mêmes, et 
« non des œuvres de simple érudition. 

«4. La somme que je lègue devient la propriété de 1 Académie, 
« mais elle est inaliénable et ne peut être consacrée à une autre 
« destination que celle indiquée ci-dessus. » 

Cette lettre, confiée à son frère Platon, ne fut transmise à l’Aca¬ 
démie, conformément à sa volonté, qu’après sa mort, survenue à 
Florence, le 13 octobre 1890. 

L’Académie prononça l’acceptation dans son comité secret du 
13 avril 1891. Quelques jours auparavant, Joseph Bertrand avait 
reçu de Platon de Tchihatchef le montant du legs. 

Le prix est décerné sur la proposition d’une commission compo¬ 
sée de la section de géographie et de navigation et de trois mem¬ 
bres élus. 

Sa valeur est de 3000 fr. 


Liste des récompenses ou subventions 
accordées sur la fondation Tchihatchef 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1893. Grégoire Groum - Grschi- Explorations en Asie centra- fr. 

mailo, explorateur. le. 3000 


19 



290 FONDATION TCHIHATCHEF. 

fr. 

1894. Pavie, explorateur. Explorations en Indo-Chine. 3000 

1895. D r Radde, directeur du Mu- Etudes de la Sibérie et du 

sée de Tiflis. Caucase. 3000 

1896. Prince Henri d’Orléans, Explorations au Thibet, au 

explorateur. Tonkin et dans l’Inde an¬ 
glaise . 3000 

1897. Obrutschew, explorateur Explorations en Asie centra- 

russe. le. 3000 

1898. Chaffanjon, explorateur. Voyages dans l’Amérique du 

sud et l’Asie. 3000 

1899. Verbeck, ingénieur en chef Description géologique des 

des mines des Indes îles de Java et de Madoura. 3000 
néerlandaises. 

1900. de Loczy, professeur à l’U- Wissenschaftliche Ergebnis- 

niversité de Budapesth. se der Reise des Grafen 

Bêla Szechenyi . 3000 

1901. R. P. Stanislas Chevalier, Pour ses études météorolo- 

à l’Observatoire de Zi - giques et astronomiques en 
Ka-Wei, Chine. , Chine. 3000 

1902. D r Sven Hedn, à Stock- Pour ses explorations en Asie 

holm. centrale. 3000 

1903. D r Sven Hedin, à Stock- Pour ses explorations en Asie 

holm. centrale. 3000 

1904. Lieut'- Colonel Lubanski. . Pour ses explorations géogra¬ 

phiques au Tonkin . . . 3000 

1905. Feu le Commandant Masse- Pour ses travaux de triangu- 

net, directeur de la mis- lation exécutés en Indo-Chi- 

sion chargée de la mesu- ne. 3000 

re de l’arc de Quito. 

1906. Feu Pierre, directeur du jar- Flore forestière de la Co- 

din botanique de Saigon, ehinchine . 3000 

M me Pierre et Delpy, 
dessinateur-botaniste. 












FONDATION TCHIHATCHEF. 


291 


1907. Jacques de Morgan, délé¬ 

gué général des fouilles 
archéologiques en Perse. 

Paul Grépin-Bourdier de 
Beauregard, capitaine à 
l’état-major particulier de 
l’infanterie coloniale, dé¬ 
taché au service géogra¬ 
phique de l’armée. 

1908. Lieut'-Colonel Fernand Ber¬ 

nard, de l’artillerie co¬ 
loniale. 

1909. Le prix n’est pas décerné : 

Henry de Bouillane de La¬ 
coste, explorateur. 

1910. Verbeck, directeur du Ser¬ 

vice géologique des Indes 
néerlandaises. 

D r Louis Vaillant, méde¬ 
cin-major de 2' classe 
des troupes coloniales, 
attaché à la mission Pel- 
liot. 

1911. de Schokalsky, président de 

la section de géographie 
physique de la Société 
impériale russe de géo¬ 
graphie. 

Deprat et Mansuy, atta¬ 
chés au Service géologi¬ 
que de l’Indo-Chine. 

1912. Duc des Abruzzes, explo¬ 

rateur. 


Pour ses explorations géogra- fr. 
phiques et géologiques en 
Égypte et en Perse . . . 2000 

Pour ses travaux topographi¬ 
ques dans le delta du fleu¬ 
ve Rouge.1000 


Pour la délimitation de la 
frontière franco - siamoise. 3000 


Pour les résultats obtenus 
dans son voyage d’études 
en Asie centrale. . M. hon. 2000 

Exploration géologique de 
VInsulinde . 2000 

Pour ses observations géogra¬ 
phiques, météorologiques 
et d’histoire naturelle . . 1000 


Nouvelle détermination de 
la superficie des bassins 
fluviaux ou maritimes et 
des circonscriptions admi¬ 
nistratives de l’Asie russe. 1500 

Pour leur exploration géolo¬ 
gique du Yunnan oriental. 1500 

Pour son voyage d’explora¬ 
tions scientifiques au Kara- 
koroum et dans l’Himalaya 
occidental. 3000 





292 


FONDATION TCHIHATCHEF. 


1913. Colonel Peter Kusmitch 

Kozlov. 

1914. Audemard, capitaine de fré¬ 

gate. 

Paul Labbé, secrétaire gé¬ 
néral de la Société de 
géographie commerciale. 

1915. J. Couyat - Barthoux, an¬ 

cien attaché-géologue à 
l’Institut français d’ar¬ 
chéologie orientale du 
Caire. 


Pour ses explorations et pu- fr. 

blications relatives à l’Asie 
centrale. 3000 

Pour son exploration géo¬ 
graphique du cours du 
Yang-Tse-Kiang. . . . 2000 

Pour les résultats obtenus au 
cours de cinq missions 
scientifiques dans l’Asie 
Russe.1000 


Pour ses explorations de la 
presqu’île du Sinaï . . . 3000 





293 


PRIX PETIT D’ORMOY. 

1875 


(Aucoc, p. 364). 


Alexandre Petit d’Ormoy, né à Paris le 14 février 1811, proprié¬ 
taire, domicilié à Marolles-en-Hurepoix, canton d’Arpajon, Seine 
et Oise, mourut à Nice, le 24 février 1881. Il était de ceux qui ne 
veulent pas que leurs restes puissent conserver sur la terre les 
germes de leurs maladies : sur sa demande expresse, sa légataire 
universelle, l’Académie des sciences, le fit incinérer à Milan, où 
ses cendres reposent dans le columbarium. 

Son testament olographe, en date du 24 juin 1875, contient la 
disposition suivante : 

«J’institue légataire universelle, si possible, la classe de l’Insti- 
« tut de France ordinairement désignée sous le nom d’Académie 
«des Sciences, à la charge par elle d’employer les revenus prove- 
« nant de ma succession en prix et récompenses , attribués, suivant 
«les conditions qu’elle jugera convenable d’établir, moitié à des 
« travaux théoriques, moitié à des applications de la science, à 
« la pratique médicale, mécanique ou industrielle. » 

Il eut, en 1880, la pensée de préciser davantage ses intentions, 
mais ce projet ne fut pas mis à exécution et nous n’en avons con¬ 
naissance que par un brouillon, très raturé, qui n’est pas signé. 

L’Académie accepta provisoirement le legs le 2 mai 1881; l’ac¬ 
ceptation définitive, autorisée par un décret, en date du 20 fé¬ 
vrier 1883, fut prononcée le 12 mars suivant. 

Dans le comité secret du 10 septembre de la même année, l’Aca¬ 
démie a décidé qu’il serait décerné tous les deux ans : 

1° Un prix de 10 000 frs pour les sciences mathématiques pures 


294 PRIX PETIT D’ORMOY DES SCIENCES MATHÉMATIQUES. 


et appliquées ; 

2° Un prix de 10 000 frs pour les sciences naturelles. 

Ces prix sont décernés sur la propositions de deux commissions 
spéciales dont chacune est composée de sept membres élus. 


Liste des attributions du prix Petit d’Ormoy 
des sciences mathématiques 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 

1883. Gaston Darboux, professeur Pour l’ensemble de son œu- fr. 
à la Faculté des sciences vre en calcul intégral, géo¬ 
de Paris. métrie, algèbre et méca¬ 
nique. 10000 

1885. G.-H. Halphen, chef d’es- Pour l’ensemble de ses tra- 

cadron d’artillerie, exami- vaux de mathématiques . . 10 000 

nateur d’entrée à l’École 

polytechnique. 

1887. Feu Edmond-Nicolas La- Pour l’ensemble de son œu- 

guerre, membre de l’A- vre mathématique ... 10 000 

cadémie. 

1889. Paul Appell, professeur à Pour l’ensemble de ses tra- 

la Faculté des sciences vaux mathématiques. . . 10 000 

de Paris. 

1891. Edouard Goursat, maître Pour l’ensemble de ses tra- 

de conférences à l’École vaux d’analyse et de géo¬ 
normale supérieure. métrie. 10 000 

1893. Stieltjes, professeur à la Pour l’ensemble de ses tra- 

Faculté des sciences de vaux de mathématiques . 10 000 

Toulouse. 

1895. Feu Albert Ribaucourt, in- Pour l’ensemble de ses dé- fr. 

génieur des ponts et couvertes. 10 000 

chaussées à Philippeville, 

Algérie. 





PRIX PETIT D’ORMOY DES SCIENCES NATURELLES. 295 


1897. Feu Tisserand, membre de 
l’Académie, directeur de 
l’Observatoire de Paris. 

1899. Moutard, examinateur à l’ɬ 
cole polytechnique. 

1903. Jacques - Salomon Hada- 
mard, professeur au 
Collège de France. 

1905. Emile Borel, maître de con¬ 
férences à l’École norma¬ 
le supérieure. 

1907. Pierre Duhem, correspon¬ 
dant de l’Académie, pro¬ 
fesseur à la Faculté des 
sciences de Bordeaux. 

1911. Feu Jules Tannery, mem¬ 
bre de l’Académie, sous- 
directeur de l’École nor¬ 
male supérieure. 

1913. Claude Guichard, profes¬ 
seur à la Faculté des 
sciences de Paris. 


Traité de Mécanique céles¬ 
te . 10 000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux d’analyse et de géo¬ 
métrie. 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux mathématiques. . . 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux mathématiques. . . 10 000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de physique mathé¬ 
matique. 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10 000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10 000 


Liste des attributions du prix Petit d’Ormoy 
des sciences naturelles 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1883. Henri Filhol, professeur à 
la Faculté des sciences 
de Toulouse. 

1885. D r Sappey, professeur à la 
Faculté de médecine de 
Paris. 


Pour l’ensemble de son œu- fr. 

vre paléontologique ... 10 000 

Anatomie, physiologie et fr. 

pathologie des vaisseaux 
lymphatiques considérés 
chez l’homme et chez les 
vertébrés ...... 10 000 





296 PRIX PETIT D’ORMOY DES SCIENCES NATURELLES. 


1887. Balbiani, préparateur au 
Collège de France. 


1889. J.-H. Fabre, correspondant 
de l’Académie. 

1891. Léon Vaillant, professeur 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 

1893. Marcel Bertrand, ingénieur 
des mines, professeur à 
l’Ecole nationale supé¬ 
rieure des mines. 

1895. Pomel, directeur du service 
de la carte géologique 
de l’Algérie. 

1897. Gosselet, correspondant de 
l’Académie, professeur à 
la Faculté des sciences de 
Lille. 

1899. Alfred Giard, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Paris. 

1901. Bouvier, professeur au Mu¬ 
séum d’histoire naturel¬ 
le. 

1903. Bernard Renault, assistant 
au Muséum d’histoire 
naturelle. 

1905. Julien Gostantin, profes¬ 
seur au Muséum d’histoi¬ 
re naturelle. 


Pour ses travaux sur les ani¬ 
maux inférieurs, l’embryo¬ 
logie générale et la genèse 


de la cellule. 10 000 

Pour l’ensemble de son œu¬ 
vre de zoologie .... 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de zoologie. . . . 10 000 


Recherches sur la coordina¬ 
tion des accidents de lՎ 
corce terrestre. 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux paléontologiques . . 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de géologie. . . . 10000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de biologie . . . . 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de zoologie. . . . 10 000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de paléontologie vé¬ 
gétale. 10 000 

Pour l’ensemble de ses tra- fr. 
vaux de botanique. ... 10 000 




PRIX PETIT D’ORMOY DES SCIENCES NATURELLES. 297 


1907. Jules Küackel d’Hercu- 
lais, assistant au Mu¬ 
séum d’histoire naturelle. 


1911. Depéret, doyen de la Faculté 
des sciences de Lyon, 
correspondant de l’Aca¬ 
démie. 

1913. Jules Lefèvre, professeur 
au Lycée du Havre. 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur l’anatomie et 
l’histologie des insectes et 
sur les acridiens migra¬ 
teurs . 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de paléontologie . . 10000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 10 000 


Médailles d’honneur extraordinaires 
décernées sur la fondation Petit d’Ormoy. 


1883. — 1° à MM. Parfait, Antoine, Jacquet, Bourget, Gibory, Vin¬ 
cent, Huas, Robinet de Plas, H. Filhol, P. Fischer, de 
Folin, Marion, E. Perrier, L. Vaillant, Ch. Brongniart, 
G. Poirault, qui ont pris part à l’expédition scientifique du Ta¬ 
lisman. 

2° à MM. Martial, Gourcelle-Seneuil, Payen, Lephay, Le 
Gannelier, Hyades, Doze, de Lajarte, de Carfort, de la 
Monneraye, Hahn, Féart, Lebrun, Harot et Sauvinet, 
qui ont pris part, à bord du navire la Romanche, à l’expédition 
du Cap Horn. 

1909. — Médaille commémorative des triomphes de l’aéronautique. 
Médailles d’or à: 

MM. Louis Blériot, commandant Bouttieaux, capitaine Grocco, 
Henri Farman, capitaine Ferber, Henri Julliot, comte 
Charles de Lambert, Hubert Latham, Léon Levavasseur, 
colonel Charles Renard et commandant Paul Renard (1 mé¬ 
daille), Alberto Santos-Dumont, Rodolphe Soreau, 




298 MÉDAILLES DÉCERNÉES SUR LA FONDATION 
PETIT D’ORMOY. 

Édouard Surcouf et Henry Kapferer (1 médaille), Léon 
Teisserenc de Bort, comte Henry de La Vaulx, Gabriel 
Voisin, commandant Jules Voyer, Orville Wright, Wilbur 
Wright, comte de Zeppelin. 

Médailles de vermeil à : 

MM. Gustave Hermite et Georges Besançon, Louis Bré- 
guet, Léon Delagrange, Robert Esnault - Pelterie, L. 
Marchis, Paulhan, Henri Rougier, Victor Tatin. 



299 


PRIX ESTRADE-DELCROS. 


1876 


Auguste Estrade-Delcros, propriétaire, domicilié au château de 
Canohès, Pyrénées-Orientales, mourut le 6 septembre 1892. Son 
testament mystique, en date du 8 février 1876, était rédigé en ces 
termes : 

« Je déclare léguer tout mon avoir, biens meubles et biens immeu- 
« blés, sans aucune destination ni réserve, à l’Institut de France, 
« de façon que mon dit avoir, soit, à l’époque de mon décès, partagé 
« en cinq portions égales, entre les cinq classes de l’Institut : 

«Un cinquième à l’Académie française ; 

« Un cinquième à l’Académie des Sciences ; 

«Un cinquième à l’Académie des Inscriptions et Belles - Lettres ; 

«Un cinquième à l’Académie des Beaux-Arts; 

« Un cinquième à l’Académie des Sciences morales et politiques. 

«Chacune desdites Académies devra, tous les cinq ans, ouvrir un 
«concours sur tel sujet qu’elle jugera devoir choisir, et le prix qui 
«sera donné à celui des concurrents que l’Académie jugera le plus 
«digne portera le nom de Estrade-Delcros. Il sera formé des inté- 
« rêts cumulés pendant cinq ans de la part attribuée à mon décès à 
«chacune des Académies; il ne pourra pas être fractionné en plu- 
« sieurs prix moindres. 

« Le choix du sujet et les conditions du concours seront déter- 
« minés par chacune des cinq classes de l’Institut. » 

L’acceptation provisoire de ce legs fut prononcée par l’Institut au 
cours d’une séance générale extraordinaire tenue par les cinq Aca¬ 
démies, le 2 novembre 1892, et un décret, en date du 15 mai 1893, 


300 


PRIX ESTRADE-DELCROS. 


autorisa l’acceptation définitive. 

Un prix Estrade - Delcros, d’une valeur de 8000' 1 ', est décerné 
chaque année par l’une des Académies à tour de rôle. 

L’Académie des Sciences le décerne donc, tous les cinq ans, sur 
la proposition d’une commission spéciale, composée de sept mem¬ 
bres élus, qui seront désormais choisis alternativement dans la di¬ 
vision des sciences mathématiques et dans celle des sciences physi¬ 
ques, conformément à une décision prise par l’Académie dans son 
comité secret du 25 janvier 1915. 


Liste des attributions du prix Estrade-Delcros 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1898. M uner - Chalmas, profes¬ 
seur à la Faculté des 
sciences de Paris. 

1903. Léon Teisserenc de Bort, 
météorologiste-adjoint au 
Bureau central météoro¬ 
logique de France. 

1908. Jacques - Salomon Hada- 
mard, professeur au Col¬ 
lège de France. 

1913. Feu Charles André, ancien 
directeur de l’Observa¬ 
toire de Lyon. 


Pour ses travaux de paléon- fr. 

tologie. 8000 

Pour ses recherches sur les 
couches supérieures de l’at¬ 
mosphère. 8000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux mathématiques. . . 8000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux d’astronomie. . . . 8000 




301 


FONDATION LE CONTE. 


1876 


(Aucoc, p. 365). 


Victor - Eugène Le Conte, rentier, né en 1816 ou 1817, demeurant 
à Rouen, déposait, en 1876, dans les Archives de l’Académie des 
Sciences, son testament olographe, daté du 12 mai de cette même 
année, dans un pli cacheté, qui fut enregistré sous le n° 3012 ('). 
L’Académie n’ignorait pas le contenu de ce dépôt, qui était venu 
prendre la place d’un autre semblable, que le testateur avait vou¬ 
lu modifier après avoir recueilli les conseils de M. J.-B. Dumas. 
Cependant elle n’en prit officiellement connaissance que dans son 
comité secret du 13 septembre 1886, après la mort de l’auteur, 
survenue à Rouen le 10 septembre précédent. 

V.-E. Le Conte instituait l’Académie sa légataire universelle, 
sous certaines conditions dont voici les principales : 

«L’Académie, après avoir prélevé pour frais de gestion 5 o/o 
«sur le revenu de ce legs, en distribuera le produit net de trois ans 
« en trois ans, sans préférence de nationalité, 

« Savoir : 

« Un huitième à titre d'encouragement, 

« Tout ou partie des sept autres huitièmes en un seul prix, 

« 1° Aux auteurs de découvertes nouvelles et capitales en ma- 
« thématiques, physique, chimie, histoire naturelle, sciences mé- 
« clicales ; 

« 2° Aux auteurs cl’applications nouvelles de ces sciences, appli- 
« cations qui devront donner des résultats de beaucoup supérieurs 


C * 1 ) Deux codicilles, en date des 4 novembre 1881 et 15 avril 1883, ajoutè¬ 
rent quelques dispositions de détail et ces documents furent confirmés par 
un acte authentique, en l’étude de M e Dumort, notaire à Rouen, le 

1 er octobre 1884. 



302 


FONDATION LE CONTE. 


«à ceux obtenus jusque-là. 


«Contrairement à ce qui se pratique habituellement, l’Académie 
«ne donnera pas de problème spécial à résoudre; chaque concours 
« comprendra l’admission des diverses découvertes et applications 
« dues à l’initiative privée, se rapportant aux sciences ci-dessus 
«énoncées. Le prix à décerner sera accordé, quand il y aura lieu, 
«à celle des découvertes ou applications qui primera les autres 
«par son importance, quelle que soit la branche des sciences ci- 
« dessus à laquelle cette découverte ou application se rapportera. 

« A défaut d’emploi, par suite d’insuffisance de mérite des cho- 
« ses soumises à l’appréciation de l’Académie, ce qui arrivera sou- 
« vent, les grandes découvertes et les applications marquantes ne 
« se faisant qu’assez rarement, les sommes non distribuées en prix 
« ou en encouragements seront converties au fur et à mesure en 
«valeurs de premier ordre françaises ou étrangères, dont les pro- 
«duits serviront à augmenter les revenus du legs. 

<( Cette augmentation se fera en moyenne dans la proportion du 
«tiers (4/3) au moins des sommes à distribuer en prix; ainsi, par 
« chaque période de vingt-sept ans, il sera distribué six prix au plus, 
« comprenant les revenus de dix-huit années ; le reste, soit les reve- 
« nus des neuf autres années, sera capitalisé. 

« Quand les revenus des sommes non distribuées en prix ou en 
« encouragements égaleront ceux du legs, l’Académie les attribuera 
«à un deuxième prix semblable au premier, ayant le même objet 
« et soumis aux mêmes conditions ; il en sera ainsi pour un troi- 
« sième prix, et ainsi de suite. Toutefois l’Académie pourra tou¬ 
te jours, quand elle le jugera convenable, réunir tout ou partie des 
« divers prix en un seul pour en augmenter l’importance. » 

L’acceptation provisoire du legs fut décidée par l’Académie dans 
son comité secret du 2 novembre 4886. Un décret en date du 
40 mars 4887 autorisa l’acceptation définitive, qui fut prononcée le 
44 mars suivant. 

L’Académie eut à assurer une rente viagère et abandonna, de 
son plein gré, certains immeubles de famille à l’héritier naturel. 
Lorsque la liquidation fut terminée, en 4889, une commission 
composée de MM. Joseph Bertrand, Hermite, Berthelot, Fremy, de 
Quatrefages et Bouchard fut chargée de préparer un règlement. 



FONDATION LE CONTE. 


303 


Le 1 er avril 1889, le règlement suivant fut adopté : 

Art. 1. 

La nomination de la commission chargée de décerner le prix 
Le Conte sera précédée d’un comité secret dans lequel les membres 
pourront présenter des candidats et donner les motifs de leur pré¬ 
férence. 


Art. 2. 

La commission sera composée de sept membres, élus au scrutin, 
auxquels s’adjoindront les quatre membres qui forment le 
bureau. 


Art. 3. 

Le prix devra être décerné à la majorité de six voix au moins. 
Si, après quatre tours de scrutin, aucun candidat n’a obtenu cette 
majorité de six voix, le prix ne sera pas décerné. 

Art. 4. 

Le choix de la commission sera soumis à la ratification de l’A¬ 
cadémie. 


Art. 5. 

Le vote de l’Académie aura lieu en comité secret dans la séance 
qui suivra la lecture du rapport. Les membres en seront informés 
par lettres à domicile. 

Art. 6 

Le prix ne sera pas décerné si le choix de la commission n’est 
pas ratifié par la majorité absolue des membres présents. 

La valeur du prix triennal a été fixée à 50 000 frs. 


304 


FONDATION LE CONTE. 


Liste des attributions du prix Le Conte 
depuis l'origine jusqu’à 1915. 


1889. Paul Veille, ingénieur des 
poudres et salpêtres. 

1892. Feu le D r Villemin, ancien 
professeur au Val de 
Grâce. 

1895. Lord Rayleigh, professeur à 
l’Université de Cambrid¬ 
ge, et sir William Ram- 
say, professeur à l’Uni- 
versity College de Lon¬ 
dres. 

1901. Foureau, explorateur. 


1904. René Blondlot, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Nancy. 

1915. Sir Almroth Wright, pro¬ 
fesseur à l’École de mé¬ 
decine militaire de Net- 
tley, Angleterre. 


Pour l’ensemble de ses tra- fr. 
vaux et sa découverte de la 
poudre sans fumée ... 50 000 

Pour sa démonstration de 
la spécificité et de la trans¬ 
missibilité de la tuberculo¬ 
se . 50 000 

Pour leurs travaux sur la 
constitution de l’air atmo¬ 
sphérique. 50 000 


A dirigé la mission scientifi¬ 
que qui a exploré pour la 
première fois la région dé¬ 


sertique du Tchad. . . 50000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 50000 


Pour la part prépondérante 
qu’il a prise à l’introduction 
dans la pratique de la vac¬ 
cination antityphoïdique 50000 


Liste des encouragements 
attribués sur la fondation Le Conte 
depuis l'origine jusqu’à 1915. 

1890. P. de Lafitte. . . . . . Essai d’une théorie ration- fr. 

nelle des Sociétés de se¬ 
cours mutuels ..... 3000 







FONDATION LE CONTE. 


305 


1891. Douliot, docteur ès scien¬ 

ces. 

1892. Stieltjès, professeur à la 

Faculté des sciences de 
Toulouse. 

Deslandres, attaché à l’Ob¬ 
servatoire de Paris. 

M elle D. Klumpke, attachée 
à l’Observatoire de Paris. 

Maurice d’Ocagne, ingé¬ 
nieur des ponts et chaus¬ 
sées. 

P.-A. Dangeard, maître de 
conférences à la Faculté 
des sciences de Poitiers. 

J. Roussel, professeur à 
Cosne. 

G. Le Cadet, de l’Observa¬ 
toire de Lyon. 

1896. J. Roussel, professeur à 
Cosne. 

Henneguy, préparateur au 
Collège de France. 


1909. Feu Ritz 


Lebeuf, directeur de l’Ob¬ 
servatoire de Besançon. 


Pour lui permettre de pour- fr. 
suivre ses recherches à 
Madagascar. 4000 

Pour ses travaux mathéma¬ 
tiques . 5000 


Pour ses travaux relatifs à 
l’analyse spectrale astrono¬ 


mique . 3000 

Pour ses travaux d’astrono¬ 
mie.1500 

Nomographie. Les calculs 
usuels effectués au moyen 
des abaques. Essai d’une 
théorie générale .... 1000 

Pour ses travaux de botani¬ 
que.1200 

Pour ses travaux de géolo¬ 
gie .1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux d’astronomie.... 500 

Étude stratigraphique des 
Pyrénées . 3000 

Recherches sur la constitu¬ 
tion des éléments repro¬ 
ducteurs et sur la cellule 
en général. 3000 


Pour ses travaux de physi¬ 
que mathématique et de 
mécanique. 2000 

Pour ses travaux chronomé¬ 
trique et astronomique, 
ainsi que pour sa participa¬ 
tion à la publication des 
œuvres de Laplace . . . 2000 

20 












306 


FONDATION LE CONTE. 


1910. Arthur-Robert Hinks, as¬ 
tronome à l’Observatoire 
de Cambridge, Angle¬ 
terre. 

1912. Charles Tellier, ingénieur. 


Forest, ingénieur. 


1913. S. Bvort 


Pour l'ensemble de ses tra- fr. 
vaux. 2500 


Pour l’ensemble de son œu¬ 
vre relative à l’utilisation 
du froid pour la conserva¬ 
tion des produits alimen¬ 
taires . 8000 

Pour l’ensemble de ses décou¬ 
vertes relatives aux mo¬ 
teurs à explosion . . . 12 000 

Pour ses recherches relati¬ 
ves aux machines à sténo¬ 
graphier en vue de leur 
usage par les aveugles . 


2500 






307 


PRIX POURAT. 


1876 


(Maindron, p. 159; Aucoc, p. 362). 


Marc-Aubin Pourat, docteur en médecine, demeurant à Paris, 
mourut dans cette ville le 26 janvier 1877. 

Son testament olographe, en date du 20 juin 1876, contenait no¬ 
tamment les dispositions suivantes: 

«Je lègue à l’Académie des Sciences de Paris une somme suf'fî- 
« santé pour acheter 2000 fr. de rente 5 o/o sur l’État français à 
« charge d’instituer chaque année, avec cette rente, un prix sur une 
« question de physiologie à l'ordre du jour , laquelle question se- 
« ra proposée soit par le président, soit par un membre de la sec¬ 
te tion de physiologie. 

«Je lègue à l’Académie de Médecine. . . » (1C00 fr. de rente 
pour la fondation d’un prix annuel à décerner sur une question de 
physiologie). 

« Dans le cas où après prélèvement des frais du diamant d’exécu- 
« tion et du legs fait à . . . , ma succession ne présenterait pas un 
«actif suffisant pour acquitter les deux legs faits à l’Académie des 
« Sciences et à l’Académie de Médecine, je veux qu’après l’extinc- 
«tion de l’usufruit de . . . . les deux titres de rentes qui seront 
«achetés avec les fonds alors disponibles de ma succession, soient 
«déposés à la Caisse des Consignations jusqu'à ce que les arré- 
« rages cumulés des rentes soient suffisants pour compléter le 
«chiffre de rente légué ci-dessus à chaque Académie.» 

L’Académie des Sciences accepta le legs du D 1 Pourat dans 
son comité secret du 19 mars 1877. Un décret, en date du 29 oc¬ 
tobre 1877, ratifia cette décision. Mais comme le legs était 


308 


PRIX POURAT. 


fait sous réserve d’usufruit viager abandonné à une parente du tes¬ 
tateur, l’Académie n’entra en sa possession qu’en 1887 et elle le dé¬ 
cerna, pour la première fois, en 1889. 

Les conversions successives de la rente ont obligé l’Académie à 
diminuer la valeur du prix qui, depuis 1903, n’est plus que 
de 1000 frs. (décision du 8 décembre 1902). Aussi la commission ad¬ 
ministrative, considérant que le fondateur a explicitement indiqué 
la somme de 2000 frs pour la valeur normale du prix, a décidé, en 
en sa séance du 3 avril 1916, qu’aucune nouvelle question ne se¬ 
rait mise au concours et que les arrérages de la fondation seraient 
capitalisés jusqu’à ce que la valeur du prix puisse être rétablie à 
2000 fr. 

Le prix est décerné, chaque année, s’il y a lieu, par l’Académie, 
au meilleur travail sur la question préalablement inscrite au pro¬ 
gramme, sur la proposition de la commission des prix de physio¬ 
logie, qui est composée de sept membres élus. 


Liste des attributions du prix Pourat 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1889. Sujet proposé. — Recherches expérimentales sur la contrac- fr. 
tion musculaire. 

D rs Johannes Gad, de Ber- Influence de la température 
lin, et J.-F. Heymans, sur la fonction de la suh- 


de Louvain. stance musculaire . . . 1800 

1891. Sujet proposé. — Fonctions du corps thyroïde. 

D r E. Gley, agrégé delà Fa- Mémoire.1800 

culté de médecine de 
Paris. 


1892. Sujet proposé. — Recherches expérimentales et cliniques sur 
les phénomènes inhibitoires du choc nerveux. 

D' H. Roger, agrégé de la Mémoire. 3600 

Faculté de médecine de 
Paris. 




PRIX POURAT. 


309 


1893. Sujet proposé. — Rechercher les effets des injections sous- fr. 

cutanées ou intra-vasculaires des liquides normaux de 
l’organisme ou d’extraits liquides des divers tissus ou 
organes. 

E. Meyer, chargé de cours à Mémoire.1800 

la Faculté de médecine et 
pharmacie de Toulouse. 

1894. Sujet proposé. — Des influences qu'exercent le pancréas et 

les capsules surrénales sur le système nerveux et réci¬ 
proquement. 

M. Kaufmann, professeur à De l’influence qu’exerce le 
l’École nationale vétéri- pancréas sur le système 


naire d’Alfort. nerveux et réciproque¬ 
ment . 2400 


D r A. Thiloroix. Pour ses recherches sur les 

fonctions du pancréas. M. h. 600 

1895. Sujet proposé. — Des actions vaso-motrices des matières 

virulentes. 

D r A. Charrin, agrégé de Mémoire.1400 

la Faculté de médecine 
de Paris. 

1896. Sujet proposé. — Étude des changements morphologiques et 

fonctionnels qu’on peut produire expérimentalement sur 
l’appareil locomoteur. 

D r Joachimsthal, de Berlin. Mémoire.1400 

1897. Sujet proposé. — Produire des expériences nouvelles sur la 

détermination de la part qui revient aux oxydations 
dans l’énergie mise en jeu par les phénomènes physiolo¬ 
giques, chez les animaux. 

M. Kaufmann, professeur .1400 

à l’École nationale vétéri¬ 
naire d’Alfort. 







310 


PRIX POURAT. 


1898. Sujet proposé. — Innervation 

D rs J.-F. Guyon, professeur 
à la Faculté de médecine 
de Paris et Courtade. 


motrice de l’estomac. fr. 

Détermination des rôles du 
nerf pneumogastrique et 
du grand sympathique. . 1400 


1899. Sujet proposé. — Les caractères spécifiques de la contrac¬ 
tion musculaire dans la série animale. 


Weiss, chef de travaux pra¬ 
tiques à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris, et Gar- 
vallo. 


Étude de la contraction 
musculaire chez l’embryon 
du cobaye aux différentes 
phases de son incubation. 1400 


1900. Sujet proposé. — Détermination des principales données an¬ 
thropométriques. 

D rs Alban Bergonié et Glé- Mesures anthropométriques. 1400 
ment Sigalas, agrégés 
de la Faculté de médeci¬ 
ne et pharmacie de Bor¬ 
deaux. 


1901. Sujet proposé. — Sur le refroidissement dû à la contraction 

musculaire. Détermination expérimentale des conditions 
et du mécanisme intime de ce phénomène. 

J. Tissot, préparateur au Mémoire sur la première 

Muséum d’histoire natu- partie de la question. . . 1400 

relie. 

1902. Sujet proposé. — Étude comparative du mécanisme de la 

respiration chez les mammifères. 

J. Tissot, préparateur au Mémoire.1400 

Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 


1903. Sujet proposé. — Action des courants de haute fréquence sur 
les phénomènes de la vie. 


D r J. Denoyès, de Montpel- Les courants de haute fré- 
lier. quence ....... 


1400 





PRIX POURAT. 311 

fr. 

D r L.-R. Regnier et Jean Mémoire. . . . Ment. hon. 1400 
Bruhat. 

1904. Sujet proposé. — Les phénomènes physiques et chimiques de 

la respiration aux grandes altitudes. 

J. Tissot, préparateur au Mu- Mémoire.1000 

séum d’histoire naturelle. 

1905. Sujet proposé. — Les origines du glycogène musculaire. 

F. Maignon, chef de tra¬ 
vaux à l’École vétérinaire 

de Lyon. Mémoire.1000 

1906. Sujet proposé. — Nouvelles recherches sur le phototactisme 

et le phototropisme. 

Georges Bohn, prépara- Pour ses travaux relatifs au 
teur à la Faculté des phototactisme et au photo¬ 
sciences de Paris. tropisme des annélides, 

des convoluta, des larves 
de batraciens, des mollus¬ 
ques, des crustacées . . . 1000 

1907. Sujet proposé. — Utilisation des pentosanes par les organis¬ 

mes animaux. 

Gaston Seillière. Mémoire.1000 

1908. Sujet proposé. — Chercher la destination immédiate de l’é¬ 

nergie consacrée à l’entretien de la vie chez les sujets à 
sang chaud, en déterminant l’influence de la soustrac¬ 
tion de l’organisme animal à toute déperdition calori¬ 
que sur sa dépense énergétique appréciée d’après les 
échanges respiratoires. 

Jules Lefèvre, professeur Mémoires.1000 

au Lycée du Havre. 

1912. Sujet proposé. — Apporter des documents nouveaux sur l’u¬ 
tilisation et l’assimilation des albuminoïdes de la rota¬ 
tion alimentaire. 







312 


PRIX POURAT. 


F. Maignon, professeur à Recherches sur le rôle des 
l’Ecole vétérinaire de graisses dans l'utilisation 

Lyon. de Valbumine alimentaire. 


1913. Sujet proposé. — Action qu’exercent les rayons X et les 
rayons du radium sur le développement et la nutrition 
des cellules vivantes. 


Th. Nogier, agrégé de la Fa¬ 
culté mixte de médecine 
et de pharmacie de Lyon, 

et Cl. Regaud. 


Pour leurs travaux relatifs à 
l’action comparée, sur les 
tissus vivants des rayons X 
bruts et des rayons X fil¬ 
trés. 


fr. 

1000 


1000 





313 


PRIX JEAN REYNAUD. 


1878 


(Maindron, p. 160; Aucoc, p. 330). 


Jean-Ernest Reynaud (1806-1863) fut élevé en Lorraine par le 
conventionnel Merlin de Thionville. Il passa par l’École Poly¬ 
technique et par l’École des Mines, où il revint plus tard comme 
professeur. Ses opinions libérales et humanitaires lui valurent la 
prison en 1834 et un sous-secrétariat d’État dans le ministère Car¬ 
not en 1838. Ce sont surtout ses conceptions philosophiques qui fi¬ 
rent sa réputation. Il les a exposées dans son grand ouvrage, Ter¬ 
re et Ciel, paru en 1854, où il émet l’hypothèse qu’au moment de la 
mort la personne humaine, au lieu de disparaître, comme supposent 
les matérialistes, au lieu d’être placée dans un état immuable de 
souffrance ou de félicité, comme croient les catholiques, se trans¬ 
porte dans un astre, puis après une nouvelle mort dans un autre, 
et ainsi de suite, chaque étape constituant un progrès. 

Sa veuve, dans une lettre adressée, le 30 novembre 1878, aux Se¬ 
crétaires perpétuels des cinq Académies, proposa de faire à l’Insti¬ 
tut la donation du capital nécessaire à la fondation d’un prix. 

Cette donation fit l’objet d’un acte authentique, en date du 23 dé¬ 
cembre suivant, dont nous extrayons littéralement ce qui suit : 

« M e Léonie-Félicité Quenouille,.. . 

«Voulant honorer la mémoire de M. Jean-Ernest Reynaud, son 
« mari, et perpétuer son zèle pour tout ce qui touche aux gloires 
« de la France, 

«A, par ces présentes, fait donation, entre vifs et irrévocable, 

«Aux cinq Académies constituant l’Institut de France, savoir: 

« L’Académie française, 

«L’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 


314 


PRIX JEAN REYNAUD. 


« L’Académie des Sciences, 

«L’Académie des Beaux-Arts, 

« L’Académie des Sciences morales et politiques, 

« D’une rente sur l’État français, trois pour cent, de la somme 
« annuelle de dix mille francs. .. 

« La présente donation a pour objet la fondation d’un prix an- 
« nuel de dix mille francs, qui sera décerné successivement par 
«chacune des cinq Académies, suivant l’ordre ci-dessus rappelé... 

«Ce prix sera accordé au travail le jilus méritant, relevant de 
«chaque classe de l’Institut, qui se sera produit pendant une pé- 
« riode de cinq ans. 

« Il ira toujours à une œuvre originale, élevée et ayant un ca- 
« ractère d’invention et de nouveauté. 

« Les membres de l’Institut ne seront pas écartés du concours. 

« Le prix sera toujours décerné intégralement ; dans le cas où au- 
« cun ouvrage ne semblerait digne de le mériter entièrement, sa 
«valeur sera délivrée à quelque grande infortune scientifique, lit- 
« téraire ou artistique. 

«L’Institut, en acceptant ce prix, y attachera le nom de M. Jean 
« Reynaud... » 

Ce legs fut accepté par l’Académie française, le 26 décembre 1878 ; 
par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, le 27 décem¬ 
bre 1878; par l’Académie des Sciences, le 6 janvier 1879 et par les 
Académies des Beaux-Arts et des Sciences morales et politiques, 
le 28 décembre 1878. 

Un décret, en date du 25 mars 1879, autorisa l’acceptation par 
l’Institut. 

Le prix fut décerné, dès 1879, par l’Académie française. L’Acadé¬ 
mie des Sciences l’a décerné, pour la première fois, en 1881. 

Sa valeur est depuis l’origine de 10 000 francs. 

L’Académie des Sciences en fait l’attribution, tous les cinq ans, 
sur la proposition d’une commission spéciale composée du bureau 
et de trois membres élus. 


PRIX JEAN REYNAUD. 


315 


Liste des attributions du prix Jean Reynaud 
faites par l’Académie des sciences 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 

1881. Henry Sainte - Glaire De- Découverte du principe de la fr. 

ville, membre de l’Aca- dissociation. 10 000 

démie. 

1886. Louis Pasteur, membre de Découverte du traitement 
l’Académie. préservatif de la rage après 

morsure. 10 000 

1891. Georges - Henri Halphen, Pour l’ensemble de son œu- 

membre de l’Académie. vre. 10 000 

1896. Henri Poincaré, membre Pour l’ensemble de son œu- 

de l’Académie. vre. 10 000 

1901. Georges Lippmann, mem- Pour l’ensemble de son ceu- 

bre de l’Académie. vre. 10 000 

1906. Pierre Curie, membre de Pour ses travaux sur la pié- 

l’Académie. zoélectricité et les proprié¬ 
tés des corps radioactifs . 10 000 

1911. Émile Picard, membre de Pour l’ensemble de son œu- 

l’Académie. vre.■ . 10 000 









316 


FONDATION JÉRÔME PONTI. 


1879 


(Maindron, p. 161; Aucoc, p. 363). 


Jérôme Ponti mourut à Milan le 16 juin 1874. Par testament, en 
date du 5 janvier 1856, sous réserve de quelques legs faits à divers 
établissements de bienfaisance, il disposait de toute sa fortune, 
évaluée à deux millions, ainsi qu’il suit : 

« Je dispose de ce qui m’appartient en ce jour en faveur des trois 
« Académies des Sciences de Londres (capitale de l’Angleterre), Paris 
«(capitale de la France) et Vienne (capitale de l’Autriche), de sorte 
« que mon patrimoine soit partagé entre les susdites Académies en 
«trois parties égales. .. 

«Il sera obligatoire à chacune des trois Académies susnommées 
«d’employer d’une manière parfaitement sûre et profitable le tiers 
«de mon patrimoine qui lui écherra, et, de la rente, instituer deux 
«concours annuels à perpétuité d’une somme égale... Chacune 
« des susdites Académies devra nommer une commission destinée 
«à juger de la distribution des prix annuels affectés aux deux con- 
« cours, qui devront avoir lieu sur les branches suivantes : 1° mé- 
« canique ; 2° agriculture ; 3° physique ou chimie ; 4° voyages par 
« mer et par terre ; 5° littérature. 

«La commission devra avoir en vue de donner la préférence à 
«celui des concurrents qui par des procédés nouveaux ou de sim 
«pies applications aura fait faire des progrès aux sciences et cela 
«quant à la mécanique, la physique, la chimie et l’agriculture; 
« quant aux voyages par mer et par terre, celui ou ceux qui se se- 
« ront distingués dans un voyage de long cours, par terre et par 
«mer, ou auraient su présenter des notions capables de diminuer 


FONDATION JÉROME PONTI. 


317 


«les dangers inhérents aux systèmes actuels, devront avoir la pré- 
« férence ; faute d’inventeurs ou de voyageurs distingués, la com- 
« mission reportera son attention sur les publications les plus esti- 
«mées d’ouvrages originaux ou au moins de traductions d’ouvra- 
« ges en d’autres langues, qui traitent des susdits sciences et voya- 
« ges, en les considérant sous le rapport de la littérature ; par con- 
« séquent je répète: mécanique, agriculture, physique, chimie, 
«voyages par terre et par mer et littérature. Du reste les décisions 
«de la commission devront être sans appel. Les concours, comme 
«j’ai dit, devront avoir lieu deux fois par an et devront commen- 
« cer l’année qui suivra celle où chacune des susdites Académies 
« aura encaissé son tiers porté dans la présente disposition. A ces 
« concours ne devront être admis que les nationaux du pays, ainsi, 
« seulement des Anglais pour l’Académie de Londres, des Français 
«pour l’Académie de Paris, et des Autrichiens - Allemands pour 
« celle de Vienne. » 

Dès le mois de juillet 1874, l’Académie des Sciences reçut commu¬ 
nication par l’entremise du Ministre de l’Instruction publique des 
pièces concernant le legs de Jérôme Ponti. Désireuse de ne prendre 
de détermination que munie de tous les éléments qui pouvaient 
éclairer son vote, elle demanda à M. Joseph Bertrand, l’un de ses 
Secrétaires perpétuels, de se rendre à Milan. Les résultats de l’en¬ 
quête minutieuse, faite par son mandataire, déterminèrent l’Acadé¬ 
mie à renoncer au legs qui lui était fait. Les motifs de cette renon¬ 
ciation sont exposés dans le procès verbal du comité secret du 
3 mai 1875. Le Ministre de l’Instruction publique approuva cette 
décision par dépêche en date du 15 mai. Il faut noter enfin que, 
trois ans plus tard, le tribunal de Milan, par sa sentence du 22 mai 
1878, déclara nul le testament de Jérôme Ponti. 

Mais lorsque cette affaire fut définitivement réglée, le frère du 
testateur, le chevalier André Ponti, docteur en droit, négociant à 
Milan, fit savoir à l’Académie que les héritiers naturels de Jérôme 
Ponti, par un sentiment d’affectueux souvenir, désiraient tenir 
compte de ses intentions malgré que celles-ci se soient trouvées 
juridiquement inexécutables. 

Par un acte authentique de donation, en date du 11 janvier 1879, 
le chevalier André Ponti mit à la disposition de l’Académie des 


318 


FONDATION JÉROME PONTI. 


Sciences un capital de soixante mille lires italiennes, sous les con¬ 
ditions suivantes : 

« La présente donation restera distincte des autres propriétés de 
«l’Académie et portera le nom de Jérôme Ponti. 

« L’Académie fera emploi des intérêts de la somme donnée se- 
« Ion qu’elle jugera le plus à propos pour encourager les sciences 
net aider ci leurs progrès. » 

Cette donation fut acceptée par l’Académie le 27 janvier 1879 et 
un décret, en date du 15 avril suivant, ratifia cette décision. 

Depuis l’année 1882, les arrérages de la fondation Jérôme Ponti, 
sont employés, tous les deux ans, s’il y a lieu, par l’Académie sur 
la proposition d’une commission spéciale composée de sept mem¬ 
bres élus. 

La commission administrative a décidé, le 3 mars 1916, qu’il y 
avait lieu d’appliquer à cette fondation le règlement adopté le 
25 janvier 1915 pour certains prix généraux : en conséquence, à l’a¬ 
venir, les membres de la commission de la fondation Jérôme Ponti 
seront choisis alternativement dans la division des sciences mathé¬ 
matiques et dans celle des sciences physiques. 


Liste des récompenses ou encouragements 
décernés sur la fondation Jérôme Ponti 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1882. 

Achille Müntz, répétiteur et 
chef de travaux à l’Insti¬ 

Pour ses recherches sur la 
fermentation et sur la phy¬ 

fr. 


tut national agronomique. 

siologie végétale .... 

3500 

1884. 

Joseph Boussingault. . . 

Pour ses études sur les fer¬ 
mentations alcooliques . 

3500 

1886. 

Le commandant Charles Re¬ 

Pour leurs travaux sur la di¬ 



nard, directeur de l’Éta¬ 
blissement central d’aé¬ 
rostation militaire de Cha- 
lais-Meudon, et le capi¬ 
taine Krebs. 

rection des aérostats. 

3500 


FONDATION JÉROME PONTI. 


319 


1888. Gabriel Kœnigs, maître de 
conférences à l’École nor¬ 
male supérieure. 

1890. R. P. Colin, directeur de 
l’Observatoire de Tana- 
narive. 

1892. Henry Le Chatelier, ingé¬ 
nieur des mines. 

1894. Commandant Defforges . 

1896. Benoît, Ghapuis et Guil¬ 
laume, du Bureau inter¬ 
national des poids et me¬ 
sures. 

1898. Claude Guichard, profes¬ 
seur à la Faculté des 
sciences de Clermont. 

Lemoult, agrégé de physi¬ 
que, docteur ès sciences. 

1900. P. Girod, professeur à la 
Faculté des sciences de 
Clermont-Ferrand, et E. 
Massénat. 

1902. André Tournouër, explo¬ 
rateur, chargé de mis¬ 
sion en Patagonie. 

1904. Sagnac, maître de conféren¬ 
ces à la Faculté des 
sciences de Lille, et 
Maurain, maître de con¬ 
férences à la Faculté des 
sciences de Rennes. 


Pour l’ensemble de ses tra- fr. 
vaux. 6000 

Pour l’ensemble de son œu¬ 
vre. 3500 


Pour ses travaux sur la dis¬ 
sociation et les équilibres 
chimiques. 3500 

Travaux sur les oscillations 
du pendule. 3500 

Pour leurs travaux métrolo- 
giques au pavillon de 
Breteuil. 3500 


Travaux d’analyse et de 
géométrie infinitésimale. . 2500 

Recherches sur la polymé- 
rie dans la série du cyano¬ 
gène . 2500 

Les stations de l’âge du 
renne dans les vallées de 
la Vez'ere et de la Cor¬ 
rèze . 3500 

Explorations paléontologiques 
en Patagonie. 3500 

Pour leur permettre de con¬ 
tinuer leurs travaux de phy¬ 
sique . 3000 








320 


FONDATION JEROME PONTI. 


1906. 

A. Offret, professeur à la 
Faculté des sciences de 
Lyon. 

Pour ses travaux de minéra¬ 
logie . 

fr. 

2000 


A. Gruvel, maître de con¬ 
férences à la Faculté des 

sciences de Bordeaux. 

Pour ses recherches sur les 
cirrhipèdes . 

1500 

1908. 

Louis Bedel. 

La faune des coléoptères du 
bassin de Paris. — La 
faune des coléoptères du 
nord de l’Afrique. 

2000 


Adrien Dollfus, directeur 
de la Feuille des jeunes 
naturalistes. 

Pour ses recherches zoologi¬ 
ques . 

1500 

1910. 

Henri Andoyer, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Paris, membre du Bu¬ 
reau des Longitudes. 

Nouvelles tables trigonomé- 
triques fondamentales . . 

2500 


G. Kimpflin, préparateur à Pour ses recherches physio- 

la Faculté des sciences logiques.Enc. 500 

de Lyon. 


1912. 

Georges Rouy . . 


Flore de France, de Corse 
et d’Alsace-Lorraine . 

3500 

1914. 

Henri Brolemann. 


Pour ses travaux sur 
myriapodes .... 

les 

2500 


Fernand Pelourde, 
rateur au Muséum 

prépa- 

d’his- 

Pour ses recherches de 
léontologie végétale . 

pa- 

1000 


toire naturelle. 









321 


PRIX KASTNER-BOURSAULT. 


1880 


Cette fondation appartient conjointement à trois Académies: l’A¬ 
cadémie française, en souvenir du poète Boursault; l’Académie des 
Beaux-Arts, en souvenir de l’un de ses membres, le musicien 
Georges Kastner; l’Académie des Sciences, en souvenir du fils de 
ce dernier, Frédéric Kastner. 

Edme Boursault (1638-1701) débuta, vers 1653, dans la carrière 
littéraire, sous la protection des Corneille et de Pelisson. Homme 
d’esprit, reçu dans certains salons où il se tenait au courant des 
potins littéraires, il eut quelque succès dans le théâtre satirique. 
Mais ses critiques n’étaient pas du goût de tout le monde : il eut 
maille à partir avec Boileau et Molière, qui furent vis-à-vis de lui 
très mordants. Esope à la cour, comédie satirique contre les courti¬ 
sans, dont Louis XIV interdit la représentation, est considérée com¬ 
me la meilleure de ses pièces. Montesquieu en a dit: « Je me souviens 
qu’en sortant d’une pièce intitulée Esope à la cour, je fus si péné¬ 
tré du désir d’être plus honnête homme que je ne sache pas avoir 
formé une résolution plus forte. » 

Jean-Georges Kastner (1810-1867) eut plus de succès comme 
théoricien musical que comme compositeur. Ses nombreux ouvra¬ 
ges sur l’instrumentation, la technique musicale, les chants patrio¬ 
tiques et populaires, lui acquérirent une solide réputation et, en 
1859, il fut élu membre libre de l’Académie des Beaux-Arts. 

Son fils Georges-Frédéric - Eugène, qui mourut à Bonn, en 1882, 
âgé de 30 ans seulement, s’est fait connaître, malgré la brièveté de 
sa carrière, comme physicien et musicien. Les résultats de ses tra¬ 
vaux furent communiqués à l’Académie des Sciences en 1873 et 
1874 par le baron Larrey, et furent l’objet d’un avis favorable d’une 

21 


322 


PRIX KASTNER-BOURSAULT. 


commission composée de MM. Régnault, Joseph Bertrand et Ja- 
min. 

C’est à la mère de ce jeune savant que les trois Académies sont 
redevables de la fondation. M p V ve Kastner, née Léonie-Amable- 
Albertine Boursault, écrivit dans son testament, en date du 6 fé¬ 
vrier 1880 : 

« Je lègue à l’Institut de France une somme de cinquante cinq 
«mille francs à convertir en une rente perpétuelle, laquelle devra 
«servir à fonder un prix, que chacune des Académies suivantes de 
«l’Institut décernera à tour de rôle. Savoir: 

«La première année, l’Académie française, pour un travail litté- 
« raire relatif à Boursault, le poète, à ses œuvres, principalement 
«à sa comédie d'Esope à la cour, ou bien pour une étude compa- 
« rée de l'influence du théâtre et de celle de la presse sur l’amélio- 
« ration des mœurs et les progrès de la civilisation ; 

« L’année suivante, l’Académie des Beaux-Arts, pour le meilleur 
« ouvrage de littérature musicale, fait en France ou à l’étranger, 
« qui traitera de l’influence de la musique sur le développement de 
«la civilisation, dans la vie publique et dans la vie privée; 

« Enfin, la troisième année, l’Académie des Sciences, qui décerne- 
« ra le prix à l'auteur du meilleur travail sur les applications 
« diverses de l'électricité dans les arts, l'industrie et le commerce. 

« Après quoi les trois Académies sus-nommées, seront libres de 
«mettre d’autres sujets au concours pour ce prix, quoique je for- 
urne le vœu que l'Académie des Sciences le consacre plus particu- 
« lièrement ci des ouvrages sur l’électricité. 

«Je mets comme conditions à la délivrance du legs ci-dessus 
« que le prix institué ici par moi à l’intention de mon père 
« Jean - François Boursault, de feu mon mari Jean-Georges Kast- 
« ner, membre de l’Académie des Beaux-Arts, et de mon fils Frédéric 
« Kastner, qui eut l’honneur de présenter à l’Académie des Scien- 
« ces ses premières recherches sur les flammes chantantes et sur 
«l’application qu’il en a faite à un nouvel instrument de musique, 
« soit toujours désigné et décerné par chacune des trois Académies 
«qui ont à se le partager, sous le nom de prix Kastner-Boursault. » 


PRIX KASTNER-BOURSAULT. 


323 


M° Kastner est décédée à Kehl, Grand Duché de Bade, le 17 jan¬ 
vier 1888. 

L’Académie des Sciences accepta provisoirement le legs, pour ce 
qui la concernait, le 25 juin de la même année. Un décret, en date 
du 25 novembre 1889, autorisa l’acceptation définitive, qui fut pro¬ 
noncée le 2 décembre suivant. 

Le prix, d’une valeur de deux mille francs, est décerné, tous les 
trois ans, par l’Académie des Sciences, sur le rapport de la com¬ 
mission des prix de physique, composée de la section de physique 
générale et de trois membres élus. 


Liste des attributions du prix Kastner-Boursault 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1895. Baudot, ingénieur des télé¬ 
graphes. 

1898. André Blondel et F. Paul 
Dubois, ingénieurs des 
ponts et chaussées. 

Paul Janet, chargé de cours 
à la Faculté des sciences 
de Paris. 

1901. H. Gall et de Montlaur. . 


1904. Capitaine Ferrié. 


1907. Perre Wess, professeur au 
Polytechnicum de Zurich. 


Invention d’un système de fr. 

télégraphe imprimeur mul¬ 
tiple. 2000 

La traction électrique sur 
voies ferrées . 2000 

Cours d’électricité indu¬ 
strielle . 2000 

Pour leurs procédés de fabri¬ 


cation électrolitique des 
chlorates de potasse et de 
soude. 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux relatifs à la télégra¬ 
phie sans fil. 2000 

Pour ses recherches sur le 

magnétisme. 2000 






324 PRIX KASTNER-BOURSAULT. 


1910. H. Magunna, ingénieur. De l’application des cou- fr. 

rants ondulatoires à la 
télégraphie. Système Mul¬ 
tiplex Mercadier - Magun¬ 
na .1500 

1913. Benjamin Chauveau, chef Pour ses recherches relati- 

de service au bureau cen- ves à l’électricité atmo- 
tral météorologique. sphérique. 2000 





325 


LEGS DU MONCEL. 

1880 


(Aucoc, p. 365.) 


Théodore-Achille-Louis, comte du Moncel, né à Paris le 6 mars 
'1821, est surtout connu pour ses travaux sur l’électricité et ses ap¬ 
plications, notamment à la télégraphie, à la téléphonie, aux appa¬ 
reils avertisseurs, etc.. 11 entra, en 1874, à l’Académie des Sciences 
comme membre libre et mourut à Paris, le 16 février 1884. 

Son testament olographe, en date du 19 février 1880, contient les 
dispositions suivantes : 

«Je donne et lègue à l’Académie des Sciences, dont j’ai l’honneur 
«de faire partie, une somme de quinze mille francs, nette de tout 
« droit de mutation, qui sera employée sur les indications de son 
«bureau, soit à une fondation de prix, soit à des encouragements, 
« soit même aux besoins de l’Académie. Ce legs sera acquitté par 
« ma chère femme, compagne de mes travaux. » 

L’Académie prononça l’acceptation provisoire le 19 mai 1884, 
puis, comme d’habitude, le dossier de l’affaire fut transmis à l’ad¬ 
ministration supérieure. L’avis fut alors émis que l’Académie de¬ 
vait se prononcer sur l’emploi qu’elle se proposait de faire du legs 
afin que le décret à intervenir pût préciser cet emploi. Cet avis 
fut finalement repoussé et un décret, en date du 29 novembre 1884, 
autorisa l’acceptation sous les seules conditions imposées par le 
testateur. En conséquence, l’acceptation définitive, sans addition, 
fut prononcée le 26 juillet 1886. 

L’Académie entra en possession du legs, en 1887. Elle consacra 
une somme de cinq mille francs à l’achat d’ouvrages de sciences, 
relatifs à l’électricité, pour la bibliothèque de l’Institut. Le reste 
du legs est tenu en réserve. 


326 


PRIX DU BARON DE JOEST. 


1880 


Edmond-Wilhelm, baron de Joest, en son vivant propriétai¬ 
re, demeurant à Paris, où il est décédé le 7 janvier 4887, a légué à 
l’Institut de France par testament olographe, en date du 8 mars 
1880, une rente de deux mille cinq cents francs, — réduite à deux 
mille francs, lors de la liquidation, par suite d’insuffisance d’actif, 
— « pour être remise par lui en prix, à celui qui, dans l’année, 
«aura fait la découverte ou écrit l’ouvrage le plus utile au Bien 
« Public, avec faculté de ne distribuer ce prix qu’après même 
«deux ans, s’il le trouve nécessaire, et, » ajoute-t-il, « en mon nom : 
« baron de Joest. » 

Ce legs fut accepté provisoirement par l’Institut, dans sa séance 
générale trimestrielle du 3 juillet 1889, et un décret, en date du 
25 novembre de la même année, rendit cette décision définitive. 

Le prix, d’une valeur de deux mille francs, est décerné chaque 
année, s’il y a lieu, et successivement par chacune des cinq Acadé¬ 
mies. 

L’Académie des Sciences a décerné le prix du baron de Joest, en 
1901, pour la première fois. Elle l’attribue, tous les cinq ans, sur 
la proposition d’une commission spéciale, composée de sept mem¬ 
bres élus, qui seront choisis alternativement dans la division des 
sciences mathématiques et dans celle des sciences physiques, con¬ 
formément à une décision prise par l’Académie dans son comité 
secret du 25 janvier 1915. 


PRIX DU BARON DE JOEST. 


3 27 


Liste des attributions du prix du baron de Joest 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1901. Alexis Verschaffel, direc¬ 
teur de l’Observatoire 
d’Abbadia, et Saint Blan- 
cas, astronome à l’Obser¬ 
vatoire de Toulouse. 

1906. A. Demoulin, professeur à 
l’Université de Gand. 

1911. H. Mouton, chef de labora¬ 
toire à l’Institut Pasteur. 

Charles Tellier, ingénieur. 


Pour la série de leurs obser- fr. 
vations astronomiques . . 2000 


Pour ses recherches de géo¬ 
métrie infinitésimale. . . 2000 

Les ultra-microscopes et les 
objets microscopiques . . 2000 

Invention de l’application du 
froid à la conservation et 
au transport des denrées 
alimentaires et notamment 
de la viande et du pois¬ 


son. 


2000 




328 


PRIX HOULLEVIGUE. 


1880 


Adrien-Stanislas Houllevigue, en son vivant rentier, demeurant 
à Paris, mourut en son domicile le 31 mars 1891. 

Son testament, en date du 30 mars 1880, contenait notamment 
les dispositions suivantes : 

« Je soussigné, Adrien - Stanislas Houllevigue, lègue par le pré¬ 
cisent testament à l’Institut national de France, un titre nominatif 
«de 5000 fr. de rente 3 o/'o, à l’effet de fonder un prix annuel 
«de 5000 fr., lequel prix portera mon nom, et sera décerné, à tour 
«de rôle, par l’Académie des Sciences et l’Académie des Beaux - 
« Arts. » 

L’acceptation provisoire fut prononcée par l’Académie des Scien¬ 
ces le 8 juin 1891. Un décret, en date du 18 janvier 1893, autorisa 
l’acceptation définitive, qui fut votée le 30 janvier 1893. 

L’Académie des sciences a décerné le prix Houllevigue, pour la 
première fois, en 1894. 

Le prix, d’une valeur de 5000 fr., est attribué, tous les deux 
ans, par l’Académie des Sciences, sur la proposition d’une commis¬ 
sion spéciale, composée de sept membres élus, qui seront choisis 
alternativement dans la division des sciences mathématiques et 
dans celle des sciences physiques, conformément à une décision 
prise par l’Académie dans son comité secret du 25 janvier 1915. 


PRIX HOULLEVIGUE. 


329 


Liste des attributions du prix Houllevigue 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1894. Bigourdan, astronome à 
l’Observatoire de Paris. 

1896. Joannis, professeur à la Fa¬ 
culté des sciences de 
Bordeaux. 

1898. Edouard Branly, profes¬ 
seur à l’Institut catholi¬ 
que de Paris. 


1900. Wallerant, maître de con¬ 
férences à l’École norma¬ 
le supérieure. 

1902. Léon Teisserenc de Bort, 
directeur de l’Observa¬ 
toire de météorologie dy¬ 
namique de Trappes, Sei¬ 
ne et Oise. 

1904. Henri de la Vaulx et Hen¬ 
ri Hervé. 

1906. G. André, professeur à l’In¬ 
stitut national agronomi¬ 
que. 

E. Bataillon, professeur à 
la Faculté des sciences 
de Dijon. 

A. Pizon, professeur au Ly¬ 
cée Janson de Sailly. 

1908. Debierne, chef des travaux 
à la Sorbonne. 


Pour l’ensemble de ses tra- fr, 

vaux d’astronomie. . . . 5000 

Recherches sur les cyanures, 
les métaux alcalins et les 
ammoniures alcalins. . . 5000 

Recherches diverses sur les 
phénomènes électriques, 
notamment sur la conducti¬ 
bilité des limailles métalli¬ 
ques qui a été appliquée à 
la télégraphie hertzienne . 5000 

Travaux cristallographiques. 5000 


Recherches sur l’état de l’at¬ 
mosphère aux grandes al¬ 
titudes au moyen de cerfs- 
volants et de ballons-son¬ 
des . 5000 

Pour leurs recherches aéro¬ 
nautiques. 5000 

Pour ses recherches de chi¬ 
mie physiologique chez 
les végétaux. 2000 

Pour l’ensemble de ses re¬ 
cherches d’embryologie ex¬ 
périmentale. 2000 

Pour ses travaux sur le déve¬ 
loppement des tuniciers. . 1000 


Pour ses recherches sur les 
corps radioactifs .... 3000 






330 PRIX HOULLEVIGUE. 

Petot, professeur à la Facul- Pour ses leçons sur les voi- fr. 
té des sciences de Lille. tures automobiles. . . . 1000 

Fabry, professeur à la Fa- Pour ses recherches sur la 
culté des sciences de théorie générale des fonc- 
Montpellier. tions.1000 

1910. Feu Bernard Brunhes, di- Pour l’ensemble de ses tra- 

recteur de l’Observatoire vaux. 5000 

du Puy de Dôme. 

Émile Gérards, sous-in- Paris souterrain . 500 

specteur des travaux de 
Paris. 

1912. Henri Lebesgue, maître de Pour l’ensemble de ses tra- 
conférences à la Faculté vaux d’analyse mathémati- 

des sciences de Paris. que. 3000 

Raveau, secrétaire de la ré- Pour ses travaux de physi- 

daction des Comptes que. 2000 

Rendus de l’Académie. 

1914. Alexis Verschaffel, corres- Pour l’ensemble de ses tra- 

pondant de l’Académie, . vaux. 5000 

directeur de l’Observatoi¬ 
re d’Abbadia. 








331 


PRIX PENAUD. 


1880 


Charles-Alphonse Penaud appartenait à une famille de marins, 
parmi lesquels deux amiraux et un inspecteur en chef de la mari¬ 
ne eurent une certaine notoriété sous le second Empire ; il mourut 
à Paris le 22 octobre 1880. 

L’Académie lui avait décerné, en 1874, une récompense sur le 
Grand Prix des Sciences mathématiques pour un mémoire sur la 
théorie du vol des oiseaux. 

Dans son testament olographe, en date du 12 juin 1880, il avait 
inscrit les dispositions suivantes : 

«Je laisse une somme de six mille francs à l’Académie des Scien- 
« ces pour en affecter la rente à un prix décernable tous les deux 
«ou trois ans à celui qui aura le plus fait progresser la question 
«de la locomotion aérienne (par les ballons ou par l’aviation) pen- 
« dant les deux ou trois années précédentes; aucun travail de mé- 
« téorologie ne pourra concourir. 

«Je lui laisse également une somme de cinq mille francs pour la 
«recherche des poisons dans les liquides et dans les cadavres, 
« pour la recherche de leurs effets et de leurs contre-poisons. 

«Je lui laisse encore une somme de trois mille francs pour la 
« recherche du problème de la greffe animale. » 

Dans le comité secret du 2 mai 1881, M. J.-B. Dumas donna 
lecture à l’Académie de ce testament et ajouta: «La commission 
« administrative s’est occupée de l’examen de cette affaire. A la 
« suite des renseignements qui lui ont été fournis par la famille de 
« M. A. Penaud, et sur la nature desquels il n’y a pas lieu d’insister, 
« après en avoir délibéré, elle propose à l’Académie de ne retenir 


332 


PRIX PENAUD. 


«de ce legs total de 14 000fr., qu’une somme de 3000 fr., qu’elle 
«consacrerait, pour se conformer au désir du testateur, à un prix 
«unique relatif à l’aviation.» 

Il en fut ainsi décidé; un décret, en date du 10 septembre 1881, 
autorisa l’acceptation dans ces conditions et le prix unique de 
3000 fr. fut décerné, en 1883, comme suit : 


1883. Gaston Tissandier, direc¬ 
teur de La Nature. 

Duroy de Bruignac . . . 

V. Tatin. 


Pour ses essais de ballons fr. 

dirigeables.1000 

Pour son aéroplane mixte . 1000 

Pour son hélice aérienne et 

ses essais, d’ailleurs infruc¬ 
tueux, d’un appareil volant 
à coups d’ailes. 


1000 





333 


FONDATION GIFFARD. 

1884 


(Aucoc, p. 365). 


Henry-Jacques GifFard, ingénieur et aéronaute français, né à 
Paris, le 8 février 1825, est l’inventeur d’un injecteur pour l’ali¬ 
mentation des chaudières à vapeur. Cette invention fit sa fortune 
et lui valut de nombreuses récompenses; l’Académie des Sciences, 
en particulier, lui décerna le prix Montyon de Mécanique, en 1859. 
En outre, pendant toute sa vie il chercha à réaliser la direction 
des ballons; ses travaux et ses essais ont puissamment contribué 
au succès de l’aéronautique. Il mourut à Paris, le 15 avril 1882. 

Tout ce qu’il possédait, était le fruit de son travail et de son in¬ 
géniosité; célibataire, sans héritier direct, il avait institué l’État 
son légataire universel, conjointement avec son frère Paul Giffard, 
qui fut aussi un ingénieur distingué. Il laissait d’importantes libé¬ 
ralités à l’Assistance publique, à la Société des amis des Scien¬ 
ces, à divers autres établissements et, par un codicille, en date du 
28 octobre 1881, à l’Académie des Sciences, à laquelle il attribuait 
«une somme de cinquante mille francs pour être employée à fon- 
« der des prix et à distribuer des secours. » 

L’Académie prononça l’acceptation provisoire le 2 octobre 1882; 
en raison du nombre des administrations intéressées, la liquida¬ 
tion de la succession fut longue et ce n’est que le 26 juillet 1886 
qu’un décret autorisa l’acceptation définitive, qui fut votée le 
4 octobre 1886. 

L’Académie possède peu de fonds qui lui permettent de secourir 
efficacement les parents, veuves ou orphelins de savants, et les sa¬ 
vants eux-mêmes qui s’adressent à elle dans des circonstances dif¬ 
ficiles. Aussi, usant de la liberté que lui a laissée le donateur, elle 
emploie le revenu de la fondation Giffard uniquement à distribuer 
des secours, dont la répartition est confiée à la commission 
administrative. 


334 


PRIX BELLION* 

1881 


(Aucoc, p. 367). 


Anne-Marie Foehr, célibataire, sans profession, mourut en son 
domicile, à Paris, rue Dulong, n° 32, le 23 juin 1887. 

Elle laissait à l’Académie des Sciences, par testament olographe, 
en date du 23 novembre 1881, «une somme de quarante mil- 
« le francs, dont les arrérages seront affectés à la fondation de prix 
« annuels à décerner aux savants qui auront écrit des ouvrages 
« ou fait des découvertes surtout profitables à la saiité de l’hom- 
« me ou à l’amélioration de l’espèce humaine. 

«Et je veux, ajoutait-elle, que ces prix portent le nom de: Prix 
«Bellion, en souvenir de M. Gabriel Joseph Bellion, artiste pein- 
« tre, décédé en sa demeure, à Paris, avenue de Villiers, n° 96, le 
«17 mai 1880, mon bienfaiteur, et pour satisfaire au désir qu’il m’a 
« exprimé. » 

L’Académie apprit du D 1 Bertholle, médecin et ami de Joseph 
Bellion, que ce dernier avait été élevé et soigné depuis son enfance 
par M elle Foehr et qu’il lui avait légué sa fortune, en lui imposant 
l’obligation morale de donner par testament une somme de 
40000 fr. à l’Académie. A son lit de mort, il avait chargé le D 1 Ber¬ 
tholle de veiller à l’exécution de cette condition. 

L’acceptation provisoire du legs fut déclarée par l’Académie 
dans son comité secret du 22 août 1887. L’acceptation définitive, 
autorisée par décret du 17 octobre, fut prononcée au comité secret 
du 31 octobre 1887. 

Le montant de la somme à répartir annuellement en prix ou 
mentions a été fixé à 1400 fr. 

Le prix Bellion a été décerné, pour la première fois, en 1889. 


PRIX BELLION. 


335 


L’attribution des prix est faite sur la proposition de la commis¬ 
sion des prix de médecine et chirurgie, qui est composée de la sec¬ 
tion correspondante et de cinq membres élus. 


Liste des attributions du prix Bellion 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1889. D r Fernand Lagrange . . 

Laborde et Magnan. . . 

1890. D r H. de Brun. 

A. Morel-Lavallée et Bé- 
lières. 

D r Sutils. 

D r Bedoin. 

1891. D r Georges Carlier, méde¬ 

cin-major au 74 e de ligne. 

D r H. Mireur, à Marseille. 

D r Gassedebat. 

Étienne Ferrand, à Lyon. 


Physiologie des exercices du fr. 

corps . 700 

Recherches expérimentales 
sur l’alcool et sa toxicité . 700 

Etude sur l’action thérapeu¬ 
tique du sulfate de cin- 


chonidine . 700 

Syphilis et paralysie géné¬ 
rale . 700 

Guide pratique des pesa¬ 
ges .Ment. hon. 

Notions élémentaires d’hy¬ 
giène publique. . . Ment. hon. 


Sur le développement physi¬ 
que obtenu dans les écoles 
d’éducation militaire. . . 700 

Pour ses travaux de médeci¬ 
ne, d’hygiène publique et 
de démographie. . . . 700 

Bactéries et ptomaines des 
viandes de conserves. Ment. hon. 

Pour ses mémoires relatifs à 
la médecine légale, aux 
arts insalubres, aux cime¬ 
tières .Ment. hon. 







336 


PRIX BELLION. 


1892. D' Théodore Cotelle. . . 


1893. D r Gam. Chabrié, docteur 

ès sciences. 

D r Coustan, médecin-major 
de l r * classe en retraite. 

1894. D r Larcher, de Rambervil- 

liers. 

D” Beni-Barde et Mater¬ 
ne. 

D r Louis Renon. 

1895. D r Vaillard, professeur agré¬ 

gé au Val de Grâce. 

D r H. Vincent. 

D p Rouget. 

D p Ph. Mauclaire, prosec¬ 
teur à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

Detroye. 

1896. D r de Brun, professeur à la 

Faculté de médecine de 
Beyrouth. 

D r Eugène Bodin, à Rennes. 

1897. Auguste Pettit. 


Éducation des sens. Éduca- fr. 
tion de la vue chez le 
soldat .1400 

Contribution à l’étude expé¬ 
rimentale de la fonction 
du rein .1000 

De la fatigue dans ses rap¬ 
ports avec l’étiologie des 
maladies des armées. . . 1000 

Travaux de prophylaxie . . 700 

Hydrothérapie dans les ma¬ 
ladies chroniques et les 
maladies nerveuses . . . 700 

Pseudo-tuberculose aspergil¬ 
laire .Ment. hon. 

Publications relatives au té¬ 
tanos et travaux sur diver¬ 
ses maladies infectieuses . 1400 

Études sur le bacille typhi¬ 
que .Ment. hon. 

Recherches sur les inocula¬ 
tions.Ment. hon. 

Des arthrites suppurées dans 

les maladies infectieu¬ 
ses .Ment. hon. 

Les poussières des fabriques 
de porcelaine. . . . Ment. hon. 

Travaux sur la dengue, le 
pneumopaludisme du som¬ 
met, le myxœdème con¬ 
tracturant hémorragique . 2000 

.Ment. hon. 

Recherches sur les capsules 
surrénales ...... 1000 














PRIX BELL ION. 337 


D r Albert-N. Péron. 


1898. D r Castaing, médecin en 

chef de l’hôpital mixte de 
Poitiers. 

1899. D r E. Gestan, professeur à la 

Faculté de médecine de 
Toulouse. 

D rs J. Grespin, professeur 
à l’École de médecine 
d’Alger, et E. Sergent, 
interne à l’hôpital de 
Mustapha. 

1900. D r J. Brault, professeur à l’ɬ 

cole de médecine d’Alger. 


D r Samuel Gâche, à Bue- 
nos-Ayres. 

D r S.-A. Knopf, à New- 
York. 

D r Lucien Jacquet, méde¬ 
cin des hôpitaux de Paris. 


1901. D r ” L. Landouzy, pro¬ 
fesseur, et Georges 
Brouardel, chef de la¬ 
boratoire à la Faculté de 
médecine de Paris. 

D r Dom Sauton .... 

Paul Razous, inspecteur dé¬ 
partemental du travail 
à Reims. 


Recherches anatomiques et fr. 

expérimentales sur les tu¬ 
berculoses de la plèvre. . 400 

Mémoire sur l’aération des 
habitations.1400 

Thérapeutique des empyè- 
mes. 700 

Mémoire sur la fièvre ty¬ 
phoïde en Algérie. . . . 700 


Ouvrages traitant de l’hygiè¬ 
ne et de la thérapeutique 
dans les pays chauds et 
tropicaux. 700 

Les logements ouvriers à 
Buenos - Ayres . 700 

Traitement et prophylaxie de 
la phtisie pulmonaire. Ment. hon. 

Le péril alcoolique; — L’al¬ 
cool, maladie , mort; — 

Alcool et cyclisme ;— La 
ligue rouennaise contre 
l’alcoolisme .... Ment. hon. 

Sur certains empoisonne¬ 
ments non professionnels 
par l’aniline . 700 


La léprose . 700 

La sécurité du travail dans 
industrie ; — L’assainis¬ 
sement des ateliers; — 
Eléments d’hygiène et de 
chimie industrielles. Ment. hon. 

22 






338 


PRIX BELLION. 


D r A. Pégurier, à Nice. 

1902. D r Pierre liereboullet . . 

1903. D r Félix Battesti, à Bastia. 

D r Raymond Glatard, à 
Oran. 

1904. D r Jules Delobel, médecin- 

inspecteur des enfants du 
premier âge à Noyon, 
Oise. 

D r Gabriel Gauthier, à 
Charolles, Saône et Loire. 

1905. D r Pressât, médecin du ser¬ 

vice de santé à Port-Saïd. 

D rs J. Alquier, expert-chi¬ 
miste, et A. Drouineau. 

1906. Georges-G. Paraf, ingé¬ 

nieur des arts et manu¬ 
factures. 

D r Jean Toy, médecin-ad¬ 
joint de l’asile d’aliénés 
de Toulouse. 

1907. D rs A. Chantemesse, pro¬ 

fesseur à la Faculté de 
médecine de Paris, et 
F. Borel, directeur de la 
Santé au Havre. 

1908. J. Basset, chef de travaux à 

l’École nationale vétéri¬ 
naire d’Alfort. 

D r J. Alquier, expert-chi¬ 
miste. 


Traitement rationel de la fr. 
tuberculose pulmonaire. M. hon. 

Les cirrhoses du foie. . . 1400 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur la prophylaxie du 
paludisme en Corse . . . 1400 

Pour son travail sur la di¬ 
phtérie nasale . . . Ment. hon. 

Hygiène scolaire .1400 


Les médications thyroïdien¬ 
nes .Mention 

Le paludisme et les mousti¬ 
ques . 700 

Glycogénie et alimentation 
rationnelle au sucre . . . 700 

Hygiène et sécurité du tra¬ 
vail industriel .1400 

La réglementation de la dé¬ 
fense sanitaire contre la 
peste , le choléra et la fiè¬ 


vre jaune .Mention 

Frontières et prophylaxie. 1400 


Anatomie pathologique de 
Vostéomalacie spontanée 
et expérimentale. . . . 1400 

Les aliments de l’homme. 

.Mention honorable 






PRIX BELLION. 


339 


1909. D r Charles Nicolas, méde¬ 

cin résident de Lifou. 

1910. D r Imbeaux, ingénieur en 

chef des ponts et chaus¬ 
sées, à Nancy. 

Frois, inspecteur du travail, 
et Sartory, secrétaire de 
la commission d’hygiène 
industrielle. 

1911. Victor Henri (M. et M"). 

J. Courmont, professeur, et 
Th. Nogier, agrégé de 
la Faculté mixte de mé¬ 
decine et pharmacie de 
Lyon. 

1912. M me Banda - Legrain, vice- 

présidente du patronage 
des aliénés du départe¬ 
ment de la Seine. 

J. Cavaillé, inspecteur du 
travail dans l’industrie 
à Castres. 

1913. Albert Frouin, assistant à 

l’Institut Pasteur, et 
Pierre Gérard. 

1914. Costantino Gorini, direc¬ 

teur de laboratoire à l’E¬ 
cole supérieure d’agricul¬ 
ture de Milan. 

G. Marotel, professeur à 
l’École nationale vétéri¬ 
naire de Lyon. 

Raoul Dupuy. 


Hygiène publique et privée fr. 

des Canaques des iles 
Loyalty .1400 

Annuaire statistique et des¬ 
criptif des distributions 
d'eau . 700 

Les buées et les poussières 
organiques dans l’indus¬ 
trie . 700 

L’action stérilisante des 
rayons ultra-violets. . . 700 

La stérilisation de l’eau po¬ 
table par les rayons ultra¬ 
violets . 700 


Pour son œuvre anti-alcooli¬ 
que.1400 


Le charbon professionnel. 

.Mention honorable 

Variation du potassium et 
du sodium dans la sécré¬ 
tion gastrique .1400 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur les vaccins, la 
bactériologie laitière et les 


microbes pathogènes. . . 1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur les maladies pa¬ 
rasitaires. 400 

Les enfants arriérés et 
leur traitement. . . . Mention 








340 


PRIX BELLION. 


1915. D r Henri Gougerot, agrégé 
de la Faculté de médeci¬ 
ne, chargé de conféren¬ 
ces à l’hôpital S 1 Louis. 

Émile et Camille Guillot, 
architectes à Paris. 


Le traitement de la syphilis fr. 
en clientèle .1400 


La maison salubre. Ment, très hon. 



341 


PRIX JEAN-JACQUES BERGER. 

1881 


(Aucoc, p. 330). 


Pierre - Guillaume-Amédée Berger, président de chambre à la 
Cour des comptes, commandeur de la Légion d’honneur, mourut, 
en son domicile, à Paris, rue Caumartin, n°2 , le 27 janvier 1881. 
Il avait institué son ami, Edouard Yvert, conseiller à la Cour d’ap¬ 
pel de Rouen, chevalier de la Légion d’honneur, son légataire uni¬ 
versel pur et simple. 

Cependant il lui avait exprimé certains désirs et lui avait donné 
des instructions pour remettre différentes libéralités à des parents 
et amis. Notamment il lui avait demandé de constituer une certai¬ 
ne rente viagère, en faveur d’une personne, à la mort de laquelle 
le capital serait donné à l’Institut de France pour la fondation 
d’un prix qui porterait le nom de Jean-Jacques Berger, ancien 
préfet de la Seine, sénateur, père du président Berger, et qui se¬ 
rait donné aux meilleures œuvres concernant la ville de Paris. 
Edouard Yvert se libéra de cette obligation morale par un acte de 
donation entre vifs, en date du 2 décembre 1881. 

L’Institut reçut la nue propriété d’une somme de 130000 fr. et 
d’un titre de 10 500 fr. de rente française. La propriété devait de¬ 
venir entière à la mort de l’usufruitière, indiquée à son ami par le 
président Berger. 

A ce moment, «l’Institut de France, dit l’acte de donation, devra, 
« avec les revenus du capital donné, au nom de M. le Président 
«Berger, fonder un prix annuel, qui sera successivement décerné 
«par les cinq Académies aux œuvres les plus méritantes concer- 
« nant la ville de Paris. L’Institut déterminera l’ordre dans lequel 
«chaque Académie sera appelée à décerner le prix. 


342 


PRIX JEAN-JACQUES BERGER. 


«Ce prix, sous la nomination de prix Jean-Jacques Berger, sera 
«toujours décerné intégralement. Cependant, dans le cas où ledit 
« prix ne serait pas décerné, — aucune œuvre ne paraissant digne 
«de l’obtenir, — tout ou partie de sa valeur pourra être délivrée, à 
« titre d’encouragement, aux œuvres les meilleures, quoique non 
«jugées dignes du prix. 

« Enfin la valeur, soit intégrale, soit diminuée, du prix non dé- 
« cerné sera ajoutée à celle du prix à décerner cinq ans après par 
«la même Académie, en y comprenant les intérêts courus. 

« Les concurrents devront justifier de leur qualité de Français. 

« Aucun programme ne sera imposé et ce sera l’œuvre ressortis- 
« sant à l’Académie décernant le prix, qui sera seule admise au 
« concours. Ledit concours sera annoncé chaque année en séance 
«publique par l’Académie appelée à juger le concours.» 

L’Académie des Sciences accepta la donation pour ce qui la con¬ 
cernait, dans son comité secret du 5 décembre '1881. Un décret, en 
date du 26 avril 1882, autorisa l’acceptation définitive par les cinq 
Académies. Cette acceptation fit l’objet d’un acte authentique en 
date du 26 décembre 1882. 

Ce fut seulement en 1896, quatre ans après la mort du conseiller 
Edouard Yvert, survenue le 23 octobre 1892, que l’Institut entra en 
pleine propriété de la donation. La commission administrative 
centrale, dans sa réunion du 27 mai 1896, décida que le prix serait 
décerné pour la première fois en 1897 par l’Académie française, 
puis par les autres Académies dans l’ordre de l’annuaire; que pen¬ 
dant la première période de cinq ans la valeur du prix annuel se¬ 
rait de 12 000 fr. et qu’à partir de 1902 cette valeur serait portée 
à 15000 fr. 

L’Académie des Sciences décerne le prix, depuis 1899, tous les 
cinq ans, sur la proposition d’une commission spéciale, qui est 
composée de sept membres élus. 


PRIX JEAN-JACQUES BERGER. 


343 


Liste des attributions du prix Jean-Jacques Berger 
par l’Académie des sciences 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1899. Institut Pasteur .... Pour les services rendus à fr. 

la ville de Paris dans la 
cure de la diphtérie. . . 12 000 

1904. Le prix est partagé entre les ingénieurs qui ont conçu et di¬ 


rigé la construction du pont Alexandre III : 

J. Résal, ingénieur en chef. 6500 

A, Albi, ingénieur des ponts et chaussées. 3500 

Laurent, chef du service de l’aciérie à l’usine S‘ Jacques, 

Montluçon.1500 

Grimaud, conducteur des ponts et chaussées.1500 

Retraint, conducteur des ponts et chaussées.1500 


1909. 1° D r Calmette, directeur Pour ses procédés d’épura- 
de l’Institut Pasteur de tion des eaux d’égout ap- 
Lille. pliqués par la ville de 

Paris. 6000 

2° Un prix de 9000 fr. est partagé comme suit entre les ingé¬ 
nieurs et entrepreneurs qui ont collaboré à la construc¬ 
tion des premières lignes du chemin de fer métropolitain 
de Paris : 

Bienvenue, inspecteur général des ponts et chaussées, chef 


de service. 3000 

Biette, ingénieur en chef, adjoint au chef de service . . . 1000 

Locherer, ingénieur en chef, adjoint au chef de service . . 1000 

Thomas, ingénieur municipal. 1000 

Faillié, conducteur principal des ponts et chaussées . . . 750 

Hervieu, conducteur principal des ponts et chaussées. . . 750 

Chagnaud, entrepreneur de travaux publics. 750 

Daydé et Pillé, constructeurs.». 750 












344 PRIX JEAN-JACQUES BERGER. 

1914. Marquis de Vogüé, mem- Pour l’hôpital militaire orga- 
bre de l’Académie fran- nisé à l’hôtel Thiers. . . 

çaise, président de la 
Société française de se¬ 
cours aux blessés mili¬ 
taires (Croix - Rouge). 


fr. 
15 000 



345 


PRIX BOILEAU. 


1882 


Pierre-Prosper Boileau naquit à Metz, Moselle, le 19 fé¬ 
vrier 1811. Officier d’artillerie distingué, il parvint au grade de 
lieutenant-colonel et fut élu correspondant de l’Académie pour la 
section de mécanique, en 1875. Il mourut à Versailles, le 11 septem¬ 
bre 1891. 

L’Académie lui avait décerné, en 1855, sur le rapport de Ponce¬ 
let, le prix Montyon de mécanique, pour ses utiles recherches ex¬ 
périmentales sur l’hydraulique ; il était alors professeur à l’Ecole 
d’application de Metz. 

Désirant encourager dans l’avenir ces recherches auxquelles il 
s’était lui-même particulièrement consacré, il inscrivit dans son 
testament, en date du 8 février 1882, les dispositions suivantes: 

<( Je lègue à l’Académie des Sciences de l’Institut, pour en jouir 
«après le décès de mon épouse, que je dispense de donner caution, 
«une somme de quinze mille francs dont ladite épouse jouira pen- 
«dant sa vie, et dont les arrérages seront employés, après sa mort, 
« à constituer un prix triennal qui portera mon nom. 

«Ce prix sera décerné par l’Académie, sur le rapport d’une com- 
« mission composée de cinq membres, pour des recherches concer- 
«nant les mouvements des fluides, recherches n’ayant pas encore 
«été l’objet d’un prix, et qui seront jugées suffisantes pour eontri- 
« buer au progrès de l’hydraulique; les recherches, si elle sont 
«théoriques, devront avoir été vérifiées par des résultats d’expé- 
« rience ou d’observation. 

« Lorsque, après une des périodes de trois années, aucun des 
«travaux présentés à l’Académie par des auteurs français vivants 


346 


PRIX BOILEAU. 


« n’aura été jugé remplir toutes les conditions précitées, la rente 
w triennale échue sera donnée, à titre d’encouragement, sur la pro¬ 
position de la commission du concours, à un savant estimé de 
«l’Académie et choisi parmi ceux qui seront notoirement privés de 
« fortune. » 

L’Académie accepta provisoirement ce legs dans son comité se¬ 
cret du 26 octobre 1891 et un décret, en date du 1 er février 1893, 
autorisa l’acceptation définitive qui fut prononcée au comité se¬ 
cret du 6 février 1893. 

La valeur du prix est depuis l’origine de 1300 fr. 

L’Académie le décerne sur la proposition de la commission des 
prix de mécanique, qui est composée de la section correspondante 
et de trois membres élus. 


Liste des attributions du prix Boileau 
depuis l'origine jusqu’à 1915. 


1900. Le prix n’est pas décerné: 

Sautreaux, professeur au 
Lycée de Grenoble. 

Jules Delemer, professeur 
à la Faculté libre des 
sciences de Lille. 


Nau, professeur à l’École 
libre des hautes études 
de Paris. 

1903. Marius Georges Grand- 
jean, docteur ès scien¬ 
ces. 


fr. 

Forme des veines liquides. Enc. 500 

Sur le mouvement varié de 
l’eau dans les tubes capil¬ 
laires cylindriques, évasés 
à leur entrée, et sur l’éta¬ 
blissement du régime uni¬ 
forme dans ces tubes. Encour. 400 

Formation et extinction du 
clapotis. . Encouragement 400 

Sur le régime permanent 
graduellement varié qui 
se produit à la partie 
amont des tuyaux de con¬ 
duite et sur l’établissement 
du régime uniforme dans 
ces tuyaux . 


1300 



PRIX BOILEAU. 


347 


1906. Edmond Maillet, ingénieur 
des ponts et chaussées. 


1909. Boulanger, professeur ad¬ 
joint de mécanique à la 
Faculté des sciences de 
Lille. 

1912. A. Lafay, professeur à l’ɬ 
cole polytechnique. 

1915. Umberto Puppini, profes¬ 
seur d’hydraulique à l’ɬ 
cole royale d’agriculture 
de Bologne. 


Pour ses travaux d’hydrauli- fr. 
que souterraine et notam¬ 
ment sa méthode de pré¬ 
vision du débit minimum 


des sources.1300 

Hydraulique générale. . . 1300 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux relatifs au mouvement 
des fluides.1300 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux et notamment pour 
son ouvrage intitulé: Le 
principe de réciprocité 
pour les nappes artésien¬ 


nes 


1300 






348 


PRIX FRANCŒUR. 


4882 


(Aucoc, p. 363). 


Par acte authentique, en date du 24 octobre 4882, « Madame Clo- 
« tilde-Félicité Simonnet, veuve d’Isidore Francœur, en son vivant 
«professeur à l’Ecole des Beaux-Arts, (*) a fait donation à l’Aca- 
« démie des Sciences, de l’Institut de France, d’une rente sur l’Etat 
«français, trois pour cent, de la somme annuelle de mille francs, 

« Pour la fondation d’un prix annuel cle mille francs, qui sera 
«décerné, par l’Académie des Sciences, à l’auteur de découvertes 
« ou de travaux utiles au progrès des sciences mathématiques pri¬ 
ères ou appliquées. 

«Le lauréat sera choisi de préférence parmi de jeunes savants 
«dont la situation n’est pas encore assurée, ou parmi des géomè- 
« très dont la vie, consacrée à la science, n’aurait pas suffisam- 
« ment assuré le repos et l’aisance de leur existence. 

«Ce prix pourra être reporté à l’année suivante dans le cas où 
«l’Académie des Sciences n’aurait jugé digne aucun candidat. 

«Il portera le nom de Prix Francœur. » 

L’Académie prononça l’acceptation provisoire, le 6 novem¬ 
bre 1882, un décret, en date du 18 janvier 1883, ratifia cette déci- 


t 1 ) Nous n’avons pu arriver à savoir s’il existait un lien de parenté entre 
Isidore Francœur et Louis-Benjamin Francœur, né à Paris le 16 août 1773, 
professeur, depuis 1809, à la Faculté des sciences de Paris, connu pour 
ses travaux de mathématiques pures et appliquées, élu membre libre de 
l’Académie des sciences le 18 avril 1842, mort à Paris, le 15 décembre 
1849. 



PRIX FRANCŒUR. 


349 


sion, et l’acceptation définitive fit l’objet d’un acte authentique, en 
date du 12 février 1883. 

La valeur du prix est de 1000 fr. 

Il est décerné chaque année, s’il y a lieu, sur la proposition de 
la commission des prix de mathématiques, qui est composée de 
la section de géométrie et de trois membres élus. 


Liste des attributions du prix Francœur 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1882. Émile Barbier . . . 

1883. Émile Barbier . . . 

1884. Émile Barbier . . . 

1885. Émile Barbier . . . 

1886. Émile Barbier . . . 

1887. Émile Barbier . . . 

1888. Émile Barbier . . . 

1889. Maximilien Marie. . 

1890. Maximilien Marie . 

1891. A. Mouchot .... 


Pour ses travaux de géomé- fr. 
trie.1000 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie.1000 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie.1500 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie.1000 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie.1000 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie.1000 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie. 2500 

Pour ses travaux d’analyse 
et de géométrie .... 3000 

Pour ses travaux d’analyse 
et de géométrie .... 2000 


Pour ses travaux de géomé¬ 
trie.. . 


1000 











350 


PRIX FRANCŒUR. 


1892. A. Mouchot. 

1893. G. Robin, docteur ès scien¬ 

ces, correcteur de l r ' clas¬ 
se à l’imprimerie natio¬ 
nale. 

1894. J. Collet. 

1895. Jules Andrade, maître de 

conférences à la Faculté 
des sciences de Rennes. 

1896. A. Valson. . . . . . . 


1897. G. Robin 


1898. Aimé Vaschy, répétiteur à 

l’École polytechnique. 

1899. Feu Le Cordier . . . . 


Le Roy. 

1900. Edmond Maillet, ingénieur 

des ponts et chaussées. 

1901. Léonce Laugel. 

1902. Émile Lemoine. 


Pour ses travaux de géomé- fr. 

trie.1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur la physique ma¬ 
thématique . 2500 


Pour ses travaux de mathé¬ 
matiques .1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur la physique ma¬ 
thématique .1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux et sa collaboration à 
la publication des Œuvres 


de Cauchy .1000 

Pour l’ensemble de ses tra- 

’ vaux de physique mathé¬ 
matique .1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux. 2000 

Pour l'ensemble de ses tra¬ 
vaux .1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux .... Ment. hon. 1000 

Pour ses travaux d’hydrauli¬ 
que.1000 

Pour ses travaux de mathé¬ 
matiques .1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de géométrie . . . 1000 




















PRIX FRANCŒUR. 

351 

1903. 

Émile Lemoine. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de géométrie. . . . 

fr. 

1000 

1904. 

Émile Lemoine. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de géométrie. . . . 

1000 

1905. 

StoufF. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux mathématiques. . 

1000 

1906. 

Émile Lemoine. 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie. 

1000 

1907. 

Émile Lemoine. . ^ . 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie. 

1000 

1908. 

Émile Lemoine. 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie. 

1000 

1909. 

Émile Lemoine. 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie. 

1000 

1910. 

Émile Lemoine. 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie. 

1000 

1911. 

Émile Lemoine. 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie. 

1000 

1912 

Feu Émile Lemoine. . . 

Pour ses travaux de géomé¬ 
trie. 

1000 

1913. 

A. Claude, membre adjoint 
du Bureau des longitu¬ 
des. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux astronomiques . . . 

1000 

1914. 

A. Claude, membre-adjoint 
du Bureau des longitu¬ 
des. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux astronomiques. 

1000 

1915. 

Joseph Marty, professeur 
au Lycée d’Alby, mort au 
champ d’honneur. 

Pour ses travaux de physi¬ 
que mathématique .... 

1500 













352 


PRIX MARTIN ~D AMOURETTE. 


1883 


(Aucoc, p. 367). 


Félix - Antoine Martin - Damourette, docteur en médecine, mou¬ 
rut, en son domicile, à Paris, le 26 avril 1883. Son testament olo¬ 
graphe, en date du 3 février de cette même année, contenait la dis¬ 
position suivante : 

«Je lègue à l’Académie des Sciences quarante mille francs pour 
« fonder un prix annuel ou bisannuel de physiologie thérapeu- 
« tique. » 

L’acceptation provisoire fut prononcée le 6 décembre 1886. Pour 
des raisons particulières, le legs fut réduit de moitié, et un décret, 
en date du 29 juin 1887, autorisa, dans ces conditions, l’accepta¬ 
tion définitive, qui fut votée le 11 juillet suivant. 

Le prix, d’une valeur de 1400 frs, est décerné tous les deux ans, 
s’il y a lieu, sur le rapport de la commission des prix de physiolo¬ 
gie, qui est composée de sept membres élus. 


Liste des attributions du prix Martin-Damourette 
depuis l'origine jusqu’à 1915. 

1889. D r J.-V. Laborde. . . . Pour ses recherches sur les fr. 

actions physiologiques, thé¬ 
rapeutiques et toxiques de 
nombreuses substances . . 1400 


PRIX MARTIN-DAMOURETTE. 


353 


1891. D r E. Gley, agrégé à la Fa¬ 
culté de médecine de 
Paris. 

1893. D r Géraud, médecin-major 
de l r8 classe. 

1895. D r Albert Besson, médecin- 
major de l’hôpital du Bel¬ 
védère à Tunis. 


D r Hector Gristiani, pri¬ 
vât docent à l’Université 
de Genève. 

D r de Keating Hart. . . 

1897. L. Guinard, chef de tra¬ 
vaux à l’École nationale 
vétérinaire de Lyon. 


1900. D r Edmond Long, à Genève. 

1902. D r H. Blondel de Joigny, 
médecin aide-major de l ro 
classe. 

1904. Albert Frouin, préparateur 
à l’Institut Pasteur. 

D r A. Manquât, à Nice. 

1906. D r Lucien Butte. . . . 


Pour ses études de pharma- fr. 
cologie.1400 


Pour ses travaux sur l’albu¬ 
minurie naturelle.... 1400 

Recherches expérimentales 
sur les procédés physiolo¬ 
giques par lesquels les 
agents révulsifs semblent 
exercer leur action . . . 800 

Sur la physiologie du corps 
thyroïde. 600 

Traitement des néphrites al¬ 
bumineuses chroniques. Encour. 

Étude physiologique des al¬ 
caloïdes de l’opium ; re¬ 
cherches sur les accidents 
de l’anesthésie et la résis¬ 
tance de la peau à la péné¬ 
tration des médicaments et 
poisons.1400 

Sur les voies centrales de la 
sensibilité générale. . . 1400 

Pathogénie et prophylaxie 
de la myopie. — Hypo¬ 
thèse nouvelle sur le mé¬ 
canisme de l’accomodation 


cristallinienne .1400 

Etudes sur la sécrétion gas¬ 
trique .1000 

Traité de thérapeutique. 4000 

Recherches sur l’action phy¬ 
siologique et thérapeuti¬ 
que du Guaco .1400 


23 





354 


PRIX MARTIN -DAMOURETTE. 


D r Pierre Sée . 


1908. Eugène Collin, expert au 
Ministère du commerce. 


1910. D r E. Laguesse, professeur 
à la Faculté de médecine 
de Lille. 

1912. Maurice Arthus, profes¬ 
seur à la Faculté de mé¬ 
decine de Lausanne. 

1914. E. Fauré-Fremiet, prépa¬ 
rateur au Collège de 
France. 

D r Armand Lanzenberg, 

assistant à l’Institut Pas¬ 
teur. 


Contribution à l’étude des fr. 
applications thérapeuti¬ 
ques des oxydases et des 
jnétaux ferments . . Ment. hon. 

Guide pratique de la déter¬ 
mination des poudres offi¬ 
cinales. — Traité des dro¬ 
gues simples. — Précis de 
matière médicale .... 1400 

Le pancréas .1400 


Étude sur les sérums anti- 
venimeux .1400 

Le cycle germinatif chez 
l’ascaris mégalocéphale. 1000 

L’ammoniaque et l’urée : ori¬ 
gines, méthodes de dosage. 400 




355 


PRIX DELESSE. 


883 


(Aucoc, p. 364). 


Achille-Ernest-Oscar-Joseph Delesse, né à Metz, Moselle, le 
3 février 1817, fut, en 1839, lauréat du prix Laplace, étant sorti pre¬ 
mier de l’Ecole polytechnique. Ses travaux en minéralogie et géo¬ 
logie reposèrent principalement sur l’analyse chimique. Il reçut, 
en 4859, le Grand prix des Sciences physiques pour ses Etudes sur 
le métamorphisme des roches. Il fut élu membre de la section de 
minéralogie, le 6 janvier 4879, et mourut à Paris, le 24 mars 4884. 

Dès ce moment M r V ve Delesse fit hommage à l’Institut, pour sa 
bibliothèque, des livres de travail et d’étude de son mari. 

Puis, le 3 mars 4883, elle écrivit au Président de l’Académie : 

«Un vœu de M. Delesse a été qu’un prix fût fondé à son nom 
«pour témoigner de son attachement à la science de la géologie, 
«qui avait occupé sa vie. 

« Je viens donc vous demander de prier l’Académie d’accepter, 
«dans ce but, une somme de vingt mille francs, dont la rente ser- 
« vira à fonder un prix, donné tous les deux ans, à un travail con- 
« cernant les sciences géologiques ou, à défaut, à un travail concer- 
« nant les sciences minéralogiques. » 

Ces intentions furent fixées dans un acte de donation, passé de¬ 
vant M e Hatin, notaire à Paris, le 28 février 1883, qui contient no¬ 
tamment les dispositions suivantes : 

«Le revenu delà somme constituera à perpétuité un prix qui se- 
« ra donné tous les deux ans et recevra la dénomination de Prix 
« Delesse. 


356 


PRIX DELESSE. 


« Ce prix sera décerné par l’Académie à l’auteur français ou 
« étranger cl’un travail concernant les sciences géologiques ou, — à 
«défaut — cl’un travail concernant les scie7ices minéralogiques. Il 
(( pourra aussi être partagé entre plusieurs savants. 

«Lorsque l’Académie le jugera convenable, l’auteur d’un mémoi- 
« re couronné pourra recevoir le montant du prix pendant plu- 
« sieurs années consécutives. 

« S’il n’y avait pas lieu de décerner le prix, l’Académie pourrait 
« en employer la valeur en encouragements pour des travaux con- 
« cernant également les sciences géologiques, ou — à défaut — les 
« sciences minéralogiques. 

«S’il n’y avait pas lieu d’employer le revenu biennal, il pour- 
« rait être converti en rente, jusqu’à ce que le prix méritât d’être 
« décerné.» 

Cette donation fut acceptée provisoirement, le 12 mars 1883, et 
définitivement, le 28 mai suivant, par acte authentique, conformé¬ 
ment à un décret du 15 mai. 

Depuis 1885, le prix, d’une valeur de 1400 fr., est décerné tous 
les deux ans, s’il y a lieu, sur la proposition de la commission 
des prix de minéralogie et géologie, qui est composée de la section 
correspondante et de trois membres élus. 


Liste des attributions du prix Delesse 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1885. de L apparent, ingénieur en 
chef des mines. 

Alfred Caravin - Cachin. 

Gorceix, directeur de l’Eco¬ 
le des mines d’Ouro - Pre- 
to, Brésil. 

1887. Gorceix, directeur de l’E¬ 
cole des mines d’Ouro - 
Preto, Brésil. 


fr. 

Traité de géologie. . . . 1400 

Esquisse géographique et 
géologique du département 
du Tarn .1000 

Pour ses explorations géolo¬ 
giques .Citation 

Pour ses explorations géolo¬ 
giques.1400 





PRIX DELESSE. 


357 


1889. Auguste Michel Lévy, di¬ 
recteur du service de la 
carte géologique de la 
France. 

1891. Ch. Barrois, professeur-ad¬ 
joint à la Faculté des 
sciences de Lille. 

1893. Fayol, ingénieur des mines 
de Commentry. 

1895. Delafond, ingénieur en chef 
des mines. 

1897. Daniel-P. Oehlert, conser¬ 
vateur du Musée d’his¬ 
toire naturelle de Laval. 

1899. W. Kilian, professeur à la 
Faculté des sciences de 
Grenoble. 

1901. Gaston Vasseur, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Marseille. 

1903. Emmanuel de Margerie. 

1905. G. Friedel, ingénieur des 
mines, professeur à l’Eco¬ 
le des mines de Saint - 
Étienne. 

1907. J.-J.-H. Teall, directeur gé¬ 
néral du Service géolo¬ 
gique de la Grande-Bre¬ 
tagne. 

1909. Ph. Glangeaud, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Clermont-Ferrand. 


Pour ses travaux géologi- fr. 
ques.1400 

Pour ses travaux géologiques. 1400 


Pour ses recherches sur la 
formation des bassins 
houillers.1400 

Pour ses diverses études stra- 
tigraphiques.1400 

Recherches paléontologiques 
et stratigraphiques dans la 
Mayenne.1400 

Étude des Alpes françaises. 1400 


Travaux pour la classifica¬ 
tion des terrains tertiaires 
dans l’ouest et le sud-ouest 


de la France.1400 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux .1400 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de minéralogie. . . 1400 


Pour ses travaux de pétro¬ 
graphie .1400 


Pour ses travaux relatifs au 
Plateau central. .... 1400 









358 


PRIX DELESSE. 


1911. Albert Michel - Lévy, ins¬ 
pecteur-adjoint des eaux 
et forêts, préparateur au 
Collège de France. 

1913. Robert Douvillé, chef de 
travaux pratiques à l’Eco¬ 
le nationale supérieure 
des mines. 

1915. Albert de Romeu, chargé 
de cours à l’École cen¬ 
trale des arts et manufac¬ 
tures, mort au champ 
d’honneur. 

A. Laville, préparateur de 
paléontologie à l’École na¬ 
tionale supérieure des 
mines. 


Pour ses étades géologiques fr. 
du Plateau central, des Vos¬ 
ges et de l’Esterel. . . . 1400 

Pour ses travaux relatifs à 
certains groupes d’ammoni¬ 
tes de la France et de l’A¬ 
mérique du sud .... 1400 

Pour ses recherches sur les 
roches filoniennes non gra¬ 
nitiques des Pyrénées cen¬ 
trales.1400 

Pour ses recherches sur les 
vertébrés fossiles du gypse 
parisien et du sannoisien 
des environs de Paris. Enc. 1000 




359 


PRIX FONTANNES. 


1883 


(Aucoc, p. 367). 


Charles-François Fontannes, géologue distingué, est mort pré¬ 
maturément, à l’âge de 42 ans, en son domicile, à Lyon, le 29 dé¬ 
cembre 1886. «Ses importantes recherches sur le bassin du Rhône 
resteront classiques pour le stratigraphe comme pour le paléonto¬ 
logiste, » dit M. Daubrée dans un éloge lu à la séance de l’Acadé¬ 
mie des Sciences qui suivit la nouvelle de sa mort. Il avait reçu, 
en 1883, le Grand prix des sciences physiques, qui était réservé au 
meilleur ouvrage sur la géologie d’une région de la France. N’est- 
ce pas en reconnaissance de cette distinction, à laquelle nous sa¬ 
vons par sa lettre de remercîments qu’il fut très sensible, que, cet¬ 
te même année, le 26 avril, il inscrivit dans son testament la dis¬ 
position suivante? 

«Je donne et lègue à l’Académie des Sciences la somme de vingt 
« mille francs, dont l’intérêt sera donné tous les trois ans ci l’au- 
« teur de la meilleure publication jjaléontologique (prix trien- 
« nal). » 

Un legs semblable était fait à la Société géologique de France, 
pour la fondation d’un prix biennal réservé aux meilleurs travaux 
stratigraphiques, et une somme était laissée à la ville de Lyon 
pour son Muséum d’histoire naturelle. 

L’Académie accepta provisoirement son legs le 7 février 1887, et 
un décret, en date du 5 septembre suivant, autorisa l’acceptation 
définitive, qui fut votée le 12 septembre. 

Le prix, d’une valeur de deux mille francs, est décerné, tous les 
trois ans, s’il y a lieu, sur la proposition de la commission des 
prix de minéralogie et géologie, qui est composée de la section 
correspondante et de trois membres élus. 


360 


PRIX FONTANNES. 


Liste des attributions du prix Pontannes 
depuis l'origine jusqu’à 1915. 


1890. Charles Depéret, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Lyon. 

1893. R. Zeiller, ingénieur en chef 
des mines, professeur à 
l’École nationale supérieu¬ 
re des mines. 

1896. Henri Douvillé, ingénieur 
en chef des mines, profes¬ 
seur à l’École nationale 
supérieure des mines. 

1899. Émile Haug, maître de con¬ 
férences à la Faculté des’ 
sciences de Paris. 

1902. de Grossouvre, ingénieur 
en chef des mines. 

1905. Gustave Dollfus. 

1908. Pervinquière, chef de tra¬ 
vaux pratiques à la Fa¬ 
culté des sciences de Pa¬ 
ris. 

1911. Maurice Cossmann, ingé¬ 
nieur des arts et manu¬ 
factures, ex-chef des ser¬ 
vices techniques du Che¬ 
min de fer du Nord. 

1914. Jean Boussac, chargé de 
cours à l’Institut catholi¬ 
que de Paris. 


Pour ses recherches sur les fr. 
vertébrés du pliocène fran¬ 
çais . 2000 

Pour ses travaux de paléon¬ 
tologie végétale. 2000 


Pour ses recherches paléon- 
tologiques. 2000 


Étude des ammonoïdes . . 2000 


Les ammonites de la craie 
supérieure . 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de géologie .... 2000 

Etudes géologiques sur la 

Tunisie centrale .... 2000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux paléontologiques . . 2000 


Essai sur l’évolution des ce- 
rithidés dans le mésonum- 
mulitique du bassin de 

Paris ........ 2000 




361 


FONDATION FRESGOT. 


1885 


Jean-Charles-Philippe Fresgot, en son vivant receveur de rentes, 
demeurant à Paris, mourut subitement sur la voie publique, le 
21 août 1885. Voici en quels termes il avait exprimé ses dernières 
volontés : 

«Ceci est mon testament: 

«J’institue pour ma légataire universelle en pleine propriété la 
« section des sciences de l’Institut de France. 

«Je révoque le testament que j’ai fait précédemment. 

« Fait à Paris, le 23 juin 1885. » 

Signé: Fresgot. 

L’Académie prononça l’acceptation provisoire, le 14 septem¬ 
bre 1885. Elle fut, pour diverses raisons, amenée à consentir une 
réduction de moitié du legs, en faveur des héritiers naturels du 
donateur. Et c’est dans ces conditions qu’un décret, en date du 
17 juin 1890, autorisa l’acceptation définitive, qui fut votée le 
11 août suivant. 

Le partage a laissé à l’Académie un capital de cinquante mil¬ 
le francs, dont le revenu est employé à des œuvres de science ou 
d’assistance par les soins de la commission administrative. 



362 


PRIX PARKIN 


1885 


John Parkin, docteur en médecine, membre du Collège royal des 
physiciens d’Edimbourg et du Collège royal des chirurgiens de 
Londres, en dernier lieu inspecteur médical de sa Majesté britan¬ 
nique aux Indes occidentales, mourut au début de 1886, léguant à 
l’Académie des Sciences une somme de 1500 livres sterling. 

« Je veux, dit-il dans son testament, en date du 30 décembre 1885, 
« que les revenus provenant de cette somme soient attribués, tous 
«les trois ans, comme récompense-ou prix, au meilleur travail, en 
« français, en allemand ou en italien, sur les effets curatifs du 
« carbone sous ses diverses formes, et plus particulièrement sous 
« la forme gazeuse ou gaz acide carbonique, dans le choléra, les 
a différentes formes de fièvres et autres maladies ; et en outre, 
«comme récompense ou prix, au meilleur travail, en français, 
«en allemand ou en italien, sur les effets de l'action volcanique 
a dans la production de maladies épidémiques dans le monde ani- 
« mal et le monde végétal, et dans celle d’ouragans et de perturba- 
« tions atmosphériques anormales ; et de telle façon que les récom- 
« penses ou prix soient décernés la troisième et la sixième année 
«de chaque période de neuf ans aux travaux sur le premier des 
«sujets mentionnés ci-dessus, et la neuvième année au second. 
«Chaque travail sera en outre soumis à la condition que l’auteur 
«le publie à ses frais et en présente un exemplaire à l’Académie 
«dans le délai de trois mois après la proclamation de la récompen- 
« se ou du prix. » 

L’Académie entendit la lecture de ce texte dans son comité secret 


PRIX PARKIN. 


363 


du 15 avril 1889. Avant de prendre une décision, elle en soumit les 
clauses à l’examen d’une commission composée de la section de 
médecine et chirurgie, de la section de minéralogie et de M. Faye. 
Puis, le 24juin, à la suite des explications données par MM. Brown- 
Séquard et Fouqué, elle prononça l’acceptation. 

Depuis 1894, le prix, d’une valeur de 3400 frs, est décerné, tous 
les trois ans, s’il y a lieu, sur la proposition d’une commission spé¬ 
ciale composée de sept membres élus. 


Liste des attributions du prix Parkin 
depuis l’origine jusqu à 1915. 


1894. A. Béhal, agrégé à l’École 
supérieure de pharmacie 
de Paris, et E. Choay. 

1897. Augustus Waller, profes¬ 
seur au S 1 Mary’s Hospi¬ 
tal medical School, à Lon¬ 
dres. 


1900. Henri Coupin, préparateur 
à la Faculté des sciences 
de Paris. 

1903. Alfred Lacroix, professeur 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle, et Giraud, agré¬ 
gé de l’Université. 

1909. D r Adolphe Gartaz . . . 


Étude chimique complète fr. 
des créosotes officinales et 
de leurs principaux com¬ 
posants . 3400 

Études relatives à l’action de 
l’acide carbonique et de 
certains gaz et vapeurs sur 
la variation négative des 


nerfs excités. 3400 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de physiologie végé¬ 
tale. 3400 

Pour leurs travaux sur les 
récentes éruptions de la 
Martinique. 3400 


De l’emploi de l’acide car¬ 
bonique dans les affec¬ 
tions du nez et de la 


gorge 


3400 





364 


FONDATION CAHOURS. 


1886 


La section de chimie, dans son rapport pour l’attribution du prix 
Jecker, en 1859, déclarait s’être trouvée en présence de quatre per¬ 
sonnes, qui, à des titres divers, avaient vivement attiré son atten¬ 
tion : c’étaient MM. Berthelot, Cahours, Pasteur et Wurtz. Deux 
de ces illustres concurrents, Berthelot et Pasteur, furent renvoyés 
aux concours ultérieurs, parce que leurs travaux n’étaient pas en¬ 
core assez avancés et le prix fut partagé entre Wurtz et Cahours. 

Auguste - André-Thomas Cahours était né, à Paris, le 2 octo¬ 
bre 1813. 11 fut vérificateur à la Monnaie, professeur à l’Ecole po¬ 
lytechnique, commandeur de la Légion d’honneur. Le 11 mai 1868, 
il remplaçait J.-B. Dumas, élu secrétaire perpétuel, comme mem¬ 
bre de la section de chimie. Cette élection comblait un désir lon¬ 
guement caressé et M. Gaston Darboux, dans son discours, pro¬ 
noncé en 1911, sur les Fondateurs de l’Académie, voit dans cette 
satisfaction l’une des causes qui déterminèrent la libéralité de 
Cahours. 

Son testament porte la date du 7 juillet 1886; voici le passage, 
qui concerne le legs fait à l’Académie: 

« J’ai fréquemment eu l’occasion de constater, dans le cours de 
«ma carrière scientifique, que des jeunes gens fort distingués et 
« doués d’une vocation réelle pour les sciences se voyaient obligés 
«de les abandonner, faute d’avoir trouvé, à leur début, un secours 
«efficace, qui leur eût permis de subvenir aux premières nécessités 
« de la vie, et de pouvoir s’adonner exclusivement aux études scien- 
« tifiques. 

«Dans le but d’encourager de jeunes travailleurs, qui faute de 


FONDATION CAHOURS. 


365 


« ressources suffisantes, se trouvent dans l’impuissance de termi- 
<« ner des travaux en cours d’exécution, et en souvenir de mes bien- 
« aimés enfants, qui, eux aussi, entraient dans la voie scientifique 
« au moment où la mort est venue me les prendre, je lègue à l’A- 
«cadémie des Sciences, qui m’a fait l’honneur de m’admettre dans 
«son sein, une somme de cent mille francs. 

((Je désire que les intérêts de cette somme soient distribués cha- 
« que année, à titre d'encouragement, à des jeunes gens, qui se se- 
« ront déjà fait connaître par quelques travaux intéressants, et 
«plus particulièrement par des recherches de chimie. 

«Pour assurer cette préférence indépendamment de la recom- 
« mandation expresse que j’en fais ici à mes successeurs, je veux 
« que, pendant au moins vingt-cinq ans après l’entrée en jouissance 
(( de l’Académie, trois membres au moins de la section de chimie 
((fassent partie, chaque année, d’une commission de cinq membres 
(( chargée par l’Académie de distribuer le prix. J’exprime en outre 
« ici le désir formel que ce choix porte, autant que possible, sur 
(( des jeunes gens sans fortune n’ayant pas de places salariées, et 
« qui, faute d’une situation suffisante, se trouveraient hors d’état 
« de poursuivre leurs recherches. 

« Ces encouragements pécuniaires pourront être donnés pendant 
«plusieurs années aux mêmes jeunes gens, si la commission re- 
« connaît que leurs productions aient une valeur qui leur permet- 
«te d’obtenir cette faveur. Néanmoins, pour faire participer le plus 
«grand nombre de jeunes travailleurs au legs que j’institue, je dé- 
« sire que les encouragements cessent, à partir du jour où les jeu- 
« nés savants qui en ont joui obtiendraient des positions suffisam- 
« ment rémunérées. » 

Auguste Cahours mourut le 17 mars 1891, en son domicile, à Pa¬ 
ris, boulevard Hausmann, n° 40. 

L’Académie accepta provisoirement son legs le 20 avril suivant, 
et l’acceptation définitive, autorisée par décret du 18 janvier 1893, 
fut prononcée le 30 janvier de cette année. 

Conformément à une décision prise par l’Académie en comité se¬ 
cret, le 18 avril 1904, les encouragements, dont le total annuel sՎ 
lève à 3000 fr., sont décernés sur la proposition de la commission 
des prix de chimie, qui se compose de la section de chimie et 
de trois membres élus. 


366 


FONDATION CAHOURS. 


Liste des encouragements accordés sur la 
fondation Cahours depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1894. Raoul Varet. 

P. Freundler. 

1895. Raoul Varet. 

Louis Simon. 

P. Lebeau. 

1896. P. Freundler. 

P. Lebeau. 

A. Hébert, préparateur à la 
Faculté de médecine de 
Paris. 

Raoul Varet. 

1897. P. Lebeau. 

A. Hébert, préparateur à la 
Faculté de médecine de 
Paris. 

Tassilly. 

Thomas. 

1898. A. Hébert, préparateur à la 

Faculté de médecine de 
Paris. 

Thomas. 

René Metzner, préparateur 
à la Faculté des sciences 
de Paris. 

G. Blanc . 


fr. 

Pour ses travaux de chimie . 2000 

Étude des variations du pou¬ 
voir rotatoire dans la série 
tartrique.1500 

Pour ses travaux de chimie . 1500 

Pour ses travaux de chimie . 1000 

Pour ses travaux de chimie . 1000 

Pour ses travaux de chimie. 1000 

Pour ses travaux de chimie . 1000 

Étude physiologique du déve¬ 
loppement des céréales et 
de la formation du fumier. 1000 

Pour ses travaux de chimie. 1000 

Pour ses travaux de chimie . 750 

Pour ses travaux de chimie. 750 

Pour ses travaux de chimie. 750 

Pour ses travaux de chimie. 750 

Pour ses travaux de chimie . 1000 

Pour ses travaux de chimie . 1000 

Étude des dérivés oxygénés 
du sélénium et du tellure. 1000 

Étude de l’acide isolaurono- 
lique.1000 
















1899. 

FONDATION 

René Metzner, préparateur 
à la Faculté des sciences 

de Paris. 

CAHOURS. 

Pour ses travaux de chimie. 

367 

fr. 

3000 

1900. 

Mouneyrat. 

Pour ses travaux de chimie. 

1500 


René Metzner, préparateur 
à la Faculté de médecine 

de Paris. 

Pour ses travaux de chimie. 

1500 


Defaqz. 

Pour ses travaux de chimie. 

500 

1901. 

Richard Fosse, maître de 
conférences à la Faculté 

des sciences de Lille. 

Pour ses travaux de chimie . 

1500 


Grignard, chargé de con¬ 
férences à la Faculté des 
sciences de Lyon. 

Pour ses travaux de chimie. 

1500 

1902. 

Richard Fosse, maître de 
conférences à la Faculté 

des sciences de Lille. 

Pour ses travaux de chimie . 

1000 


Grignard, chargé de con¬ 
férences à la Faculté des 
sciences de Lyon. 

Pour ses travaux de chimie. 

1000 


Marquis. 

Pour ses travaux de chimie . 

1000 

1903. 

Marquis. 

Pour ses travaux de chimie. 

1500 


Chavanne, préparateur à l’E¬ 
cole normale supérieure. 

Pour ses travaux de chimie . 

1500 

1904. 

Chavanne, préparateur à l’ɬ 
cole normale supérieure. 

Pour ses travaux de chimie. 

1500 


André Kling. 

Pour ses travaux de chimie . 

1500 


Binet du Jassoneix . . . 

Pour ses travaux de chimie. 

1500 

1905. 

Binet du Jassoneix . . . 

Pour ses travaux de chimie. 

1500 


André Kling. 

Pour ses travaux de chimie. 

1500 

1906. 

Martine, docteur ès scien¬ 
ces. 

Pour ses travaux sur le men- 

thone et le menthol. . 

3000 








358 FONDATION CAHOURS. 


1907. Gustave Gain, préparateur à 

la Faculté des sciences 
de Paris. 

Mailhe, préparateur à la Fa¬ 
culté des sciences de 
Toulouse. 

Guillemard, attaché au la¬ 
boratoire des travaux pra¬ 
tiques de la Faculté de 
médecine de Paris. 

1908. Gustave Gain, préparateur à 

la Faculté des sciences 
de Paris. 

Pierre Carré, préparateur à 
l'Institut de chimie appli¬ 
quée. 

1909. Pierre Carré, préparateur à 

l’Institut de chimie appli¬ 
quée. 

Jolibois, attaché au labora¬ 
toire de chimie générale 
de la Sorbonne. 

Brunei. 

1910. Brunei. 

Guillemard, attaché au la¬ 
boratoire des travaux pra¬ 
tiques de la Faculté de 
médecine de Paris. 

Jolibois, attaché au labora¬ 
toire de chimie générale 
à la Sorbonne. 

1911. Louis Rackspill, prépara¬ 

teur à la Faculté des 
sciences de Paris. 

Richard, attaché au labora¬ 
toire de chimie organi¬ 
que de la Faculté des 
sciences de Paris. 


fr. 

Pour ses travaux de chimie. 1000 

Pour ses travaux de chimie. 1000 

Pour ses travaux de chimie. 1000 

Pour ses travaux de chimie. 1500 

Pour ses travaux de chimie. 1500 

Pour ses travaux de chimie. 1000 

Pour ses travaux de chimie. 1000 

Pour ses travaux de chimie. 1000 

Pour ses travaux de chimie. 1000 
Pour ses travaux de chimie. 1000 

Pour ses travaux de chimie. 1000 

Pour ses travaux de chimie. 1500 

Pour ses travaux de chimie . 1500 




FONDATION CAHOURS. 


369 


1912. M”' Ramart - Lucas, atta¬ 

chée au laboratoire de 
chimie organique de la 
Faculté des sciences de 
Paris. 

Paul Clausmann, prépara¬ 
teur à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

Oswald, attaché au labora¬ 
toire de chimie à la Sor¬ 
bonne. 

1913. M m Ramart - Lucas, atta¬ 

chée au laboratoire de 
chimie organique de la 
Faculté des sciences de 
Paris. 

Paul Clausmann, prépara¬ 
teur à la Faculté de mé¬ 
decine de Paris. 

E. Ghablay . 


1914. André Meyer, chimiste au 

laboratoire de l'intendan¬ 
ce militaire à Vanves. 

Vavon, agrégé - préparateur 
à l’Ecole normale supé¬ 
rieure. 

1915. Feu Paul Viguier. docteur 

ès sciences, professeur au 
Lycée de Montpellier, 
mort au champ d'hon- 


Pour ses travaux de chimie . 1500 


Pour ses travaux de chimie . 1000 


Pour ses travaux de chimie. 1000 


Pour ses travaux de chimie . 1000 


Pour ses travaux de chimie. 1000 


Mémoire sur l'emploi des 
métaux - ammoniums en 

chimie organique . . . 1000 

Pour ses travaux de chimie . 1500 


Pour ses travaux de chimie. 1500 


Recherches sur l'aldéhvde té- 
troljque et quelques-uns de 
ses dérivés. 3000 


U 


neur. 





370 


PRIX JANSSEN 


1886 


(Aucoc, p. 365). 


Pierre-Jules-César Janssen, né à Paris le 22 février 1824, fut 
dans notre pays le promoteur et le plus illustre représentant des 
études d’astronomie physique. En 1868, l'Académie lui décernait le 
prix Lalande pour ses observations pendant l'éclipse du 18 août, 
et sa découverte d’une méthode permettant d’observer en tout 
temps les protubérances solaires. Pendant le siège, elle lui confiait 
la mission d’aller en Algérie compléter ses observations, à l’occa¬ 
sion de l’éclipse du 22 décembre 1870, et Janssen quitta Paris par 
un ballon spécial, mis à la disposition de l'Académie par le Gou¬ 
vernement de la Défense nationale. 

11 fut élu, le 12 février 1873, membre de la section d’astrono¬ 
mie. 

Le 22 novembre 1886, le président de l'Académie reçut de lui la 
lettre suivante : 

« J’ai l’honneur de vous informer que j’ai l’intention d’offrir à 
« l’Académie un prix en faveur de la science qui a été le principal 
■ objet de mes méditations et de mes travaux. Je veux parler de 
« l’astronomie physique. 

« Cette branche toute nouvelle de l’astronomie a pris des dévelop- 
« pements si inattendus et si rapides qu’elle constitue déjà une 
« science complète, admirable dans ses méthodes et plus étonnante 
«encore dans ses résultats. Et elle n’est encore qu’à ses débuts! 

■ Cependant l’Académie ne possède point de récompense spéciale 
« pour elle. Il me paraît donc opportun, et nécessaire même, qu’un 
« prix lui soit consacré et ce dès maintenant afin que les effets 
«soient immédiats. Je me promets en outre, en agissant ainsi, le 


PRIX JANSSEN. 


371 


«plaisir de voir des travaux estimables, peut-être même glorieux, 
« provoqués par cette récompense, qui tirera toute sa valeur du 
«Corps illustre qui la décernera. 

((Le prix que je désire fonder consisterait en une médaille d’or 
« décernée le jour de la séance annuelle de l’Académie des Scien- 
« ces. Cette médaille serait remise effectivement au lauréat, et non 
«sa valeur, ce qui lui donnerait un caractère absolument honorifi- 
« que. Une médaille en argent de même module y serait jointe. 

«Ce prix serait biennal et perpétuel et à décerner aussitôt l’ac- 
« ceptation par l’Académie et l’autorisation de l’État accordées. 

« Cet espace de deux années me paraît nécessaire pour donner 
«aux travaux d’une réelle valeur le temps de se produire. 

(( Mais en même temps je prendrais les dispositions nécessaires 
(( pour que pendant les cinq ou six premières années le prix pût 
(( être donné annuellement. Cette disposition aurait pour but de 
(( permettre de liquider en quelque sorte une dette envers un passé 
«glorieux. J’entends par là que la médaille, si l’Académie en ju- 
« geait comme moi, serait d’abord décernée aux fondateurs de l’a- 
«nalyse spectrale céleste, depuis le moment où cette méthode, sor- 
« tant enfin de son long enfantement, s’est élancée vers les cieux 
«jusqu’à aujourd’hui. 

« Je crois qu’en agissant ainsi nous accomplirions un véritable 
«devoir de reconnaissance et que nous donnerions à notre récom- 
« pense une valeur morale considérable, bien faite pour exciter l’é- 
« mulation des travailleurs. 

« En effet la valeur d’un prix réside surtout dans la renommée 
« de la Compagnie qui le décerne et dans l’illustration de ceux qui 
« l’ont obtenue. Cn est fier que les juges les plus éminents vous 
« aient estimé digne d’entrer dans une société de lauréats illustres. 
«C’est ainsi que chacun des prix des grandes Académies européen- 
« nés ont leur histoire et que les plus enviés sont ceux qui ont été 
« remportés par les hommes les plus célèbres. Il semble qu’en re- 
« cevant une couronne déjà placée sur des fronts glorieux on parti- 
« cipe à leur gloire. 

« Dans cet ordre d’idées, le prix serait donc attribué, annuelle- 
« ment d’abord, en commençant, suivant l’ordre historique, par les 
«fondateurs de la physique spectrale céleste. Le prix resterait en- 
« suite biennal et accordé aux auteurs des travaux les plus 


372 


PRIX JANSSEN. 


« remarquables faisant faire un progrès direct à 1 astronomie phy- 
«sique quelle que soit la méthode employée. 

(■Si nous considérons le but qui est poursuivi ici, il est évidem- 
« ment superflu d'ajouter que ce prix serait offert aux savants de 
et toutes nationalités. 

<t En terminant je désire ajouter que je prie l'Académie de voir 
«dans cette fondation, que je lui offre, outre le désir d’être utile à 
« une science que j’aime, celui de lui marquer ma reconnaissance 
«pour l’appui que j’ai toujours trouvé en Elle dans le cours de ma 
«carrière scientifique.» 

Le donateur dans un acte authentique, en date du 26 novem¬ 
bre 1886, résuma ses volontés en ces termes : 

« Ce prix (une médaille d’or et une autre semblable d’argent) se- 
« ra donné à la personne qui en France ou à l’étranger (les mem- 
« bres de l’Institut exceptés) sera Y auteur d'un travail ou d’une 
« découverte faisant faire un progrès direct à l’astronomie physi- 
« que. » 

L’acte contenait en outre les dispositions suivantes : 

« 11 ne pourra à aucune époque s’écouler un laps de temps supé- 
« rieur à quatre ans sans que le prix soit décerné. 

« Dans le cas où le prix ne serait décerné que la quatrième an- 
« née, la valeur de chaque médaille sera portée au double. 

« La section d’astronomie, de l’Académie des Sciences sera char- 
« gée de faire à l’Institut les propositions sur le choix des candi- 
« dats. » 

L’acceptation fut prononcée, le 29 novembre 1886, à titre provi¬ 
soire, et, le 20 décembre 1886, à titre définitif, conformément au 
décret du 18 décembre. 

Janssen est mort, le 23 décembre 1907, à l’Observatoire d’astrono¬ 
mie physique de Meudon, qu’il avait fondé et qu’il dirigeait encore. 
Il a donc pu, lui-même, pendant vingt et un ans, s’occuper de l’at¬ 
tribution de sa médaille. Il renonça sans doute à l’idée d’une mé¬ 
daille réplique en argent, puisqu’elle ne fut jamais donnée. Il fal¬ 
lut aussi renoncer à l’emploi pour la frappe des médailles d’or du 


PRIX JANSSEN. 


373 


coin à l’effigie du donateur, parce que le prix de cette médaille 
serait de 800 fr tandis que le revenu annuel de la fondation est 
de 190 fr. seulement. On n’emploie ce coin que dans le cas où l’on 
décerne à titre d’encouragement une médaille de vermeil. Pour les 
médailles d’or, on se sert du coin à tête de Minerve de la médail¬ 
le de l’Institut, en réduisant l’épaisseur de celle-ci. 

Le prix est décerné tous les deux ans, s’il y a lieu, par l’Acadé¬ 
mie, sur la proposition de la commission des prix d’astronomie, 
qui est composée de la section correspondante et de trois mem¬ 
bres élus. 


Liste des attributions du prix Janssen 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1887. Feu G.-R. Kirchiioff, pro¬ 

fesseur à l’Université de 
Berlin, correspondant de 
l’Académie. 

1888. William Huggins, astrono¬ 

me à Londres, corres¬ 
pondant de l’Académie. 

1889. Sir Joseph Norman Lo- 

ckyer, membre de la 
Société royale de Londres, 
correspondant de l’Acadé¬ 
mie. 

1890. G.-A. Young, directeur de 

l’Observatoire de Prince¬ 
ton, États-Unis. 

1891. G. Rayet, directeur de l’Ob¬ 

servatoire de Bordeaux. 

1892. Pietro Tacchini, directeur 

de l’Observatoire du Col¬ 
lège romain. 


Inventeur de la méthode de 
l’analyse spectrale pour les 
recherches d’astronomie 
physique.Méd. d’or 

Pour ses travaux d’analyse 
spectrale céleste . . . Méd. d’or 

Pour ses travaux d’analyse 
spectrale céleste. . . Méd. d’or 


Pour ses travaux d’analyse 
spectrale céleste. . . Méd. d’or 

Pour ses travaux de spec- 
troscopie céleste. . . Méd. d’or 

Pour ses travaux d’astrono¬ 
mie spectrale .... Méd. d’or 



374 


PRIX JANSSEN. 


1893. Samuel Langley, astronome 

physicien de Washington, 
correspondant de l'Aca¬ 
démie. 

1894. George-Ellery Haie, pro¬ 

fesseur-adjoint à l’Uni¬ 
versité de Chicago. 

1896. Henri Deslandres, astrono¬ 
me chargé d’une mission 
au Japon par le gouver¬ 
nement et le Bureau des 
longitudes. 

1898. Aristarch Belopolsky, as¬ 
tronome à l’Observatoire 
de Pulkowo. 

1900. E.-E. Barnard, astronome à 

l’Observatoire de Lick en 
Californie. 

1901. Foureau, chef de la mission 

saharienne du Tchad. 

Noël Villate, secrétaire de 
la mission. 


E. Verlet-Hanus, lieutenant 
de tirailleurs, membre de 
la mission. 

A. Pineton de Ghambrun, 

lieutenant d'artillerie de 
marine, membre de la 
mission. 

1902. Comte Aymar de la Baume- 
Pluvinel, astronome li¬ 
bre. 


Pour ses travaux sur la phy¬ 
sique solaire .... Méd. d’or 


Pour ses études photographi¬ 
ques du soleil. . . . Méd. d’or 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux .Méd. d’or 


Pour ses travaux d’astrono¬ 
mie physique. . . . Méd. d’or 

Découverte du cinquième sa¬ 
tellite de Jupiter. . . Méd. d’or 

Pour l’ensemble des résultats 
scientifiques obtenus sous 
sa direction. . . . Méd. d’or 

Pour la série des observa¬ 
tions astronomiques et mé¬ 
téorologiques faites en 
cours de route. Méd. de vermeil 

Pour sa collaboration aux le¬ 
vés topographiques de l’i¬ 
tinéraire . . . Méd. de vermeil 

Pour sa collaboration aux 
observations de hauteur de 
la lune et d’étoiles pendant 
le voyage. . . Méd. de vermeil 

Pour ses missions scientifi¬ 
ques et ses travaux d’astro¬ 
nomie physique . . . Méd. d'or 



PRIX JANSSEN. 


375 


D Jean Binot, chef de la¬ 
boratoire à l’Institut Pas¬ 
teur. 

1904. Alexis Hansky, astronome 

de l’Observatoire de 
Pulkowo. 

1905. G. Millochau, aide-astro¬ 

nome à l’Observatoire de 
M eudon, 

1906. A. Ricco, directeur des ob¬ 

servatoires de Catane et 
de l’Etna. 

19o8. Pierre Puiseux, professeur 
adjoint à la Faculté des 
sciences de Paris. 

1910. William-Wallace Camp¬ 
bell, directeur de l’Ob¬ 
servatoire de Lick. 

1912. A. Perot, physicien-astrono¬ 
me à l’Observatoire de 
Meudon. 

1914. René Jarry-Desloges, as¬ 
tronome libre. 


Pour ses travaux de bactério¬ 
logie à l’Observatoire du 
Mont Blanc. . Méd. de vermeil 

Pour ses travaux d’astrono¬ 
mie physique. . . . Méd. d’or 

Pour ses travaux de physi¬ 
que solaire . . Méd. de vermeil 

Pour ses travaux d’astrono¬ 
mie physique. . . . Méd. d’or 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux et notamment son 
Atlas photographique de 
la lune . Méd. d’or 

Pour ses travaux de spec- 
troscopie stellaire. . . Méd. d’or 

Pour ses travaux de physi¬ 
que pure et en particulier 
pour la nouvelle méthode 
d’étude des spectres. . Méd. d’or 

Pour ses études sur les pla¬ 
nètes et en particulier sur 
Mars . Méd. d’or 





376 


FONDATION ISBECQUE. 


4887 


Née à Paris en 1807, de parents pauvres, qui ne purent assurer 
son instruction, Henriette Louise Dutocq, veuve Isbecque, voulut, 
par une pensée touchante, qu’une partie des biens qu’elle laisserait 
après elle fût employée à payer les frais d’éducation d’enfants 
pauvres. Elle mourut à Versailles, le 19 octobre 1889. 

Nous extrayons ce qui suit de son testament olographe en date 
du 20 août 1887, en respectant la forme originale de ce document : 
elle prouve qu’il n’est pas nécessaire de savoir la grammaire et 
l’orthographe pour concevoir et réaliser des actions utiles et gé¬ 
néreuses : 

«d ent A tout seigneur tout honneur 

« Je commence par l’académie des sciences de Paris mon Pays 
«a qui je donne et legs la somme de Dix mille francs lOOOOf. En 
« mon nom personele pour fonder un prix don les arrerages anueles 
« serviront pour alour une recompense a un jeune Ecollier pauvre 
«de 12 à 16 ans travailleur studieu Elever par des parents moreau 
«mon intention se suborné aux attributions de la doc Academie. A 
«cet effet mon légataire s’entendra avec qui de droit pour faire le 
«mieu possible a mon intention J y ajoute un modèle relever dans 
« un journal (qui me conviendront) J’ai toujours progeter d’avoire 
« pour m’endataire après moi l’Académie pour laquélle J’ai voue un 
«culte pour hommage à la science considérée par moi préférable 
« a la richesse si fragile elle vous anoblie Elle vous ouvre toutes 
« les Portes donnent des satisfactions a nul autres semblables rend 
« a l’univer des services. 

«Moi pauvre Ignorent© qui ne le suis que faute d’instruction et 


FONDATION ISBECQUE. 


377 


«d’être venus au monde en 1807 de parent pauvres cela a été un 
«chagrin de toute ma vie de sentire que J’aitais doué de tous dons 
«qui sont restés à néan faute de non savoire sans presonption au- 
« qu’une Je sentais que J’aurai pu tout aborder. 

« Si dans le nombre de mes legs il s’en trouve qui offres des difti- 
«gultés a les recevoir J’en reporte la valeur A l’assistance Publi- 
« que quijtoujours en a gren besoin. » 

L’acceptation provisoire fut prononcée le 17 février 1890 et l’ac¬ 
ceptation définitive le 8 janvier 1894, conformément à un décret 
en date du 19 décembre 1893. 

L'Académie a donné, le 9 juin 1902, une délégation permanente 
à sa commission administrative pour l’attribution des arrérages 
de la fondation. 



378 


MÉDAILLE ARAGO. 


d 887 


François-Dominique Arago, né le 26 février 1786, à Estagel, en 
Roussillon, élu à 23 ans membre de l’Académie des Sciences, où il 
fut appelé à remplir les fonctions de Secrétaire perpétuel pour les 
sciences mathématiques depuis 1830 jusqu’à sa mort, survenue le 
2 octobre 1853, est resté l’une des plus grandes figures de la pre¬ 
mière moitié du XIX ( ' siècle. 

Plusieurs monuments ont été élevés à sa mémoire, par souscrip¬ 
tion publique, notamment à Perpignan et à Paris. 

L’Académie put disposer du reliquat, malheureusement peu im¬ 
portant, de l’une de ces souscriptions. Sur la proposition d’une 
commission, qui était composée de MM. Janssen, Hervé Mangon, 
Joseph Bertrand, Pasteur, Hermite, Faye, Fizeau, Frémy, de Qua- 
trefages, Péligot, elle décida, en son comité secret du 14 novem¬ 
bre 1887, que ce reliquat serait consacré à la frappe d’un certain 
nombre de médailles et elle prit à ce sujet les dispositions suivan¬ 
tes : 

i<l° La médaille Arago sera décernée par l'Académie chaque 
« fois qu’une découverte, un travail ou un service rendu à la 
« science lui paraîtront dignes de ce témoignage de haute estime ; 

« 2° L’Académie sera appelée chaque fois à décider s’il y a lieu 
« de décerner la médaille, sans prendre de décision à l’avance sur 
« l’intervalle qui doit séparer les choix ; 

« 3° La médaille Arago sera décernée, pour la première fois, dans 
« la prochaine séance publique annuelle ; 

<.<4° La médaille Arago est attribuée à M. Bischoffsheim (Louis- 
« Raphaël), pour services exceptionnels rendus à la science. » 


MÉDAILLE ARAGO. 


379 


Comme nous l’avons dit, la somme disponible était modeste ; 
il fallait cependant que la médaille fût digne du grand nom 
qu’elle portait: les six exemplaires décernés et frappés de 1887 
à 1912 ont épuisé les fonds . Il reste un reliquat de 200 fr. environ, 
qui est inférieur au prix d’une médaille. 

La médaille Arago ne pourra donc plus être décernée tant que de 
nouveaux fonds ne seront pas mis à la disposition de l’Académie, 
Le coin, composé par M. H. Dubois, graveur, reste en dépôt à la 
Monnaie. 


Liste des attributions de la médaille Arago 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1887. Bischoffsheim, fondateur de 
l’Observatoire de Nice. 

1893. Asaph Hall, de l'Observatoire 
de Washington. 

E.-E. Barnard, de l’Obser¬ 
vatoire du mont Hamil- 
ton. 

1895. Antoine d’Abbaclie, mem¬ 
bre de l’Académie ( l ) . 


1899. Sir George - Gabriel Sto 
kes, professeur à l’Uni¬ 
versité de Cambridge. 

1912. Prince Roland Bonaparte, 
membre de l’Académie. 


Pour les services rendus à la 
science par ses libéralités. 

.Méd. d’or 

Découverte des deux satelli¬ 
tes de Mars.Méd. d’or 

Découverte du premier satel¬ 
lite de Jupiter. . . . Méd. d’or 

En reconnaissance de la do¬ 
nation faite à l’Académie 
dans l’intérêt du progrès 
des sciences .... Méd. d’or 

A l’occasion de son jubilé, 
célébré pour fêter la cin¬ 
quantième année de son 
professorat.Méd. d’or 

Pour les services rendus à la 
science par ses libéralités. 
.Méd. d’or 


(') L’attribution d’une médaille à Antoine d’Abbadie ne fut pas mention¬ 
née dans la liste des prix décernés en 1895; la médaille lui fut remise 
par le président de l’Académie, en la séance du 27 janvier 1896. 






380 


PRIX SAINTOUR. 

4887 


Joseph Saintour, en son vivant docteur en médecine, demeu¬ 
rant à Paris, où il est mort, le 18 novembre 1887, a partagé la plus 
grande partie de sa fortune, par testament en date du 16 novembre 
1887, entre les cinq Académies de l’Institut de France, l’Académie 
de médecine, la Faculté de médecine et le Collège de France. Voici 
les dispositions de cet acte qui concernent les cinq Académies : 

« Je lègue mille francs de rente française trois pour cent à cha- 
« cune des cinq sections de l’Institut, pour servir à fonder cinq 
« prix annuels de chacun mille francs, qui porteront mon nom et 
«dont le sujet sera désigné par chacune des cinq sections. 


« Le surplus de ma fortune sera partagé par neuvièmes entre : les 
«cinq sections de l’Institut, le Collège de France, l’Académie et la 
« Faculté de médecine et mon légataire universel. 

«Ces neuvièmes seront employés en rentes françaises, trois pour 
«cent, qui augmenteront d’autant les prix annuels légués ci- 
« dessus. » 

Ce legs fut accepté provisoirement par l’Académie des sciences, 
le 43 février et le 44 mai 4888. Un décret, en date du 25 juillet 4889, 
autorisa l’acceptation définitive, qui fut prononcée le 42 août 4889. 

La valeur du prix est de 3000 fr. 

Conformément à une proposition de sa commission administrati¬ 
ve, l’Académie des sciences a décidé, en son comité secret du 43 
décembre 4909, de rendre le prix Saintour alternatif : c’est-à-dire 
de le décerner en récompense de travaux ressortissant, une année, 
à la division des sciences mathématiques et, l’année suivante, à la 



PRIX SAINTOUR. 


381 


division des sciences physiques. 

L'attribution est faite sur la proposition d’une commission, qui 
est composée de sept membres élus appartenant à la division dans 
le ressort de laquelle le prix doit être décerné. 


Liste des attributions du prix Saintour 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1894. 

L. 

Deburaux et Dibos, ca¬ 

Recherches sur la transla¬ 

fr. 



pitaines du génie. 

tion des aérostats. . 

3000 

1895. 

P. 

Termier, ingénieur des 

Le massif cristallin du mont 




mines, professeur à l'Eco¬ 

Pilât ; le massif de la Ya- 




le nationale supérieure 

noise ; le massif des Gran¬ 




des mines. 

des-Rousses . 

4000 

1897. 

G. 

André, agrégé de la Fa¬ 

Travaux relatifs à la physio¬ 




culté de médecine. 

logie végétale et aux appli- 



cations de l’analyse chimi¬ 
que à l’étude des terres et 




engrais. 

3000 

1898. 

Félix Bernard, assistant 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 

Recherches sur les zoophy- 
tes et les mollusques. . . 

5000 

1899. 

Lecaillon. 

Travaux d’embryogénie . 

3000 

1900. 

Léo Deburaux, capitaine 
du génie à Orléans. 

Recherches sur l’aérostation. 

3000 

1901. 

Claude Guichard, profes¬ 
seur à la Faculté des 

sciences de Clermont- 

Ferrand. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de géométrie . 

3000 

1902. 

Riquier, professeur à la Fa¬ 
culté des sciences de 

Caen. 

Travaux sur l’intégration des 
systèmes d'équations aux 
dérivées partielles. . . . 

1500 


Adolphe Minet . 

Recherches sur la prépara¬ 
tion électrolytique de l’alu¬ 
minium. ....... 

1500 





PRIX SAINTOUR. 


382 

1903. Marcel Brillouin, profes¬ 

seur au Collège de France. 

1904. Charles Frémont, ingénieur. 

1905. Edouard Piette . 

Marchis, professeur-adjoint 
à la Faculté des sciences 
de Bordeaux. 

* 


1906. Ant. Magnin, professeur à 

la Faculté des sciences 
de Besançon. 

Louis Laurent, professeur 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle de Marseille. 

1907. François Gonnessiat, as-. 

tronome-adjoint à l'obser¬ 
vatoire de Paris. 

J. de Séguier. 

1908. Paul Gaubert, assistant au 

Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 


Emile Rivière, directeur à 
l’Ecole des hautes études 
au Collège de France. 

1909. E.-F. Gautier, professeur à 

l’Ecole supérieure des let¬ 
tres d'Alger, et R. Ghu- 
cleau, professeur explo¬ 
rateur. 

1910. Noël Bernard, professeur à 

la Faculté des sciences de 
. . Caen. . = . 


Pour ses travaux de physi- fr. 
que mathématique . 


Pour ses travaux et expérien¬ 
ces de mécanique .... 3000 

Pour ses études préhistori¬ 
ques . 1500 

Pour ses leçons sur les sujets 
les plus actuels choisis par¬ 
mi les applications de la 
science à l'art de l’ingé¬ 
nieur . 1500 


Pour ses travaux de géogra¬ 
phie botanique. 2000 

Pour ses travaux de paléon¬ 
tologie végétale .... 1000 

Pour ses travaux d'astrono¬ 
mie.1500 

Sur la théorie des groupes. 1500 

Recherches expérimentales 
sur des questions de cris- 
tallogenèse et sur la colora¬ 
tion artificielle des cristaux 
en voie d’accroissement. . 1500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux d’anthropologie et de 
paléontologie.1500 

Pour leur relation des résul¬ 
tats obtenus au cours de 
leur mission au Sahara al¬ 
gérien et au Sahara souda¬ 


nais. 3000 

Pour ses recherches sur la 
biologie des orchidées . . 3000 







PRIX SAINTOUR. 


383 


F. Monier, procureur de la 
République près le tribu¬ 
nal civil de la Seine, 
F. Chesnay, juge d'in¬ 
struction au tribunal de 
la Seine, et E. Roux, 
chef du laboratoire cen¬ 
tral de la répression des 
fraudes au Ministère de 
l’agriculture. 

E. Kayser, directeur du la¬ 
boratoire des fermenta¬ 
tions à l'Institut agrono¬ 
mique. 

1911. Jules Drach, professeur à 
l’Université de Toulouse. 


1912. Maurice Langeron, prépa¬ 
rateur à la Faculté de 
médecine de Paris. 

Will Darvillé, ingénieur. 


1913. Camille Tissot, capitaine de 

frégate. 

Maire, bibliothécaire à la 
Sorbonne. 

1914. René Bigeard et Henri 

Guillemin, secrétaire gé¬ 
néral de la Société des 
sciences naturelles de 
Saône-et-Loire. 


Traité théorique et pratique fr. 
sur les fraudes et falsifi¬ 
cations .1000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 500 


Études sur les groupes de 
rationalité des équations 
différentielles et l’applica¬ 
tion qu’il en a faite à la 
détermination des lignes 
de courbures de la surface 
des ondes et des lignes 
asymptotiques de la surface 
du troisième ordre . . . 3000 

Pour ses travaux de paléo¬ 
botanique . 2000 

L'eau à la ville, ci Ici cam¬ 
pagne et dans la maison. 

. ' .Mention 1000 

Pour ses travaux sur la télé¬ 
graphie sans fil. 2000 

Pour ses travaux sur l'histoi¬ 
re des sciences . 1000 

Flore des champignons su¬ 
périeurs de la France. . 1500 





384 


1915. 


PRIX SAINTOUR. 


J. Révil, ancien président de 
l’Académie de Savoie. 

A. Blondel, aide-astrono¬ 
me à l'Observatoire de 
Toulouse, blessé et dis¬ 
paru à la Fère - Champe¬ 
noise, le 8 septem¬ 
bre 1914. 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux géologiques .... 

.Sur la théorie des marées 
dans la mer Rouge. 


fr. 

1500 

2500 



385 


PRIX PHILIPEAUX. 


1888 


Jean-Marie Philipeaux, docteur en médecine, aide naturaliste 
au Muséum d’histoire naturelle, chevalier de la Légion d’honneur, 
fut le collaborateur et l’ami de Vulpian. Leurs recherches physio¬ 
logiques furent à quatre reprises, de 1854 à 1863, récompensées par 
l’Académie, qui accorda en outre à J.-M. Philipeaux, pour ses tra¬ 
vaux personnels, en 1857 et en 1866, deux mentions honorables au 
concours pour le prix Montyon de physiologie. Il mourut en son 
domicile, à Paris, le 16 avril 1892. 

En reconnaissance des encouragements qu’il avait reçus de l’A¬ 
cadémie des sciences et aussi, peut-être, en souvenir de Vulpian, 
il laissait à l’Académie, par testament olographe en date du 30 
août 1888, une somme de trente mille francs «pour fonder un 
a prix annuel de physiologie expérimentale. » 

J.-M. Philipeaux laissait par ailleurs : 

A l’association des médecins de Paris, une somme de mille 
francs ; 

A l’association des amis des sciences, une somme de mille francs ; 

A la caisse des écoles, une somme de mille francs ; 

Aux pauvres du cinquième arrondissement, une somme de deux 
mille francs ; 

Aux pauvres de son quartier, une somme de deux mille francs. 

L’acceptation provisoire fut prononcée, par l’Académie, le 5 fé¬ 
vrier 1894, et l’acceptation définitive, le 16 avril suivant, conformé¬ 
ment à un décret, en date du 28 mars 1894. 

Le prix, d’une valeur de 9C0 fr., est décerné chaque année, s’il 
y a lieu, sur la proposition de la commission des prix de physiolo¬ 
gie, qui est composée de sept membres élus. 


25 


386 


PRIX PHILIPEAUX. 


Liste des attributions du prix Philipeaux 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 

1895. D' G. Ghabrié, chef de labo- Recherches sur la cystine et fr. 

ratoire à la Faculté de la cystinurie. 890 

médecine de Paris. 

1896. Jules Tissot, préparateur au Etude des échanges gazeux 

Muséum d’histoire natu- dans les muscles extraits 
relie. du corps . 890 

1897. D rs J.-F. Guyon, professeur Travail sur l'innervation de 

à la Faculté de médecine la vessie et de l’intestin. . 890 

de Paris, et Gourtade. 

1898. Gustave Moussu, professeur Recherches sur les fonctions 

à l’École nationale vétéri- des glandes parathyroïdien- 
naire d’Alfort. nés. 890 

1900. D r C. Delezenne, agrégé de Recherches sur les substan- 

la Faculté de médecine ces anticoagulantes . . . 750 

de Montpellier. 

Maurice Nicloux, assistant Recherches expérimentales 
au Muséum d’histoire na- sur Vélimination de l’al- 
turelle. cool dans l'organisme . . 750 

D r Roussy. Nouveau matériel de labo¬ 

ratoire et de clinique. Ment. hon. 

1901. D r Lucien Camus. . . . Recherches sur la coagulabi- 

lité du sang. 445 

Gustave Moussu, proies- Études de la lymphe . . . 445 

seur à l’École nationale 
vétérinaire d’Alfort. 

1902. D r Pierre Bonnier. . . . L’orientation. — Le sens de 

l'altitude . 890 







PRIX PHILIPEAUX. 


387 


1903. Lucien Daniel, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Rennes. 

1904-. D H. Gristiani, à Genève. 
Joseph Noé. 

1905. Victor Henri. 


D Lucien Butte. 

1906. D’ Stéphane Leduc, profes¬ 

seur à l’École de médeci¬ 
ne de Nantes. 

Caubert, capitaine au 6' ré¬ 
giment de hussards à 
Commercy. 

1907. H. Bierry, au laboratoire de 

physiologie de la Faculté 
des sciences de Paris. 


1908. G. Lafon, chef de travaux 

à l’École nationale vétéri¬ 
naire de Toulouse. 

1909. D rs J.-E. Abelous, profes¬ 

seur, et E. Bardier, agré¬ 
gé de la Faculté de méde¬ 
cine de Toulouse. 

1910. Maurice Arthus, professeur 

à l’Université de Lau- 


Étude de l’influence récipro- fr. 

que du sujet et du greffon 
dans la greffe végétale . . 900 

Travaux relatifs aux greffes 
thyroïdiennes. 900 

Recherches sur la vie oscil¬ 
lante .Ment. hon. 

Etudes sur les applications 
à la biologie des méthodes 
nouvelles de la chimie phy¬ 
sique . 900 

Recherches sur les fonctions 
glycogéniques du foie. Mention 

Pour ses recherches de phy¬ 


siologie expérimentale . . 900 

Du cheval bien mû et bien 
mis .Citation 


Etudes sur les cytotoxines en 
général et particulière¬ 
ment sur les néphrotoxi- 
nes et les hépatotoxines. 900 

Recherches expérimentales 
sur le diabète et la glyco¬ 
génie . 900 

L'action hypertensive des u- 

rines et l’urohypertensine. 900 


La séro-anaphylaxie du la¬ 
pin . 900 


sanne. 








388 


PRIX PHILIPEAUX. 


E. Forgeot, vétérinaire dé¬ 
partemental à Bourg. 

1911. M me Z. Gruzewska, prépa¬ 

rateur à la Faculté des 
sciences de Paris. 

Maurice Piettre, chef de 
laboratoire du service vé¬ 
térinaire sanitaire de la 
ville de Paris. 

1912. D r Marcel Lisbonne . . . 


Émile-F. Terroine, maître 
de conférences à l’École 
des hautes études au Col¬ 
lège de France. 


1913. Louis Lapicque, professeur 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 

Samson Levin. 


1914. Pierre Girard . 


1S15. Henri Stassano, docteur ès 
sciences naturelles et en 
médecine. 


Composition de la lymphe fr. 
chez les ruminants. Ment, h on. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de physiologie . . . 450 

Recherches sur la bile. . . 450 


Sur deux conditions de mi- 
lieu nécessaires à la sac¬ 
charification de l’amidon 
par les amylases salivai¬ 
res et pancréatiques. . . 900 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux, portant principale¬ 
ment sur la constitution 
colloïdale des constituants 
de l’organisme, sur les fer¬ 
ments du suc pancréati¬ 
que, etc. 900 

Pour ses travaux relatifs à 
l’excitabilité électrique . . 900 

Recherches expérimentales 
sur l’involution du thy¬ 
mus .Ment. hon. 

Etude physique des phéno¬ 
mènes de l’osmose électri¬ 
que à travers les mem¬ 
branes .• 900 

Pour ses travaux de physio¬ 
logie et de biologie . . . 900 




389 


PRIX BINOUX. 


1889 


Louis - François Binoux, en son vivant propriétaire, demeurant 
à Milly, Seine et Oise, où il est décédé le 12 août 1896, institua 
pour son légataire universel, «l’Institut de France, section des 
« Sciences. » 

Dans ses testaments et codicilles olographes des 10 août 1874, 
12 août 1880, 20 juillet 1888 et 6 janvier 1889, il avait pris de minu¬ 
tieuses dispositions, en ce qui concernait la liquidation de sa suc¬ 
cession et la transformation de tous ses biens en rente sur l’État; 
il avait aussi prévu le cas oû il perdrait la raison avant de mourir. 
En revanche, témoignant de la plus louable confiance en l’Acadé¬ 
mie, il lui laissait une très large liberté pour l’usage qu’elle ferait 
de sa fortune, demandant seulement «que les arrérages soient em- 
« ployés chaque année en un ou plusieurs prix. » 

L’acceptation provisoire de l’Académie fut prononcée, le 14 sep¬ 
tembre 1896, et devint définitive par le décret du 26 décem¬ 
bre 1898. 

La commission administrative, en sa séance du 11 février 1901, 
délibéra sur les moyens de mettre à exécution les volontés du do¬ 
nateur. 

Actuellement, l’Académie décerne, s’il y a lieu : 

1° un prix annuel de 2000 fr. en récompense de travaux sur 
l'histoire et la philosophie des sciences ; 

2° un prix biennal de 2000 fr. en récompense de travaux sur la 
géographie ou la navigation. 

Le premier de ces prix est décerné sur la proposition d’une 


390 


PRIX BINOUX. 


commission spéciale composée de sept membres élus; le second, 
sur la proposition de la commission des prix de géographie, qui est 
composée de la section de géographie et navigation et de trois 
membres élus. 


Liste des attributions du prix Binoux 
d’histoire et philosophie des sciences 
depuis l’orig-ine jusqu’à 1915. 


1903. H.-G. Zeuthen, professeur 
à l’Université de Co¬ 
penhague. 

1905. Paul Tannery, sous-direc¬ 
teur de l’École normale 
supérieure. 

1907. Gino Loria, doyen de la Fa- » 
culté des sciences de 
Gênes. 

D r F. Brunet, médecin de 
l re classe de la marine. 

F. de Mély, archiviste pa¬ 
léographe. 


1909. Pierre Duhem, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Bordeaux, correspon¬ 
dant de l’Académie. 

J.-B. de Toni, directeur du 
jardin botanique de l’U¬ 
niversité de Modène. 


Études sur l’histoire des fr. 

sciences. 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux historiques .... 2000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur l’histoire des 


sciences.1000 

Histoire des sciences médi¬ 
cales à Byzance au temps 
de Justinien .1000 


Les lapidaires de l’antiqui¬ 
té et du moyen cige. To¬ 
me I : Les lapidaires chi¬ 
nois .Mention 1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux relatifs à l’histoire 
des sciences. 2000 

Pour une série d’études his¬ 
toriques sur la vie et les 
travaux de divers savants 
italiens des XV e et XVI e siè¬ 
cles.1000 







PRIX BINOUX D’HIST. ET PHIL. DES SCIENCES. 


391 


1910. Ernest Lebon, agrégé de 
TUniversité. 


Albert Anthiaume, aumô¬ 
nier au Lycée du Havre, 
et le D' Jules Sottas. 

1911. Antonio Favaro, profes¬ 

seur à TUniversité royale 
de Padoue. 

D 1 Edmond Bonnet, assis¬ 
tant au Muséum d'histoi¬ 
re naturelle. 

1912. J.-L. Heiberg, professeur à 

TUniversité de Copenha¬ 
gue. 


Marcel Landrieu . 


1913. Molk, professeur à la Facul¬ 
té des sciences de Nancy. 

1915. Albert Anthiaume, aumô¬ 
nier au Lycée du Havre. 

F. Marguet, lieutenant de 
vaisseau, professeur à l’ɬ 
cole navale. 

George Sarton, publiciste. 


Pour ses travaux relatifs à fr. 
l’histoire des sciences et 
particulièrement de l’astro¬ 


nomie. 2000 

L’astrolabe - quadrant du 
Musée des antiquités de 
Rouen .Enc. 500 

Pour la publication des œu¬ 
vres de Galilée.1500 

Notes et mémoires relatifs 
à l’histoire des sciences. . 1500 


Pour ses travaux relatifs à 
l’histoire des mathémati¬ 
ques anciennes et plus par¬ 
ticulièrement ceux sur le 
« Traité de la méthode 
«d’Archimède». 2000 

Lamarck, le fondateur du 
transformisme, sa vie, son 
œuvre .1000 

Pour l’édition française de 
VEncyclopédie des scien¬ 


ces mathématiques . . . 2000 

Contribution à l’étude de la 
science nautique .... 700 

Histoire de la longitude ci la 
mer au X VUE siècle, en 
France . 700 

Pour la publication belge in¬ 
titulée : Isis, qui est con¬ 
sacrée à l’histoire et à l’or¬ 
ganisation de la science. 700 






392 


PRIX BINOUX DE GÉOGRAPHIE ET NAVIGATION. 


Liste des attributions du prix Binoux 
de géographie et navigation 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1902. A. Claude, à l’Observatoire 
du Bureau des longitudes 
au Parc de Montsouris. 

Marcel Monnier, explora¬ 
teur. 

Maurice Delpeuch, lieute¬ 
nant de vaisseau. 

1904. Commandant Baratier, de la 
mission Marchand. 

Charles Bénard, enseigne 
de vaisseau de réserve, 
président de la Société 
d’océanographie du golfe 
de Gascogne. 

Alphonse Berget, chargé 
de cours à la Faculté des 
sciences de Paris. 

1906. N. Larras, capitaine d’artil¬ 
lerie, attaché à la mission 
militaire française au 
Maroc. 

E. de Larminat, capitaine 
au 118 e régiment d’infan¬ 
terie à Quimper. 

1908. Paul Helbronner, ancien 
élève de l’École polytech¬ 
nique. 

D r Jules Richard, directeur 
du Muséum océanogra¬ 
phique de Monaco. 


fr. 

Astrolabe à prisme. . . . 1000 

Pour ses voyages d'explora¬ 
tion en Asie.1000 

La navigation sous-marine 
à travers les siècles. . . 1000 

Carte de la mission Congo- 

Nil .1000 

La conquête du Pôle . . . 500 


Physique du globe et météo¬ 
rologie . 500 


Explorations géographiques 

au Maroc.1200 


Topographie pratique de re¬ 
connaissance et d’explora¬ 


tion . 800 

Description géométrique des 
Hautes Alpes françaises . . 1250 

Pour ses travaux d’océano¬ 
graphie . 750 








PRIX BINOUX DE GÉOGRAPHIE ET NAVIGATION. 393 

fr. 

Ch. Mazeran, lieutenant de Atlas du fleuve Sénégal. Mention 
vaisseau. 

René-E. Bossière, au Hâ- Notices sur les îles Kergue- 

vre. len.Mention 


1910. Emmanuel de Martonne, 
professeur à la Faculté 
des lettres de Lyon. 

A. Bellot, capitaine d’artille¬ 
rie, attaché au Service 
géographique de l’Armée. 

Commandant Crépin-Bour 
dier de Beauregard. 

1912. Fichot, ingénieur hydrogra¬ 
phe de la marine. 


1914. Ernest Esclangon, profes¬ 
seur-adjoint à la Faculté 
des sciences de Bordeaux. 

Alfred Vialay, ingénieur 
civil. 


Paul Schwartz, capitaine, 
et Fernand Villatte, 
lieutenant d’infanterie co¬ 
loniale. 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de géographie physi¬ 
que .1000 

Monographie de l’île de 
Délos. 500 

Guide scientifique du géo¬ 
graphe explorateur . . . 500 


Réduction au sphéroïde ter¬ 
restre des données four¬ 
nies par les opérations de 
triangulation . 2000 

Observations de l’intensité 
de la pesanteur dans le 
sud-ouest de la France. 1500 

Contribution à l’étude des 
relations existant entre les 
circulations atmosphéri- 

• ques, l’électricité atmo¬ 
sphérique et le magnétisme 
terrestre . 500 

Pour leur mission scientifi¬ 
que en Afrique occidentale. 500 







394 


LEGS HIRN. 


1889 


Gustave-Adolphe Hirn, né à Logelbach, Haut-Rhin, le 21 août 
1815, appartenait à une famille d’industriels. Il reçut une instruc¬ 
tion sommaire et, sans être passé par aucune école, il entra à 
19 ans dans l’usine de son grand-père. Ingénieur mécanicien, puis 
physicien, il est l’auteur d’une série de travaux très remarquables 
sur l’équivalent mécanique de la chaleur, qu’il a déterminé, sur la 
thermodynamique, les grandes lois de l’univers, etc. Elu, en 1867, 
correspondant de l’Académie des Sciences dans la section de phy¬ 
sique générale, il mourut, à Colmar, le 14 janvier 1890. 

Son testament, en date du 9 janvier 1889, contenait les disposi¬ 
tions suivantes : 

« Par le présent écrit, j’institue ma chère et bonne femme, née 
«Lucie Mansbendel, mon héritière unique. De ma fortune, je dis- 
« trais, pour l’avenir seulement, les sommes ou les objets suivants : 

«1. Je lègue à l'Académie des Sciences, de l’Institut de France, 
«une somme de cinquante mille francs, tous droits payés. Sur un 
« papier timbré annexé à cet écrit, j’indique à l’Académie l’usage 
«et la destination de ce legs. 

«2. Une somme de cinq mille francs, tous impôts payés aussi. 
«J’autorise l’administration de cette société à faire de cette som- 
« me l’usage qu’elle jugera le plus utile. 

«Toutefois, ma femme, toute sa vie durant, jouira de l’usufruit 
«ou des intérêts de ces deux sommes, sans caution ni emploi. Elle 
«les gérera de la façon qu’elle jugera le plus convenable et les 
«sommes n’iront qu’après son décès à leur destination. » 


LEGS HIRN. 


395 


Voici le texte de la pièce annexe, mentionnée ci-dessus. 

« Comme témoignage de gratitude envers mon pays, la France, je 
«lègue à l’Académie des Sciences de l’Institut de France une som- 
« me de cinquante mille francs, libre de tous impôts ou droits. Se- 
« Ion les indications de mon testament, ce legs ne deviendra dispo- 
«nible qu’après le décès de ma femme. 

«Ces cinquante mille francs, devenus disponibles, seront par l’A- 
« cadémie placés le mieux possible à intérêt. La rente annuelle 
« ainsi produite servira à aider dans ses travaux expérimentaux, 
«dans ses recherches ou voyages scientifiques, dans ses frais 
a d’impression, ou à récompenser pour des travaux déjà faits, un 
«savant qui en sera jugé cligne par l’Académie. 

« Je laisse en ce sens toute latitude au jugement de mes con- 
« frères. 

« La somme annuelle pourra être adjugée plusieurs fois à la mê- 
« me personne, ou à des personnes s’occupant ensemble d’un même 
«travail. — En raison de son exiguité, cette somme nejdevra pas 
«être fractionnée; elle ne devra non plus être cumulée plus de 
« trois années. 

« Mon legs concerne toutes les sciences du ressort de l’Académie 
« indistinctement, à l’exclusion seule, mais formelle, de recherches 
« ou de travaux de physiologie impliquant des vivisections. (Je 
«fais cette restriction moins encore par sentiment d’humanité que 
« parce que, selon ma conviction de savant, les vivisections, par 
« les souffrances qu’elles occasionnent, faussent, altèrent ou en- 
« raient les fonctions organiques et ne conduisent ainsi pour la 
« plupart du temps qu’à des conclusions erronées, nuisibles aux 
« progrès réels de la physiologie. 

« Je prie mes confrères de l’Académie de recevoir mes derniers 
« remercîments pour la bienvaillance qu’ils m’ont témoignée ainsi 
« qu’à mes travaux. » 

L’Académie accepta provisoirement ce legs le 21 avril 1890 et, 
conformément à un décret, en date 15 avril 1891, elle prononça 
l’acceptation définitive le 20 avril suivant. 

La nue-propriété de l’Académie n’a pas encore pris fin. 


396 


PRIX GASTON PLANTÉ. 


1889 


Raymond - Louis - Gaston Planté est mort à Bellevue, le 21 mai 
1889. Physicien de talent, il avait doté l’industrie électrique et au¬ 
tomobile, d’un instrument de première nécessité : l’accumulateur 
électrique. Cette invention fut le fruit de plus de vingt années de 
laborieuses recherches, que l’Académie des Sciences couronna, en 
1881, de l’une de ses plus importantes récompenses: le prix La 
Caze. 

Par testament olographe, en date du 6 mai 1889, Gaston Planté 
a légué à l’Académie des Sciences « une rente perpétuelle de 1500 frs, 
« en 3 o o sur l’Etat français, destinée à la fondation d’un prix, le- 
« quel, décerné tous les deux ans, s’élèvera ainsi à la somme de 
«3000 fr., et sera attribué, d’après le jugement de l’Académie, à 
« l’auteur français d’une découverte, d’une invention ou d’un tra- 
« vail important dans le domaine de l'électricité . » 

L’acceptation provisoire fut prononcée par l’Académie le 11 juin 
1889, et l’acceptation définitive, le 16 août 1892, conformément à 
un décret, en date du 4 juillet 1892. 

Le prix Gaston Planté a été décerné, pour la première fois, en 
1893. 

Sa valeur est de 3000 fr. ; il est attribué, tous les deux ans, s’il 
y a lieu, sur la proposition de la commission des prix de phy¬ 
sique, qui est composée de la section de physique générale et de 
trois membres élus. 


PRIX GASTON PLANTÉ. 


397 


Liste des attributions du prix Gaston Planté 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1893. René Blondlot, professeur 
adjoint à la Faculté des 
sciences de Nancy. 

1895. Pierre Curie, professeur, et 
Jacques Curie, prépa¬ 
rateur à l’École municipa¬ 
le de physique et de chi¬ 
mie industrielles. 

1897. André Blondel, ingénieur 
des ponts et chaussées, 
professeur à l’École des 
ponts et chaussées. 

1899. Maurice Leblanc, ancien 
élève de l’École polytech¬ 
nique. 

1901. G. Boucherot, professeur à 
l’École supérieure d’élec¬ 
tricité. 

1903. E. Hospitalier, président de 
la Société internationale 
des électriciens. 

1905. Henri Abraham, maître de 
conférences à l’École nor¬ 
male supérieure. 

1907. E. Mathias, professeur à la 
Faculté des sciences de 
Toulouse. 


Détermination de la vitesse fr. 

de propagation de l’électri¬ 
cité dans les fils conduc¬ 
teurs . 3000 

Découverte de la piézoélec- 
tricité et travaux en cris¬ 
tallographie, électricité et 
magnétisme. 3000 

Recherches et travaux théo¬ 
riques et industriels en 
électricité. 3000 

Études sur l’application des 
courants alternatifs simples 


ou polyphasés. 3000 

Études des courants alterna¬ 
tifs et de leurs emplois in¬ 
dustriels . 3000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux et en particulier pour 
son appareil enregistreur 
dit ondogrciphe .... 3000 

Ions, électrons et corpuscu¬ 
les. — Recueil d’expérien¬ 
ces élémentaires de physi¬ 
que . 3000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux et en particulier ses 
recherches relatives au ma¬ 
gnétisme terrestre. . . . 3000 






398 


PRIX GASTON PLANTÉ. 


1909. Jean Perrin, chargé de 
cours à la Faculté des 
sciences de Paris. 


1911. Paul Janet, directeur de l'ɬ 
cole supérieure d’électri¬ 
cité. 

1913. Victor Picou, ingénieur des 
arts et manufactures. 

1915. Marcel Moulin, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Besançon, mort au 
champ d’honneur. 


Pour ses travaux relatifs aux fr. 
rayons cathodiques et son 
étude expérimentale et 
théorique touchant l’électri¬ 
cité de contact et les solu¬ 
tions colloïdales .... 3000 

Pour ses travaux sur l’électri¬ 
cité et le magnétisme . . 3000 

Pour les progrès qu’il a réa¬ 
lisés dans l’industrie élec¬ 


trique . 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de physique. . . . 3000 




399 


FONDATION AMIRAL PARIS. 


1889 


François - Edmond Paris naquit à Paris, le 2 mars 1806. Il entra 
dans la marine par l’Ecole d’Angoulême et fut nommé lieutenant 
de vaisseau au cours d’un voyage à bord de Y Astrolabe, sous les 
ordres de Dumont d’Urville; ce voyage est resté historique tant à 
cause de ses importants résultats que des incroyables difficultés 
que son chef et son équipage d’élite parvinrent à surmonter. 

Passionnément curieux de tout ce qui se rapportait à la mécani- 
nique, il perdit un bras en visitant une fonderie à Porto-Rico. Ce 
malheur ne l’empêcha pas de prendre part à une expédition des 
plus mouvementées à bord de YArtémise, sous les ordres de l’in¬ 
trépide commandant Laplace. 

De tous ses voyages, il rapportait d’innombrables documents de 
géographie et de construction navale. En 1863, il entra au Bu¬ 
reau des longitudes et fut élu membre de la section de géographie 
et navigation de l’Académie des Sciences et, en 1871, il reçut le 
grade de vice-amiral. 

La dernière période de sa carrière ne vit pas ralentir son activi¬ 
té : conservateur du Musée de la marine, il s’attacha à recueillir et 
à sauver de leur disparition les documents qui permettront aux 
générations à venir de connaître ce que fut la construction navale 
contemporaine. 

Cette œuvre de conservation avait été commencée par l’ingé¬ 
nieur suédois Chapman ; l’amiral Paris consacra toutes ses res¬ 
sources à faire contruire de beaux modèles, exposés aujourd’hui 
dans les galeries du Louvre et à publier la collection des Souve¬ 
nirs de marine conservés, dont la première partie a paru en 1882, 


400 


FONDATION AMIRAL PARIS. 


la seconde en 1884, la troisième en 1886, la quatrième en 1889 et la 
cinquième en 1892. Il travaillait encore à la sixième partie huit 
jours avant sa mort, qui survint le 8 avril 1893. 

Dès 1884, Dupuy de Lôme signalait à l'Académie l’importance de 
l’œuvre entreprise par son confrère, qui était trop modeste pour 
en parler lui-même, et il proposait que les membres de la section 
de géographie et de navigation lui apportassent leur concours en 
s’efforçant de rechercher et classer des plans et des documents 
écrits sur le matériel naval des diverses parties du monde. 

Trois ans plus tard, dans le comité secret du 17 janvier 1887, l’A¬ 
cadémie entendit lecture de la lettre suivante, qui lui était adres¬ 
sée par l’amiral Paris : 

« L’oubli si rapide des constructions navales de tous les pays 
« m’a donné l’idée de chercher à en conserver le souvenir par des 
« dessins et des chiffres assez exacts pour permettre une recon- 
« struction complète. Bref j’ai cherché à opérer pour les navires, 
« qui nous font connaître le monde et nous en apportent les pro- 
« duits, ce que l’on fait pouf beaucoup d’autres objets, tels que les 
« antiquités, ou les petits êtres arrachés au fond des mers, aux- 
« quels de belles publications sont consacrées. De plus il y a lieu 
« d’observer que ces restes ou ces animaux sont de longue durée, 
« tandis que le navire vieillit vite et devient pourritures, ou cen- 
« dres et fumée. Le papier est donc la seule chance de conserva- 
« tion historique. Aussi est-ce l’impossibilité de remonter au-delà 
« du temps de Louis XIII, même pour les vaisseaux de guerre, qui 
« m’a encouragé à tracer et à faire graver des navires de toutes 
« sortes, dont j’ai pu obtenir ou restituer des plans et je suis arri- 
« vé ainsi à 180 planches, reliées en trois volumes presque grand 
« aigle, qui ont reçu l’accueil le plus flatteur et le plus encoura- 
« géant de l’Académie et auxquelles s’ajoutent déjà plus de vingt 
«planches gravées pour le quatrième volume. 

« On ne consacre pas tant de travail et d’argent à un but spécial, 
« sans songer à sa conservation : c’est ce qui me porte maintenant 
« à prier mes confrères de vouloir bien prendre pour l’avenir la 
« charge de cette conservation, basée alors sur la perpétuité de 
« notre compagnie. 

«Qu’est au fond le travail entrepris: si ce n’est réellement la 


FONDATION AMIRAL PARIS. 


401 


«conservation des œuvres des ingénieurs les plus célèbres, comme 
« des modestes constructeurs des bateaux, ou des sauvages ingé- 
« nieux dans leurs petits travaux. Si je n’ai pas commencé par ce 
« qui flotte actuellement sur mer, ce n’est que parce que les don- 
« nées relatives à ces constructions modernes existent encore ; 
«tandis que celles d’un passé très peu éloigné sont disparues ou en 
«train de le faire et l’impuissance ou la peine que j’éprouve à me 
«les procurer en est la preuve. Se presser de préférence pour ce 
« qui se perd est donc bien naturel et le désir de voir agir de mê- 
« me dans l’avenir, pour ce qui existe, est la base de ce que j’ose 
« proposer à l’Académie. Ce n’est du reste qu’une tentative sérieu- 
« se de réalisation de ce que notre éminent et si regretté confrère 
« Dupuy de Lôme avait proposé jadis : c’est-à-dire de créer par des 
«archives une collection de documents se rapportant à la marine. 

« Dans le but de contribuer à obtenir ce résultat d’une manière 
«certaine, j’oserai proposer pour l’avenir une modeste rente de 
« cinq cents francs en 4 1/2 0 / 0 , destinée à faire exécuter, à favo- 
« riser directement ou à récompenser toute œuvre du même genre; 
«c’est à-dire donnant des plans et des chiffres assez complets et 
«assez exacts, pour permettre une reconstruction complette de na- 
« vires ou bateaux aptes à prendre la mer; autrement dit la vraie 
« histoire précise de la construction maritime de n’importe quelle 
«époque et de n’importe quelle nation et cela en admettant le mê- 
« me format que celui adopté d’après l’œuvre de Chapman, afin 
«d’effectuer par la reliure un ensemble, qui éloigne les chances de 
«la dispersion. On pourrait appeler cela la zoologie du navire, qui 
«n’a pas été tentée, comme le prouve notre ignorance du passé. 

« Quant au mode d’opérer, ce sera naturellement celui que l’Aca- 
« démie jugera préférable pour la continuation de ce que je dois 
« appeler la suite de l’œuvre du célèbre ingénieur suédois Chap- 
« man, près des cuivres duquel j’ai déposé les miens depuis plu- 
« sieurs années, pour leur servir d’égide. » 

L’Académie décida, qu’une lettre de remercîments serait adres¬ 
sée à l’amiral par les Secrétaires perpétuels, et M. de Lesseps pria 
ses confrères de l’autoriser à joindre une somme de cinq cents francs 
à la donation proposée. 

Cette donation fit l’objet d’un acte authentique, en date du 

26 


402 


FONDATION AMIRAL PARIS. 


22 mai 4889, dans lequel les intentions du donateur sont expri¬ 
mées en ces termes : 

« Le but de la donation est de continuer, du vivant et après la 
« mort du donateur, l’œuvre de la conservation des constructions 
«navales, sous le titre de Souvenirs de marine conservés et cela 
«au moyen de gravures exactes des bâtiments de toutes sortes et 
«de toutes nations. 

« En conséquence l’Académie devra recevoir les plans et élé- 
« ments qui lui seront adressés, quelle que soit leur provenance. 

« Elle décidera quels sont ceux de ces documents qui méritent 
« d’être reproduits pour faire suite aux deux cent vingt quatre 
« planches qui ont déjà paru. 

«L’amiral Paris exprime le désir que, sous la direction de l’A- 
« cadémie, l’exécution et le débit des nouvelles planches soient 
«confiés à MM. Gauthier-Villars et fils, imprimeurs des Comptes 
« Rendus de l’Académie des Sciences, qui ont déjà publié les pre- 
« mières parties de l’ouvrage. 

« Dans le cas où ces plans et éléments viendraient à manquer, la 
((rente donnée par M. l’amiral Paris serait employée d’une maniè- 
« re assortie au but qu’il se propose et l’Académie des Sciences 
« pourrait faire l’acquisition de livres ou gravures donnant des 
« plans exacts de navires, lesquels livres propres à maintenir le 
« souvenir de ces constructions seraient donnés par l’Académie des 
« Sciences aux bibliothèques des ports maritimes, du commerce ou 
« de l’État. » 

L’acceptation provisoire fut prononcée par l'Académie le 11 juin 
1889 et un décret, en date du 16 août suivant, autorisa l’accepta¬ 
tion définitive, qui fut votée le 2 septembre. 

L’Académie, jalouse de remplir dans toute son étendue la tâche 
si intéressante qui lui avait été confiée, a eu la bonne fortune 
d’obtenir successivement le concours de deux de ses membres, 
deux autorités dans cette belle science des constructions navales 
à laquelle elle attache tant de prix, MM. de Bussy et Bertin. C’est 
grâce à leur concours qu’a pu paraître, en 1908, le sixième volu¬ 
me des Souvenirs de marine , dont l’amiral Pâris avait préparé 
avant de mourir les quarante-cinq premières planches. Aujourd’hui, 
M. Bertin s’occupe seul de la publication; sous sa direction le 


FONDATION AMIRAL PARIS. 


403 


premier et le second volumes, qui étaient épuisés, ont été réédités 
en 1910, et un septième volume est en préparation. 

Malheureusement, depuis longtemps déjà la conversion de la ren¬ 
te a réduit le revenu annuel de la fondation à trois cents francs en¬ 
viron ; c’est une bien modeste ressource pour une publication coû¬ 
teuse et cela limite beaucoup son étendue. 



404 


PRIX PIERRE GUZMAN 


1889 


Anne-Emilie-Clara Goguet, née à la Havane le 27 avril 1804, veu¬ 
ve de Marc Guzman, mourut au couvent de l’Espérance à Pau, le 
30 juin 1891. 

Son testament olographe, en date du 30 juillet 1889, contenait les 
dispositions suivantes : 

"Je lègue à l’Académie des Sciences de l’Institut de France cent 
«mille francs pour fonder un prix qui portera le nom de mon fils, 
«Pierre Guzman. Ce prix sera donné, sans exclusion denationali- 
« té, à celui qui trouvera le moyen de communiquer avec un astre, 
« — je veux dire faire un signe à uji astre et recevoir réponse à ce 
«signe. — J’exclus la planète Mars qui paraît suffisamment 
« connue. 

« Tant que la solution demandée ne sera pas obtenue, les inté- 
« rêts seront cumulés pendant cinq années et formeront un prix, 
«toujours décerné sous le nom de mon fils, ù un savant français 
« ou étranger qui aura fait faire un progrès réel et sérieux soit 
«clans la conxxaissance intime des planètes de notre système so¬ 
it taire, soit dans les relations des planètes de ce système avec la 
« terre, au moyen d’instruments cle physique ou d’optique plus 
« perfectionnés ou par tout autre moyen de mode (sic) d'inspection 
« ou d’investigation. 

«Si les prix ne sont pas décernés, au bout de dix ans l’Académie 
« aura le droit de donner deux prix, sous le nom de mon fils et 
«dans les mêmes conditions, avec les intérêts du capital. 

«Je lègue cinquante mille francs à l’Académie de médecine de Pa- 
« ris pour fonder un prix qui portera le nom de mon fils, Pierre 


PRIX PIERRE GUZMAN. 


405 


«Guzman, et qui sera donné à celui qui trouvera un traitement 
« réellement efficace dans les formes les plus communes dans les 
« maladies organiques du cœur confirmées. 

« En attendant qu’on vienne à trouver, s’il se peut, un traitement 
«qui guérisse la plupart de ces maladies, je veux que la rente de 
«ces cinquante mille francs soit donnée chaque année à un travail 
«théorique ou pratique, le meilleur sur l’une ou l’autre de ces ma- 
« ladies. 

«Je lègue cinquante mille francs à l’Assistance publique. ...» 

Ce legs fut porté à la connaissance de l’Académie le 24 août 
1891 ; après quelques observations de MM. Duchartre et Fizeau, 
l’acceptation provisoire fut prononcée. Mais l’affaire fut retenue 
assez longtemps en Conseil d’Etat, et c’est seulement le 20 décem¬ 
bre 1899 qu’un décret autorisa l’acceptation définitive, que l’Aca¬ 
démie vota le 8 janvier 1900. 

Ce retard était venu de ce que l’on s’était demandé s’il convenait 
que l’Académie acceptât la charge de réserver une récompense à la 
solution d’un problème qui est peut-être insoluble. Mais l’Acadé¬ 
mie jugea, et son avis l’a emporté, qu’il convenait, avant tout, 
qu’elle ne prît pas l’initiative de déclarer insoluble un problème, 
dont la plupart des données, sinon toutes, nous sont actuellement 
inconnues. En 1911, dans son Éloge des Donateurs de l'Acadé¬ 
mie, M. G. Darboux, Secrétaire perpétuel, a exprimé en ces ter¬ 
mes le sentiment de l’Académie :« Quelles merveilles la science 
n’a-t-elle pas réalisées au cours du siècle qui vient de finir? Le 
téléphone, le phonographe, la télégraphie ordinaire, la télégraphie 
sans fil, les rayons X, le radium, la conquête de l’air, etc. Quel¬ 
qu’un qui les eût prédites, il y a seulement un siècle, en 1811, au¬ 
rait passé pour un insensé. Gardons-nous donc de condamner a 
priori des rêves comme celui de communiquer avec les astres. 
La physique et la chimie, déjouant les prédictions d’Auguste Com¬ 
te, ont commencé à nous éclairer sur la nature et la composition 
des corps célestes. Qui peut dire où elles s’arrêteront?» 

En attendant que le prix de cent mille francs puisse être décer¬ 
né, l’Académie attribue, tous les cinq ans, s’il y a lieu, depuis 1905, 
le prix des arrérages, sur la proposition de la commission des prix 


406 


PRIX PIERRE GUZMAN. 


d’astronomie, qui est composée de la section d’astronomie et de 
trois membres élus. 


Liste des attributions du prix Pierre Guzman 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1905. Feu Joseph Perrotin, cor¬ 
respondant de l’Acadé¬ 
mie, directeur de l’Obser¬ 
vatoire fondé à Nice par 
Bischoffsheim. 

1910. Feu Maurice Loewy, mem¬ 
bre de l’Académie et du 
Bureau des longitudes, 
directeur de l’Observa¬ 
toire de Paris. 


Pour l’ensemble de ses tra- fr. 
vaux astronomiques. . . 12 000 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux scientifiques. . . . 12 000 



407 


LEGS COLOMBAT. 


1890 


Marc-Émile-Oscar Colombat, originaire du département de l’Isè¬ 
re, en son vivant professeur à l’Institution nationale des sourds- 
muets à Paris, mourut à Vanves, le 4 septembre 1891. 

Son testament olographe, en date du 1 er mars 1890, contenait no¬ 
tamment ce qui suit : 

«J’institue pour ma légataire universelle ma nièce ... à char- 
« ge par elle ... 3° de verser à l’Institut de France une somme 
«de dix mille francs pour la création d’un prix à donner, tous les 
«deux ans, au meilleur ouvrage fait soit sur le redressement vocal 
« du bégaiement et des vices de la parole, soit sur les maladies de 
«voix, soit à la meilleure méthode de chant. En souvenir des tra- 
«vaux de mon père et des miens, je désire que ce prix porte le 
«nom de Colombat . » 

La commission administrative centrale de l’Institut, en sa réu¬ 
nion du 28 octobre 1891, constatant que les dispositions relevaient 
de l’Académie des Sciences et de l’Académie des Beaux-Arts, décida 
que le testament serait renvoyé à ces deux Académies qui donne¬ 
raient la suite qu’elles jugeraient convenable. 

Mais, quelque temps après, l’exécuteur testamentaire, M. Bou¬ 
chard, président de la Cour des comptes, signala simultanément 
à l’Institut et au Ministre de l’Instruction publique, diverses irré¬ 
gularités qui mettaient en doute la validité du testament, et, fai¬ 
sant connaître la situation modeste des héritiers en même temps 
que la faible importance de la succession, il demanda la renon¬ 
ciation par l’Institut à une partie au moins de son legs. 


408 


LEGS COLOMBAT. 


L’Académie des Sciences, en son comité secret du 21 mars 1892, 
appréciant les difficultés que pouvaient soulever les héritiers, re¬ 
nonça définitivement, pour ce qui la concernait, à la délivrance du 
legs. 

Un décret, en date du 31 juillet 1892, a confirmé cette dé¬ 
cision. 



409 


PRIX L.-E. RIVOT. 


1890 


Félix Rivot, officier de la Légion d’honneur, chef de bureau au 
Ministère de la guerre, mourut en son domicile à Paris le 31 mai 
1891. 

Par testament olographe, en date du 1 er juillet 1890, il laissait 
une bibliothèque à l’Ecole des mines, divers souvenirs aux mu¬ 
sées du Louvre et de Nancy, ainsi qu’à la bibliothèque de Pro¬ 
vins, et à l’Académie des Sciences le legs suivant : 

«Je donne à l’Académie des Sciences la somme nécessaire pour 
«l’achat d’une rente de deux mille cinq cents francs, en 3 o/o per- 
« pétuel; cette rente sera partagée entre les quatre élèves sortant 
«chaque année de l’Ecole polytechnique avec les n° 1 et 2 dans les 
«corps des mines et des ponts et chaussées. Les n os 1 recevront 
«750 frs et les n 05 2, 500 frs., qui leur seront remis, au nom de 
«mon frère, L.-E. Rivot, pour les aider à acheter des livres de 
« sciences ou à faire des voyages d’étude. » 

Louis-Edouard Rivot, né à Paris, le 12 octobre 1820, était sorti 
premier de l’École polytechnique, en 1842, et avait reçu, à ce ti¬ 
tre, de l’Académie le prix fondé par la marquise de Laplace. Bril¬ 
lant élève, puis professeur de l’École nationale supérieure des mi¬ 
nes, il publia, de 1861 à 1866, un ouvrage en 4 volumes intitulé : Do- 
cimasie, traité d'analyse des substances minérales. En 1861, lors 
de l’élection d’Henri Sainte-Claire Deville à la place laissée vacante 
dans la section de minéralogie de l’Académie par le décès de Ber- 
thier, il était inscrit en 2° ligne sur la liste de présentation, ex 


410 


PRIX L.-E. RIVOT. 


æquo avec Des Cloizeaux. 11 aurait sans doute été élu, en une au¬ 
tre circonstance, si une mort prématurée n’était venue, en 1869, 
l’arracher à ses travaux. 

L’Académie prononça l’acceptation provisoire du legs de Félix 
Rivot, le 6 juillet 1891, et l’acceptation définitive, le 22 octobre 
1894, conformément à un décret en date du 5 septembre précédent. 

Les quatre prix proposés par le fondateur sont décernés chaque 
année depuis 1894. 


Liste des lauréats du prix L.-E. Rivot 
depuis rorigine jusqu’à 1915. 


École nationale École nationale 

supérieure des mines. des ponts et chaussées. 



n° 


n° 


1894. 

1. 

Glasser. • . 

1. 

Henri Parent. 


2. 

Leprince-Ringuet. 

2. 

Le Gavrian. 

1895. 

1. 

Bachellery. 

1. 

Delemer. 


2. 

de Ruffi de Pontevès Gé- 

vaudan. 

2. 

Labordère. 

1896. 

1. 

de Nanteuil de la Morville. 

1. 

Balling. 


2. 

Dutilleul. 

2. 

Leroux. 

1897. 

1. 

Grussard. 

1. 

Bertrand. 


2. 

Gourguechon. 

2. 

Bruneau. 

1898. 

1. 

Emilien Mérigeault. . . 

1. 

Yves Le Troquer 


2. 

Joseph Defline. 

2. 

Henry Gérin. 

1899. 

1. 

Paul Siegler. 

1. 

Georges Aron. 


2. 

Emile Heurteau. 

2. 

Jean Becquerel. 

1900. 

1. 

Macaux. 

1 . 

Martinet. 


2. 

de Schlumberger. 

2. 

Hardel. 

1901. 

1. 

Japiot. 

1. 

Pellarin. 


2. 

Guillaume. 

2. 

ott. 

1902. 

1. 

Aubrun. 

1. 

Barrillon. 


2. 

Niewenglowski. 

2. 

Bénézit. 









École nationale 
supérieure des mines. 


PRIX L.-E. RIVOT. 


441 


École nationale 
des ponts et chaussées. 



n° 


n° 


1903. 

1 . 

Rémy. 

1 . 

Gillier. 


2. 

Breynaert. 

2. 

Bouteloup. 

1904. 

1 . 

Léauté . 

1 . 

Hecker. 


2. 

Dubois. 

2. 

Le Verrier. 

1905. 

1 . 

Fortier. 

1 . 

Frontard. 


2. 

Rodhain. 

2. 

Lefranc. 

1906. 

1. 

Lévy. 

1 . 

Petit. 


2. 

Bélugou. 

2. 

Lane. 

1907. 

1 . 

Daum. 

1 . 

Cambournac. 


2. 

Pain vin. 

2. 

Galatoire - Malégarie. 

1908. 

1 . 

Lancrenon. 

1 . 

Ghavanes. 




2. 

Blanchet. 

1909. 

1 . 

Vaucheret. 

1 . 

Messiah. 


2. 

Hentschel. 

2. 

Gourtaigne. 

1910. 

1 . 

Audibert. 

1 . 

Balensi. 


2. 

Weill. 

2. 

Loder. 

1911. 

1 . 

Perrin. 

1 . 

Terrisse. 


2. 

Walckenaer. 

2. 

Denis. 

1912. 

1 . 

Menj. 

1 . 

Mabilleau. 


2. 

Daval. 

2. 

Bollack. 

1913. 

1 . 

Demay. 

1 . 

Boutteville. 


2. 

Perrin. 

2. 

Renaud. 

1914. 

1 . 

Sasportès. 

1 . 

Jeannin. 


2. 

Lévy. 

2. 

Pélissonnier. 

1915. 

La 

promotion étant aux armées, 
décernés. 

les 

prix n’ont pu être 














412 


PRIX ALBERTO LEVI. 


1891 


Le docteur Alberto - Giuseppe Levi mourut à Gorizia, le 20 sep¬ 
tembre 1892. 

L’Académie des Sciences, en son comité secret du 10 octobre 
suivant, reçut de son frère, M. Angelo Levi, communication d’un 
extrait de son testament, en date du 3 avril 1891, qui attribuait à 
l’Académie un legs de cinquante mille francs en or dans les condi¬ 
tions suivantes : 

« Les intérêts annuels de cette somme, qui devra être placée en 
« rente sur l’État, seront dévolus à l’Institut Pasteur, pour pour- 
« suivre ses études et ses expériences sur le microbe de la diphté- 
« rie. La somme capitale dudit legs devra en outre être décernée 
*< par l’Académie, en séance solennelle, à celui qui aura découvert, 
« ou partagée entre ceux qui auront découvert simultanément un 
« moyen sûr de prévenir ou de guérir cette terrible maladie in¬ 
fectieuse, qui m’a enlevé mon unique enfant et a emporté avec 
« lui le bonheur de ma vie. » 

L’Académie s’étant déclarée prête à accepter la mission qui lui 
était proposée, y fut autorisée par un décret, en date du 7 sep¬ 
tembre 1893, et elle eut le bonheur de pouvoir s’en acquitter 
trois ans plus tard, en 1895 : sur le rapport de Bouchard, le prix fut 
partagé entre MM. Behring et Emile Roux, pour la découverte 
du sérum antidiphtérique et son application à l’homme. 



413 


PRIX HÉBERT. 


1891 


François-Charles-Émile Hébert, en son vivant rentier, demeu¬ 
rant à Paris, mourut en son domicile, le l ev mars 1892. 

Dans son testament olographe, en date du 1 er août 1891, il avait, 
à la suite de divers legs, inscrit la disposition suivante : 

«Je lègue à l’Académie des Sciences (Institut), le solde de ma 
« quotité disponible pour que les intérêts en provenant servent à 
« fonder un prix annuel, destiné à récompenser l’auteur du meil- 
« leur traité ou de la plus utile découverte pour la vulgarisation 
a et l'emploi pratique de l’électricité. Ce prix portera mon nom.» 

L’acceptation provisoire fut prononcée le 16 août 1892. Un dé¬ 
cret, en date du 21 novembre 1893, autorisa l’acceptation définiti¬ 
ve, jusqu’à concurrence d’une somme de 30000 fr. ; elle fut votée 
dans ces conditions le 4 décembre 1893. 

Le prix, d’une valeur de 1000 fr., est décerné chaque année, s’il 
y a lieu, depuis 1902, sur la proposition de la commission des 
prix de physique, qui est composée de la section de physique 
générale et de trois membres élus. 


Liste des attributions du prix Hébert 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


Les générateurs d'électri- fr. 
cité à l'exposition de 1000 
190U . 


1902. C.-F. Guilbert . 



444 


PRIX HEBERT. 


1903. 

E. Goldstein, astronome - 
physicien à l’Observatoire 
de Berlin. 

Recherches relatives aux dé¬ 
charges électriques dans 
les gaz raréfiés. 

fr. 

1000 

1904. 

Georges Claude, ingénieur- 
civil. 

L'électricité à la portée de 
tout le monde . 

1000 

1905. 

L. Jumau, ingénieur-élec¬ 
tricien. 

Les accumulateurs électri¬ 
ques . 

1000 

1906. 

Gustave Gouré de Ville- 
montée, professeur au 
Lycée Buffon. 

Recherches sur les différen¬ 
ces de potentiel au contact. 

1000 

1907. 

Lucien Poincaré, inspec¬ 
teur général de l’ensei¬ 
gnement secondaire, or¬ 
dre des sciences. 

La physique moderne. . 

1000 

1908. 

André Blondel, ingénieur 
des ponts et chaussées, 
professeur à l’Ecole des 
ponts et chaussées. 

Pour ses recherches sur les 
conditions et l’emploi de 
l’arc électrique. 

1000 

1909. 

Paul Janet, directeur de 
l’École supérieure d’élec¬ 
tricité. 

Leçons d’électrotechnique gé¬ 
nérale . 

1000 

1910. 

Louis Barbillion, profes¬ 
seur à la Faculté des 

sciences de Grenoble. 

Pour l’ensemble de ses ou¬ 
vrages relatifs à l’électrici¬ 
té industrielle. 

1000 

1911. 

G.-A. Hemsalech, attaché 
au laboratoire de physi¬ 
que de la Faculté des 
sciences de Paris. 

Pour ses études de l’étin¬ 
celle électrique. 

1000 

1912. 

L. Houllevigue, professeur à 
la Faculté des sciences de 

Marseille. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux relatifs à la physique. 

1000 

1913. 

Swingedauw, professeur à 
la Faculté des sciences de 

Pour ses travaux de physi¬ 
que pure et appliquée . 

1000 


Lille. 




PRIX HEBERT. 


415 
fr. 

1914. Alexandre Mauduit, pro- Machines électriques . . . 1000 

fesseur à l’Institut élec¬ 
trotechnique de Nancy. 

1915. Michael-Idvorsky Pupin, Pour l’ensemble de ses tra- 

membre de l’Académie vaux de physique. . . . 1000 

des sciences de Was¬ 
hington. 



416 


PRIX HENRI DE PARVILLE. 


1894 


François-Henri Peudefer de Parville né à Evreux, dans l’Eure, le 
27 janvier 1838, mourut, le 11 juillet 1909, en son domicile, à Bou- 
logne-sur-Seine. 

Il s’était consacré, durant sa vie, à la vulgarisation des sciences 
et spécialement de l’électricité ; ses ouvrages et ses articles de 
journaux et de revues furent très appréciés. 

Il voulut que son succès profitât à ceux qui suivraient cette voie 
après lui : dans ce but, le 27 août 1882 et de nouveau le 1 er septem¬ 
bre 1891, il laissait par testament sa fortune à l’Académie des 
Sciences, pour qu’elle « soit affectée à la fondation de deux prix 
«dits «Prix de Parville»; le premier prix sera destiné à rècom- 
«penser des travaux originaux de physique ou de mécanique, le 
«deuxième sera destiné à récompenser l'ouvrage de science qui en 
a paraîtra le plus digne : livre de science original ou livre de vul- 
«garisation scientifique. » 

Dans le testament de 1882, Henri de Parville indiquait la somme 
de 1500 fr. pour la valeur du premier de ces prix et 1000 fr. pour 
la valeur du second. Mais il ajoutait : 

« L’Académie sera maîtresse d’augmenter la valeur de ces prix 
« si les revenus du legs le permettent ou d’employer cet excédent 
« de la manière qui lui paraîtra la plus utile à la science. » 

L’Académie eut à acquitter divers legs particuliers. De plus elle 
voulut tenir compte des sentiments d’intérêt que le donateur avait 
manifestés vers la fin de sa vie à certains membres de sa famille 
et de son entourage : elle fit don aux héritiers naturels, qui renon¬ 
cèrent de ce chef à toute action ultérieure contre elle et à toute 


PRIX HENRI DE PARVILLE. 


417 


réclamation relative à l’emploi des revenus de la fondation, d’une 
somme de 100 CCO frs et de la propriété, sise à Boulogne-sur-Seine, 
qu’Henri de Parville habitait. 

L’acceptation provisoire fut prononcée le 19 juillet 1909 et un 
décret, en date du 31 juillet 1912, la rendit définitive. 

Sur la proposition de sa commission administrative, l’Académie, 
en ses comités secrets des 2 et 9 décembre 1912, a réglé comme 
suit le programme et l’attribution des prix de Parville : 

1° Un prix annuel alternatif de 1500 frs est décerné: une année à 
l’auteur de travaux originaux c/e physique sur la proposition de 
la commission des prix de physique, — l rc année: 1913 — et l’an¬ 
née suivante à l’auteur de travaux originaux de mécanique sur 
la proposition de la commission des prix de mécanique, — l rc an¬ 
née: 1914. 

2° Un prix annuel de 2500 frs est décerné par une commission 
spéciale à l’auteur de l 'ouvrage de science qui en parait le plus 
cligne: livre de science original ou livre de vulgarisation scienti¬ 
fique. 

Cette commission spéciale est composée du bureau de l’Acadé¬ 
mie et de trois membres élus, choisis: le premier dans la division 
des sciences mathématiques, le second dans la division des scien¬ 
ces physiques, le troisième parmi les académiciens libres. 

Le 4 novembre 1912, l'Académie, usant des droits à elle confé¬ 
rés par le fondateur, a décidé qu’une partie de l’excédent des ressour¬ 
ces pourrait être consacrée aux frais des délégations ou missions 
scientifiques qu’elle doit envoyer soit en province, soit à l’étran¬ 
ger, pour assurer le progrès et l’expansion de la science française 


Liste des attributions du prix Henri de Parville 
de physique et de mécanique 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1913. Rothé, professeur à la Fa- Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

culté des sciences de vaux de physique. . . . 1500 

Nancy. 


418 


PRIX H. DE PARVILLE OUVRAGES DE SCIENCES. 


1914. 


1915. 


1913. 


1914. 


Jean Rey, chef des travaux 
techniques à la maison 
Sautter- Harlé. 

Marcel Biver, ingénieur des 
arts et manufactures. 

Jean Blein, professeur au 
Lycée Louis le Grand, 
mort au champ d’hon¬ 
neur. 


Pour ses travaux relatifs aux - fr. 
turbo-machines .... 1000 

Description d'un système de 
transmission et de trans¬ 
formation de mouvement. 500 

Pour ses divers travaux de 
physique.1500 


Liste des attributions du prix Henri de Parville 
— ouvrages de sciences — 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


Jean Perrin, professeur à la 
Faculté des sciences de 
Paris. 

Alphonse Berget, profes¬ 
seur à l’Institut océano¬ 
graphique de Paris. 

L. Houllevigue, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Marseille. 

Louis Joubin, professeur au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

Robert Altermann, ingé¬ 
nieur des arts et manu¬ 
factures. 


fr. 

Les atomes . 2500 

La vie et la mort du globe. 1000 

Le ciel et l'athmosphère . . 1000 


Pour ses publications océa¬ 
nographiques .1000 

La téléphonie moderne . . 500 




PRIX H. DE PARVILLE — OUVRAGES DE SCIENCES. 419 


Henri Goupin, chef de tra¬ 
vaux de botanique à la 
Faculté des sciences de 
Paris. 

1915. Jean Escard, ingénieur. 


Gustave Loisel, docteur ès 
sciences et en médecine. 

Albert Buisson. 


Les plantes originales. . . 500 


Le carbone et son industrie: 

— Les métaux spéciaux et 
leurs composés métallurgi¬ 
ques industriels; — Les 
fours électriques et leurs 
applications industrielles: 

— Les matières abrasives 
industrielles; — Les indus¬ 
tries électrochimiques: — 

Les pierres précieuses . . 1000 

Histoire des ménageries . . 1000 
Le problème clés poudres. . 500 



420 


LEGS MAHYER. 


1892 


Marie-Célina-Juliette Mahyer, veuve de François Léon Piet, en 
son vivant rentière, mourut en son domicile, à Angoulême, le 
13 décembre 1897. 

Il résulte de son testament olographe, daté du 27 janvier 1892, 
qu’elle laissait en nue propriété, les quatre quarantièmes des qua¬ 


rante trois cent vingtièmes 


_± . ü \ 

40 120 ' 


de toutes les créances ou 


valeurs qui devaient composer son avoir au jour de son décès 
«à l’Institut de France, pour la fondation d’un prix, qui recevra 
«le nom de prix Jules Mahyer , et sera attribué par les membres 
«de la section des sciences.» D'autres legs étaient faits à des éta¬ 
blissements de bienfaisance. 


L’acceptation provisoire fut prononcée par l’Académie des scien¬ 
ces le 31 janvier 1898, et un décret, en date du 3 décembre 1900, 
autorisa l’acceptation définitive, qui fut votée le 24 décembre 
suivant. 

La nue propriété de l’Académie, qui porte sur un titre de rente 
3 o o de 629 frs, n’a pas encore pris fin. 



421 


PRIX HUGHES. 


1893 


David-Edward Hughes, né à Londres, le 16 mai 1831, physicien, 
membre de la Société royale de Londres, mourut à Londres, le 
21 janvier 1900. 11 est surtout connu pour trois inventions : le té¬ 
légraphe imprimant, le microphone et la balance d’induction. 

Par testament olographe, en date du 9 mai 1893, il a légué à l’A¬ 
cadémie des Sciences une somme de 4000 livres sterling, qui devait 
être placée conformément à la loi française et il stipulait : 

« Je déclare et j’entends que le revenu annuel sera décerné par 
«cette Compagnie, toutes les fois qu’un lauréat digne sera trouvé, 
«sous la forme d’un prix en argent ou d’une médaille ou d’un prix 
« en argent avec médaille, pour récompenser une découverte origi- 
« nale dans les sciences physiques, spécialement l’électricité et le 
« magnétisme ou leurs applications. 

«Ce prix ou cette médaille devra être donné dans les conditions 
«à fixer en tout temps par ladite Compagnie, d’après les mêmes 
«principes que ceux suivis par elle, actuellement ou plus tard, 
«dans l’octroi des autres prix ou médailles ; et si, dans une année 
«quelconque, on ne peut trouver un lauréat, le revenu annuel 
«pour cette année-là sera ajouté au capital.» 

L’acceptation provisoire fut prononcée par 1 Académie, le 12 fé¬ 
vrier 1900, et l’acceptation définitive, le 2 décembre 1901, conformé¬ 
ment au décret du 23 novembre 1901. 

Un prix en argent, d’une valeur de 2500 frs, est décerné chaque 
année par l’Académie, sur la pronosition de la commission des 
prix de physique, qui est composée de la section de physique gé¬ 
nérale et de trois membres élus. 


422 


PRIX HUGHES. 


Liste des attributions du prix Hughes 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1903. Pierre Picard, ingénieur 

des postes et télégraphes. 

1904. Lieutenant-colonel Ariès . . 


1905. Georges Urbain, répétiteur 

à l’École centrale des arts 
et manufactures. 

1906. Daniel Berthelot, profes¬ 

seur à l’École supérieure 
de pharmacie de Paris. 

1907. P. Langevin, professeur 

suppléant au Collège .de 
France. 


1908. Marcel Brillouin, profes¬ 

seur au Collège de France. 

1909. Meslin, professeur à la Fa¬ 

culté des sciences de 
Montpellier. 


1910. Alexandre Dufour, attaché 

au laboratoire de physi¬ 
que de l’École normale 
supérieure. 

1911. Charles Féry, professeur à 

l’École de physique et de 
chimie de la ville de 
Paris. 


Perfectionnements introduits fr. 

dans la télégraphie . . . 2500 

Pour ses publications sur la 
théorie de la chaleur et la 
statique chimique. . . . 2500 

Pour ses recherches sur les 
terres rares. 2500 


Recherches sur les proprié¬ 
tés générales des fluides. 2500 

Pour ses travaux relatifs aux 
phénomènes d’ionisation 
des gaz, à la diffusion des 
mollécules gazeuses et aux 
propriétés des élections. . 2500 

Leçons sur Ici viscosité des 
liquides et des gaz . . . 2500 

Les phénomènes d'optique 
physique et les phénomènes 
magnéto - optiques. Et pour 
ses études de physique as¬ 


tronomique . 2500 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 2500 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 2500 





PRIX HUGHES. 


423 


1912. Le comte Arnaud de Gra 

mont. 

1913. Jean Becquerel, professeur 

au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 

1914. Louis Benoist, professeur 

au Lycée Henri IV. 

1915. R. Marcelin, jeune physi¬ 

cien, mort au champ 
d’honneur. 


Pour 1’ 

ensemble de ses tra- 

fr. 

vaux 

de spectroscopie . 

2500 

Pour 1 

'ensemble de ses tra- 


vaux 

de physique .... 

2500 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur les rayons X . . 2500 

Contribution à l’étude de la 
cinétique physico - chimi¬ 
que 


2500 




424 


FONDATION HÉLY DOISSEL. 


4895 


Paul - Frédéric Hély d'Oissel, en son vivant propriétaire, demeu¬ 
rant à Paris, où il est décédé le 25 janvier 1898, appartenait à une 
famille de magistrats et d'hommes politiques français. 

Son testament olographe, en date du 28 février 1895, contient 
notamment ces dispositions : 

«Je lègue à l’Académie des Sciences la somme de trente cinq 
«mille francs aux conditions suivantes: 

«Ce capital sera placé dans ces valeurs présentant la plus gran- 
« de sécurité possible et le revenu sera divisé en deux parts éga- 
« les, l’une sera à la disposition de l’Académie des Sciences et em- 
« ployèe dans le but de favoriser le progrès des sciences, mais 
«sans pouvoir profitera un membre de l’Académie; l’autre moi- 
« tié sera capitalisée et placée à nouveau de manière à augmenter 
«constamment le revenu de cette fondation qui devra, tous les ans 
« êt^e partagé en deux portions égales dont l’une sera capitalisée à 
« nouveau. » 

L’acceptation provisoire de ce legs fut prononcée par l’Acadé¬ 
mie des Sciences, le 28 mars 1898, et un décret, en date du 5 fé¬ 
vrier 1899, autorisa l’acceptation définitive, qui fut votée le 20 fé¬ 
vrier suivant. 

L’Académie est en possession de ce legs depuis 1899. 



425 


FONDATION AIMÉ BERTHÉ. 

1895 


Louis Berthé, pharmacien, mourut en son domicile, à Huismes, 
Indre-et-Loire, le 3 février 1904. Son testament olographe, en date 
du 9 mai 1895, contient ce qui suit : 

« Mon Père vénéré ayant consacré toute sa vie à la Science et 
«lui ayant dû l’aisance dont il a bien voulu me faire jouir, je 
«crois avoir à remplir envers sa mémoire des devoirs qui me dic- 
« tent les dispositions suivantes : 

« Je lègue à l’Académie des Sciences une somme de cent mil- 
« le francs dont les revenus seront attribués chaque année ou à 
u des époques plus éloignées, suivant les désirs de l'éminente ,4s- 
» semblée,, à un jeune savant dont les travaux auront mérité l’en- 
« couragement de l’Académie des Sciences. 

<< En fondant ce prix, mon but est de faciliter les débuts, souvent 
« pénibles, d’un homme de valeur qui peut se trouver aux prises 
« avec les besoins matériels et manquer ainsi les destinées aux- 
« quelles son intelligence semblait l’appeler. 

« A défaut de l’Académie des Sciences, la Société des amis des 
«Sciences, reconnue d’utilité publique, voudra bien recevoir ce 
<degs et lui donner l’application que je souhaite. 

«Cette fondation portera le nom de mon Père: Fondation Aimé 
« Berthé. » 

L’acceptation provisoire fut prononcée le 29 février 4904, et un 
décret, en date du 20 juin 4905, autorisa l’acceptation définitive, 
qui fut prononcée le 24 août suivant. 


426 


FONDATION AIMÉ BERTHÉ. 


La liquidation de la succession révéla un actif insuffisant pour 
l’exécution des divers legs. L’Académie des Sciences n’a reçu qu’u¬ 
ne somme de trente cinq mille francs sur le revenu de laquelle el¬ 
le doit assurer une rente viagère de cinq cents francs. 



427 


FONDATION D ABBADIE. 


1895 


Antoine d’Abbadie (') naquit à Dublin, le 3 janvier 1810; son pè¬ 
re, qui descendait d’une ancienne famille du pays basque français, 
avait émigré en Irlande et s’y était marié. Ils revinrent en France 
vers 1820. Se sentant les goûts et la vocation d’un explorateur, An¬ 
toine d’Abbadie, après de bonnes études à Toulouse employa six 
années à mûrir le projet qu’il avait formé avec son frère Arnauld 
d’un voyage d’exploration en Ethiopie. Chargé en 1836, par l’Aca¬ 
démie des Sciences et sur la recommandation d’Arago, d’une mis¬ 
sion scientifique au Brésil, il s’en acquitta brillamment et aussitôt 
de retour, en 1837, il rejoignit son frère qui l’attendait au Caire, et 
partit avec lui pour l’Abyssinie et la région des sources du Nil. Il 
y vécut 12 ans, intimement mêlé à la population indigène, dont il 
s’appropria rapidement la langue, les manières et même le costu¬ 
me. Grâce à une méthode, qui lui est personnelle, de géodésie expé¬ 
ditive, il parvint sans autre secours que celui de ses esclaves 
éthiopiens à relever les observations suffisantes à l’établissement 
de la carte d’une immense région. En même temps il recueillait une 
foule de documents sur les mœurs, les usages, la langue et la lit¬ 
térature de la race éthiopienne. 

De retour en Europe, en 1849, il se consacra à tirer de ses obser¬ 
vations le meilleur parti possible pour les sciences géographiques, 


(') Voir la Notice historique sur Antoine d'Ahbciclie, par M. Gaston 
Darboux, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, lue dans la 
séance publique annuelle du 2 décembre 1907. 



428 


FONDATION D'ABBADIE. 


ethnologiques, linguistiques, etc. . 

L’Académie des Sciences le choisit comme correspondant, dès 
4852; il fut élu membre de la section de géographie et navigation, 
le 22 avril 1867, et, peu après il entra au Bureau des longitudes. 

Ce fut un membre assidu et actif : âgé de 72 ans, il ne craignit 
pas d’accepter de conduire à Haiti l’une des missions organisées 
par l’Académie pour observer le passage de Vénus sur le Soleil. 

Il s’était constitué dans les environs d’Hendaye une fort belle 
propriété, où il se rendait chaque année pour distribuer des prix 
destinés à maintenir l’originalité du peuple basque, à favoriser la 
conservation de sa langue et de ses exercices nationaux ; au cen¬ 
tre de ce domaine, dans un emplacement merveilleux, d’où l’on a 
la plus belle vue à la fois sur la mer et sur la montagne, il fit éle¬ 
ver, de 1868 à 1870, un beau château dont les plans avaient été don¬ 
nés par Viollet-le- Duc, et qu’il appela A h badin. Il fit une longue 
série de recherches sur la déviation de la verticale dans un petit 
observatoire, attenant au château, où se poursuivaient sous sa 
direction des observations astronomiques régulières. 

Il ne parvint pas à réunir sur la variation de la gravité locale 
sufiisamment d’observations pour en établir une théorie définitive 
et les observations astronomiques qu’il dirigeait avaient pour but 
la réalisation d’un projet dont l’envergure dépassait les limites 
d’une vie humaine : il projetait en effet que l’Observatoire d’Abba- 
dia exécutât et imprimât, pour le distribuer à tous les Observatoires 
du monde, un catalogue général d’environ cinq cent mille étoiles, 
en employant la division décimale du cercle. Il estimait que ce 
travail devait être révisé tous les cinquante ans et qu’en raison de 
la forte somme de patience et de persévérance, nécessaire à son 
exécution, des religieux, quatre ou cinq, au plus, débarrassés des 
soucis du monde et du tracas des villes, seraient mieux que d’au¬ 
tres à même de l’accomplir. 

En outre il aurait voulu que les voyageurs ou touristes sérieux 
qui voudraient apprendre à lever les pays visités, dans l’Afrique 
surtout, puissent se rendre à Abbadia afin d’y apprendre parla pra¬ 
tique à obtenir les latitudes, les longitudes et les azimuts, néces¬ 
saires pour faire les cartes de l’avenir, par sa méthode de géodésie 
expéditive ; il racontait, à ce sujet, qu’il avait donné de ces leçons 
à plusieurs missionnaires et que l’expérience lui avait appris que 


FONDATION D’ABBADIE. 


429 


deux mois de pratique suffisent pour former un voyageur, même 
ignorant, à obtenir des résultats qui méritent l’estime des géogra¬ 
phes. 

C’est le désir de voir continuer après lui ces œuvres scientifiques 
et sociales qui détermina Antoine d’Abbadie à faire à l’Académie 
des sciences, de son vivant, la magnifique donation d’une partie 
importante de ses biens. 

Par un acte authentique, en date du 26 juillet 1895, sous réserve 
d’usufruit pour lui et son épouse, Madame Denise-Virginie-Vincent 
de Saint-Bonnet, il faisait don à l’Académie de : 

1° Cent actions nominatives de la Banque de France; 

2° Divers immeubles situés dans le département des Basses-Pyré¬ 
nées et présentant, en totalité, une surface d’environ 340 hectares ; 

3° Certains meubles meublants et objets mobiliers garnissant les 
propriétés d’Abbadia et d’Aragorri ; 

4° Ses droits de propriété sur plusieurs ouvrages publiés par lui. 

L’Académie avait accepté provisoirement cette donation en 
son comité secret du 9 juillet 1894; elle entendit le 18 novem¬ 
bre 1895, la lecture d’un décret, en date du 9 novembre précédent, 
qui l’autorisait à accepter définitivement ; elle donna, séance te¬ 
nante, à ses Secrétaires perpétuels les pouvoirs nécessaires pour 
signer, en son nom, l'acceptation définitive, qui fit l’objet d’un 
acte authentique, en date du 17 février 1896. 

Voici le texte des conditions auxquelles le donateur a subordon¬ 
né sa libéralité : 

(«1° L’Académie des Sciences devra affecter l’Observatoire d’Ab- 
«badia à des études d’astronomie et plus particulièrement à un ca- 
« talogue d’étoiles, le plus complet qu’il sera possible, ainsi qu’à 
«des études sur la direction et l’intensité de la gravité locale. 

« L’Académie sera libre d’ailleurs de faire exécuter à Abbadia tel- 
« les autres études scientifiques qu'elle jugerait convenables, à la 
« seule condition de ne laisser opérer sous aucun prétexte, de vi- 
«visection animale, opérations qui sont formellement interdites 
«sur lesbiens donnés. La chasse continuera également à être inter- 
« dite sur lesdits biens. 

« 2° L’Académie devra consacrer chaque année, comme M. et M me 
«d’Abbadie le font actuellement, une somme de onze cents francs. 


430 


FONDATION D'ABBADIE. 


« à des distributions de prix pour les joutes et surtout pour la lan- 
« gue basque, dans les pays avoisinants. 

«3° Enfin, elle pourra consacrera l'augmentation de la biblio- 
« thèque commune aux cinq Académies composant l’Institut de 
« France, tous les revenus produits par les biens donnés qui ne se- 
« raient pas absorbés par l’entretien des immeubles et du mobilier, 
« l’achat des instruments et des livres nécessaires aux études scien- 
« tifiques, les frais qu’occasionnera le personnel, la distribution des 
« prix basques et généralement toutes les dépenses qu’entraînera 
«' l’exécution des deux conditions qui précèdent. 

« M. d’Abbadie indiquera dans une note qu’il se propose de sou- 
« mettre à l’Académie, lorsqu’elle sera définitivement propriétaire 
« des biens donnés, ses idées au sujet du catalogue d’étoiles dont 
« il a été question plus haut et des divers travaux qu’il recomman- 
« de à l’Académie ('). Il est convaincu qu’elle voudra bien tenir 
« compte de ses intentions dans la plus large mesure et ce sera 
« pour lui une consolation, en laissant ces travaux inachevés, de 
« les savoir confiés aux soins de l’Académie, ce corps d’élite qui a 
« pour lui le passé, le présent et l’avenir. » 

« Antoine d’Abbadie s’est éteint,.le 19 mars 1897, dans cette mai¬ 
son de la rue du Bac où Chateaubriand était mort 50 ans aupara¬ 
vant ; le lundi précédent, 15 mars, il assistait encore à la séance de 
l’Académie. Il avait d’avance refusé tous les honneurs funèbres ; 
mais ses métayers ont voulu, pendant dix-huit jours, veiller près de 
son cercueil, en attendant qu’un tombeau lui fût préparé sous la 
chapelle d’Abbadia. 

« M rac d’Abbadie est allée le rejoindre quatre ans après, le 
1 er mars 1901. » ( 2 ) 

L’Académie a confié la direction de l’Observatoire d’Abbadia à 
l’éminent collaborateur d’Antoine d’Abbadie, M. l’abbé VerschaTel, 
qui est devenu, en 1911, correspondant de sa section d’astro¬ 
nomie. 

Sous cette direction et avec des moyens cependant bien limités, 


(0 Le donateur n’a pas mis cette intention à exécution. 

( 2 ) Extrait de la Notice historique sur Antoine d’Abbadie, par M. Gas¬ 
ton Darboux, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences. 



FONDATION D’ABBADIE. 


431 


l'Observatoire d’Abbadia a déjà fourni une somme de travail consi¬ 
dérable. C'est le 16 juin 1899 qu’ont commencé les observations 
méridiennes régulières et méthodiques. Le programme du travail 
comprenait alors des observations des étoiles d’Eros et des obser¬ 
vations des étoiles de repère des clichés du catalogue photogra¬ 
phique international, zone de Paris. Déjà quatorze beaux volu¬ 
mes, imprimés à l'Observatoire même et publiés avec la plus gran¬ 
de régularité, ont fait connaître les résultats des observations. 

M. l’abbé Verschaffel dont le talent et l’ardeur infatigable n’ont 
d’égale que sa modestie ne se contente pas de diriger l’Observatoi¬ 
re, de faire lui-même un très grand nombre d’observations et de 
calculs, de former des élèves astronomes, il trouve encore le 
temps de publier les Procès-verbaux des séances de l'Académie des 
Sciences de la période 1795-1835. Ces procès-verbaux, qui étaient 
restés inédits, contiennent des documents de la plus haute valeur 
de la plupart des illustres savants français qui ont créé le grand 
mouvement scientifique du XIX e siècle. La publication à Abbadia 
en a été décidée par l’Académie, sur la proposition de M. Gaston 
Darboux, Secrétaire perpétuel, à qui revient tout l’honneur de cet¬ 
te si fructueuse initiative. 

Tels sont les débuts de l’œuvre que l’Académie réalise, grâce à la 
libéralité d’Antoine d’Abbadie. 



432 


PRIX DU BARON LARREY. 


1896 


Le baron Dominique-Jean Larrey, qui fut chirurgien de la Gran¬ 
de Armée, était né à Baudéan, aux environs de Toulouse, le 8 juil¬ 
let 1766. Napoléon, à Sainte-Hélène, a dit de lui qu’il n’avait ja¬ 
mais connu d’homme plus vertueux. 11 succéda, en 1829, à Pelle- 
tan dans la section de médecine et chirurgie et mourut à Lyon, le 
25 juillet 1842. 

Son fils, le baron Félix-Hippolyte, qui était né à Paris, le 18 sep¬ 
tembre 1808, fut en 1859, méd'ecin en chef de nos armées d’Italie 
et devint membre libre de l’Académie des Sciences, le 9 décembre 
1867. « Après les désastres de 1870, il recueillit et adopta, en quel¬ 
que sorte, une héroïne de la guerre, M clle Lucie - Juliette Dodu qui, 
à peine âgée de 20 ans, avait eu le courage de servir son pays au 
péril de sa vie. Préposée au bureau de télégraphe de Pithiviers, 
elle réussit, alors que nos ennemis occupaient la ville, à intercep¬ 
ter les dépêches du prince Frédéric - Charles et à les transmettre, 
par des Fils que les Prussiens avaient omis de couper, au comman¬ 
dant de l’armée de la Loire, le général d’Aurelles de Paladines, 
qu’elle sauva ainsi d’une perte presque certaine, car il courait le 
risque d’être enveloppé par l’armée allemande venue de Metz. Con¬ 
damnée à mort pour cet acte de dévouement à la patrie par le con¬ 
seil de guerre de l’armée ennemie, elle fut graciée, et même félici¬ 
tée, pour son courage, par le prince Frédéric - Charles. » (*) Le 


C) Eloge de <s Donateurs de VAcadémie, par M. Gaston Darboux, Se¬ 
crétaire perpétuel, lu à la Séance publique annuelle du 18 décembre 1911. 




PRIX DU BARON LARREY. 


433 


Gouvernement de la Défense nationale la mit à l'ordre du jour. 
En 1877, elle reçut la médaille militaire et, en 1878, la croix de la 
Légion d’honneur. Le baron Larrey, la traitant comme sa fille, 
l’institua sa légataire universelle. 

En reconnaissance de ce bienfait et aussi pour réaliser un désir 
que son père adoptif lui avait exprimé, avant de mourir, M ,-Mo Ju¬ 
liette Dodu, par un acte en date du 19 février 1896, fit donation à 
l’Académie des Sciences d’un titre de rente sur l’État français. Aux 
termes de cet acte, «les arrérages de ladite rente seront affectés à 
« la fondation d’un prix annuel , qui portera le nom de prix du ba- 
« ron Larrey, et sera décerné à un médecin ou à un chirurgien 
« des armées de terre ou de mer pour le meilleur ouvrage présen- 
« té à iAcadémie au cours de l'année et traitant un sujet de mé- 
« decine. de chirurgie ou d’hygiène militaire. » 

L’acceptation provisoire fut prononcée le 2 mars 1896, et l’accep¬ 
tation définitive, le 13 avril suivant, conformément à un décret en 
date du 4 avril. 

M elle Juliette Dodu mourut à Clarens, en Suisse, le 25 octobre 
1909. Son cercueil fut ramené à Paris et déposé pendant quelques 
jours dans la chapelle de Val de Grâce à quelques pas de la belle 
statue, due à David d’Angers, qui rappelle les traits de Dominique 
Larrey aux élèves de notre première Ecole de santé militaire. Les 
grands corps de l’État furent représentés à ses funérailles. 

Depuis 1896, le prix est décerné chaque année, s’il y a lieu, sur la 
proposition de la commission des prix de médecine et chirurgie, 
qui est composée de la section de médecine et chirurgie et de cinq 
membres élus. 

Sa valeur, primitivement de 850 fr. , a été fixée, le 5 mai 1902, à 
750 frs. 

Cette même année, la question ayant été posée de savoir si les 
médecins ou chirurgien de l’armée territoriale pouvaient concou¬ 
rir, il fut répondu par l’affirmative. 

28 


434 


PRIX DU BARON LARREY. 


Liste des attributions du prix du baron Larrey 
depuis l'origine jusqu’à 1915. 


1896. D Edmond Delorme, mé¬ 

decin principal de l’ar¬ 
mée, professeur au Val de 
Grâce. 

1897. D Auffret, directeur du ser¬ 

vice de santé de la mari¬ 
ne à Brest. 


1898. D r ' Félix Régnault et de 

Raoult. 

1899. D 1 " Odilon Arnaud, méde¬ 

cin-major à la direction 
du service de santé du 
12° corps d’armée, et 
Paul Lafeuille, aide-ma¬ 
jor de l r " classe au 63'’ ré¬ 
giment d’infanterie à Li¬ 
moges. 

1900. D ls H. Nimier, médecin au 

Val de Grâce, et Ed. La¬ 
val. 

D Finck, médecin aide-ma¬ 
jor au 37" régiment d’in¬ 
fanterie à Nancy. 

1901. D 1 Gatrin, médecin chef de 

l’Hôtel-Dieu à Valencien- 


fr. 

Chirurgie de la face . . . 850 


Travaux relatifs à l’organisa¬ 
tion des secours aux bles¬ 
sés et naufragés des com¬ 


bats navals. 850 

Comment on marche . . . 1700 


Statistique, étiologie et pro¬ 
phylaxie de la tuberculo¬ 
se dans l'armée .... 1000 


f.es armes blanches ; — Les 
projectiles des armes de 


guerre ; — /.es explosifs. 

les poudres . 850 

/ étude statistique de la sy¬ 
philis dans l’armée fran¬ 
çaise . Ment. hon. 

/.'aliénation mentale dans 
l'armée . 850 


nés. 






435 


PRIX DU BARON LARREY. 


D F. Tostivint, médecin- 
major adjoint au direc¬ 
teur du service de santé 
de la division d’occupa¬ 
tion de Tunisie, et Rem- 
linger, médecin - major 
chef du service de bacté¬ 
riologie à Tunis. 

1902. D' Paul Triaire, ancien mé¬ 

decin de l’armée. 

D 1 Romary, médecin-major 
aux ' hôpitaux militaires 
de la division d’Oran. 

1903. D Paul Godin, médecin - 

chef de l’hôpital militaire 
de La Fère, Aisne. 


D G.-H. Lemoine, profes¬ 
seur au Val de Grâce. 


D" Jules Régnault, méde¬ 
cin de la marine à Tou¬ 
lon. 

190 D" Gonor, médecin-major à 
la direction du service de 
santé du 3 e corps d’armée 
à Rouen. 

D Evariste Lafforgue, mé¬ 
decin-major de 2" classe 
au 88" régiment d'infante¬ 
rie à Mirande. 


Pathologie comparée ' de la fr. 

race européenne et de la 
race arabe .... Ment. hon. 


I) omi niqtce Larrey et les 
campagnes de la Révolu¬ 
tion et de l'Empire . . . 850 

Une colonne au Sahara. Ment. hon. 


Recherches expérimentales 
sur le brûlage , procédé de 
désinfection radicale, d’a¬ 
sepsie du casernement et 
du mobilier du soldat . . 750 

Rapport du développement 
de la tuberculose pulmo¬ 
naire dans l'armée avec 
la tuberculose pulmonaire 
familiale ou acquise avant 
l’incorporation .... Mention 

Médecine et pharmacie chez 
les Chinois et les Anna¬ 
mites .Mention 

Etude de la fièvre typhoïde 
dans le 3" corps d’armée. 750 

Etude sur le scorpion d'Al¬ 
gérie .Mention 




436 


PRIX DU BARON LARREY. 


1905. D r H. Nimier, professeur nu 

Val de Grâce. 

D' Marix, médecin-major de 
l ro classe au 39 e régiment 
d'artillerie à Toul. 

1906. D Morel, médecin-major de 

l r<- classe des troupes co¬ 
loniales. 


1907. D G.-H. Lemoine, méde¬ 

cin principal de l’armée, 
professeur au Val de 
Grâce. 

1908. D" Bonnette, médecin-ma¬ 

jor de 2 e classe au 101'' ré¬ 
giment d’infanterie à 
Dreux. 

1909. D’ Niclot, médecin-major de 

1'" classe à l'hôpital mari¬ 
time d’Oran. 

D' Dupart, médecin princi¬ 
pal de 2" classe à l'hôpital 
mixte de Limoges, et 
lieutenant Lepourcelet, 
officier d’approvisionne¬ 
ment à Aurillac. 

1910. D r Chavigny, professeur 

agrégé au Val de Grâce. 

D' Miramont de la Ro¬ 
quette, médecin-major à 
Nancy. 


Blessures du crâne et de fr. 

l’encéphale par coup de 
feu . 750 

De l'étiologie et de la pro¬ 
phylaxie de la fièvre ty¬ 
phoïde dans les milieux 
militaires . Ment. hon. 

Prophylaxie des maladies 
épidémiques et endémi¬ 
ques. principalement du 
paludisme et de la fièvre 
jaune dans les colonies 
françaises . 750 

Sur le développement de la < 

tuberculose et des fièvres 
éruptives dans l'armée. . 750 

Dangers des tirs à blanc. . 750 


A nophélisme et paludisme : 
quatre a n n ées d'études 

comparatives dans la di¬ 
vision d’Oran (1904--1907). 750 

Contribution à l’étude de la 
viande dans l'armée. Ment. hon. 


Psychiatrie militaire . . . clb 

Etude de la ceinture scapu¬ 
laire 


375 






PRIX DU BARON LARREY. 


437 


1911. D Henri Goullaud, chirur¬ 

gien à l’hôpital militaire 
de Constantine, Algérie, et 
Etienne Ginestous, mé¬ 
decin-major de 1" classe 
de l’armée territoriale à 
Bordeaux. 

D' Maurice Boigey, méde¬ 
cin-major au 5 1 ' escadron 
du train des équipages à 
Fontainebleau. 

1912. D r Troussaint, médecin-ins¬ 

pecteur de l'armée, direc¬ 
teur du service de santé. 

D' Gh. Teissier, médecin-ma¬ 
jor de l ro classe au 5* ré¬ 
giment d’infanterie à Pa¬ 
ris. 

D r Talon, médecin-major de 
2 e classe à l’École du Val 
de Grâce. 

D’" R. Pigache, médecin- 
major à Marseille, et G. 
Worms, médecin aide- 
major à Nancy. 

D' A. Gonor, médecin-ma¬ 
jor, chef du laboratoire 
de bactériologie à l'hôpital 
du Belvédère à Tunis. 

1913. D r Albert Dejouany, méde¬ 

cin-major à l’hôpital du 
Belvédère à Tunis. 

D 1 Émile Job, médecin-ma¬ 
jor de l r " classe à Lyon. 

1914. D r Léon Reverchon, pro¬ 

fesseur agrégé au Val 
de Grâce. 


La vision des tireurs. — fr. 
Recherches nouvelles sur 
la physiologie du tir . . 750 


A teliers de travaux publics 
et détenus militaires. Ment. hon. 


La direction du service de 
santé en campagne . . . 750 

De l'albuminurie latente 
dans l'armée. . . . Ment. hon. 


Etude sur l’association de 
la scarlatine et de la rou¬ 
geole .Ment. hon. 

Recherches sur l'histologie 
normale et pathologique 
du thymus chez quelques 
mammifères. . . . Ment. hon. 

Etude bactériologique de l'é¬ 
pidémie de choléra qui a 
sévi en 1911 , sur les trou¬ 
pes de la division d’occu¬ 
pation de la Tunisie. Ment. hon. 

Etude sur le personnel civil 
de la cartoucherie militai¬ 
re de Vincennes .... 750 

La dysenterie bacillaire 
dans l’armée .Mention 

Enseignements méclico-m ili- 
taires de la deuxième 
guerre balkanique . 


750 



438 


PRIX DU BARON LARREY. 


D r H. Billet, médecin-ma¬ 
jor de 2" classe, pro¬ 
fesseur agrégé au Val de 
Grâce. 

D' M. Gousergue, méde¬ 
cin-major de l re classe, 
membre de la mission 
française à Athènes. 

D r G. Legrand, médecin- 
major de l r,> classe au 
103 e régiment d'infante¬ 
rie à Paris. 


Le traitement des plaies du fr. 
crâne par petits projecti¬ 
les de guerre . 750 

La guerre des Balkans. Or¬ 
ganisation et fonctionne¬ 
ment du service de santé 
aux armées coalisées. . Mention 

L'étiologie de la fièvre ty¬ 
phoïde dans l'armée fran¬ 
çaise. d'après l'observa¬ 
tion des faits et la statis¬ 
tique .Mention 




439 


PRIX LONCHAMPT. 


1896 


Irénée Lonchampt, rentier, demeurant à Mouthe (Doubs), est 
décédé à Pontarlier le 43 février 4904. 

Par testament olographe, en date du 49 mai 4896, il laissait, d’u¬ 
ne part, à la commune de Sarrageois une rente de mille francs, 
pour être employée à boiser et reboiser les terrains communaux, 
d’autre part, à l'Académie des Sciences une rente de quatre mille 
francs, en trois pour cent sur l’Etat français, pour être donnée en 
« prix chaque année à l'auteur du meilleur mémoire qui lui sera 
o présenté sur les causes d'un grand nombre de maladies des tis- 
« sus du corps humain, des animaux, des plantes comestibles, de 
« la vigne et des arbres fruitiers, produites par la trop grande 
u abondance des sels terreux, puisés dans le règne minéral par la 
«main de l'homme ou aspirés dans le sol des pâturages par les 
« racines fourragères destinées à la nourriture des herbivores. » 

L’énoncé de ce programme est accompagné dans le testament 
des vues personnelles du fondateur; nous croyons devoir les re¬ 
produire ici, à titre documentaire : 

« Les affections morbides de l’espèce humaine paraissent aussi de- 
«voir proliférer par l’usage et surtout par l’abus du sel de cuisine 
«(chlorure de sodium) ajouté en excès dans la préparation des ali- 
« ments ingérés pour la restauration. C’est, sans nul doute, à l’ab- 
« sence complète, depuis l’année 4846, de ce produit basique amal- 
« gamé dans les préparations culinaires, que je crois pouvoir attri- 
« buer la parfaite santé dont j’ai constamment joui depuis cette 
«époque; et à son emploi excessif la destruction ou mort précoce 


440 


PRIX LONCHAMPT. 


« des nombreux membres de ma famille qui ont toujours résidé 
«dans une contrée de la France bien salubre.» 

Les sections de médecine et chirurgie et d'économie rurale, con¬ 
sultées, émirent l’avis suivant : 

« Le" prix visant à la fois les maladies de l'homme, des animaux 
((et des plantes, au point de vue plus spécial de Lintroduction des 
((substances minérales en excès comme cause de ces maladies, 
«nous proposons de l’accepter. » 

Conformément à cet avis, l’acceptation provisoire fut prononcée, 
le 7 mars 1904, et un décret, en date du 9 novembre 1905, autorisa 
l’acceptation définitive, qui fut votée le 13 novembre. 

Le prix, d’une valeur de quatre mille francs, est décerné chaque 
année, s’il y a lieu, depuis 1909, sur la proposition d’une commis¬ 
sion spéciale, qui est composée de sept membres élus. 


Liste des attributions du prix Lonchampt 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1909. Le prix n’est pas décerné : 

J. A. Glaudius Roux, pro¬ 
fesseur à la Faculté des 
sciences de Lyon. 

1910. Albert Frouin, assistant à 

l’Institut Pasteur. 


D r Robert Loewy. . 


D’ Fleig, chef de laboratoi¬ 
re à la Faculté de médeci¬ 
ne de Montpellier. 


fr. 

Chlorose des végétaux. Enc. 1500 

Pour ses recherches sur l’em¬ 
ploi des sels de calcium et 
de magnésium après l’abla¬ 
tion de la thyroïde . . . 2000 

Pour ses recherches sur l’in¬ 
fluence des sels minéraux 
dans la thérapeutique des 


fractures . 1000 

Études sur les injections in¬ 
traveineuses de solutions 
minérales . 1000 




PRIX LONCHAMPT. 444 


1911. Mazé, chef de laboratoire à 
l’Institut de chimie biolo¬ 
gique à l’Institut Pasteur. 


1912. Léon Grimbert, professeur 
à l'Ecole supérieure de 
pharmacie de Paris. 


Maurice Bagros, docteur 
en pharmacie. 

Jules Wolff, chef de labo¬ 
ratoire adjoint à l’Insti¬ 
tut de chimie biologique 
à l’Institut Pasteur. 

1913. Emile Demoussy, assistant 

au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 

Agulhon, préparateur à l’In¬ 
stitut Pasteur. 

1914. M. Javillier, chef du labo¬ 

ratoire des examens pra¬ 
tiques à l’École supérieu¬ 
re de pharmacie de Pa¬ 
ris. 


1915. Fernand Jadin, professeur 
à l’École supérieure de 
pharmacie de Montpel¬ 
lier, et Albert Astruc, 
professeur - adjoint au 
même établissement. 


Pour ses travaux relatifs à fr. 
l’assimilation des sels am¬ 
moniacaux, à la dénitrifica¬ 
tion et à la formation des 
acides organiques. . . . 4000 

Pour l'ensemble des recher¬ 
ches et expériences par 
lesquelles il a montré le 
mécanisme de la dénitrifi¬ 
cation . 2000 

Pour ses travaux sur le mê¬ 
me sujet . 1000 

Pour ses travaux relatifs à la 
reproduction artificielle des 
phénomènes oxydasiques 
par les composés colloïdaux 
du fer . 1000 

Pour ses recherches sur 
l’introduction des matières 
minérales dans les plantes 


et sur leurs effets. . . . 3000 

Pour ses recherches sur le 
rôle du bore chez les êtres 
vivants.. 1000 


Pour ses recherches des subs¬ 
tances minérales, du zinc 
en particulier, dans les 
plantes, et l’étude de l’in¬ 
fluence que leur présence 
exerce sur la croissance, 
la composition et la repro¬ 
duction de celles-ci . . . 4000 

Pour leurs recherches sur 
la répartition de l’arsenic 
et du manganèse dans le 
régime végétal, les eaux 
d’alimentation et les eaux 
minérales . 3000 







442 


PRIX HENRY WILDE. 


1897 


La fondation de ce prix est l'expression d’un hommage rendu à 
la science française. Cet hommage est d’autant plus précieux pour 
notre pays qu’il vient d’un étranger et d’un savant éminent, M. Hen¬ 
ry Wilde, qui est membre de la Société royale de Londres, de¬ 
puis 1886. M. Henry Wilde, né à Manchester, dans le comté de 
Lancastre, en Angleterre, le 19 janvier 1833, est l’auteur d’impor¬ 
tantes recherches sur l’électromagnétisme. 

11 écrivit, le 15 mars 1897, à Berthelot, Secrétaire perpétuel de 
l’Académie des sciences, une lettre fort élogieuse pour nos grands 
chimistes, notamment pour Berthelot lui-même, et J. - B. Dumas. 
Cette lettre, qui fut lue à l’Académie en sa séance du 5 avril 1897, 
se terminait ainsi : 

« En reconnaissance des nombreux profits que j’ai retirés de la 
«science française, tant pure qu’appliquée, j’ai l’honneur d’offrir à 
«l’Académie la somme de 5500 livres sterlings 137 500 frs, pour 
«être placée en rente française, et l’intérêt provenant de cette 
«somme devra être appliqué à la fondation d’un prix de quatre 
« mille francs, à décerner tons les ans à l'auteur d une décou- 
« verte ou d'un ouvrage quelconque en astronomie, physique, ehi- 
« mie, minéralogie, géologie et mécanique qui, au jugement de 
« l'Académie, sera le plus méritant. 

i' L’attribution de ce prix sera internationale et pourra être ré- 
« trospective. » (*) 


(’) Le texte de cette lettre a été reproduit in extenso dans les Comptes 
rendus- hebdomadaires des séances de VAcadémie des sciences, tome 124, 
p. 734. 



PRIX HENRY WILDE. 


443 


Cette donation fit l’objet d’un acte authentique, en date du 
30 juin 1897, où les intentions du fondateur sont exprimées en ces 
termes : 

« Ce prix sera décerné chaque année par l’Académie des Sciences, 
«sans distinction de nationalité, à la personne dont la découverte 
« ou l’ouvrage sur l’astronomie, la physique, la chimie, la miné- 
« ralogie, la géologie ou la mécanique expérimentale aura été ju- 
« gé le plus digne de récompense, soit que cette découverte ou cet 
« ouvrage ait été fait dans l’année même, soit qu’il remontât à une 
«autre année antérieure ou postérieure à la présente donation. 

« L’Académie des Sciences aura la faculté de décerner, au lieu 
«d’un seul prix de quatre mille francs, deux prix de deux mille 
« francs chacun. 

« Dans le cas où, une année quelconque, le revenu de la somme 
«dont il est fait présentement donation serait inférieur à quatre 
«mille francs, l’Académie des Sciences aura le droit, pour cette 
«année-là seulement, de ne distribuer qu’un seul prix de deux mil- 
«le francs et la somme non employée sur ledit revenu, une fois le 
« prix décerné, sera capitalisée et ses intérêts se joindront à ceux 
«des cent trente sept mille cinq cents francs pour parfaire le reve- 
« nu annuel nécessaire au rétablissement du prix annuel de quatre 
«mille francs ou des deux prix de deux mille francs dont il est par- 
« lé plus haut. 

« La présente donation est faite dans le but de stimuler de nou- 
« velles investigations dans les sciences physico-chimiques et dans 
«un sentiment de reconnaissance de la part du donateur envers la 
«science française tant pure qu’appliquée pour le profit qu’il en a 
« retiré. » 

L’acceptation provisoire fut prononcée par l’Académie, le 12 
avril 1897 ; un décret, en date du 15 août 1897, autorisa l’accepta¬ 
tion définitive, qui fut votée le 23 août 1897. 

Le prix est décerné, chaque année, s’il y a lieu, depuis 1898, sur 
la proposition d’une commission spéciale, composée de sept mem¬ 
bres élus. 


444 


PRIX HENRY WILDE. 


Liste des attributions du prix Henry Wilde 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1898. D" Charles-A. Schott, as¬ 

sistant du Coast and geo- 
detic Survey à Washing¬ 
ton. 

1899. D r P. Zeeman, lecteur de 

physique à l'Université 
d’Amsterdam. 


1900. Marcel Delépine, agrégé de 

l’École supérieure de 
pharmacie de Paris. 

1901. Baubigny, répétiteur à l’E¬ 

cole polytechnique. 

1902. Léopold Schulhof, calcula¬ 

teur au Bureau des lon¬ 
gitudes. 

1903. Collet, doyen de la Faculté 

des sciences de Grenoble. 

1904. Paul Villard, docteur ès 

sciences, agrégé de l’Uni¬ 
versité. 

1905. C. Ganovetti, ingénieur des 

arts et manufactures. 

Leduc, maître de conféren¬ 
ces à la Faculté des 
sciences de Paris. 


Détermination de nombreux fr. 
éléments magnétiques . . 4000 


Démonstration de l’action 
d’un champ magnétique 
sur la nature et la polarisa¬ 
tion des radiations lumi¬ 
neuses qu’on y développe. 4000 

Recherches expérimentales 
sur les aldéhydes .... 4000 

Pour ses travaux sur les 
poids atomiques .... 4000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux astronomiques . . . 4000 

Expériences pour l’étude de 
l’intensité de la pesanteur. 4000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de physique .... 4000 

Pour ses travaux relatifs à la 
résistance de l’air. . . . 2000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de physique. . . . 2000 


PRIX HENRY WILDE. 


445 


1906. 

Pierre Termier, professeur 
à l’École nationale supé¬ 
rieure des mines. 

Recherches sur la structure 
géologique des Alpes orien¬ 
tales . 

fr. 

2000 


J. Massau, professeur à l’U¬ 
niversité de Gand. 

Pour ses travaux de mécani¬ 
que appliquée et particuliè¬ 
rement ses recherches de 
l’intégration graphique . 

2000 

1907. 

Charles Nordmann, 'astro¬ 
nome adjoint à l’Obser¬ 
vatoire de Paris. 

Pour l’ensemble de ses re¬ 
cherches sur la photomé- 
trie des astres. 

2000 


Jean Bruhnes, professeur à 

1 Université de Fribourg. 

Pour ses recherches sur le 

mécanisme de l’érosion et 

le rôle des tourbillons . 

2000 

1908. 

Tikhofïj astronome à l’Obser- 
vatoire de S' Pétersbourg. 

Recherches sur la dispersion 
solaire. 

2000 


Charles Nordmann, astro¬ 
nome-adjoint à l’Observa¬ 
toire de Paris. 

Recherches sur la dispersion 
solaire . 

2000 

1909. 

Joseph Vallot, directeur de 
l’Observatoire du Monl- 

Blanc. 

Pour l’ensemble des travaux 
qu'il a accomplis dans le 
massif du Mont Blanc . . 

4-000 

1910. 

Charles Fabry, professeur à 
la Faculté des sciences de 
Marseille, et A. Perot, 

Pqur leur étude des spec¬ 
tres par leurs méthodes 
interférentielles .... 

3000 


professeur à l'École poly¬ 
technique, physicien at¬ 
taché à l’Observatoire de 
Meudon. 

\ 

1911. Milan Stefanik. Pour ses travaux d’astrono¬ 
mie . 2000 

A. Trillat, chef de labora- Pour l’ensemble de ses tra- 
toire à l’Institut Pasteur. vaux et notamment ceux 

relatifs à l’aldéhyde formi¬ 
que . 2000 






446 


PRIX HENRY WILDE. 


1912. Commandant Ferrié. . . 


1913. Borelly, astronome à l'Ob¬ 

servatoire de Marseille. 

1914. H. Perrier de la Bathie, 

explorateur. 

Léopold Schulhof, calcula¬ 
teur principal au Bureau 
des longitudes. 

1915. Henri Batailler, chef d’es¬ 

cadron, commandant le 
1 er groupe du 56° Régi¬ 
ment d’artillerie, mort au 
champ d'honneur. 


Pour l’ensemble de ses tra- ' fr. 

vaux sur la télégraphie 
sans fil. 4000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 4000 

Pour ses explorations scien¬ 
tifiques de Madagascar. . 3000 

Pour l'ensemble de ses tra¬ 
vaux .1CC0 


Pour ses travaux de mécani¬ 
que expérimentale, relatifs 
à la balistique. 2000 






447 


FONDATION GODIN DE LÉPINAY. 


1897 


Nicolas - Joseph - Adolphe Godin de Lépinay, baron de Brusly, 
naquit le 10 octobre 1821, au château de Moriolles, commune de 
Lissac, dans le département de la Corrèze. 

M. Gaston Darboux, Secrétaire perpétuel de l’Académie des 
Sciences, dans son Eloge des Donateurs de LAcadémie, prononcé 
à la séance publique de 1911, a tracé en ces termes les grandes li¬ 
gnes de sa carrière : 

K Ancien élève de l’Ecole polytechnique, Adolphe Godin de Lépi¬ 
nay fut un ingénieur de grand mérite, qu’un goût naturel portait 
vers toutes les grandes entreprises de travaux publics. Son nom se 
retrouve dans la plupart d’entre elles : canal de jonction de l’Océan 
à la Méditerranée, percement duMont-Blanc., chemin de fer trans¬ 
saharien, Paris port de mer, etc. . Mais c’est surtout à l’occasion 
du percement de l’isthme de Panama qu’il a donné toute sa mesu¬ 
re. Il soutint contre Ferdinand de Lesseps, égaré par de faux ren¬ 
seignements, le projet d’un canal à écluses; et peut-être, si ce pro¬ 
jet avait été adopté dès l’abord, le canal de Panama serait-il resté 
une œuvre entièrement française. » 

Adolphe Godin de Lépinay mourut, sans enfant, à Paris, le 
14 janvier-1898. Dans son testament olographe, en date du 30 dé¬ 
cembre 1897, après avoir assuré à son frère l’usufruit de sa fortune 
et fait la part de quelques parents ou amis, ainsi que de diverses 
œuvres, il avait pris la disposition principale suivante : 

«Je constitue l’Académie des Sciences, section de l’Institut de 


448 


FONDATION GODIN DE LEPINAY. 


«France, mon exécuteur testamentaire et ma légataire universelle 
«en nue propriété de tout ce que je laisserai après moi, à la char- 
« ge par elle de subir l’usufruit de mon frère pendant sa vie et de 
« pourvoir aux legs que j’ai indiqués ci-dessus, aux charges indi- 
« quées ci-dessous et aux codicilles subséquents, annullant tout 
« autre testament ou écrit quelconque antérieur aux présentes, 
« mon intention étant de les détruire. 

« Je désire que mon légataire ne vende aucun corps de ferme sis 
«dans les communes de Journet et de Montmorillon, de manière à 
« conserver autant que possible la vieille terre des Chazerat, mes 
«auteurs, qui n’a jamais été vendue. Je crois d’ailleurs plus à la 
« perpétuité de la fortune territoriale qu’à celle des valeurs mobi- 
« lières les mieux établies. 

« Mon plus grand désir, mais je n’en puis faire une loi, serait que 
« la maison restât montée et que chaque année un membre de l’A- 
« cadémie, de la section d’agriculture, s’il se pouvait, y séjournât 
« quelque temps avec sa famihe, il pourrait s’y livrer à des expé- 
« riences agricoles et culturales qui profiteraient nécessairement 
« au pays. 

« L’Académie donnera chaque année un secours de cinq cents 
«francs à la société des anciens élèves de l’Ecole polytechnique 
« tant que ladite école conservera .son caractère actuel de fournir 
« des sujets aux carrières militaires et civiles. 

« L’Académie restera maîtresse de tout le revenu lui revenant de 
«ce côté, mais je lui signale l’utilité d’une caisse pour alimenter 
« les besoins de la science et on pourrait en faire le premier 
« fonds. » 

Parmi les charges spéciales auxquelles le legs était subordonné, 
la plus importante est la suivante : 

«L’Académie distribuera chaque année la moitié des revenus 
« nets provenant de legs aux missions catholiques qui contribuent 
«à la propagation de la civilisation et de la langue française. J’in- 
« dique comme devant bénéficier de cette distribution par parts 
«égales: 1°) l’ordre des Lazaristes, pour les missions du sud de 
« Madagascar, 2°) Les Pères blancs, pour leurs missions dans l’A- 
« frique centrale, 3°) Les Pères du S'-Esprit, pour le même objet, 
«4°) Les Pères des missions étrangères, pour leurs missions en 
« Indo- Chine. 


FONDATION GODIN DE LEPINAY. 


449 


«Je spécifie que ces dons n’auront lieu que pour l’entretien des 
«missions dans les colonies françaises. Si des motifs politiques ou 
«autres faisaient que ces territoires n’appartinssent plus à la 
«France ou que l’une des congrégations sus-désignées cessât d’y 
« entretenir des missions, sa part serait répartie entre celles qui 
«continueraient à remplir les sus-dites conditions. 

« Il est spécifié que ces subventions sont données, uniquement 
« données pour la propagation de la langue française et de la civi- 
« lisation catholique dans les populations fétichistes, à l’exclusion 
« des populations de sectes chrétiennes dissidentes, de l’extatisme, 
«du brahmanisme, du bouddhisme. Bien que je tienne ces formes 
« extra chrétiennes pour ennemies de toute civilisation, à cause de 
« la polygamie qu'elles admettent, je pense que c’est par les féti- 
«chistes que tout travail de civilisation doit être commencé. 


« Pour éviter toute discussion entre l’Académie et les missions, je 
« fixe à quatre mille francs, par an et par part, la subvention affé- 
« rente à ces dernières, pendant la durée de trente ans à partir du 
« décès de mon frère. A ce terme, les revenus totaux seront établis 
«par une commission arbitrale de trois membres, chacune des 
« parties ayant son arbitre et le tiers étant nommé par les deux 
« autres avant (mot recouvert d’une tache d’encre) vacation et la 
«subvention sera fixée à la moitié du revenu total réduite d’une 
«petite somme représentant les frais spéciaux de mon légataire 
« universel. » 

L’acceptation provisoire sous bénéfice d’inventaire fut pronon¬ 
cée, le 31 janvier 1898, et l’acceptation définitive, le 6 octobre 1902, 
conformément à un décret, en date du 28 juillet 1902, qui stipule 
notamment que les revenus de la fondation, «après prélèvement 
«des charges imposées, devront être employés, conformément aux 
« intentions du testateur, en subventions et recherches scienti- 
« fiques. » 

La nue propriété de l’Académie a pris fin, en 1912, par suite du 
décès de l’usufruitier, M. Gaston Godin de Lépinay. La liquidation 
de la succession vient d’être terminée. Les revenus annuels, déduc¬ 
tion faite des prélèvements nécessaires pour satisfaire aux charges 
imposées et assurer l’entretien de la propriété, devront être consa¬ 
crés pendant un certain nombre d’années à la mise en état des im¬ 
meubles du Riz Chazerat et à l’amélioration de l’aménagement des 
terres et du matériel agricole. 

29 



450 


PRIX PIERSON"PERRIN. 

1898 


Pierre - François - Louis Pierson, en son vivant propriétaire ren¬ 
tier, demeurant à Mirecourt, où il est décédé le 10 janvier 1899, 
avait fait, sous la forme olographe, un testament, en date du 
13 mai 1898, qui contient les dispositions suivantes : 

« . . . . Les revenus que je donne à mon beau département des 
« Vosges, que je fais mon héritier en entier, moins ce que je donne 
« par ce présent testament, seront attribués aux familles les plus 
«nombreuses et les plus méritantes du canton de Mirecourt. . . . 

« .... Je lègue à l’Académie française, cent mille francs, pour 
« la rente de cette somme être distribuée, chaque deux ans, au 
« Français qui aura fait la plus belle découverte physique, telle, 
« par exemple, que la direction des ballons : le nom de ce prix se- 
« ra Pierson - Perrin. ...» 

Cette affectation à un but scientifique dont la poursuite est abso¬ 
lument étrangère à la mission de l’Académie française donnait à 
penser que c’était bien plutôt l’Académie des Sciences que le testa¬ 
teur avait eu en vue et que, s’il avait écrit « l’Académie françai¬ 
se », c’était par suite d’une erreur. Dans ces conditions, il y avait 
lieu pour l’Académie des Sciences de revendiquer la libéralité à 
son profit. Elle y fut invitée, à la demande du Conseil d’Etat, et se 
prononça dans ce sens, le 14 avril 1902. L’Académie française ac¬ 
cepta cette interprétation, dans sa séance du 5 juin 1902. Et un 
décret, en date du 24 juillet 1902, autorisa simultanément l’Acadé¬ 
mie française à renoncer au legs et l’Académie des Sciences à l’ac¬ 
cepter. L'acceptation définitive fut donc prononcée par l’Acadé¬ 
mie des Sciences, le 4 août suivant. 


PRIX PIERSON - PERRIN. 


451 


Le prix, d’une valeur de 5000 frs., est décerné tous les deux ans, 
s’il y a lieu, depuis 1907. 

L’attribution est faite par l’Académie alternativement sur la pro¬ 
position de la commission des prix de mécanique et sur celle de 
la commission des prix de physique. Chacune de ces commissions 
est composée de la section correspondante et de trois membres 
élus. 


Liste des attributions du prix Pierson - Perrin 
depuis l’origine jusqu’à- 1915. 


1907. A. Cotton, chargé de cours 
à la Faculté des sciences 
de Paris. 

1909. E. Mercadier, directeur des 
études à l’École poly¬ 
technique. 


1911. Feu Henri Pellat, profes¬ 
seur à la Faculté des 
sciences de Paris. 

1913. Charles Fabry, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Marseille, et H. Buis¬ 
son, professeur-adjoint à 
la même Faculté. 

Rodolphe Soreau, ingé¬ 
nieur civil. 

1915. Maurice de Broglie, doc¬ 
teur ès sciences. 


Pour ses découvertes en fr, 
physique et notamment 
pour sesétudes des milieux 
colloïdaux. 5000 


Pour ses travaux relatifs à 


l’acoustique, à la radiopho¬ 
nie, à l’élasticité, à l'électro¬ 
magnétisme et à la télé¬ 
graphie . 5000 

Pour l'ensemble de ses tra¬ 
vaux . 5000 

Pour leurs travaux de spec- 
troscopie.40C0 


L'hélice propulsive. . . . 1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur les gaz ionisés, le 
mouvement brownien et la 
diffraction des rayons X. . 5000 





452 


LEGS HORION. 

1898 


Charles-Joseph Horion, docteur en médecine à Ixelles, Belgique, 
mourut à Bruxelles, le 4 septembre 1899. Il laissait à l’Académie 
des Sciences une somme de cinquante mille francs pour la fonda¬ 
tion d’un prix décennal de philosophie des sciences. Malheureuse¬ 
ment son testament, en date du 8 juillet 1898 et les deux codicilles 
qui le complètent, imposaient à l’Académie des conditions qu’elle 
ne pouvait accepter : obligation de réimprimer les œuvres du tes¬ 
tateur tous les dix ans, prescriptions trop restrictives pour l’attri¬ 
bution du prix. 

L’Académie allait prononcer lé refus du legs lorsqu’elle fut infor¬ 
mée officieusement qu'un codicille autorisait les héritiers à modi¬ 
fier les conditions qu’elle jugerait incompatibles avec ses tradi¬ 
tions. Elle décida donc, le 30 juillet 19C0, de proposer à la famille de 
fonder, sous le nom de Ch. Horion, un prix qui serait attribué tous 
les cinq ans au meilleur mémoire écrit en langue française sur 
un sujet d'histoire ou de philosophie des sciences. La clause rela¬ 
tive à la réimpression des ouvrages aurait été supprimée. 

L’Académie ne reçut pas de réponse à cette proposition et com¬ 
me trois ans plus tard M. le Ministre de Belgique à Paris récla¬ 
mait d’elle une décision définitive qui permette la liquidation de 
la succession, il fut répondu le 24 avril 1903: «si, comme semble 
« l’affirmer M. le Ministre de Belgique à Paris, personne n’a les 
« pouvoirs nécessaires pour modifier les conditions imposées par 
« le testateur, l’Académie refuse le legs. » 

L’affaire n’a pas eu d’autre suite. 


453 


MÉDAILLE LAVOISIER. 


d900 


Antoine - Laurent Lavoisier, le fondateur de la chimie moderne, 
naquit à Paris, le 27 août 1743. Successivement adjoint, associé, 
pensionnaire, directeur de l’Académie des Sciences, il fut pendant 
les vingt dernières années de sa vie l’une des lumières de cette 
assemblée. En 1791, il devint trésorier de l’Académie, et il fit par¬ 
tie de la commission, chargée d’établir un système uniforme de 
poids et mesures, qui fonda le système métrique. On sait que le 
1 er août 1793, la Convention félicitait l’Académie de ses travaux 
sur la question et la chargeait d’en surveiller l’exécution, puis que, 
le 8 août suivant, cette même Convention ordonnait la suppres¬ 
sion de toutes les Académies. Lavoisier ne devait pas assister à 
la réparation de cette erreur : le 8 mars 1794, il mourait sur l’écha¬ 
faud, pour ainsi dire sans jugement, parce qu’il était fermier géné¬ 
ral. « Il ne leur a fallu qu’un moment, » dit Lagrange, « pour faire 
tomber cette tète, et cent ans, peut-être, ne suffiront pas pour en 
reproduire une semblable. » 

Vers la fin du XIX' siècle, un comité de souscription internatio¬ 
nale, s’est formé, sous le patronage de l’Académie des Sciences, 
pour l’érection d’un monument à l’illustre chimiste. 

Le monument a été inauguré, le 27 juillet 1900. M. Berthelot, au 
nom du comité, fit à l’Académie, le 26 novembre de la même an¬ 
née, la proposition suivante, pour l’utilisation du reliquat de 
21 000 fr, qui était resté en caisse : 

«Cette somme, dit-il, devant être consacrée à honorer la mémoi- 
« re de Lavoisier, la commission a pensé que le meilleur emploi à 


454 


MEDAILLE LAVOISIER. 


«en faire serait d’en appliquer les arrérages à une médaille dite 
« Médaille Lavoisier, ainsi qu’il a été fait pour la souscription 
« Arago. 

«Cette médaille sera décernée par l’Académie toute entière, com- 
« me cela a lieu pour la médaille Arago, aux époques que son bu- 
« reau jugera opportunes, aux savants cjui auront rendu à la ehi- 
<■ mie des services éminents, sans distinction de nationalité. 

« Dans le cas où les arrérages accumulés dépasseraient le revenu 
«de deux années, le surplus pourrait être attribué par la commis- 
« sion administrative, à des recherches ou publications originales 
«relatives à la chimie. 

« Les conditions de la donation étant ainsi posées par la com- 
« mission Lavoisier, celle-ci demande à l’Académie de vouloir bien 
«accepter l’institution de la Médaille Lavoisier. » 

La proposition de la commission fut adoptée à l’unanimité. 

La gravure de la médaille est due à M. Tasset. 

Le coin est en dépôt à la Monnaie. 


Liste des attributions de la médaille Lavoisier 
depuis l’orig-ine jusqu’à 1915. 


1901. Emil Fischer, professeur à 

l’Université de Berlin. 

1902. Stanislao Cannizzaro, pro¬ 

fesseur à l’Université à 
Rome. 

1903. Cari Graebe, professeur à 

l’Université de Genève. 

1904. Sir James Dewar, profes¬ 

seur à la Royal Institution 
of Great Britain à Lon¬ 
dres. 

1905. Adolf Lieben, professeur 

à l’Université de Vienne. 


Pour ses travaux relatifs à 
la synthèse des sucres. Méd. d’or 

Pour l’ensemble de ses re¬ 
cherches.Méd. d’or 

Pour ses travaux en chimie 
organique, à l’occasion de 
son jubilé scientifique. Méd. d’or 

Pour ses travaux relatifs à 
la liquéfaction des gaz. Méd. d’or 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux dans le domaine de la 
chimie organique . . Méd. d’or 


MÉDAILLE LAVOISIER. 


455 


1906. S.-M. Jorgensen, profes¬ 

seur à l’Université de Co¬ 
penhague. 


1907. Adolf von Baeyer, profes¬ 
seur à l’Université de 
Munich. 

1913. Ernest Solvay, fondateur 
des Instituts Solvay de 
Bruxelles. 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux et spécialement pour 
ses recherches sur les ba¬ 
ses ammoniées métalli¬ 
ques .Méd. d’or 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux de chimie . . . Méd. d’or 

A l’occasion de son jubilé 
scientifique, pour l’ensem¬ 
ble de son œuvre. . . Méd. d’or 




456 


PRIX G. DE PONTÉCOULANT. 


1901 


Par acte authentique, en date du 1 er juillet 1904, 

('Madame Augustine - Marie le Doulcet de Pontéeoulant, veuve 
((de M. Edmond Pierre de Barrère, ancien consul général de Fran- 
(( ce à Jérusalem et à Smyrne, officier de la Légion d'honneur, 

(( Désirant 

« Perpétuer le souvenir de M. Philippe-Gustave le Doulcet, com- 
« te de Pontéeoulant, son père, ancien élève à l’Ecole polytechni- 
« que, colonel d’état major, officier de la Légion d’honneur et de 
(( l’ordre de Léopold de Belgique, membre de la Société royale et 
« de la Société astronomique de Londres, des Académies des Scien- 
« ces de Berlin, de Palerme, etc., lequel a fait de l’astronomie l’é- 
« tude de toute sa vie, 

«Et encourager en France le développement des travaux aux- 
« quels il s’est consacré sans réserve et sans interruption, 

«A fait donation à l’Académie des Sciences de l’Institut de Fran- 
(( ce de quatre cent vingt francs de rente 3 1 2 o o sur l’Etat fran- 
« çais, 

«A la condition que les arrérages bisannuels seront employés à 
ola fondation d’un prix biennal que les membres de celle Acadé- 
«mie devront employer à encourager les recherches de mécanique 
« céleste. 

«Cette fondation ou ce prix devra porter le nom de G. de Ponté¬ 
eoulant. » 

M mc de Barrère réalisait par cette donation un désir à elle expri¬ 
mé par son père, qui avait ainsi donné la preuve d’une bien gran¬ 
de élévation de pensée. En effet, bien qu’ayant été un astronome 
de valeur, — il reçut, en 1829, le grand prix des sciences mathéma- 


PRIX G. DE PONTECOULANT. 


457 


tiques, — G. de Pontécoulant n’avait pas été admis dans le sein de 
l’Académie des Sciences, tandis qu’il était accueilli par des Acadé- 
démies étrangères. « Et son chagrin, dit sa fille, en avait été très 
« profond. » 

L’acceptation provisoire fut prononcée le 15 juillet 1901 et l’ac¬ 
ceptation définitive le 25 novembre suivant, conformément au dé¬ 
cret du 18 novembre. 

Le prix est décerné, tous les deux ans, s’il y a lieu, depuis 1903, 
sur la proposition de la commission des prix d’astronomie, qui est 
composée de la section d’astronomie et de trois membres élus. 

La conversion de la rente ayant réduit l’importance du revenu, 
l’Académie a fixé, le 8 décembre 1902, la valeur du prix biennal à 
700 frs. 


Liste des attributions du prix G. de Pontécoulant 
depuis l'origine jusqu’à 1915. 


1903. H. Andoyer, professeur-ad¬ 
joint à la Faculté des 
sciences de Paris. 

1905. J. - G. Kapteyn, directeur 
du laboratoire astronomi¬ 
que de Groningue. 

1907. Gaillot, ancien sous-direc¬ 
teur de l’Observatoire de 
Paris. 

1909. Ernest - William Brown, 
professeur à l’Université 
Yale de New-Haven. 

1911. L. Schulhof, calculateur 
principal au Bureau des 
longitudes. 


Travaux relatifs à la théorie fr. 

de la lune et des petites 
planètes. 700 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux . 700 


Pour ses travaux relatifs à la 
théorie des grosses planè¬ 
tes . 700 

Pour ses recherches relatives 
à la théorie de la lune . . 700 

Pour ses travaux relatifs à la 
théorie des comètes et à 
l’achèvement des tables de 
la lune, fondées sur la 
théorie de Delaunay. . . 15Q0 





458 


PRIX G. DE PONTÉCOULANT. 


1913. Karl - Frithiof Sundman, Pour ses découvertes relati- fr. 
professeur-adjoint à l’U- ves au problème des trois 
niversité d’Helsingfors. corps.1500 

1915. Louis Fabry, astronome- Pour l’ensemble de ses tra- 

adjoint à l’Observatoire vaux. 700 

de Marseille. 


( 





459 


PRIX ARGUT. 


1902 


Estimant qu’il n’avait pas reçu satisfaction, pendant sa vie, des 
parents éloignés, qui étaient ses héritiers naturels, Louis-Pierre 
Jules Argut voulut qu’après sa mort ses biens fussent consacrés 
des œuvres humanitaires. 

Cette volonté fut consignée dans dix testaments divers, rédigés 
de 1891 à 1902. 

Il mourut, le 3 janvier 1904. L’Académie française était avec huit 
établissements de bienfaisance légataire universelle principale à 
charge de «fonder des récompenses en faveur des personnes qui se 
« sont signalées pour leur dévouement à leurs semblables, » et l’A¬ 
cadémie des Sciences bénéficiait, conjointement à l’Académie de 
médecine, d’un legs de 40 000 fr., dont les arrérages devaient servir 
à fonder un prix au profit du savant qui aura fait une découver¬ 
te permettant de guérir, par la médecine, une maladie ne pou- 
vant, jusqu’alors, être traitée que par la chirurgie et agrandis¬ 
sant ainsi le domaine de la médecine. 

L’exécution de ces diverses dispositions souleva de nombreuses 
difficultés, administratives et autres. Cependant celles-ci furent 
applanies et un décret, en date du 2 mars 1908, autorisa l’accepta¬ 
tion définitive de la succession par les onze établissements intéres¬ 
sés, conformément aux clauses des transactions amiables surve¬ 
nues entre eux à cette date. 

Notamment l’Académie des Sciences avait proposé à l’Académie 
de médecine que la somme de 40 000 fr., léguée conjointement, 
fût partagée en deux parts égales, chacune des deux Académies 
restant libre de régler l’attribution de sa moitié. Cette convention 
fut acceptée par l’Académie de médecine dans sa séance du 24 dé- 


460 


PRIX ARGUT. 


cembre 1907 et par l’Académie des Sciences dans son comité secret 
du 6 janvier 1908. 

Depuis 1913, le prix Argut de l’Académie des Sciences est décer¬ 
né, tous les deux ans, s’il y a lieu, sur la proposition de la com¬ 
mission des prix de médecine et chirurgie, qui est composée de la 
section correspondante et de cinq membres élus. 

Sa valeur est fixée à 1200 fr. 


Attribution du prix Argut 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1913. D" Claudius Regaud, pro¬ 
fesseur agrégé, et Robert 
Gremieu, chef de clini¬ 
que adjoint à la Faculté 
mixte de médecine et de 
pharmacie de Lyon. 


Étude des e/fets des rayons fr. 
X sur Je thymus, et rela¬ 
tive au traitement de l’hy¬ 
pertrophie du thymus par 
la rontgenthérapie . . . 1200 



461 


MÉDAILLE ET PRIX BERTHELOT. 

1902 et 1906 


Pierre-Eugène-Marcellin Berthelot naquit, à Paris, le 25 octo¬ 
bre 1827. Chimiste et homme d’Etat français, il fut l’un des esprits 
les plus féconds et les plus variés de notre temps. Elu, membre de 
l’Académie des Sciences, section de physique générale, le 3 mars 
1873, il remplaça Pasteur dans les fonctions de Secrétaire perpé¬ 
tuel pour les sciences physiques, le 4 février 1889. 

A l’occasion de son cinquantenaire scientifique, un comité de 
souscription réunit les fonds nécessaires à la frappe d’une plaquet¬ 
te. Le reliquat de cette souscription, 4800 fr. environ, et le coin, 
déposé au Musée de la monnaie sous le n° 3041, furent mis à la 
disposition de l’Académie par M. Gaston Darboux, président du co¬ 
mité, le 3 novembre 1902. 

Le procès verbal de la séance relate en ces termes la délibéra¬ 
tion de l’Académie : 

« Par un vote unanime, l’Académie accepte cette donation avec 
«reconnaissance et décide quV//e décernera chaque année, sur les 
u propositions de son bureau, un certain nombre de «Médailles 
«Berthelot» aux savants qui auront obtenu cette année-là des 
« prix de chimie et de physique ; à chaque médaille sera joint un 
u exemplaire de Vouvrage intitulé: 

« La synthèse chimique. » 

Ces dispositions avaient été suggérées par M. Berthelot, lui- 
même. 

Le 15 octobre 1906, le Secrétaire perpétuel fit connaître à 


.462 


MÉDAILLE BERTHELOT. 


l’Académie « qu'une personne qui désirait garder l'anonymat (c’é- 
« tait M. Berthelot) avait fait don d’une somme de 4500 fr. pour 
« augmenter la fondation de la médaille Berthelot, dont le capital 
« se trouvait ainsi porté à 9000 fr. » 

Cette libéralité fut acceptée et l’Académie décida qu’en conti¬ 
nuant à décerner chaque année un certain nombre de médailles el¬ 
le réserverait sur les revenus les sommes nécessaires à l’attribu¬ 
tion tous les deux ans d’un «prix Berthelot» d’une valeur de 
500 frs, à des recherches de synthèse chimique. 

Quelques mois plus tard, le lundi 18 mars 1907, Marcellin Berthe¬ 
lot mourut subitement à l’Institut. 

Enfin, le 3 novembre 1913, l’Académie décida que pour permet¬ 
tre dans l’avenir de décerner des médailles Berthelot aux lauréats 
des prix de chimie et de physique, comme le désirait le fondateur, 
le prix Berthelot serait à l’avenir quadriennal. 

Sauf exception, la médaille Berthelot est donnée en bronze. 

Le prix est décerné sur la proposition de la commission des prix 
de chimie qui est composée de la section correspondante et de 
trois membres élus. 


Liste des attributions de la médaille Berthelot 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1902. A. Rosenstiehl. 

Adolphe Minet. 

D r A. Clerc. 

D r Ed. Imbeaux . . . . 

D r Frédéric Bordas. . . 

Paul Dislère et le D r Pey- 
roux. 

L. Grimbert. 

M mr Pierre Curie. . . . 

Grignard, Richard Fosse 
et Marquis. 


Prix Jecker. 

Prix Saintour. 

Prix Mège. 

Prix Bréant. 

Prix Montyon (Statistique). 

Mention Montyon (Statistique). 
Prix Barbier. 

Prix Gegner. 

Fondation Cahours. 





MÉDAILLE BERTHELOT. 


463 


1903. Cari Graebe. 

L. Bouveault. 

Antoine Guntz. .... 
Chavanne. 

Victor Henri et Maurice 
Arthus. 

Edouard Gapelle .... 

1904. Freundler, Mingum et 

Lespieau. 

André Kling et Binet du 
Jassoneix. 

Dupont. 

Paul Villard.. 

1905. Senderens. 

Donard. 

Paul Lebeau. 

Jurnau. 

Georges Urbain . . . . 

Henri Abraham .... 
Louis-Georges Gouy. . . 
C. Ganovetti et Leduc . . 

Adolf Lieben (') • • • • 

1906. S.-M. Jorgensen . . . . 

Martine. 

1907. Biaise, Marcel Delépine et 

Jules Hamonet. 

1908. Philippe Barbier .... 

Gain et Pierre Carré . . 

A. Frois et Georges Clau¬ 
de. 


Médaille Lavoisier.. 

Prix Jecker. 

Prix La Caze (Chimie). 

Fondation Cahours. 

Prix Montyon (Physiologie). 

Prix Montyon (Arts insalubres). 
Prix Jecker. 

Fondation Cahours. 

Prix Montyon (Arts insalubres). 
Prix Wilde. 

Prix Jecker. 

Prix Montyon (Arts insalubres). 
Prix Bordin. 

Prix Hébert. 

Prix Hughes. 

Prix Gaston Planté. 

Prix La Caze (Physique). 

Prix Wilde. 

Médaille Lavoisier. 

Médaille Lavoisier. 

Fondation Cahours. 

Prix Jecker. 

Prix Jecker. 

Fondation Cahours. 

Prix Montyon (Arts insalubres). 


(') Médaille spéciale. 














464 


MÉDAILLE BERTHELOT. 


1909. G. Blanc et Marcel Guer- 

bet. 

Jolibois et Brunei. . 

Emile Lefranc, Paul Le- 
tellier et Maurice Per¬ 
rot. 

1910. Louis Barbillion .... 

Alexandre Dufour. . . . 

H. Magunna. 

Gabriel Guilbert .... 
A. Guyot et J. Bougault . 

Guillemard. 

Taffanel. 

W. Broniewski. 

1911. Darzens et Tiffeneau. . . 

André Wall. 

Jules Tissot. 

Louis Hackspill et Ri¬ 
chard. 

1912. Emile Bourquelot. . . . 

Paul Adam. 

M mc Ramart-Lucas, Paul 
Glausmann et Oswald. 

1913. Eugène Léger. 

Ernest Fourneau.... 
Desgrez et Balthazard . . 

Ernest Solvay (') . . . . 

1914. Debierne. 


Prix Jecker. 

Fondation Cahours. 

Prix Montyon (Arts insalubres), 

Prix Hébert. 

Prix Hughes. 

Prix Kastner-Boursault. 

Prix Victor Raulin. 

Prix Jecker. 

Fondation Cahours. 

Prix Montyon (Arts insalubres). 
Prix Alhumbert. 

Prix Jecker. 

Prix Berthelot. 

Prix Montyon (Arts insalubres). 
Fondation Cahours. 

Prix Jecker. 

Prix Montyon (Arts insalubres). 
Fondation Cahours. 

Prix Jecker. 

Prix Berthelot. 

Prix Montyon (Arts insalubres). 
Médaille Lavoisier. 

Prix La Caze (Chimie). 


(') Exceptionnellement cette médaille a été donnée en argent. 










PRIX BERTHELOT. 


465 


1915. Gabriel Bertrand. . . . Prix Jecker. 

Feu Paul Viguier .... Fondation Cahours. 

Paul Pascal. Prix Houzeau. 

Liste des attributions du prix Berthelot 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 

1908. Richard Fosse, maître de 
conférences à la Faculté 
des sciences de Lille. 

1911. André Wahl, professeur à 
la Faculté des sciences 
de Nancy. 

1913. Ernest Fourneau, chef de 
service à l’Institut Pas¬ 
teur. 


Pour ses recherches de syn- fr. 

thèse chimique. 5C0 

Pour ses recherches de syn¬ 
thèse chimique .... 500 

Pour ses recherches sur les 
composés organiques médi¬ 
camenteux préparables par 
synthèse. 500 


30 





466 


PRIX DE COINCY. 

1903 


Auguste - Henri Cornut de Lafontaine de Coincy, en son vivant 
propriétaire, demeurant au château de Courtoiseau, commune de 
Triguières, Loiret, mourut le 30 janvier 1903. 11 avait, l’avant-veil- 
le de sa mort, fixé ses dernières volontés, par un acte authentique, 
en présence de témoins. 

« Je donne et lègue, dit-il dans ce testament, à l’Académie des 
«Sciences de Paris, une somme de trente mille francs, à la charge 
« par elle de fonder un prix pour être donné, chaque année, cl l'ciu- 
« teur d’un ouvrage de phanérogamie, écrit en latin ou en fran- 
« çciis et à choisir par l’Académie. » 

L’acceptation provisoire du legs fut prononcée par l’Académie le 
2 mars 1903 et l’acceptation définitive, le 29 février 1904, confor¬ 
mément au décret du 18 février 1904. 

Depuis 1906, le prix est décerné annuellement, s’il y a lieu, par 
l’Académie, sur la proposition de la commission des prix de bota¬ 
nique, qui est composée de la section correspondante et de trois 
membres élus. 

Sa valeur est fixée à 900 frs. 


Liste des attributions du prix de Coincy 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1906. E. - G. Camus et M elle Ai¬ 
mée Camus. 


Classification et monogra- 
phie des saules d’Europe. 


fr. 

900 


PRIX DE COINCY. 


467 


1907. F. Gagnepain, préparateur Pour ses travaux sur les zin- fr. 

au Muséum d’histoire na- gibéracées. 900 

turelle. 

1908. Paul Guérin, agrégé de l’E- Pour ses travaux sur les dip- 

cole supérieure de phar- térocarpées. 900 

macie de Paris. 

1909. René Viguier, préparateur Classification des aralia- 

au Muséum d’histoire na- ce'es. 900 

turelle. 

1910. L'abbé Rippolyte Goste, à Flore descriptive et illustrée 

Saint-Paul-des-Fonts, par de la France . 900 

Tournemire, Aveyron. 

1911. E.-Achille Finet .... Pour ses études descriptives 

des orchidées. 900 

1912. Camille Servettaz, profes- Monographie des éléagna- 

seur au Collège de Tho- cées . 900 

non, Haute-Savoie. 

1914. Marcel Dubard, maître de J.cs sapotacées du groupe 

conférences à la Faculté des sidéruxylées .... 900 

des sciences de Paris. 

1914. Médéric Gard, chef de tra- Pour ses recherches sur les 

vaux pratiques à la Fa- hybrides artificiels des cis- 

culté des sciences de Bor- tes. 900 

deaux. 

1915. Pierre Choux, préparateur Pour ses recherches sur les 

de botanique à la Faculté asclépiadées de Madagas- 

des sciences de Mar- car. 900 

seille. 










468 


FONDATION LANNELONGUE. 


1903 


Odilon-Marc Lannelongue, né à Castéra-Verduzan, Gers, le 
4 décembre 1840, acquit une grande renommée comme chirurgien 
et professeur à la Faculté de médecine de Paris. Il fut élu membre 
de l’Académie des Sciences, section de médecine et chirurgie, le 
25 novembre 1895. 

Après avoir, le 29 décembre 1902, fait connaître ses intentions à 
ses confrères, le D 1 Lannelongue, par acte authentique, en date du 
7 mars 1903, fit don à l’Académie d'une rente de 12G0 fr. sur l’Etat 
français aux conditions suivantes : 

« L’Académie des Sciences fondera un prix annuel de 1200 fr. 
«qui sera donné pour un but utile , à son choix, de préférence tou- 
« te fois, pour une œuvre humanitaire d’assistance, sur la propo- 
«sition de sa commission administrative ; ce prix pourra être di- 
« visé. 

«Il portera le nom de «Fondation Lannelongue.» 

L’acceptation provisoire fut signée, le 6 avril 1903, et un décret, 
en date du 22 mai suivant, autorisa Inacceptation définitive, qui fit 
l’objet d’un acte authentique, le 6 juillet de la même année. 

Désirant élever de 1200 fr. à 2000 fr. la valeur du prix et préci¬ 
ser ses intentions, le D 1 Lannelongue écrivit au Secrétaire perpé¬ 
tuel, le 16 décembre 1904: 

« Le prix de la valeur de deux mille francs sera donné à une 
« ou deux personnes au jolus, dans l’infortune, appartenant elles- 
« mêmes, ou par leur mariage, ou par leur père et mère, au mon- 
« de scientifique et de préférence au milieu médical scientifique. » 


FONDATION LANNELONGUE. 


469 


Cette nouvelle libéralité dut faire l’objet des mêmes formalités 
administratives que la première. En conséquence le D 1 ' Lannelon- 
gue signa, le 3 avril 1905, un acte authentique de donation d’une 
rente supplémentaire de 800 1rs. Un décret, en date du 20juin 1905, 
autorisa l’acceptation définitive, qui fut prononcée par l’Académie, 
le 21 août 1905. 

Le D r Lannelongue est mort le 22 décembre 1911. 

Depuis 1903, les subventions sont attribuées, chaque année, s’il y 
a lieu, par l’Académie, sur la proposition de sa commission admi¬ 
nistrative. 


Liste des subventions accordées sur la fondation 
Lannelongue depuis l’origine jusqu’à 1915. 

fr. 

1903. M mt Nepveu.1200 

1904. M me Nepveu.1200 

1905. M me Béclard.1000 

M m0 Cusco.1000 

1906. M Q,e Béclard.1000 

M“ Cusco.1000 

1907. M rae Béclard. 600 

M™ Cusco. 600 

M a,e Rück. 800 

1908. M““ Béclard. 500 

M“‘‘ Cusco. 500 

M rae Rück. 500 

M ,ue de Nabias. 500 

1909. M“ 6 Cusco.1000 

M me de Nabias. . .*.1000 


















470 FONDATION LANNELONGUE. 

fr 

1910. M°" Gusco.1000 

M m ' Rück.1000 

1911. M mr Cusco.1000 

M mi ' Rück.1000 

1912. M œ ' Gusco.1000 

M m< Rück.1000 

1913. M œi Gusco.1000 

M m ' Rück.1000 

1914. M“* Gusco.1000 

M m ' Rück . . . ,.1000 

1915. M“* Cusco.1000 

Rück.1000 

















471 


LEGS LÉONTINE BAUTZ. 

PRIX DU D r FANO. 

1899 


Angèle - Léontine Bautz, en son vivant domiciliée à Neuilly sur 
Seine, veuve du docteur Salvador, dit Gustave Fano, décédée au 
château de Bonneville, commune de Chamblac, Eure, le 7 septem¬ 
bre 1905, a légué, par testament olographe et codicille en dates des 
23 octobre 1899 et 17 mars 1903, à l’Académie des Sciences, la nue 
propriété d’une somme de soixante-dix mille francs, « destinée, se¬ 
lf Ion le vœu de son mari à la fondation d'un j)riæ, (jui, sous le 
u nom de Prix du Docteur Fano. sera accordé chaque année à 
« l'auteur du meilleur travail, imprimé ou manuscrit, sur l’oph- 
« taImologie. » 

L’acceptation provisoire a été prononcée le 25 septembre 1905 et 
un décret, en date du-23 décembre 1908, l’a rendue définitive. 

L’Académie n’est encore que nu propriétaire du montant de ce 
legs. 



472 


FONDATION DANTON. 


4903 


Jacques-Désiré Danton, ingénieur civil, mourut en son domici¬ 
le, à Neuilly sur Seine, le 14 juillet 1906. 

Aux termes d’un codicille, en date du 18 décembre 1903, il lé¬ 
guait « à l’Institut, Académie des Sciences, dix mille francs, pour 
«être utilisés à la recherche des phénomènes radiants, qui doi- 
« vent conduire à constater l’unité de la substance cosmique, dont 
« la lumière est la source. » 

L’acceptation de ce legs fut prononcée le 12 novembre 1906. Elle 
devint définitive par le décret du 7 octobre 1908. 

Depuis 1913, un prix, d’une valeur de 1500 fr., est décerné, tous 
les cinq ans, s’il y a lieu, sur la proposition de la commission des 
prix de physique, qui est composée de la section de physique gé¬ 
nérale et de trois membres élus. 


Attribution du prix Danton 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1913. Eugène et Léon Bloch . . Pour l’ensemble de leurs tra¬ 


vaux 


fr. 

1500 




PRIX HOUZEAU. 


1904 


Auguste Houzeau naquit à Elbeuf, Seine-Inférieure, le 3 mars 1829. 
Docteur ès sciences, directeur de la station agronomique de son 
département, il s’est consacré à l’application de l’analyse chimi¬ 
que au dosage des éléments les plus utiles à l’agriculture. Ses 
principaux travaux sont relatifs à la diffusion de l’ozone dans l’air 
de la campagne et à l’analyse des divers produits du sol et de cer¬ 
tains éléments des eaux. L’Académie lui décerna, en 1877, le prix 
Jecker, sur le rapport de M. Cahours, et, dix ans plus tard, il fut 
élu correspondant de la section d’économie rurale. 

Le 17 février 1911, Auguste Houzeau mourait en son domicile à 
Rouen, laissant, par testament olographe, daté du 14 mars 1904, 
«à l’Institut de France, une somme de vingt mille francs, dont les 
« intérêts serviront à instituer un prix en faveur d'un jeune ehi- 
« miste méritant. » 

La destination de ce prix, les qualités et la spécialité scientifi¬ 
que du fondateur permettait de supposer que celui-ci avait en vue 
l’Académie des Sciences et non l’Institut, comme il a écrit ; cepen¬ 
dant l’Institut ne crut pas devoir se désaisir de ce legs, au profit 
de l’Académie des Sciences, il prononça l’acceptation provisoire, 
le 3 janvier 1912, « étant bien entendu que, pour l’attribution du 
« prix, l’Académie des Sciences serait chargée du soin de faire les 
u propositions sur lesquelles l’Institut statuerait. » 

Cette décision, qui est en contradiction avec l’art. 2 de l’arrêté 
pris par l’Institut, le 10 germinal an XI, (v. au chapitre du prix 
Lalande, p. 17), ne fut pas ratifiée par le Conseil d’État et le dé¬ 
cret, en date du 10 mars 1913, qui autorisa l’acceptation du legs 
par l’Institut, précisa que «le revenu annuel serait remis, chaque 


474 


PRIX HOUZEAU. 


« année, par l’Institut à l’Académie des Sciences, pour être affecté à 
«un prix en faveur d’un jeune chimiste méritant. L’Académie des 
«Sciences donnera communication tous les ans à l’Institut de l’em- 
« ploi fait par elle de ces revenus. » 

La valeur du prix est de 700 fr. 

Il est décerné chaque année, s’il y a lieu, sur la proposition de 
la commission des prix de chimie qui est composée de la section 
correspondante et de trois membres élus. 

L’attribution, faite par l’Académie des sciences, est proclamée en 
sa séance publique annuelle, à laquelle l’Institut entier est invité. 


Première attribution du prix Houzeau. 


1915. Paul Pascal, maître de con¬ 
férences à la Faculté des 
sciences de Lille, actuel¬ 
lement directeur du labo¬ 
ratoire de la poudrerie à 
Angoulême. 


Pour l'ensemble de ses tra- fr. 

vaux de chimie .... 700 



475 


PRIX CAMÉRÊ. 

1904 


Veuve d’Edouard-Jules-Anatole Caméré, inspecteur général des 
ponts et chaussées, Mathilde - Elisa Bourribon, en son vivant 
rentière, demeurant à Chatou, Seine et Oise, mourut le 15 août 1905, 
en son domicile. 

Son testament olographe, en date du 30 juin 1904, contenait les 
dispositions suivantes : 

«Je lègue à l’Institut de France, Académie des Sciences, une sona¬ 
te me de cent mille francs, que j’affecte à la fondation d’un prix 
«qui portera le nom de prix Caméré, en souvenir et pour perpé- 
« tuer la mémoire de mon mari. 

«Ce prix ne pourra être donné qu'à un ingénieur français. 
« qu’il soit ingénieur des mines, des ponts et chaussées, ou ingé- 
«nieur civil, ayant personnellement conçu, étudié et réalisé un 
« travail quelconque dont l'usage aura entraîné un progrès dans 
« l’art de construire. 

«Ce prix sera constitué tous les deux ans et sera de six mille 
« francs. 

«L’attribution en sera faite par l’Académie des Sciences de 
« Paris. 

«Si, au bout de deux ans, ce prix ne pouvait être décerné, on at- 
« tendrait la troisième année, et le prix serait alors de neuf mille 
« francs, constitué par le revenu annuel des cent mille francs, pla- 
« cés en rente 3 o /o sur l’Etat. Mais cette somme ne pourra être 
« dépassée et, si le prix ne peut être décerné au bout de trois ans, 
«les neuf mille francs seront ajoutés au capital et augmenteront 
« ainsi le revenu, puis on recommencera une période de deux ans. » 


476 


PRIX CAMERE. 


Le legs, accepté provisoirement le 11 septembre 1905, le fut 
définitivement le 22 juillet 1907, conformément au décret du 16 juil¬ 
let 1907. 

L’Académie assure à certains héritiers de la donatrice quelques 
pensions qui réduisent provisoirement le revenu utilisable de la 
fondation : en conséquence, la commission administrative a déci¬ 
dé, le 4 novembre 1907, que la valeur du prix biennal serait de 
4000 fr. et que le reliquat des arrérages serait capitalisé jusqu’à ce 
que le revenu annuel réapparaisse à 3000 fr, soit par l’accroisse¬ 
ment des intérêts, soit par le décès de quelques uns des bénéficiai¬ 
res de pensions viagères. 

Depuis 1910, le prix est décerné, tous les deux ans, s’il y a lieu, 
sur la proposition d’une commission spéciale qui est composée de 
sept membres élus. 


Liste des attributions du prix Caméré 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1910. Harel de la Noë, ingénieur 
en chef des ponts et 
chaussées. 

1912. Feu Gisclard, chef de ba¬ 
taillon du génie. 


1914. Augustin Mesnager, ingé¬ 
nieur en chef, professeur 
à l'École des ponts et 
chaussées. 


'Pour l’ensemble de ses tra- fr. 
vaux. 4000 


Pour l’ensemble de son œu¬ 
vre et plus spécialement 
son système de pont sus¬ 
pendu rigide. 4000 

Pour l’ensemble de ses tra- 

4000 


vaux 





477 


FONDATION HENRI BECQUEREL. 

1905 


Antoine - Henri Becquerel est né le 15 décembre 1852, au Mu¬ 
séum d’histoire naturelle, qu’habitait son père, Alexandre - Ed¬ 
mond, et son grand-père, Antoine César. Comme eux, ayant con¬ 
sacré toute son existence à la recherche scientifique, il fut élu, le 
27 mai 1889, membre de l’Académie des Sciences, dans la section 
de physique générale. 

Le 24 août 1908, il mourait prématurément à l’âge de 55 ans, en 
sa villa de Pencastel, au Croisic, deux mois après que l’Académie 
l’avait chargé des hautes fonctions de Secrétaire perpétuel pour 
les sciences physiques. 

L'un de ses fils écrivit quelques jours plus tard au Président de 
l’Académie la lettre suivante : 


« Monsieur le Président, 

« J’ai l’honneur de vous informer que mon père a désiré laisser à 
«l’Académie des Sciences la somme de cent mille francs. Voici 
« d’ailleurs dans quels termes il a constitué ce legs : 

«.Te lègue à l’Académie des Sciences de l'Institut de France la 
k somme de cent mille francs, en mémoire de mon grand-père et 
a de mon père, membres comme moi de cette Académie; je lui lais- 
« se le soin de décider le meilleur usage qu elle pourra faire des 
«arrérages de ce capital, soit pour établir une fondation ou un 
« prix, soit dans la manière dont elle distribuera périodiquement 


478 


FONDATION HENRI BECQUEREL. 


« les Arrérages dans le but de favoriser les progrès des scien- 
« ces. (') 

« Permettez-moi, Monsieur le Président, de vous dire que je suis 
« de grand cœur en harmonie avec la volonté de mon père en ce 
«qui concerne ce legs, et j’exprime le vœu que cette donation puis- 
ci se contribuer à l’avancement des sciences. 

« Je vous prie, Monsieur le Président, de vouloir bien agréer 
« de mes sentiments les plus respectueux et les plus dévoués. 

Jean Becquerel. » 

Le Président, qui était M. Bouchard, lut cette lettre, en la séan¬ 
ce du 14 septembre 1908, puis il s’exprima en ces termes : 

« Mes chers Confrères, votre émotion est certainement celle que 
«j’ai ressentie quand j’ai lu cette lettre pour la première fois. Vous 
«admirez l’âme généreuse, la noblesse et la hauteur des senti- 
« ments de notre Confrère. Henri Becquerel avait un culte fait d’a- 
« mour et de respect pour la science, pour l’Académie, pour le nom 
« illustre qu’il avait reçu et qu’il transmet glorieux. Il a jeté dans 
« le monde des découvertes qui ont été et qui seront pendant des 
« siècles génératrices de découvertes. Sa piété filiale les rattachait 
« à l’œuvre de son père et de son grand-père. C’est en leur nom 
«commun qu’il confie à l’Académie le soin d’écarter les obstacles 
« qui barrent souvent la route aux travailleurs. 

«Il a voulu, par sa munificence, que, pendant un avenir indéfini, 
« les hommes de science pussent librement s’engager dans les 
«voies du progrès, 1 'sous l’égide de l’Académie, en invoquant le 
« nom des Becquerel. 

« Vous m’autorisez à exprimer au fils qui s’associe si noblement 
« à cette libéralité les sentiments d’admiration, de respect et de 
« gratitude qu’elle nous inspire. » 

L’acceptation du legs fut prononcée par l’Académie en son co¬ 
mité secret du 12 octobre 1908 et un décret en date du 23 novem¬ 
bre 1910 la rendit définitive. 

L’Académie, tenant à conserver pour l’utilisation des arrérages 
toute la liberté qu’a voulu lui laisser le fondateur, n’a fixé aucune (*) 


(*) Le testament porte la date du 5 juillet 1905. 




FONDATION HENRI BECQUEREL. 


479 


condition. 

Les attributions sont faites sous forme de prix, encouragement 
ou subvention, sur la proposition de la commission administra¬ 
tive. 


Liste des prix attribués sur la fondation 


Henri Becquerel depuis 

1913. Louis Dunoyer, docteur ès 
sciences. 

1915. Lieutenant-colonel Arnaud, 
mort au champ d’hon¬ 
neur. 

Jean Merlin, agrégé des 
sciences mathématiques, 
aide-astronome à l'Obser¬ 
vatoire de Lyon, mort au 
champ d’honneur. 

Rabioulle, aide - astronome 
à l’Observatoire d’Alger, 
mort au champ d’hon- 


l’origme jusqu’à 1915. 

Pour l’ensemble de ses tra- fr. 
vaux de physique .... 3000 

Pour ses travaux relatifs au 
nivellement barométrique . 2000 

Pour l'ensemble de ses tra¬ 
vaux astronomiques . . . 750 


Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux astronomiques . . . 750 


neur. 



480 


PRIX VICTOR RAULIN. 

1905 


En 4904, Victor Raulin, professeur de géologie à la Faculté des 
sciences de Bordeaux, avait entretenu M. Mascart, alors président 
de l’Académie des Sciences, de son intention de fonder un prix, des¬ 
tiné à faciliter la publication de travaux relatifs à certaines scien¬ 
ces naturelles. M. Mascart, après avoir pris l’avis du bureau de l’A¬ 
cadémie, lui avait donné quelques conseils. 

Malheureusement Victor Raulin mourut en février 4905, sans 
avoir eu le temps de mettre son projet à exécution. Mais ses filles, 
M mn Telline - Aline - Juliette Raulin, épouse de M. Emile Chastel- 
lier, ingénieur en chef des ponts et chaussées, et M mr Sophie-Jen¬ 
ny-Isabelle Raulin, épouse de M. Léon - François Laforge, receveur 
particulier des douanes, et son fils, M. Adolphe - Louis - Arsè¬ 
ne Raulin, docteur en médecine, demeurant à Bordeaux, voulurent 
respecter cette volonté non écrite de leur regretté père, comme ils 
auraient fait d’un paragraphe de son testament et, par un acte au¬ 
thentique, en date du 44 août 49C5, ils firent conjointement dona¬ 
tion à l’Académie des Sciences de mille cinq cents francs de rente 
trois pour cent sur l’Etat français, sous les conditions suivantes : 

«1. L'Académie sera tenue d’employer annuellement les arréra- 
« ges de la rente donné à la fondation d’un prix dénommé « Prix 
« Victor Raulin. » 

«11. Le prix de 45CO fr., à décerner annuellement, comme il est 
« dit ci-dessus, est spécialement destiné à des Français, et a pour 
« but de faciliter la publication de travaux relatifs aux sciences 



PRIX VICTOR RAULIN. 


481 


«naturelles suivantes: 1° géologie et paléontologie , 2° minéralo- 
« gie et pétrographie , 3° météorologie et physique du globe. 

«III. 11 sera attribué au travail, manuscrit ou imprimé depuis 
« l’attribution du prix à un travail sur la même branche, qui sera 
((jugé le plus digne, et ne sera délivré à l’attributaire qu’après la 
«remise par lui à l’Académie d’un exemplaire imprimé (texte et 
«planches). Si le travail primé était manuscrit au moment de l’at- 
« tribution du prix, l’édition portera dans son titre la mention : 
«Académie des Sciences — Prix Victor Raulin. » 

« IV. Celles des trois sciences précitées, à laquelle aurait trait 
« le travail primé, sera déterminée, chaque année, par l'Acadé- 
« mie sous la seule condition que, pour chaque période de huit 
«années consécutives, dont la première commencera à la fonda- 
« tion du prix, quatre prix soient afferents à la géologie et deux à 
«chacune des deux autres sciences.» 

L’acceptation provisoire fut prononcée le 11 septembre 1905, et 
un décret, en date du 17 janvier 1906, autorisa l’acceptation défini¬ 
tive, qui fit l’objet d’un acte, en date du 5 février 1906. 

Dans le but d’assurer l’exécution des volontés des donateurs, l’A¬ 
cadémie a inscrit dans son programme : 

un prix biennal de géologie et paléontologie, 

un prix quadriennal de minéralogie et pétrographie, 

un prix quadriennal de météorologie et physique du globe. 

Chaque année, depuis 1909, l’un de ces\prix est décerné, s’il y a 
lieu. 

Les deux premiers sont attribués sur la proposition de la com¬ 
mission des prix de minéralogie et géologie, qui est composée de 
la section de minéralogie et de trois membres élus; le troisième 
sur la proposition de la commission des prix de physique, qui est 
composée de la section de physique générale et de trois membres 
élus. 

31 



482 


PRIX VICTOR RAULIN. 


Liste des attributions du prix Victor Raulin 
de géologie et paléontologie 
depuis l’orig-ine jusqu’à 1915. 


1909. Léon Bertrand, professeur 
à l’École normale supé¬ 
rieure. 

Contribution ci l'histoire fr. 

stratigrciphique et tectoni¬ 
que des Pyrénées orienta¬ 
les et centrales .1500 

1911. Emmanuel de Margerie. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux et en particulier la 
traduction de l’ouvrage d’ɬ 
douard Suess intitulé : 

Antlitz der Erde . . . 1500 

1913. J. Blayac, chef de travaux 
à la Faculté des sciences 

de Paris. 

Esquisse géologique de la 
Seybouse et de quelques 
régions voisines .... 1500 

1915. Louis Doncieux, prépara¬ 
teur à la Faculté des 
sciences de Lyon. 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 
vaux sur les Corbières 

orientales et centrales . . 1500 


Liste des attributions du prix Victor Raulin 
de minéralogie et pétrographie 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1909. Ferdinand Gonnard, ingé¬ 
nieur des arts et manu¬ 
factures. 

Pour l’ensemble de ses tra- fr. 

vaux de minéralogie. . . 1500 

1912. Henri Arsandaux, profes¬ 
seur à l’École municipale 
de physique et de chi¬ 
mie. 

Pour ses explorations miné¬ 
ralogiques et ses études 
chimiques et pétrographi- 
ques des matériaux recueil¬ 
lis par lui..... . 1500 


1500 




PRIX VICTOR RAULIN. 483 

Liste des attributions du prix Victor Raulin 
de météorologie et physique du globe 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 

1910. Gabriel Guilbert, secrétai- Nouvelle méthode de prévi- fr. 

re de la commission mé- sion du temps. ... . . 1500 

téorologique du Calvados. 

1914. Feu Emile Marchand, di- Pour l’ensemble de ses tra- 

recteur de l’Observatoire vaux.1500 

météorologique et astro¬ 
nomique du Pic du Midi. 




484 


LEGS LEBOUTEUX. 


1906 


Reine-Clara Magnier, veuve de Louis-Jules Lebouteux, proprié¬ 
taire à Bruxelles, mais Française, mourut à Cannes, le 7 septem¬ 
bre 1910. 

Par testament olographe, en date du 15 octobre 1906, elle lais¬ 
sait à trois de ses parents quinze cents francs de rente 3 o o sur 
l’Etat français et ajoutait : 

«Je donne le capital de cette rente à l’Institut de France (Acadé- 
« mie des Sciences) pour servir à la fondation d’un prix de vertu 
« qui sera délivré, chaque année, après l’année qui suivra le décès 
« du dernier survivant » des trois usufruitiers. 

Ce testament fut communiqué à l’Académie dans son comité se¬ 
cret du 14 novembre 1910. MM. Alfred Picard, Roux, Emile Picard, 
Darboux prirent successivement la parole. A la suite des observa¬ 
tions échangées, les membres présents estimèrent que « l’Acadé- 
« mie des Sciences pourra remplir entièrement les intentions de la 
«testatrice, en réservant ce prix à des actes de vertu scientifique, 
«c’est-à-dire à des preuves de dévouement et de désintéressement 
« données par des savants ou par des personnes de leur entourage 
« qui les auront assistés. » 

En conséquence, l’acceptation provisoire fut prononcée. Un dé¬ 
cret, en date du 20 juin 1912, approuva cette interprétation et ren¬ 
dit définitive l’acceptation de l’Académie. 

La nue propriété de l’Académie n’a pas encore pris fin. 


485 


FONDS BONAPARTE. 

1908 


Depuis le 4 février 1907, le Prince Roland Bonaparte occupe à 
l’Académie des Sciences, parmi les membres libres, la place laissée 
vacante par le décès de M. Bischoffsheim, le fondateur de l’Obser- 
vatoire de Nice. Reconnaissant envers ses confrères qui avaient te¬ 
nu à rendre hommage à ses importantes recherches de géographie, 
d’histoire naturelle et d’anthropologie, il a voulu charger l’Acadé¬ 
mie de devenir la dispensatrice des libéralités, par lesquelles il 
avait coutume depuis longtemps d’aider aux progrès des recher¬ 
ches scientifiques. 

Trois mois après son entrée à l’Académie, ayant entendu son 
confrère, M. Yves Delage, montrer l’intérêt qu’il y aurait à ce que 
les états et les universités soutiennent, par la location de tables de 
travail, les laboratoires internationaux qui viendraient à se créer 
dans des régions maritimes suffisamment différentes pour ne pas 
faire double emploi, le Prince s’empressa de mettre à la disposition 
de l’Académie une somme de quatre mille francs pour permettre 
l’envoi d’un jeune savant français au laboratoire de Naples, pen¬ 
dant l’année 1907. 

Le 2 mars 1908, le président de l’Académie communiquait à ses 
confrères la lettre suivante : 

« Monsieur le Président et cher Confrère, 

« Depuis le jour où l’Académie, en m’ouvrant ses portes, a bien 
«voulu reconnaître l’efficacité du concours que je me suis toujours 
«plu à donner à la cause du progrès scientifique, je n’ai cessé de 


486 


FONDS BONAPARTE. 


« réfléchir aux meilleurs moyens d’accroître, à ce point de vue, la 
« bienfaisante influence de notre compagnie. 

« D’accord avec un sentiment maintes fois exprimé, j’estime que 
« ce n’est pas par l’institution de nouveaux prix que ce résultat 
« peut être obtenu. Sans doute, récompenser de bons travaux est, 
«chose excellente, mais il importe plus encore de permettre à de 
« tels travaux de naître, en écartant les obstacles qui peuvent pa- 
« ralyser la bonne volonté des chercheurs et dont le principal est, 
«en général, la question budgétaire. 

« Pénétré de cette pensée, j’ai résolu de mettre à la disposition 
«de l’Académie, sous les conditions stipulées, une somme de cent 
« mille francs, non à titre de capital, mais sous forme d’un petit 
« nombre d’annuités, destinées à être rapidement employées dans 
«l’esprit que je viens d’indiquer: c’est-à-dire qu’écartant toute idée 
«de récompense pour des travaux déjà exécutés, quel qu’en puisse 
« être le mérite, mon intention est que cette somme serve à provo- 
« quer des découvertes en facilitant les recherches des travail- 
« leurs ayant déjà fait leurs preuves en des travaux originaux et 
u qui, n’appartenant pas à notre Académie, manqueraient de res- 
« sources suffisantes pour entreprendre ou poursuivre leurs in- 
« instigations. 

«Je nourris d’ailleurs l’espoir que mon exemple trouvera des 
« imitateurs, dont la libéralité assurera la permanence des fonds de 
«subvention dont j’aurai été le premier ouvrier, et mon but serait 
«atteint, si je pouvais contribuer à faire augmenter la somme de 
«nos connaissances scientifiques. 

« Je viens donc vous prier, Monsieur le Président, de vouloir 
« bien donner connaissance de cette lettre à l’Académie, en la con- 
« viant à délibérer, le plus tôt possible, sur l’acceptation des eon- 
« ditions auxquelles je souhaite de voir subordonner l’exécution 
((de mon dessein et que j’énumère dans le document ci-joint. 

« Veuillez agréer, Monsieur le Président et cher Confrère, l’as- 
«surance de mes sentiments bien dévoués. 

« Roland Bonaparte. » 

L’Académie accepta avec reconnaissance le don magnifique du 
Prince et donna son approbation au règlement suivant : 

«4. La somme de cent mille francs constituera jusqu’à son 


FONDS BONAPARTE. 


487 


«entier épuisement un fonds portant le nom de Fonds Bonaparte. 

«2. Cette somme sera répartie en quatre annuités de 25 000 n ' aux 
« dates suivantes : 

« 15 juillet 1908, 

« 15 juillet 1909, 

« 15 juillet 1910, 

« 15 juillet 1911. 

« 3. Ces 25 000 1 ' 1 ' seront distribués chaque année par l’Académie de 
(da manière qui seba expliquée plus loin. 

«4. Comme le donateur désire que cette somme de 25 000 1 ' 1 ' ne 
« soit pas trop divisée, aucune subvention ne pourra être inférieu- 
« re à 2 000 fl> . 

((5. Si la totalité de l’annuité ne pouvait être distribuée dans 
«l’année, le reliquat serait ajouté à l’annuité de l’année suivante. 

((6. L’Académie ne devant pas être juge et partie, aucun de ses 
((membres ne pourra bénéficier des subventions. 

«7. En vue d’obtenir une subvention, il n’est pas nécessaire de 
((faire la demande soi-même. Il suffit que la demande soit présen- 
« tée par un membre de l’Académie. 

«8. Les subventions seront attribuées par une commission com- 
(( prenant, comme membres de droit, le donateur des annuités et le 
« président de l’Académie, lequel présidera la commission, et, 
((Comme membres élus, 

«3 membres de la division des sciences mathématiques, 

((3 membres de la division des sciences physiques, 

«1 membre de la division des membres libres. 

«9. Cette commission sera élue, au scrutin secret, en séance pu- 
« blique, par l’Académie tout entière. 

« 10. Par voie de tirage au sort, les membres de la commission 
« seront répartis en 3 séries de 2 et 3 membres. 

«La l re série, de 2 membres, se retirera la 2 e année; 

« La 2 ( " série, de 2 membres, se retirera la 3 e année; 

« La 3 e série, de 3 membres, se retirera la 4 e année; 


488 


FONDS BONAPARTE. 


« Les membres sortants seront remplacés par le même nombre 
«de nouveaux membres, élus comme il est dit à l’article 9. 

« Les membres sortants ne pourront être réélus avant un an. 

«11. Si une vacance venait à se produire par une cause quelcon- 
«que, le membre manquant serait remplacé d-e manière que la 
« commission soit au complet au moment de l’attribution des sub¬ 
ventions. Le nouveau membre serait élu comme il est dit à l’arti- 
« cle 9. 

«12. Il ne sera pas statué isolément sur chaque demande ou pro- 
« position. Toutes devront être discutées ensemble et eomparati- 
« vement. 

« 13. Pour la première année, toutes les demandes ou proposi- 
« tions devront parvenir avant le l 01 ' mai 1908. Pour les autres an- 
« nées avant le l 01 ' janvier 1909, 1910 et 1911. Passé ces dates, elles 
« seraient renvoyées à l’année suivante. 

«14. Lorsque la commission aura attribué les subventions, un 
« rapporteur sera désigné pour faire connaître les raisons des at- 
«tributions proposées. 

«15. Ce rapport d’attributions sera lu en comité secret et soumis 
« à l’approbation de l’Académie tout entière qui aura seule le pou- 
«voir d’accorder ou de refuser les subventions. 

«16. Ce rapport sera publié chaque année, en même temps que 
«les rapports sur les prix. 

«17. Les bénéficiaires de subventions devront adresser dans les 
«12 mois à l’Académie un rapport succinct relatif à la manière 
«dont ils auront employé les ressources mises à leur disposition 
«et aux résultats qu’ils auront obtenus. 

«18. Tout bénéficiaire qui n’aurait pas fourni de rapport dans 
«les délais voulus sera exclu du droit de recevoir de nouvelles 
« subventions. 

«19. La commission prendra connaissance de tous les rapports 


FONDS BONAPARTE. 


489 


« des bénéficiaires et présentera chaque année à l'Académie un rap- 
« port général sur les résultats obtenus. Ce rapport sera imprimé 
« aux frais du fonds et distribué à tous les membres de l’Acadé- 
« mie ainsi qu’aux personnes que cela pourrait intéresser. Il ne 
« devra pas avoir plus de 12 pages de la valeur de celles des Comp¬ 
otes rendus et sera tiré à 300 exemplaires. 

<i 20. La primeur des découvertes, sous quelque forme que ce 
«soit, sera réservée à l'Académie. La non-observation de cette 
«clause entraînera pour l'auteur la perte du droit de recevoir de 
« nouvelles subventions. » 

Dès la première annuité les demandes furent si nombreuses qu’on 
dut refuser des subventions qu’on aurait désiré pouvoir donner. 
En présence de cette situation, le Prince porta à 30G00 1 '' les deux 
annuités de 1910 et 1911. 

Cette première donation était, en quelque sorte, un essai. Son 
succès inspira au donateur une nouvelle et plus importante libé¬ 
ralité : dans sa séance du 27 novembre 1911, l’Académie reçut com¬ 
munication de la lettre suivante : 

«Monsieur le Président et cher Confrère, 

« D’accord avec un sentiment maintes fois exprimé, j’estime que 
«ce n’est pas par l’institution de nouveaux prix avec programme 
«fixé d’avance que la cause du progrès scientifique peut être servie 
«le plus efficacement. Sans doute, il est excellent de récompenser 
«de bons travaux, mais il importe plus encore de permettre à de 
«tels travaux de naître, en écartant les obstacles qui peuvent pa- 
« ralyser la bonne volonté des chercheurs et dont le principal est, 
«en général, la question budgétaire. 

« Pénétré de cette pensée, j’avais créé le Fonds Bonaparte, en 
«1908. Désireux de continuer cette œuvre, je viens mettre de nou- 
« veau, à la disposition de l’Académie, une somme de deux cent 
o cinquante mille f rancs , non à titre de capital, mais sous la for- 
« me de cinq annuités destinées à être rapidement employées dans 
«l’esprit que je viens d’indiquer: c’est-à-dire qu’écartant, toute 
<■ idée de récompense pour des travaux déjà exécutés quel qu’en 
« puisse être le mérite, mon intention est que cette somme serve à 


490 


FONDS BONAPARTE. 


«provoquer des découvertes, en facilitant les recherches des tr¬ 
availleurs ayant déjà fait leurs preuves en des travaux originaux 
«et qui, n’appartenant pas a notre Académie, manqueraient de 
«ressources suffisantes pour entreprendre ou pour poursuivre 
« leurs investigations. 

« Je prie donc l’Académie de vouloir bien attribuer en 1912, 1913, 
«1914, 1915 et 1916 ces nouvelles annuités de la même manière 
«qu’elle l’a déjà fait au cours des années précédentes, pour les an- 
«nuités antérieures du Fonds Bonaparte. 

« Aimant par dessus tout les études scientifiques, je serais heu- 
«reux et mon but serait atteint si je pouvais ainsi contribuer à 
«augmenter la somme de nos connaissances positives. 

« Veuillez agréer, Monsieur le Président et cher Confrère, l’as- 
« surance de mes dévoués sentiments. 

« Roland Bonaparte. » 

Le président se fit l’interprète de l'Académie en adressant au 
donateur les vifs remercîments dus à sa nouvelle et si importante 
libéralité. 

La première de ces nouvelles annuités n’était pas encore versée, 
lorsque, en janvier 1912, le Secrétaire perpétuel appela l’attention 
de l’Académie sur la situation de la Faculté de médecine de Bey¬ 
routh, œuvre essentiellement française, qui méritait le plus grand 
intérêt. L'Académie ne se trouvait malheureusement pas en mesu¬ 
re de venir efficacement en aide à cet établissement. Aussitôt le 
Prince Bonaparte mit pour cet objet une somme de trente-cinq 
mille francs, une fois donnée et indépendante des annuités annon¬ 
cées, à la disposition de l’Académie, « heureux, dit-il, de la cir- 
« constance qui me permet d’être utile à une Faculté française qui 
« représente si dignement et si utilement les sciences médicales 
«dans les pays d'Orient». *• 

La dernière des cinq annuités, annoncées en 1911, est répartie 
en 1916. 

L’Académie, dans son comité secret du 5 juillet 1915, a approu¬ 
vé l’addition suivante au règlement, que la commission a adopté, 
sur la proposition du généreux donateur : 

« 21. Tout membre de l’Institut qui désire appuyer une demande 


FONDS BONAPARTE. 


491 


«de subvention devra le faire par écrit. Cet avis motivé sera pu- 
« blié en toutou en partie dans le rapport général d’attribution 
«avec le nom de son auteur. 

« 22. Dans les deux ans qui suivront les attributions, les mem- 
« bres de l'Institut qui auront appuyé une demande devront remet- 
« tre une note écrite indiquant l’emploi qui aura été fait des fonds 
« attribués. 

«Il est bien entendu que cela ne supprime pas l’obligation qu’ont 
«les bénéficiaires de justifier l’usage qu’ils ont fait des fonds reçus 
« par eux (Art. 17). » 

En outre, la commission a décidé, sur la proposition des Se¬ 
crétaires perpétuels, qu’il serait demandé à tout savant subven¬ 
tionné de fournir à l’Académie, dans un délai de deux ans, un résu¬ 
mé des travaux effectués à l’aide de la subvention; le résumé, qui 
sera écrit spécialement pour l’Académie, devra être accompagné 
d’une liste bibliographique, s’il y a lieu. Son étendue ne devra pas 
dépasser deux pages in-4°. 

L’ensemble de ces rapports constitue une publication spéciale 
qui porte le titre de Recueil du Fonds Bonaparte. Le fascicule n° 1 
de cette publication a paru en 1916. 

L’Académie se réserve de publier dans ses recueils les travaux 
d’une grande étendue qui lui paraîtront mériter une mention spé¬ 
ciale. 


Liste des subventions attribuées sur le Ponds Bonaparte 
depuis 1908 jusqu'à 1915. 


1908. Louis Blaringhem, chargé 
de cours à la Faculté des 
sciences de Paris. 


Armand Billard, agrégé, 
docteur ès sciences, pré¬ 
parateur au P. C. N. 


Pour continuer ses études fr. 
sur la variation des espè¬ 
ces et sur les procédés ex¬ 
périmentaux de création 
d’espèces végétales nouvel¬ 
les . 2000 

Pour poursuivre ses recher¬ 
ches sur les animaux de la 
classe des hydroïdes. . . 2000 



492 


FONDS BONAPARTE. 


E. Estanave, docteur ès 
sciences, attaché à la Fa¬ 
culté des sciences de Pa¬ 
ris. 

Charles Fabry et Henri 
Buisson, professeurs à la 
Faculté des science des 
Marseille. 


François Gonnessiat, di¬ 
recteur de l'Observatoire 
d’Alger. 


J. Loisel, docteur ès scien¬ 
ces, météorologiste à l’Ob¬ 
servatoire de Juvisy. 

R. Dongier, chef de service • 
au Bureau central météo¬ 
rologique. 

A. Perot, physicien à l’Ob¬ 
servatoire de Meudon. 


C. Matignon, professeur au 
Collège de France. 

Elie Colin, correspondant de 
l’Académie, directeur de 
l’Observatoire de Tanana- 


Pour lui fournir les moyens fr. 
de continuer ses recher¬ 
ches sur le telief en pro¬ 
jection et à vision directe. 2000 

Pour acheter un réseau plan, 
un miroir concave à grand 
diamètre, et deux miroirs 
plans, indispensables aux 
recherches qu’ils poursui¬ 
vent sur les raies du spec¬ 
tre solaire et de l’arc élec¬ 
trique . 2500 

Pour munir l’instrument mé¬ 
ridien d’un micromètre à 
vis entraînée et à enregis¬ 
trement automatique de 
Gautier, avec chronographe 
imprimant. 5000 

Pour lui permettre de pour¬ 
suivre ses observations ac- 
tinométriques. 2000 

Pour entreprendre des études 
simultanées sur la pluie et 
le potentiel atmosphérique. 2000 

Pour lui permettre d’entre¬ 
prendre l’étude spectrosco¬ 
pique de la lumière émise 
par le soleil à l’aide des 
phénomènes interférentiels 
produits par les lames ar¬ 


gentées. 2500 

Pour effectuer des détermi¬ 
nations de chaleurs spécifi¬ 
ques à température élevée. 2000 

Pour la publication d’une 
carte du sud de l’imerina . 3000 


rive. 




FONDS BONAPARTE. 


493 


1909. Lucien Cayeux, professeur à 
l’École nationale supérieu¬ 
re des mines. 


Auguste Chevalier, doc¬ 
teur ès sciences, attaché 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle, explorateur de 
l'Afrique tropicale. 

Charles Pérez, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Bordeaux. 


C. Houard, docteur ès scien¬ 
ces, préparateur à la Fa¬ 
culté des sciences de 
Paris. 


Alphonse Berget, docteur 
ès sciences, chargé de 
conférences à la Faculté 
des sciences de Paris. 

Adrien Bernard, ingénieur 
des arts et manufactures, 
attaché à l’Observatoire 
d’astronomie physique de 
Meudon. 


Pour lui permettre de se fr. 
rendre aux États-Unis et 
d’y poursuivre, sur les gi¬ 
sements les plus anciens de 
minerais de fer oolithiques, 
les recherches qu’il a déjà 
exécutées en France sur 
des gisements moins an¬ 
ciens . 4000 

Pour lui permettre d’accroî¬ 
tre les moyens d’action de 
sa mission en augmentant 
son personnel indigène. 40oC 

Pour lui permettre de publier 
un mémoire, accompagné 
de nombreuses planches en 
couleurs, intitulé: Recher¬ 
ches histologiques sur les 
métamorphoses des musei- 
cles . 4000 

Pour lui permettre de se 
rendre en Corse, dans l’est 
de l’Algérie et en Tunisie, 
afin de recueillir les maté¬ 
riaux d’études nécessaires à 
ses recherches anatomiques , 
et physiologiques sur les 
cécidies.. 3000 

Pour lui permettre de con¬ 
struire un appareil propre 
à étudier la distribution de 
l’intensité de la pesanteur. 2000 

Pour lui permettre de pour¬ 
suivre l’étude photométri¬ 
que des variations du 
rayonnement solaire et de 
la lumière du çiel aux en- 





494 


FONDS BONAPARTE. 


Louis Blaringhem, doc¬ 
teur ès sciences, chargé 
de cours à la Faculté des 
sciences de Paris. 

E. Estanave, docteur ès 
sciences, secrétaire de la 
Société mathématique de 
France. 


E. Mathias, professeur à la 
Faculté des sciences de 
Toulouse. 


1910. L. Hartman, lieutenant-co¬ 
lonel en retraite, lauréat 
de Tlnstitut. 


Georges Urbain, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Paris. 


virons immédiats du soleil, fr. 
étude commencée à Meu- 
don dès 1904 et continuée 
à Burgos en 1905 pendant 

.l’éclipse totale du soleil. . 2000 

Pour lui permettre de conti¬ 
nuer ses recherches expé¬ 
rimentales sur la variation 
des espèces. 2000 

Pour lui permettre de conti¬ 
nuer ses recherches sur la 
projection stéréoscopique à 
vision directe, sur la sté- 
réoradiographie et sur l'au- 
tostéréoscopie. 2000 

Pour lui permettre de pour¬ 
suivre, au laboratoire cryo- 
gène de Leyde et en colla¬ 
boration avec son éminent 
directeur M. Kammerlingh 
Onnes, des recherches sur 
le diamètre rectiligne des 
liquides et sur la loi des 
états correspondants aux 
très basses températures . 2000 

Pour continuer l’étude expé¬ 
rimentale du développe¬ 
ment et de la répartition 
des forces élastiques dans 
les corps déformés par des 
efforts extérieurs, pour tou¬ 
tes les valeurs de ces ef¬ 
forts . 5000 

Pour continuer ses recher¬ 
ches sur le germanium, 
élément extrêmement rare 
et très intéressant au point 
de vue chimique .... 5000 



FONDS BONAPARTE. 


495 


Edouard Bauer, agrégé des 
sciences physiques, et 
Marcel Moulin, chef 
des travaux pratiques à 
l’École municipale de phy¬ 
sique et chimie. 


Louis Blaringhem, docteur 
ès sciences, chargé de 
cours à la Faculté des 
sciences de Paris. 

Paul Nicolarclot, docteur 
ès sciences, capitaine d’ar¬ 
tillerie, chef du laboratoi¬ 
re de la Section techni¬ 
que de l’artillerie, à Paris. 

Jules Baillaud, astronome 
adjoint à l’Observatoire 
de Paris. 


Auguste Chevalier, docteur 
ès sciences, attaché au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

Pli. Eberhardt, docteur ès 
sciences, inspecteur de 
l’agriculture en Indo-Chi- 
ne. 


Pour acquérir les appareils fr. 
spéciaux necessaires à leurs 
recherches relatives à la 
détermination de la con¬ 
stante de la loi de Stefan, 
d’une part, et pour conti- ' 
nuer leur étude de la ré¬ 
partition de l’énergie dans 
le spectre. 3000 

Pour lui permettre de conti¬ 
nuer ses recherches expé¬ 
rimentales sur la variation 
des espèces. 2500 

Pour lui permettre de pour¬ 
suivre les études qu’il a 
commencées sur le colum¬ 
bium et le tantale. . . . 2500 

Pour lui permettre de faire 
construire un photomètre 
spécial nécessaire pour 
achever ses recherches sur 
l’absorption atmosphérique 
commencées en 1909 au 
sommet du pic du Midi de 
Bigorre. 2000 

Pour continuer l’étude qu’il 
poursuit méthodiquement 
depuis 10 ans de la végéta¬ 
tion de nos colonies dans 
l’Afrique tropicale. . . . 2000 

Pour lui permettre, d’une 
part, de poursuivre et dՎ 
tendre ses travaux d’explo¬ 
ration et d’étude des végé¬ 
taux économiques de notre 
grande colonie; de l’autre, 
de compléter l’installation 
de son laboratoire. 


2000 





496 


FONDS BONAPARTE. 


Aimable Gaillot, correspon¬ 
dant de l’Académie des 
sciences, astronome ho¬ 
noraire à l’Observatoire 
de Paris. 

Charles Nordmann, doc¬ 
teur ès sciences, astrono¬ 
me adjoint à l'Observatoi¬ 
re de Paris. 

Auguste Quidor, docteur 
ès sciences, intituteur à 
Paris. 


1911. L. Hartmann, lieutenant- 
colonel en retraite. 


Charles Alluaud, voyageur- 
naturaliste. 


Nicola- Alberto Barbiéri, 

docteur en médecine, at¬ 
taché à divers laboratoire 
de la Faculté de médeci¬ 
ne de Paris. 

André Broca, professeur 
agrégé à la Faculté de 
médecine de Paris. 


Krempf, explorateur - zoolo¬ 
giste. 


Pour lui permettre de faire fr. 
exécuter les calculs néces¬ 
saires à la révision, qu’il a 
entreprise, des tables de 
Jupiter dressées par Le 
Verrier. 2000 

Pour lui permettre de faire 
construire, dans sa forme 
définitive, son photomètre 
stellaire hétérochrome . . 2000 

Pour lui permettre de publier 
un mémoire sur la mor¬ 
phologie externe des copé- 
podes parasites, recueillis à 
Roscoff de 1903 à 1909. . 2000 

Pour lui permettre de pour¬ 
suivre ses recherches expé¬ 
rimentales sur l’élasticité 
des corps solides .... 5000 

Pour lui permettre d’aller 
compléter ses recherches 
sur la géologie, la faune et 
la flore des montagnes à 
neiges éternelles de l’Afri¬ 
que équatoriale. 3000 

Pour l’aider à terminer ses re¬ 
cherches chimiques sur la 
matière nerveuse et parti¬ 
culièrement sur la substan¬ 
ce blanche. 3000 

Pour faire construire un ap¬ 
pareil opérant la mesure 
des angles géodésiques par 
la méthode de la répétition 
de Borda modifiée . . . 3000 

Pour lui permettre d’acquérir 
un matériel complet de sca¬ 
phandrier, destiné à pour¬ 
suivre, dans des conditions 




FONDS BONAPARTE. 

497 


plus favorables, ses recher¬ 
ches sur la biologie des cô- 

fr. 


tes de l’Indo-Chine. 

3000 

E. Sollaud, agrégé des scien- 

Pour son travail d'ensemble 


ces naturelles, attaché au 

sur les crevettes de la fa- 


laboratoire d’entomologie 

mille des palémonidés, no- 


du Muséum d'histoire na- 

tamment sur le bouquet, 


turelle. 

et pour les étudier sur nos 
côtes dans leurs divers ha- 



bitats naturels. 

3000 

Topsent, professeur à la Fa- 

Pour lui permettre d’entre- 


culté des sciences de Di- 

prendre, dans des condi- 


jon. 

tions favorables, l’étude 
zoologique des eaux douces 
de Saint - Jean - de - Losne, 



Côte-d’Or. 

3000 

H. Buisson et Ch. Fabry, 

Pour l’achat d’appareils des- 


professeurs à la Faculté 

tinés à poursuivre leurs re- 


des sciences de Marseille. 

cherches sur la répartition 


• 

de l’énergie dans le spectre 



solaire. 

2000 

Paul Gaubert, assistant au 

Pour acquérir les appareils 


Muséum d'histoire natu- 

nécessaires à la poursuite 


relie. 

de ses travaux sur les cris¬ 
taux liquides et la cristal- 



Iogénèse . 

2000 

C. Houard, docteur ès 

Pour lui permettre d'aller 


sciences, préparateur à la 

poursuivre en Amérique 


Faculté des sciences de 

ses recherches sur les zoo- 


Paris. 

cécidies. 

2000 

Charles Moureu, profes- 

Pour lui permettre de pour- 


seur à l’École supérieure 

suivre ses études sur les 


de pharmacie de Paris. 

gaz rares et leur diffusion 



dans la nature . 

2000 


1912. Quatre subventions égales sont accordées aux membres ci- 
dessous de la Mission scientifique du Maroc, chargée d’é¬ 
tablir l’inventaire raisonné des richesses naturelles de ce 


pays : 


32 






498 


FONDS BONAPARTE. 


a Louis Gentil, maître de 
conférences à la Faculté 
des sciences de Paris, 
président de la Société 
géologique de France. 

b ' Paul Pallary, instituteur 
à Oran. 

c J. Pitard, professeur à l’ɬ 
cole de médecine et de 
pharmacie de Tours. 

d' Bauguil, chef du service 
vétérinaire et du service 
pastoral de l’Algérie. 

Emmanuel de Martonne, 
chargé de cours à la Fa¬ 
culté des lettres de Pa¬ 
ris, et ses collaborateurs, 
Jean Brunhes, profes¬ 
seur à l’Université de Fri¬ 
bourg, et Émile Chaix, 
professeur à l’Université 
de Genève. 

Louis Dunoyer, chargé de' 
conférences au Collège de 
France. 


Raymond Hamet, bota¬ 
niste. 

Jean Bosler, aide-astrono¬ 
me à l’Observatoire de 
Meudon. 


Pour les recherches géologi- fr. 
ques et minéralogiques (t). 
. 3000 


Pour les études de zoologie 
et de préhistoire .... 3000 

Pour les recherches de. bota¬ 
nique . 3000 

Pour l’étude des élevages au 
Maroc. 3000 


Pour les aider à continuer la 
publication de leur Atlas 
photographique des for- 
vies du relief terrestre. . 3000 


Pour la construction d’appa¬ 
reils destinés à l’explora- 


ration des spectres de fluo¬ 
rescence et d’absorption 
fournis par les métaux al¬ 
calins. . 3000 

Pour lui permettre de conti¬ 
nuer l’étude des crassula- 
cées. 3000 

Pour l’achat d’un prisme à 
grande dispersion, destiné 
à l’étude des spectres des 
planètes. 2500 


(i) M. L. Gentil, ayant été empêché de remplir sa mission, n’a pas tou¬ 
ché cette subvention. 









FONDS BONAPARTE. 


499 


Albert Bald.it, ancien offi¬ 
cier de marine, président 
de la commission météo¬ 
rologique de la Haute- 
Loire. 

Paul Pascal, maître de con¬ 
férences à la Faculté des 
sciences de Lille. 

G. Schlegel, attaché au la¬ 
boratoire de zoologie des 
sciences de Paris. 

Camille Sauvageau, profes¬ 
seur à la Faculté des 
sciences de Bordeaux. 

Jules Welsch, professeur à 
la Faculté des sciences 
de Poitiers. 


H. Bierry, maître de confé¬ 
rences à l’Ecole des hau¬ 
tes études. 

D 1 J. Mawas, attaché au la¬ 
boratoire d’embryogénie 
comparée du Collège de 
France. 

A. Gruvel, maître de confé¬ 
rences à l’Université de 
Bordeaux, chargé de mis¬ 
sion en Afrique occiden¬ 
tale. 


Pour l’achat d’appareils enre- fr. 
gistreurs destinés à l’étude 
des phénomènes d'électri¬ 
cité atmosphérique qui ac¬ 
compagnent les pluies d’o¬ 
rage . 2500 

Pour l’achat d'appareils des¬ 
tinés à l’étude de l’absorp¬ 
tion exercée dans l’ultra¬ 
violet par certains corps. 2500 

Pour lui permettre de pour¬ 
suivre ses recherches sur 
le développement des crus¬ 
tacés brachyoures. . . . 2500 

Pour l’aider à étendre ses re¬ 
cherches sur la répartition 
géographique des cysto- 
seirci . 2000 

Pour lui permettre de conti¬ 
nuer ses études comparati¬ 
ves des formations quater¬ 
naires et récentes dans 
l’ouest de la France et le 
nord-ouest de l’Europe . . 2000 

Pour la continuation de ses 
recherches sur les hydra¬ 
tes de carbone. 2000 

Pour lui permettre de con¬ 
tinuer ses expériences sur 
le mécanisme de l’accom¬ 
modation de l’œil, particu¬ 
lièrement chez le chien. . 2000 

Pour l’aider dans l’explora¬ 
tion de la baie du Levrier 
(Mauritanie) aux points de 
vue zoologique, océanogra¬ 
phique et géographique. . 2000 




500 


FONDS BONAPARTE. 


1913. Henri Caillol, membre de 
la Société linnéenne de 
Provence. 

A. Colson, professeur à l’E¬ 
cole polytechnique. 


Eugène Coquidé, ingénieur 
agronome, docteur ès 
sciences naturelles. 


G. Schlegel, attaché au la¬ 
boratoire de zoologie de 
la Faculté des sciences 
de Paris. 


Jules Welsch, professeur à 
la Faculté des sciences 
de Poitiers. 

J. Pitard, professeur à l’E¬ 
cole de médecine et de 
pharmacie de Tours, et 
Paul Pallary, institu¬ 
teur à Oran, membres de 
la Mission scientifique or¬ 
ganisée au Maroc par la 
Société de géographie. 

Louis Roule, professeur au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 


Jean Pougnet, pharmacien 
de l re classe, licencié ès 
sciences. 


Pour l'achèvement de son ou- fr. 
vrage intitulé : Catalogue 
des coléoptères de Pro¬ 
vence . 3000 

Pour ses recherches concer¬ 
nant la vérification ou la 
critique des théories et des 
lois de la chimie physique. 2000 

Pour étudier les moyens de 
mettre en valeur, au point 
de vue agricole, les ter¬ 
rains tourbeux du nord de 
la France. 2000 

Pour lui permettre de conti¬ 
nuer les recherches qu’il 
poursuit au laboratoire de 
M. Delage sur le dévelop¬ 
pement des crustacés bra- 
chyoures. 2000 

Pour son exploration géolo¬ 
gique de la côte ouest de 
la France et du littoral de 

la Grande-Bretagne. . . 2000 

Pour établir l’inventaire rai¬ 
sonné des richesses natu¬ 
relles du Maroc. . . . 2 x 3000 


Pour lui permettre de conti¬ 
nuer et d’étendre ses re¬ 
cherches sur la morpholo¬ 
gie et la biologie du sau¬ 
mon en France. 2000 

Pour continuer ses recher¬ 
ches sur les actions chimi¬ 
ques et biologiques des 
rayons ultraviolets, et, en 




FONDS BONAPARTE. 


501 


G. Dauzère, professeur au 
Lycée de Toulousp. 

Médéric Gard, chef de 
travaux pratiques à la 
Faculté des sciences de 
Bordeaux. 

Auguste Chevalier, doc¬ 
teur ès sciences, direc¬ 
teur de laboratoire à l’ɬ 
cole des hautes - études. 


Paul Becquerel, docteur 
ès sciences, chargé d’en¬ 
seignement pratique au 

P.C.N. 


G. Le Morvan, aide-astro¬ 
nome à l'Observatoire de 
Paris. 

Jacques Pellegrin, doc¬ 
teur ès sciences et en 
médecine, assistant au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 

E. Rengade, docteur ès 
sciences, chef de travaux 
pratiques à l’Institut de 
chimie appliquée. 


particulier, pour la con- fr. 

struction d’un appareil en 
quartz destiné à étudier 
l’action des rayons ultravio¬ 
lets sur les'corps gazeux. 2000 

Pour ses travaux sur les 
tourbillons cellulaires de 
Bénard . 2000 

Pour la publication d’un tra¬ 
vail et d’un atlas sur les 
hybrides de cistes . . . 2000 


Pour le classement des ma¬ 
tériaux botaniques recueil¬ 
lis au cours de ses voya¬ 
ges en Afrique occidentale 
et équatoriale, et pour la 
publication de mémoires 
sur la flore de ces régions. 4000 

Pour continuer ses recher¬ 
ches physiologiques relati¬ 
ves à l’influence des sub¬ 
stances radioactives et de 
leur rayonnement sur la 
nutrition, la reproduction 
et la variation de quelques 


espèces végétales .... 2000 

Pour assurer l’achèvement 
de VAtlas photographique 
de la Lune . 4000 


Pour l’aider à poursuivre ses 
recherches et à publier ses 
travaux sur les poissons 
d’Afrique, et plus particu¬ 
lièrement ceux des colonies 
françaises. 2000 

Pour lui permettre d’entre¬ 
prendre des recherches 
systématiques sur la pré¬ 
sence et la répartition des 





502 


FONDS BONAPARTE. 


Charles Alluaud, explora¬ 
teur. 


Charles Lormand, licencié 
ès sciences, attaché au la¬ 
boratoire de toxicologie 
à l’École supérieure de 
pharmacie de Paris. 


Alphonse Labbé, docteur ès 
sciences naturelles, pro¬ 
fesseur suppléant et chef 
de travaux à l’École de 
médecine de Nantes. 

G. de Gironcourt, ingénieur 
agronome, explorateur. 


D' A.-F. Legendre, explo¬ 
rateur. 

H. Abraham, professeur à 
la Faculté des sciences de 
Paris. 


métaux alcalins rares dans fr. 
les eaux minérales . . . 3000 

Dans le but de faciliter l’é 
tude et la publication des 
documents recueillis par 
M. Jeannel et par lui sur 
la flore et la faune alpines 
des hautes régions monta¬ 
gneuses de l’Afrique orien¬ 
tale . 3000 

Pour l’acquisition d’une 
quantité du bromure de ra¬ 
dium suffisante pour entre¬ 
prendre des recherches 
méthodiques sur l'action de 
la radioactivité sur le déve¬ 
loppement des plantes . . 2000 

Pour ses recherches, sur les 
modifications présentées 
par divers animaux au pas¬ 
sage de l’eau douce à l’eau 
salée et sursalée, ou inver¬ 
sement. 2000 

Pour la mise en valeur et la 
publication des résultats 
scientifiques de ses missions 
au Maroc et en Afrique 
occidentale. 3000 

Pour publier les cartes et do¬ 
cuments de ses voyages et 
missions en Chine. . . . 3000 

Pour les expériences desti¬ 
nées à déterminer, avec le 
concours du commandant 
Ferrié et de M. A. Dufour, 
la vitesse de propagation 
des ondes hertziennes en¬ 
tre Paris et Toulon . . . 2000 




FONDS BONAPARTE. 


503 


1914. Pierre Breteau, pharmacien 
major de l re classe, doc¬ 
teur ès sciences. 


E. Chatton, assistant à l'In¬ 
stitut Pasteur. 


François Croze, docteur ès 
sciences, astronome sta¬ 
giaire à l’Observatoire de 
Paris. 

G.-A. Hemsalech, attaché 
au laboratoire des recher¬ 
ches physiques à la Fa¬ 
culté des sciences de 
Paris. 

P. Joseph Lais, astronome 
à l’Observatoire du Va¬ 
tican. 

Jacques Pellegrin, docteur 
ès sciences et en médeci¬ 
ne, assistant au Muséum 
d’histoire naturelle. 

J. Trousset, docteur ès scien¬ 
ces, agrégé de mathéma¬ 
tiques, assistant à l’Obser¬ 
vatoire de Bordeaux. 

E. Vigouroux, professeur à 
la Faculté des sciences de 
Bordeaux. 

Charles Alluaud, explora¬ 
teur. 


Pour lui permettre de pour- fr. 
suivre ses recherches sur 
l’emploi du palladium en 
analyse et en chimie orga¬ 
nique . 2000 

Pour lui donner les moyens 
de continuer ses intéres¬ 
santes recherches sur les 
péridiniens parasites. . . 2000 

Pour ses travaux sur le phé¬ 
nomène Zeeman dans les 
spectres de bandes et les 
spectres de lignes. . . . 3000 

Pour lui permettre d’accroî¬ 
tre dans une proportion no¬ 
table la puissance de son 
outillage pour ses recher¬ 
ches de spectroscopie . . 6000 

Pour l’aider à poursuivre la 
publication de la carte pho¬ 
tographique du ciel . . . 2000 

Pour lui faciliter la poursuite 
de ses recherches et de 
ses publications, concer¬ 
nant principalement les 
poissons d’Afrique. . . . 2000 

Pour l’aider dans ses études 
relatives à la théorie des 
petites planètes .... 2000 

Pour lui permettre de conti¬ 
nuer ses recherches sur le 
silicium et ses différentes 
variétés. 2000 

Pour continuer la publica¬ 
tion, entreprise avec le 
D r R. Jeannel, des résultats 
scientifiques de trois voya¬ 
ges de recherches en Afri¬ 
que orientale et centrale. 3000 




504 


FONDS BONAPARTE. 


J. Pitard, professeur à l'ɬ 
cole de médecine et de 
pharmacie de Tours, 
G. de Gironcourt, ingé¬ 
nieur agronome, explora¬ 
teur, et Georges-Louis 
Lecointre, ingénieur-chi¬ 
miste, membres de la 
Mission d’études scienti¬ 
fiques du Maroc, organi¬ 
sée par la Société de géo¬ 
graphie. 

Gaston Vasseur, correspon¬ 
dant de l’Académie des 
Sciences, professeur à la 
Faculté des sciences de 
Marseille. 

Ch. Mauguin, chargé de 
cours à la Faculté des 
sciences de Nancy. 


R. Anthony, docteur ès 
sciences, assistant au 
Muséum d’histoire natu¬ 
relle. 


H. Andoyer, professeur à la 
Faculté des sciences de 
Paris, membre du Bu¬ 
reau des longitudes. 

Henri Bénard, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Bordeaux. 


Pour établir l’inventaire rai- fr. 

sonné des richesses natu¬ 
relles du Maroc. . . , 3 x 3000 


Pour continuer ses fouilles 
géologiques dans un gise¬ 
ment fossilifère du Lot-et- 
Garonne . 2000 

Pour la continuation de ses 
travaux sur les cristaux li¬ 
quides et les phénomènes 
d’orientation que présen¬ 
tent ces corps quand on 
les place dans un champ 
magnétique. 3500 

Pour subvenir aux frais 
qu’entraînent ses recher¬ 
ches sur le déterminisme 
des caractères morphologi¬ 
ques et l’action des facteurs 
primaires au cours de l’évo¬ 


lution . 2000 

Pour mettre sur pied une 
nouvelle table de logarith¬ 
mes des nombres. . . . 4000 


Pour lui permettre, sur une 
très grande échelle, ses re¬ 
cherches d’hydrodynami¬ 
que expérimentale 


4000 





FONDS BONAPARTE. 


505 


Chauvenet, docteur ès scien¬ 
ces, chargé de cours à la 
Faculté des sciences de 
Besançon. 

François Franck, profes¬ 
seur au Collège de Fran¬ 
ce. 


Camille Sauvageau, profes¬ 
seur à la Faculté des 
sciences de Bordeaux. 


1915. Auguste Lameere, membre 
de la classe des sciences 
de l’Académie royale de 
Belgique, professeur à 
l’Université de Bruxelles. 

C. Le Morvan, aide-astro¬ 
nome à l’Observatoire de 
Paris. 

Paul Vayssière, ingénieur 
agronome, licencié ès 
sciences, préparateur à la 
station entomologique de 
Paris, inspecteur du ser¬ 
vice phytopathologique. 

Fr. de Zeltner, administra¬ 
teur adjoint des colonies. 


Léonard Bordas, docteur 
ès sciences, professeur 
adjoint à la Faculté des 
sciences de Rennes. 


Pour lui permettre de conti- fr. 
nuer ses travaux sur le zir¬ 
conium et les combinaisons 
complexes de cet élément. 2000 

Pour lui permettre de conti¬ 
nuer l’étude chronographi- 
que du développement de 
l’embryon, avec examen 
spécial de la fonction ryth¬ 
mique du cœur. 2000 

Pour lui permettre de se li¬ 
vrer à l’étude des algues 
marines et de continuer 
ses travaux sur le dévelop¬ 
pement des laminaires . . 2000 

Pour l’aider dans ses recher¬ 
ches sur les dicyémides. . 3000 


Pour achever la publication 
de la carte photographique 
et systématique de la lune. 4000 

Pour lui donner les moyens 
de poursuivre ses recher¬ 
ches sur les cochenilles. . 2000 


Pour participer à la prépa¬ 
ration de l’exploration 
scientifique du massif de 
l’Aïr, Sahara soudanais, 
dont l’a chargé le Gouver¬ 
nement. 3000 

Pour ses recherches de zoo¬ 
logie appliquée à l’agricul¬ 
ture, insectes nuisibles des 
forêts. 2500 




506 


FONDS BONAPARTE. 


Joseph Bouget, botaniste 
du jardin de l’Observatoi¬ 
re du Pic du Midi. 

Henri Devaux, professeur à 
la Faculté des sciences 
de Bordeaux. 

Victor Piraud, licencié ès 
sciences naturelles, pré¬ 
parateur temporaire au 
laboratoire de zoologie de 
la Faculté des sciences de 
Grenoble. 

D r M. Tiffeneau, profes¬ 
seur agrégé à la Faculté 
de médecine, pharmacien 
en chef des hôpitaux. 


Pour l’aider dans son étude fr. 
du reboisement et de l’a¬ 
mélioration des pâturages 
dans les Pyrénées. . . . 3000 

Pour ses études expérimen¬ 
tales de la culture des 
plantes dans les régions 
arides ou semi-désertiques. 3000 

Pour poursuivre l’étude des 
faunes des lacs élevés . . 2000 


Pour ses études sur les trans¬ 
positions moléculaires en 
chimie organique. . . . 2000 



507 


LEGS DEMOLOMBE. 


1908 


Claude-Léon Demolombe, propriétaire à Byans, Doubs, est décé¬ 
dé, dans ce village, le 29 octobre 1908. Il avait inscrit dans son tes¬ 
tament olographe, en date du 17 mai 1908, les dispositions suivan¬ 
tes: 


« J’institue pour mon légataire universel l’Académie des Sciences 
«de Paris, laquelle recueillera tous les biens meubles et immeu- 
« blés que je laisserai au moment de mon décès, .... Mes proprié- 
« tés mobilières et immobilières seront vendues. . . . L’Académie 
« des Sciences de Paris partagera le montant de cette succession en 
«deux parties égales: l’une lui appartiendra et avec les intérêts 
«qui seront produitsM sera formé un prix qui sera distribué ton¬ 
ales les fois (/ue l’Académie jugera qu'il est assez élevé pour ré- 
«compenser l'auteur du meilleur ouvrage sur la géologie ou l'a- 
agriculture, qui aura été écrit d'après une question ou un pro- 
« gramme posé par l'Académie ; l’autre partie de la succession ap- 
« partiendra à l’Académie des Sciences morales et politiques de 
« Paris. Les intérêts de cette partie serviront à fonder un prix qui 
«sera distribué lorsque l’Académie jugera qu’il est assez élevé 
« pour récompenser l’auteur d’un mémoire sur une question posée 
« par elle-même. » 

Ces legs ont été acceptés provisoirement par l’Académie des 
sciences, le 16 novembre 1908, et par l’Académie des sciences mora¬ 
les et politiques, le 8 janvier 1910; un décret, en date du 17 fé¬ 
vrier 1910, a ratifié définitivement ces acceptations. 

Les opérations de vente des biens laissés par le fondateur ne sont 
pas encore terminées. On estime que la part de chacune des Aca¬ 
démies sera de dix mille francs environ. 


508 


LEGS DUDEVANT. 

PRIX GABRIELLE SAND. 

1908 


Jeanne-Lucile-Gabrielle Dudevant, dite Gabrielle Sand, épouse 
séparée de biens de M. Roméo Palazzi, mourut, le 27 juin 1909, au 
château de Nohant, qui avait été la demeure préférée de son illus¬ 
tre grand’mère George Sand. 

Dans son testament olographe, en date du 1 er novembre 1908, 
après avoir assuré quelques legs à des amis et des œuvres chari¬ 
tables et avoir réservé l’usufruit de tous ses biens à sa sœur 
M m ' Frédéric Lauth, elle s’exprimait ainsi : 

«Sous la réserve dudit usufruit, je lègue à l’Académie française : 
« 1° une somme de cent mille ’ francs ; 2° mes immeubles situés 
«arrondissement de La Châtre, avec tout le mobilier et cheptel qui 
«les garnissent, à la condition de laisser dans leur état actuel le 
«château de Nohant tout meublé et l’enclos qui ne fait pas partie 
«de la ferme, pour servir de but d’excursion et de pèlerinage, en 
« souvenir de ma grand’mère. Le revenu des cent mille francs ci- 
« dessus, de la ferme, des taillis et de la vigne (ou des prix de ven- 
«te desdits immeubles si l’Académie juge à propos de les vendre) 
«sera affecté d’abord à l’entretien du château et du parc et à sub- 
« ventionner le gardien qui devra être de préférence un ancien mi- 
« litaire sérieux ; il entretiendra en bon état la partie du cimetière 
« réservée aux miens et à moi. L’excédent des revenus des cent mil- 
« le francs et des immeubles légués, après paiement des impôts, 
«des assurances et des réparations, sera employé à la fondation 
« d'un prix portant le nom de Gabrielle Sand. Si, en droit, je ne puis 
«imposer à l’Académie l’obligation de conserver perpétuellement 
«le château de Nohant avec l’enclos dans leur état actuel avec la 


LEGS DUDEVANT. 


509 


«destination que je prescris, je limite cette obligation à un laps 
« de temps de soixante ans et je suis persuadée qu’en fait l’Académie 
«en « souvenir » de ma grand’mère conservera de son plein gré 
«très longtemps ainsi Nohant, exécutant, de cette façon, mon 
« désir. 

« Toujours sous la réserve de l’usufruit de ma sœur, je lègue à 
«l’Académie des Sciences de France le reste de ce que je laisserai 
«pour, avec les revenus, fonder un prix, portant également mo/i 
«nom. destiné à récompenser les découvertes lesplus utiles d l'ku- 
« manité. 

«Si un ou plusieurs de mes autres légataires n’acceptent pas les 
« legs que je leur fais, l’Académie des Sciences en profitera aux mê- 
«mes conditions: elle sera ma légataire universelle.» 

L’Académie des Sciences, dans sa séance du 5 juillet 1909, accepta 
provisoirement ce legs universel, à titre conservatoire et sous bé¬ 
néfice d’inventaire. La part, qui lui est revenue en nue propriété, est 
de quatre cent mille francs environ. La liquidation de la succes¬ 
sion donna lieu à diverses actions judiciaires. Lorsqu’elles furent 
terminées, un décret, en date du 8 septembre 1912, autorisa l’exé¬ 
cution des volontés de la testatrice et l’acceptation de l’Académie 
devint, par le fait, définitive. 

La nue propriété de l’Académie n’a pas encore pris fin. 



510 


PRIX JOSEPH LABBÉ. 


1908 


Ce prix a été fondé grâce à une donation de deux sociétés indus¬ 
trielles; c’est là un caractère original qui mérite d’être souligné. En 
général les sociétés par actions, créées pour la réalisation de béné¬ 
fices par la mise en œuvre des découvertes de la science, recher¬ 
chent quelles sont les découvertes acquises dont elles peuvent pro¬ 
fiter, mais ne se préoccupent guères de venir en aide aux savants 
et de faciliter ainsi les découvertes futures. La Société anonyme 
des Aciéries de Longwy et la Société anonyme métallurgique de 
Gorcy ont fait preuve d’une plus clairvoyante intelligence des in¬ 
térêts supérieurs de l’industrie. 

Le 15 décembre 1908, leurs administrateurs - délégués, MM. 
Alexandre - François Dreux et Paul Labbé, chevaliers de la Légion 
d’honneur, signaient, au nom des deux sociétés, un acte par lequel 
celles-ci faisaient don à l’Institut de France, Académie des Scien¬ 
ces, de cinq cents francs de rente trois pour cent sur l’État fran¬ 
çais, 

(( Dont les arrérages seront appliqués à la fondation d’un prix de 
a mille francs, pouvant être transformé par l’Institut en médaille 
« d’or et destiné à récompenser, tous les deux ans, les auteurs de 
« travaux géologiques ou de recherches ayant efficacement contri- 
« hué cï mettre en valeur les richesses minières de la France, de ses 
« colonies et de ses protectorats, ou, à défaut d’un titulaire pour 
« l’objet sus indiqué, à récompenser l’auteur de tout travail fait 
« dans l’intérêt général. » 

L’acceptation provisoire fut prononcée par l’Académie, le 21 dé¬ 
cembre 1908. Un décret, en date du 8 février 1909, autorisa l’ac- 


PRIX JOSEPH LABBE. 


511 


ceptation définitive, qui fit l’objet d’un acte authentique, en date 
du 22 février 1909. 

En souvenir de l’éminent fondateur des deux grands établisse¬ 
ments métallurgiques donateurs et conformément au désir expri¬ 
mé par leurs représentants, le prix porte le nom de « Prix Jo: 
« seph Labbé ». 

Sa valeur est de 1000 fr. Il est décerné, tous les deux ans, s’il y 
a lieu, depuis 1909, sur la proposition de la commission des prix 
de minéralogie et géologie, qui est composée de la section de mi¬ 
néralogie et de trois membres élus. 


Liste des attributions du prix Joseph Labbé 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1909. Georges Rolland, ingénieur 
en chef des mines. 

1911. René Nicklès, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Nancy. 

1913. Dussert, ingénieur en chef 
du service des mines, de 
l’Algérie. 

1915. René Tronquoy, prépara¬ 
teur à la Faculté des 
sciences de Paris, chef 
de travaux au laboratoire 
colonial du Muséum 
d’histoire naturelle. 


Pour ses études géologiques fr. 
relatives au bassin minier 
de Meurthe-et-Moselle . . 1000 

Recherche du prolongement 
en territoire français du 
bassin houiller de Sarre- 
brück.1000 

Pour l’ensemble de ses tra¬ 


vaux sur les richesses mi¬ 
nières de l’Algérie et de la 
Tunisie.1000 

Contribution à l'étucle des 
gites d'étciin .1000 












512 


PRIX FANNY EMDEN. 


1910 


£n juin 1903, M me Fanny Emden, veuve de Jacques - Adolphe, 
baron de Reinach, et sa fille, M lle Juliette-Maximilienne de Rei- 
nach, faisaient part à l’Académie de leur désir de lui faire dona¬ 
tion d’une somme de 40 000 fr. qui servirait à fonder un prix en 
souvenir de leur époux et père. Mais le prix auquel elles avaient 
alors songé devait servir à récompenser les progrès d’une méthode 
thérapeutique, qui est plus empirique que scientifique. Les dona¬ 
trices comprirent que l'Académie ne pourrait accepter la charge 
de décerner un prix sortant ainsi de ses attributions. Et, en no¬ 
vembre de la même année, elles tombaient d’accord avec elle sur 
le libellé d’un programme qu-i leur donnait satisfaction dans une 
large mesure et qui était rédigé comme il suit: «L’hypnotisme, la 
« suggestion et en général les actions physiologiques qui pourraient 
«être exercées à distance sur l’organisme animal.» 

Conformément à cet accord de principe, la donation de M mP et de 
M llc de Reinach fit l’objet d’un acte authentique, en date du 12 fé¬ 
vrier 1904, et d’un acte additionnel apportant une modification de 
détail, en date du 12 avril 1904. 

Le 2 mai suivant, l’Académie décida l’acceptation provisoire, 
dont la déclaration fut signée par les Secrétaires perpétuels, le 
16 mai 1904. 

Le prix devait porter le nom de : 

« Fondation Jacques de Reinach.» 

Mais l’affaire ne fut pas poussée plus avant : des difficultés ad¬ 
ministratives mirent l’Académie dans l’impossibilité d’accepter 
définitivement la donation. 


PRIX FANNY EMDEN. 


513 


Cependant les donatrices ne purent se résoudre à abandonner 
leur généreux projet: en mars 1909, elles proposèrent d’élever à 
50 000 fr. la somme donnée et demandèrent conseil pour surmon¬ 
ter les difficultés qui s’étaient opposées jusque-là à leur vif désir 
d’être utiles à la science. 

La mort de M mu la baronne de Reinach, survenue peu après, 
n’empêcha pas M lle Juliette de Reinach, sa fille, de mettre le pro¬ 
jet à exécution et, en avril 1910, elle adressa à l’Académie les nou¬ 
velles propositions. 

L’Académie accepta provisoirement cette donation, le 18 avril 
1910. La donation et l’acceptation provisoire firent l’objet d’un ac¬ 
te authentique, qui fut signé le 9 mai 1910, et fut approuvé par un 
décret, en date du 16 juillet 1910. 

Suivant les termes de la donation les intérêts de la somme de 
50 000 fr. donnée «seront consacrés à la fondation à perpétuité 
«d’un prix biennal qui portera le nom de «Fondation Fanny 
« Emden. » 

« Ce prix sera décerné au meilleur travail, livre, brochure, no- 
« te ou notice, original, écrit en français, imprimé ou manuscrit, 
u fait dans la période de deux années la plus récente, trûitant 
« de l'hypnotisme, de la suggestion et en général des actions phy- 
« siologiques, qui pourraient être exercées à distance sur l'orga- 
« nisme animal. 

«Ce programme sera suivi strictement pour les cinq premiers 
« concours. 

«Pour lee concours suivants l’Académie sera libre d’étendre le 
«champ des études mais sans en modifier ni en dénaturer l’objet et 
«en restant, en conséquence, dans le même ordre d’idées général.» 

La valeur du prix est de trois mille francs. 

11 est décerné tous les deux ans, s’il y a lieu, sur la proposition 
de la commission des prix de physiologie, qui est composée de sept 
membres élus. 


514 


PRIX FANNY EMDEN. 


Liste des attributions du prix Fanny Emden 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1911. Le prix n’est pas décerné : 

Emile Boirac, correspon¬ 
dant de l’Institut. 


D' J. Ochorowicz, à Wis- 
la, Silésie. 

1913. Le prix n’est pas décerné : 

Guillaume de Fontenay. 

Jules Courtier, chef des 
travaux au laboratoire de 
physiologie des sensa¬ 
tions à l’Ecole pratique 
des hautes études. 


La psychologie inconnue, in- fr. 
troduetion et contribution 
à l’étude expérimentale 
des sciences psychiques. 
.Encouragement 2000 

Uypnotisme et mesmerisme. 

— Suggestion mentale. Enc. 1000 


Sur quelques réactions au 
contact de la plaque pho¬ 
tographique. Encouragement 2000 

Rapport sur les séances 
d’Eusapia Palladino à 
l'Institut général psycho¬ 
logique . . Encouragement 1CC0 


1915. Par une dérogation au règlement de la fondation, faite avec 
le plein assentiment de la fondatrice, le prix est décer¬ 
né à : 

Jean Chatanay, naturalis- Pour ses travaux d’entomo- 

te, mort au champ d'hon- logie. 3000 


neur. 




515 


\ 


FONDATION LOUTREUIL, 

1910 


Amant - Auguste, dit Tranquille, Loutreuil naquit à Neuville - près - 
Sées, dans l’Orne, le 3 novembre 1829. Sa famille, de condition 
modeste, ne put lui faire donner qu’une instruction courte et rudi¬ 
mentaire. Encore jeune, vers 1857, il partit en Russie, où il entra 
comme employé comptable à la Société des Chemins de fer russes, 
qui construisait ses premières lignes. Lorsqu’il eut acquis une con¬ 
naissance suffisante de ce pays et de ses ressources, il entreprit 
d’y transporter les perfectionnements de la culture betteravière 
de sa petite patrie, la Normandie ; il y créa successivement des 
fabriques de sucre et de soude, il sut y faire prospérer les mines 
et s’éleva au rang des plus grands producteurs de l’Europe indus¬ 
trielle, tout en répandant ses bienfaits, autour de lui et particu¬ 
lièrement dans son pays natal, auquel il ne cessa jamais de s’in¬ 
téresser. Il mourut à Valmont, en Suisse, le 7 février 1911. 

Par ses testaments et codicilles olographes, en dates des 12 mars 
1906, 10 juillet 1906 et 15 juillet 1910, A.-T. Loutreuil avait réglé 
l’emploi de son importante fortune. C’est dans le dernier de ces co¬ 
dicilles que se trouve exposé le legs magnifique fait à l’Académie 
des Sciences. Nous en extrayons littéralement ce qui suit : 

« Je soussigné, Auguste-Tranquille Loutreuil, fils majeur de dé- 
« funt Jacques - Auguste - Honoré Loutreuil, né à Neuville-près-Sées 
« (Orne), domicilié à Paris, actuellement 18, rue de Lisbonne, désire 
« contribuer au progrès des sciences de toute nature, enseignées ou 
« étudiées tant dans divers établissements de haute culture scienti- 
« fique (autres que les Universités auxquelles j’ai fait un legs spécial) 
«que par des savants et chercheurs libres. Frappé de l’insuffisance 


516 


FONDATION LOUTREUIL. 


« de leurs ressources par rapport à celles qui leur sont assuréês dans 
«d'autres pays (Allemagne, Belgique, Etas-Unis), je désire amélio- 
« rer cette situation, avec l'espoir que mon exemple sera suivi. 

« Je ne puis fixer à chacun d’eux une attribution déterminée, ne 
« sachant pas quels seront, dans l’avenir, leurs besoins ni leur ve- 
«leur respectifs, certains établissements, d’ailleurs, pouvant dispa- 
«raître et d’autres se créer. Il me semble donc sage de confier la 
u réalisation de mes intentions à l'Académie des Sciences de l'Jn- 
« stitnt de France, qui résume et représente toutes les branches de 
«la science, convaincu qu’elle répartira au mieux le montant de 
« ma libéralité. 

<( A cet effet, je lègue à V Académie des Sciences la somme de 
« trois millions cinq cent mille francs. Cette somme lui sera versée 
« 10 ans au plus après mon décès, par mon légataire universel, sans 
« intérêts jusqu’à cette époque, soit en argent, soit en titres fran- 
« gais ou étrangers, fonds d’états ou valeurs industrielles, évalués au 
« cours du jour du versement. Ce délai de r 10 ans est un maximum, 
«car j’espère que la liquidation de ma succession sera effectuée 
« plus rapidement ; en ce cas, le legs sera payé 6 mois après la clô- 
« ture de ladite liquidation. 

«1° Le revenu annuel de cette somme sera consacré à encoura- 
« ger, dans les établissements de haute culture scientifique de Paris 
« et de province (autres que les Universités), ainsi que par les sa- 
« vants et chercheurs libres, indépendants de ces établissements : le 
« progrès des sciences de toute nature ; la création et le développe- 
« ment de l’outillage des laboratoires ; le développement des col- 
« lections, bibliothèques et publications savantes ; les recherches et 
« les voyages scientifiques ; la création de cours d'enseignement, et à 
■ permettre de donner des allocations pécuniaires à des savants, at- 
« tachés ou non à ces établissements, et dont les ressources sont 
«souvent inférieures à leur mérite. 

«2° L’emploi de ce revenu annuel sera décidé par un Oonseil com- 
« posé : du Président en exercice de lîAcadémie des Sciences, prési- 
« dent ; de ses deux Secrétaires perpétuels et de trois membres de 
« cette Académie désignés, pour trois ans, l'un par les sections des 
« sciences mathématiques, l’autre par les sections des sciences na- 
« turelles, le troisième par les Académiciens libres. En cas de parta- 
« ge, la voix du président sera prépondérante. 


FONDATION LOUTREUIL. 


517 


« La décision de ce Conseil sera préparée par un Comité consulta¬ 
tif, composé d’un représentant, élu pour trois ans, du Muséum 
«d’histoire naturelle, désigné par ses professeurs; du Collège de 
« France, désigné par ses professeurs de sciences ; du Conseil central 
«des Observatoires; du Conseil de perfectionnement de l'Ecole po- 
« lytechnique ; de chacune des Ecoles vétérinaires d’Alfort, Lyon et 
«Toulouse, choisi par les professeurs de ces écoles; de l’Institut na¬ 
ît tional agronomique, désigné par ses professeurs. Le Président de 
«l’Académie des Sciences pourra ajouter à cette liste des inventeurs 
« ou savants notoires n’appartenant à aucun établissement, et des re- 
« présentants d’établissements scientifiques non dénommés ci-des- 
« sus. Ce Comité consultatif sera réuni au moins une fois par an par 
« le Président de l’Académie des Sciences. Son avis ne liera pas d’u- 
« ne manière absolue le Conseil défini ci-dessus, qui décidera en 
«s’inspirant des intentions du donateur. 

« 3° Dans le cas où tel établissement de haute culture seientifi- 
« que jugerait immédiatement utile la construction de bâtiments 
• destinés à abriter, soit une collection, soit l’outillage d’un labora- 
« toire de travaux ou recherches scientifiques, et où cette eonstruc- 
«tion ne pourrait être assurée assez rapidement par l’Etat ou la vil- 
« le intéressée, le revenu de ma fondation pourra, si le Conseil l’au- 
«torise, être affecté, jusqu’à concurrence de un cinquième, à gager 
« un ou plusieurs emprunts contractés par l’établissement intéressé, 
« à l’effet d’assurer cette construction. Dans ce cas, la somme à eon- 
« sacrer annuellement aux emplois visés par l’article premier sera 
«réduite du montant des annuités du ou des emprunts, sans toute- 
« fois pouvoir jamais l’être de plus de un cinquième. 

«4° Le présent legs est subordonné à la condition qu’il sera 
« exempt de tous droits de mutation au profit de l’Etat, sauf le droit 
«fixe d'enregistrement. A défaut de cette condition essentielle, il 
«serait considéré comme nul et non avenu. 

«6° Le montant du présent legs est susceptible d’être éventuelle- 
« ment réduit, aux termes de la disposition objet de mon codicille 
«spécial en date, au Fayet-Saint-Gervais, du treize du courant 
« mois. 

« Fait à Annecy, le 15 juillet 1910. » 

Signé : A. Loutreuil. 


518 


FONDATION LOUTREUIL. 


Ce testament fut lu, pendant la séance du 6 mars 1911, à l’Acadé¬ 
mie des Sciences qui prononça de suite l’acceptation provisoire. Le 
Président, M. Armand Gautier, exprima la reconnaissance de l’Aca¬ 
démie vis à vis du généreux donateur. Des remercîments furent 
aussi adressés à M. Alfred Picard et à M. Noblemaire, l’ancien di¬ 
recteur de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à 
la Méditerranée, qui furent les conseillers éclairés de M. Loutreuil 
et qui contribuèrent à assurer la réalisation de ses projets. 

Un décret, en date du 19 avril 1912, rendit définitive l’acceptation 
de l’Académie. Il autorisait en même temps l’acceptation des au¬ 
tres libéralités faites par M. Loutreuil savoir : deux millions cinq 
cent mille francs à l’Université de Paris, un million à la Caisse des 
Recherches scientifiques, cent mille francs à l’Institut Pasteur, 
cent mille francs à l’Association Valentin Haüy pour le bien des 
aveugles. 

Sur la proposition de la commission administrative, l’Académie, 
dans son comité secret du 1 er décembre 1913, a décidé que les deux 
Secrétaires perpétuels seraient adjoints au comité consultatif, au¬ 
quel ils feront connaître les demandes de subventions reçues au 
Secrétariat, ainsi que les désiderata de l’Académie, et dont ils tien¬ 
dront les procès-verbaux. 

Le paragraphe du testament qui institue le Conseil de la fonda¬ 
tion commence, on l’a vu ci-dessus, par ces termes: «L’emploi de 
« ce revenu annuel sera décidé par un Conseil ...» Cette disposi¬ 
tion est contraire à l’usage de l’Académie, qui décide en dernier res¬ 
sort sur le rapport de ses commissions. En juin 1914, la commis¬ 
sion administrative s’est préoccupée de savoir s’il fallait voir dans 
cette disposition une intention formelle du donateur. La question 
fut posée à son confident et conseiller, M. Noblemaire ; celui-ci ré¬ 
pondit qu’à son avis, la décision devait appartenir au Conseil. 

Enfin, en 1915, le Conseil, ayant pour la première fois à décider 
de l’emploi du revenu de la fondation, a, auparavant, préparé et 
fait voter par l’Académie, en son comité secret du 8 novembre, les 
dispositions règlementaires suivantes : 

« I. Chaque année, dans une des séances du mois de janvier pour 
laquelle une convocation est faite spécialement, il est procédé en 
comité secret à une discussion générale sur les questions scientifi- 


FONDATION LOUTREUIL. 


519 


ques à l’ordre du jour et sur les problèmes dont il y aurait lieu de 
recommander l’étude. Cette discussion est appelée à éclairer le pré¬ 
sident, qui peut, d’après les termes du testament, adjoindre au Co¬ 
mité consultatif «des inventeurs ou savants notoires n’appartenant 
« à aucun établissement, et des représentants d’établissements 
« scientifiques non dénommés» par M. Loutreuil, comme devant 
être représentés dans le Comité consultatif. Copie du procès-ver¬ 
bal de la discussion est envoyée aux intéressés. 

«II. Les demandes de subventions doivent être adressées au secré¬ 
tariat avant le 31 mars. Elles indiquent le but et l’objet des recher¬ 
ches à entreprendre, leur intérêt scientifique, leur durée probable, 
les dépenses qu’elles peuvent entraîner. S’il s’agit d’un accroisse¬ 
ment de collections, de bibliothèque ou bien de constructions, elles 
indiquent les lacunes qu’il s’agit de combler, l’utilité des dépenses 
projetées etc.. Si la demande émane d’un établissement, elle doit 
être accompagnée, en outre, du procès-verbal de la séance du con¬ 
seil de cet établissement dans laquelle la demande a été votée. 

« Aucune demande de subvention permanente n’est acceptée. 

« III. Le Comité consultatif peut être réuni sur convocation du pré¬ 
sident à partir du 1 er avril ; il a jusqu’au 15 mai pour examiner les 
demandes de subventions qui lui auront été adressées dans les dé¬ 
lais réglementaires et qui seront accompagnées des justifications 
indiquées plus haut. 

« Il doit examiner toutes ces demandes et présenter un rapport 
sur chacune d’elles. 

« Le président prie l’un ou les deux secrétaires perpétuels de pren¬ 
dre part aux séances du Comité, à titre d’informateurs, avec voix 
consultative seulement, pour l’assister et lui donner tous rensei¬ 
gnements utiles. 

« IV. Le conseil est saisi du dossier complet à partir du 16 mai. 
S’il se juge incomplètement éclairé sur une demande, il peut soit 
la faire compléter par l'auteur, soit charger l’un de ses membres de 
faire une enquête, soit enfin renvoyer la demande au Comité pour 
supplément d’information. 

« Aucune demande ne peut être examinée par le Conseil si elle n’a 
pas été soumise pour avis au Comité consultatif. 

Après avoir pris une décision sur chaque demande, la voix du 


520 


FONDATION LOUTREUIL. 


président étant prépondérante en cas de partage, le Conseil charge 
un de ses membres de rédiger un rapport général, qui est lu de¬ 
vant l’Académie en comité secret et imprimé aux Comptes rendus. 

« V. Toute personne ou tout établissement qui aura reçu une sub¬ 
vention sur la fondation Loutreuil sera tenue d’envoyer au bout 
d’un an, s’il s’agit de recherches scientifiques, et de six mois s’il 
s’agit d’accroissement de matériel ou de constructions, un rapport 
sur l’emploi qu’il en a fait. S’il s’agit d’une subvention destinée à 
des recherches, les résultats de celles-ci doivent être indiqués. 
Quand l’emploi des fonds exigera plus d’une année, il y aura lieu 
de faire un rapport annuel ; la non-exécution de cette clause en¬ 
traînera la suppression de toute subvention ultérieure. 

« VI. Le rapport général du Conseil et les rapports annuels des sa¬ 
vants ou établissements subventionnés feront l’objet d’une publi¬ 
cation spéciale qui portera le nom de A.-T. Loutreuil. L’Académie 
se réserve de reproduire in extenso les travaux dont le Conseil au¬ 
ra décidé la publication d’accord avec leurs auteurs. 

>'Tous les travaux entrepris avec l’aide d’une subvention de la 
fondation Loutreuil devront mentionner, après le titre, qu’ils ont 
été entrepris avec l’aide de cette fondation. » 

Afin de rendre plus intelligible le’ fonctionnement de la fondation, 
nous avons réuni les dispositions contenues dans le testament et 
le règlement complémentaire adopté par l’Académie dans l’exposé 
méthodique ci-dessous : 

1°. But de la fondation. — Encourager, dans les établissements 
de haute culture scientifique de Paris et de province (autres que 
les Universités), ainsi que par les savants et chercheurs libres, in¬ 
dépendants de ces établissements : le progrès des sciences de toute 
nature ; la création et le développement de l'outillage des labo¬ 
ratoires ; le développement des collections, bibliothèques et publi¬ 
cations savantes ; les recherches et les voyages scientifiques ; la 
création de cours d’enseignement. Permettre de donner des allo¬ 
cations pécuniaires à des savants, attachés ou non à ces établis¬ 
sements, et dont les ressources sont souvent inférieures à leur mé¬ 
rite. 


FONDATION LOUTREUIL. 


521 


2°. Demandes de subventions. — Les demandes de subventions 
doivent être adressées au secrétariat avant le 31 mars. Elles indi¬ 
quent le but et l’objet des recherches à entreprendre, leur intérêt 
scientifique, leur durée probable, les dépenses qu’elles peuvent en¬ 
traîner. S’il s’agit d’un accroissement de collections, de bibliothè¬ 
que ou bien de constructions, elles indiquent les lacunes qu’il s’a¬ 
git de combler, l’utilité des dépenses projetées, etc.. Si la deman¬ 
de émane d’un établissement, elle doit être accompagnée, en outre, 
du procès-verbal de la séance du conseil de cet établissement dans 
laquelle la demande a été votée. 

Aucune demande de subvention permanente n’est acceptée. 

Dans le cas où tel établissement de haute culture scientifique ju¬ 
gerait immédiatement utile la construction de bâtiments destinés 
à abriter, soit une collection, soit l’outillage d’un laboratoire de 
travaux ou recherches scientifiques, et où cette construction ne 
pourrait être assurée assez rapidement par l'Etat ou la ville inté¬ 
ressée, le revenu de la fondation pourra, si le Conseil l’autorise, 
être affecté, jusqu’à concurrence de un cinquième, à gager un ou 
plusieurs emprunts contractés par l'établissement intéressé, à l’ef¬ 
fet d’assurer cette construction. Dans ce cas, la somme à consa¬ 
crer annuellement aux emplois visés par l’article premier sera ré¬ 
duite du montant des annuités du ou des emprunts, sans toute¬ 
fois pouvoir jamais l’être de plus de un cinquième. 

•7°. Comité consultatif. — L'emploi du revenu de la fondation 
est préparé par un Comité consultatif, composé d’un représentant, 
élu pour trois ans, du Muséum d’histoire naturelle, désigné par 
ses professeurs ; du Collège de France, désigné par ses professeurs 
de sciences ; du Conseil central des Observatoires ; du Conseil de 
perfectionnement de l’Ecole polytechnique ; de chacune des Ecoles 
vétérinaires d’Alfort, Lyon et Toulouse, choisi par les professeurs 
de ces écoles ; de l’Institut national agronomique, désigné par ses 
professeurs. Le Président de l’Académie des Sciences peut ajouter 
à cette liste des inventeurs ou savants notoires n’appartenant à 
aucun établissement, et des représentants d’établissements scien¬ 
tifiques non dénommés ci-dessus. 

Dans le but d’éclairer le choix du Président, chaque année, dans 
une des séances du mois de janvier pour laquelle une convocation 
est faite spécialement, l’Académie procède en comité secret à une 


522 


FONDATION LOUTREUIL. 


discussion générale sur les questions scientifiques à l’ordre du jour 
et sur les problèmes dont il y aurait lieu de recommander l’étude. 

Copie du procès verbal de la discussion est envoyée aux inté¬ 
ressés. 

Le président prie l’un ou les deux secrétaires perpétuels de pren¬ 
dre part aux séances du Comité, à titre d’informateurs, avec voix 
consultative seulement, pour l’assister et lui donner tous rensei¬ 
gnements utiles. 

Le Comité consultatif est réuni par le Président de l’Académie 
au moins une fois par an, à partir du l 01 ' avril ; il a jusqu’au 15 mai 
pour examiner les demandes de subventions qui lui ont été adres¬ 
sées dans les délais réglementaires et qui sont accompagnées des 
justifications indiquées plus haut. 

11 doit examiner toutes ces demandes et présenter un rapport sur 
chacune d’elles. Son avis ne lie pas d’une manière absolue le Con¬ 
seil, défini ci-dessous, qui décide en s’inspirant des intentions du 
donateur. 

4°. Conseil. — L’emploi du revenu de la fondation est décidé 
par un Conseil composé : du Président en exercice de l’Académie 
des Sciences, président ; de ses deux Secrétaires perpétuels et de 
trois membres de cette Académie désignés, pour trois ans, l’un 
par les sections mathématiques, l’autre par les sections des scien¬ 
ces naturelles, le troisième par les Académiciens libres. 

Le Conseil est saisi du dossier complet à partir du 16 mai. S’il se 
juge incomplètement éclairé sur une demande, il peut soit la faire 
compléter par l’auteur, soi charger l’un de ses membres de faire 
une enquête, soit enfin renvoyer la demande au Comité pour sup¬ 
plément d’information. 

Aucune demande ne peut être examinée par le Conseil si elle n’a 
pas été soumise pour avis au Comité consultatif. 

Après avoir pris une décision sur chaque demande, la voix du 
président étant prépondérante en cas de partage, le Conseil charge 
un de ses membres de rédiger un rapport général, qui est lu de¬ 
vant l’Académie en comité secret et imprimé aux Comptesjrenclus. 

3°. Obligations des bénéficiaires. — Toute personne ou tout éta¬ 
blissement qui a reçu une subvention sur la fondation Loutreuil 
est tenue d’envoyer au bout d’un an, s’il s’agit de recherches 


FONDATION LOUTREUIL. 


523 


scientifiques, et de six mois s’il s’agit d’accroissement de matériel 
ou de constructions, un rapport sur l’emploi qu’il en a fait. S’il 
s’agit d’une subvention destinée à des recherches, les résultats de 
celles-ci doivent être indiqués. Quand l’emploi des fonds exige 
plus d’une année, il y a lieu de faire un rapport annuel ; la non- 
exécution de cette clause entraîne la suppression de toute sub¬ 
vention ultérieure. 

La publication de tous travaux subventionnés par la fondation 
Loutreuil, doit porter mention, après le titre, qu’ils ont été entre¬ 
pris avec l’aide de cette fondation. 

6'°. Recueil de la fondation. — Le rapport général du Conseil 
et les rapports annuels des savants ou établissements subvention¬ 
nés feront l’objet d’une publication spéciale qui portera le nom 
de A.-T. Loutreuil. L’Académie se réserve de reproduire in exten¬ 
so les travaux dont le Conseil aura décidé la publication d’accord 
avec leurs auteurs. 


Liste des subventions accordées 
sur la fondation Loutreuil 
en 1915 (T' e année). 


1915. Costantin, membre de l’In¬ 
stitut, professeur au Mu¬ 
séum d’histoire naturelle. 

Jean Becquerel, professeur 
au Muséum d’histoire na¬ 
turelle. 


G. Gley, professeur au Col¬ 
lège de France. 

L. Cayeux, professeur au 
Collège de France. 


Pour j’aider à continuer ses fr. 
recherches sur les orchi¬ 
dées .1000 

Pour compléter l’outillage de 
son laboratoire par l’achat 
d’accumulateurs et l’instal¬ 
lation d’appareils radiogra¬ 


phiques . 10 000 

Pour l’installation d’un ap¬ 
pareil frigorifique dans son 
laboratoire. 4000 


Pour compléter l’outillage de 
de son laboratoire de géo¬ 
logie, qui avait été jusque- 
là uniquement installé en 





524 


FONDATION LOUTREUIL. 


Müntz, membre de l’Insti¬ 
tut, directeur du labora¬ 
toire de chimie végétale 
de Meudon 

L, Nnttan-Larrier, profes¬ 
seur au Collège de France. 

Gonnessiat, directeur de 
l’Observatoire d'Alger. 


Garvallo, directeur des étu¬ 
des à l’Ecole polytechni¬ 
que. 

École nationale vétéri¬ 
naire d’Alfort. 

École nationale vétéri¬ 
naire de Lyon. 

École nationale vétéri¬ 
naire de Toulouse. 

Montané, professeur à l’Eco¬ 
le nationale vétérinaire de 
Toulouse. 

Marcel Deprez, membre de 
l’Académie, professeur au 
Conservatoire national des 
arts et métiers. 


vue de recherches pétro- fr. 
graphiques. 5000 

Pour la remise en état d’une 

serre d’expériences . . . 2400 


Pour l’achat d’une étuve pour 
cultures microbiennes . . 2000 

Pour la construction d’un ap¬ 
pareil destiné à mesurer 
l’intensité des ondes hert¬ 
ziennes et pour l’établisse¬ 
ment d’un séismographe 
vertical. 3000 

Pour l’aider à continuer ses 


recherches sur une métho¬ 
de de tir contre les aéro¬ 
nefs . 3000 

Pour l’entretien de sa biblio¬ 
thèque . 5000 

Pour l’entretien de sa biblio¬ 
thèque . 5000 

Pour l’entretien de sa biblio¬ 
thèque . 3000 

Pour la réorganisation des 
collections anatomiques de 
son laboratoire. 1000 


Pour des expériences relati¬ 
ves à la transmission de la 
chaleur des gaz à des pa¬ 
rois métalliques, constam¬ 
ment refroidies, et pour 
des expériences sur les phé¬ 
nomènes électriques aux¬ 
quels pourraient donner 
lieu les moteurs à explo¬ 


sion 


3000 








FONDATION LOUTREUIL. 525 


Job, professeur au Conserva¬ 
toire national des arts et 
métiers. 


Jules Amar, chef de labo¬ 
ratoire au Conservatoire 
national des arts et mé¬ 
tiers. 


Camille Flammarion, di¬ 
recteur de l'Observatoire 
de Juvisy. 

Jules Garçon, directeur de 
l’Association de docu¬ 
mentation bibliographi¬ 
que. 

Henri Piéron, maître de 
conférences à l’École pra¬ 
tique des hautes études. 

Louis Mengaud, professeur 
au Lycée de Toulouse. 


Charles Marie, secrétaire 
général des Tables an¬ 
nuelles de constantes et 
données numériques de 
chimie, physique et de 
technologie. 

Emile Miège, chef de tra¬ 
vaux à l’École nationale 
d’agriculture de Rennes. 


Pour l’achat d’une bombe ca- fr. 

lorimétrique, d’un transfor¬ 
mateur électrique et d’au¬ 
tres appareils nécessaires à 
ses recherches sur les vi¬ 
tesses des réactions oxy¬ 
dantes. 4500 

Pour perfectionner l’outilla¬ 
ge destiné à l’étude des 
efforts musculaires de 
l’homme au travail, à l’ai¬ 
de la méthode graphique et 
de la chronophotographie. 6000 

Pour l’Observatoire, privé de 


Juvisy. 3000 

Pour aider et encourager 
l’œuvre de ['Association de 
documentation bibliogra¬ 
phique . 2000 

Pour l’outillage de son labo¬ 
ratoire de psychologie phy¬ 
siologique. 2000 


Pour lui permettre de pour¬ 
suivre ses recherches sur 
la géologie de la région 
cantabrique, dans la pro¬ 
vince de Santander, en Es¬ 
pagne. 2400 

Pour l’aider à continuer la 
publication des l'ables an¬ 
nuelles de constantes et 
données numériques. . . 10 000 


Pour concourir à la création 
d’un champ d’expériences 
agricoles dans la région 


rennoise . 


4000 







526 


FONDATION LOUTREUIL. 


Henri Douviilé, membre Pour la préparation des plan- fr. 
de l'Académie. ches qui accompagneront 

un mémoire consacré à la 
description des fossiles du 
massif du Sinaï, recueillis 
parM. Gouyat-Barthoux. 

La publication de ce travail 
sera faite dans les Mémoi¬ 
res de VAcadémie . . . 1000 



527 


LEGS ANDRÉ-C. BONNET. 


1910 


Léon-Clovis Bonnet, dit André-C. Bonnet, propriétaire, demeu¬ 
rant à Paris, est décédé dans cette ville le 24 avril 1912. Il avait in¬ 
scrit dans son testament olographe, en date du 5 septembre 1910, 
les dispositions suivantes : 

« Je lègue à l’Académie des Sciences les valeurs mobilières et im- 
« mobilières qui composeront ma fortune au moment de mon dé- 
« cès et dont l’usufruit est attribué à mon épouse et à mon frère, 
« pour qu’à leur mort les revenus servent à la fondation de deux 
« prix annuels servant à récompenser un mémoire de paléontolo¬ 
ti et un d’anthropologie. 

« Ma volonté expresse est que ces deux prix soient désignés sous 
« le vocable : prix André-C. Bonnet. » 

L’acceptation provisoire fut prononcée le 6 mai 1912 et un dé¬ 
cret, en date du 17 février 1913, l’a rendue définitive. 

La liquidation de la succession, terminée en juillet 1913, a per¬ 
mis d’évaluer à cent seize mille francs environ le capital dont l’A¬ 
cadémie a reçu la nue propriété. 



528 


PRIX GUSTAVE ROUX. 


1911 


L’Académie des Sciences, en son comité secret du 6 février 1911, 
reçut communication d'un acte de donation, en date du 26 janvief* 
précédent, aux termes duquel Madame Marie - Clémentine Michal- 
let, rentière, demeurant à Paris, veuve de Monsieur Marie-Pierre 
Gustave Roux, homme d’esprit cultivé, aimant les sciences, lui 
faisait donation de mille francs de rente trois pour cent sur l’État 
français, « à la charge, par l’Académie donataire d’employer les ar- 
« rérages de la rente donnée à fonder un prix annuel de mil¬ 
le le francs qui sera donnée pour récompenser un jeune savant 
ii français dont les travaux auront paru remarquables à l'Acadé- 
n mie. En aucun cas le prix ne poürra être divisé. 11 portera le nom 
« de « Fondation Gustave Roux». Le titulaire du prix devra dans le 
«mois qui suivra l’attribution du prix al er visiter au cimetière du 
« Montparnasse la tombe de M. Gustave Roux. » 

L’Académie prononça, séance tenante, l’acceptation provisoire, 
qui fit l’objet d’un acte, en date du 6 mars 1911. Le 21 mars sui¬ 
vant, un décret autorisa l’acceptation définitive, qui fut signée le 
8 mai par les Secrétaires perpétuels. 

Depuis 1911, le prix, d’une valeur de mille francs, est décerné 
chaque année, s’il y a lieu, sur la proposition de la commission 
administrative. 


PRIX GUSTAVE ROUX. 


529 


Liste des attributions du prix Gustave Roux 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 

1912. Armand Billard, agrégé, Pour ses travaux sur les ani- fr. 

docteur ès sciences natu- maux de la classe des hy- 

relles, préparateur à la droïdes.1000 

Faculté des sciences de 
Paris. 

1913. Montel, maître de conféren- Pour ses travaux sur la théo- 

ces à la Faculté des scien- rie des fonctions analyti- 
ces de Paris. ques.1000 

1915. Lucien Berland, prépara- Pour ses recherches sur la 
teur au Muséum d’histoi- biologie et la systématique 
re naturelle. des arachnides.1000 

Georges Lery, professeur Pour ses travaux sur la fonc- 
au Lycée Carnot, mort tion de Green relative à un 
au champ d’honneur. contour algébrique . . . 1000 


34 





530 


PRIX JAMES HALL. 


1911 


James Hall, né à Hingham, Massachusetts, dans les États-Unis, 
le 12 septembre 1811, est l’un des plus célèbres géologues et paléon¬ 
tologistes américains. 11 se consacra à l’étude de la faune et de la 
flore fossile des États de New-York, d’Iowa, de Wisconsin et 
aussi de celles du Canada. Appelé vers la fin de sa carrière aux 
fonctions officielles de « State-Geologist », il était depuis le 15 juil¬ 
let 1884, correspondant de l’Académie des Sciences pour la section 
de minéralogie. James Hall est mort en Albany, le 7 août 1898. 

Sa fille, M me Joséphine Hall-Bishop, fit connaître, en 1911, son 
intention de fonder à l’Académier des Sciences un prix qui porterait 
le nom de fondation James Hall. Cette proposition fut acceptée par 
l’Académie, en sa séance du 10 juillet 1911. 11 fut convenu que, 
par l’intermédiaire de M. Barrois, une somme de 5500 frs serait 
versée aux fonds particuliers de l’Académie, qui décida, conformé¬ 
ment au désir exprimé par la donatrice, que les intérêts de cette 
somme seraient «employés à fonder un prix quinquennal destine 
«à récompenser la meilleure thèse doctorale de géologie passée 
a au cours de cette période de cinq ans. » 

Le prix, d’une valeur de sept cents francs sera décerné, pour la 
première fois, s’il y a lieu, en 1917, sur la proposition de la com¬ 
mission des prix de minéralogie et géologie, qui est composée de 
la section de minéralogie et de trois membres élus. 



531 


PRIX THORLET. 


1912 


Léon - Émile - Antoine Thorlet, ancien chef de bureau à la pré¬ 
fecture de la Seine, mourut à Paris, le 5 juin 1912. 

Son testament authentique, dicté deux jours avant son décès, 
contient la disposition principale suivante : 

«J’institue légataire universel l’Institut de France et demande 
« que les revenus de ce qu’il recueillera net soient employés à la 
«distribution de prix de toute espèce : prix de vertu , prix d’encou- 
« rarement pour des œuvres sociales ou d'érudition s’occupant 
« d'histoire ou d'art, en particulier de peinture. » 

L’Institut, réuni en séance pleinière le 26 juin 1912, accepta ce 
legs et sa décision fut ratifiée par un décret, en date du 24 fé¬ 
vrier 1913. 

Lorsque la liquidation de la succession fut terminée, la commis¬ 
sion administrative centrale examina dans quelles conditions les 
prix pouvaient être décernés. Sur le rapport de M. Gaston Dar- 
boux, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, considérant 
qu’il y avait lieu de penser que le fondateur avait visé les attribu¬ 
tions particulières des Académies en mettant en évidence, la vertu, 
les œuvres sociales, l’érudition, l’art et en particulier la peinture, 
elle décida de proposer à l’Institut le règlement suivant, qui fut 
adopté par lui en sa séance du 5 avril 1916. 

« Les arrérages de la fondation seront répartis entre les cinq 
« Académies : chacune disposera, suivant ses attributions, de la 
«part qui lui reviendra et rendra compte de ses opérations à l’as- 
« semblée générale de l’Institut. Cette part sera pour l’Académie 


532 


PRIX THORLET. 


«française, l’Académie des Inscriptions et Belles - Lettres, l’Acadé- 
« mie des Beaux-Arts et l’Académie des Sciences morales et politi- 
« ques de 4000 fr. L’Académie des Sciences, moins désignée, rece- 
« vra seulement 1600 fr. » 

Les prix Thorlet seront décernés pour la première fois en 1916. 

L’Académie des Sciences a décidé, dans son comité secret du 
15 mai 1916, que le prix de 1600 fr, dont elle a la disposition, sera 
attribué par elle chaque année, s’il y a lieu, sur la proposition de 
sa commission administrative. 



533 


PRIX JEAN DE RUFZ DE LAVISON. 

1942 


En mai 1912, M. Henri - Etienne de Ruf'z de Lavison, propriétaire, 
demeurant à Paris, et M"’ e Henriette - Françoise - Victoire Lavigne, 
son épouse, ont fait connaître à l’Académie des Sciences leur inten¬ 
tion de mettre à sa disposition deux cent cinquante francs de ren¬ 
te 3 o o sur l’Etat français sous les conditions’suivantes : 

« L’Académie des Sciences sera tenue d’employer les arrérages de 
«la rente donnée à la création d’un prix de 300 frs. à distribuer 
« tous les deux ans et destiné à récompenser des travaux de phy- 
«siologie végétale, lequel portera le nom de prix Jean de Rufz de 
«Lavison, en mémoire de M. Jean - Henri - Etienne-Marie de Rufz 
«de Lavison, fils des donateurs, en son vivant docteur ès sciences, 
«demeurant à Paris, avenue Kléber, n° 87, décédé au Glacier des 
« Etançons, commune de Saint Cristophe - en - Oisans (Isère), le 
« 4 juillet 1911. 

«Ce prix ne pourra être partagé; il devra, autant que possible, 
«être décerné au cours des années impaires et ne pourra être attri- 
« bué qu’à un Français. 

« Dans le cas où aucun des travaux présentés, au cours d’une an- 
« née quelconque, pour l’obtention du prix, dont il s’agit, ne serait 
«jugé digne de récompense, l’Académie des Sciences pourrait faire 
«l’attribution de ce prix l’année suivante, ou, si elle le jugeait pré- 
«férable, mettre en réserve toute somme ainsi demeurée disponible 
«pour l’employer, soit à augmenter, dans les proportions qui se- 
« raient fixées par elle, les prix devant être décernés ultérieure- 
« ment, soit à décerner extraordinairement un deuxième prix. » 


534 


PRIX JEAN DE RUFZ DE LAVISON. 


L’Académie, en son comité secret du 20 mai 1912, approuva les 
termes de ce projet. La donation et son acceptation firent l’objet 
d’un acte provisoire authentique, en date du 17 juin suivant. Et, 
conformément à un décret du 4 décembre 1912, lu à la séance pu¬ 
blique du 9, l’acte définitif fut signé à l’Institut, le 13 janvier 1913. 

A partir de 1915, le prix, d’une valeur de 500 frs, sera décerné 
chaque année impaire, s’il y a lieu, sur la proposition de la com¬ 
mission des prix de botanique, qui est composée de la section cor¬ 
respondante et de trois membres élus. 


Première attribution du prix Jean de Rufz de Lavison. 

1915. Paul Becquerel, docteur ès Pour ses Iravaux sur la vie fr. 

sciences. latente des graines . . . 500 



535 


DON L. DESCROIX. 


1913 


Par lettre, en date du 25 mars 1913, M. L. Descroix, ingénieur, 
directeur de la revue « L’Eau », à Asnière, a offert « de mettre à la 
«disposition de l’Académie une somme de trois mille francs pour 
«contribuer à la solution du problème de la baguette des 
« sourciers. » 

L’Académie des Sciences, sur l’avis favorable de sa commission, 
chargée d’examiner les communications relatives à la « baguette di¬ 
vinatoire», a accepté cette libéralité, en son comité secret du 
19 mai 1913. 

Elle lui réserve l’emploi indiqué par le donateur. 




537 


FONDATIONS 

DE L’INSTITUT DE FRANCE 

INTÉRESSANT LES SCIENCES. 


PRIX VOLNEY. 


1820 


(Aucoc, p. 329.) 


Constantin-François Chassebœuf, dit Boisgirais, puis comte de 
Volney, naquit à Craon, en Anjou, le 3 février 1757. Auteur d’im¬ 
portants travaux d’histoire, de linguistique et de philosophie, il 
prit une part active à la politique du pays pendant la Révolution, 
dont il fut un partisan passionné, et pendant l’Empire, auquel il 
ne se rallia jamais. Nommé, le 19 août 1768, associé libre de l’Aca¬ 
démie royale des inscriptions et belles-lettres, il fut, le 20 novem¬ 
bre 1795, inscrit par le Directoire exécutif sur la liste des mem¬ 
bres résidents de la section d’analyse des sensations et des idées 




533 


FONDATIONS DE L’INSTITUT. 


de la classe des sciences morales et politiques de l’Institut na¬ 
tional. Il passa à la classe de la langue et de la littérature françai¬ 
se, lors de la réorganisation de l’Institut, en 1803, et fut inscrit sur 
la liste des membres de l’Académie française, dans l’ordonnance 
royale du 21 mars 1816. Il mourut à Paris, le 25 avril 1820. 

Son testament authentique, en date du 22 avril 1820, contenait 
notamment les dispositions suivantes : 

«J’ai placé une somme de vingt quatre mille francs environ sur 
«un bien fond de forges de fer et bois dans la Haute-Marne. Je 
«mets ce capital, en principal et intérêts, à partir de mon décès, à 
«la disposition des deux Académies française et des inscriptions, 
«pour en faire l’utile emploi qui suit: scavoir que chacune des 
«deux Académies nommera trois de ses membres, et pour former 
«le nombre impair sept, nécessaire aux délibérations, ces six mem- 
« hres choisiront un membre cle l'Académie des sciences. 

« Cette réunion d’hommes éclairés délibérera sur les meilleurs 
« moyens de remplir mes intentions, qui sont de provoquer et en- 
« courager tout travail tendant à donner suite et exécution à ma 
« méthode de transcrire les langues asiatiques en lettres euro- 
« péennes régulièrement organisées. Elle proposera des prix à cet 
«effet, et provoquera surtout la confection, même d’abord impar- 
«faittede quelques vocabulaires et dictionnaires qui fassent sen- 
« tir l’utilité de mon idée. . . . 

« Le fond ne pourra recevoir d’autre emploi, que celui d'encou- 
« rager l'étude philosophique des langues. Tout travail éminent 
«en ce genre sera susceptible du prix. Les prix ne seront point 
«nécessairement annuels. Us pourront se cumuler jusqu’à la troi- 
« sième année exclusivement. Ils ne pourront s’appliquer à la lan- 
« gue française et à son dictionnaire.» 

Une ordonnance royale, en date du 19 juillet 1820, a autorisé 
les deux Académies légataires à accepter le legs du comte de 
Volney. 

Chaque année, la commission mixte, composée conformément 
aux prescriptions testamentaires, attribue, s’il y a lieu, le prix 
Volney à l’ouvrage de philologie comparée qui lui en paraît le 
plus digne, parmi ceux qui lui sont adressés. 

La valeur du prix est actuellement de 2500 fr. 



539 


FONDATION GAS. 


1895 


Espagne - André-Camille - Armand Gas, avocat et propriétaire à 
Toulon, mourut, en cette ville, le 22 décembre 1906. 

Par testament olographe, en date à Toulon du 4 mars 1895, il 
avait pris notamment les dispositions suivantes : 

«... Enfin pour le surplus de mes biens et à l’exception des legs 
«ci-dessus faits, je lègue et laisse toute ma fortune, meubles et 
immeubles, à l’Institut de France à Paris, pour que les revenus 
« eu soient affectés à des œuvres de bienfaisance ou d'encourage- 
« ment aux lettres, arts et sciences, au gré de mon légataire uni- 
«versel, l’Institut de France.» 

Le 10 avril 1907, l’Institut accepta le legs, sous bénéfice d’inven¬ 
taire. Le legs ne comportait d’autre charge que celle que compor¬ 
te tout legs universel, à savoir le paiement des sommes dues par 
le testateur à son décès et l’acquittement des particuliers. L’Insti¬ 
tut aurait, sans doute pu, conformément à loi du 4 février 1901, 
accepter définitivement sans autorisation de l’administration supé¬ 
rieure, si l’une des restrictions, prévues par le législateur, à cette 
faculté ne s’était produite : un oncle du donateur fit opposition 
à l’exécution du testament. Cette circonstance obligea l’Institut le 
12 mai 1908, à délibérer sur la réclamation, qui ne fut pas prise en 
considération, et à demander l’autorisation administrative. Un dé¬ 
cret, en date du 9 décembre 1908, ratifia l’acceptation. 

Depuis 1911, les arrérages de la fondation Gas, environ six mille 
francs, sont annuellement répartis, conformément aux intentions 
du donateur, et simultanément à ceux de la fondation Debrousse, 
dont l’objet est analogue et dont le règlement a été voté en 1900. 
(Voir ce règlement et la liste des subventions accordés au chapitre 
de la fondation Debrousse : p. 541, 435). 


540 


FONDATION DEBROUSSE. 


1899 


Jean, dit Hubert, Debrousse, propriétaire, demeurant à Paris, 
chevalier de la Légion d’honneur, mourut le 4 novembre 1899, en 
sa résidence du château des Moyeux, à la Chapelle-Rablais, Seine 
et Marne. 

Son testament olographe, en date à Paris du 2 juillet 1899, con¬ 
tenait notamment les dispositions suivantes : 

«J’institue pour mon légataire universel l’Assistance publique, 
«à la charge par elle d’exécuter tous les legs et conditions ci-après 
« et tous ceux que je pourrai faire par la suite. 

«Je lègue à l'Institut de France la somme de un million de 
« francs, dont il disposera de la manière qu'il jugera le glus con- 
« venahle. 

«Je prie mon bon ami Monsieur Bétolaud, ancien bâtonnier de 
«l’Ordre des avocats de Paris, demeurant à Paris, avenue Mar- 
«ceau, n° 21, d’être mon exécuteur testamentaire.» 

Lecture fut donnée de ce document à l’Institut, réuni en séance 
générale, le 10 janvier 1900. 

Le legs, fait sans charges ni conditions, pourrait aujourd’hui 
être accepté définitivement par l’Institut sans recourir à l’adminis¬ 
tration supérieure. Il n’en était pas ainsi en 1900. Et le Conseil 
d’Etat, saisi de la question, crut devoir provoquer une délibération 
de l’Institut par laquelle serait déterminée la destination de la 
somme léguée, cet emploi devant, à son avis, être mentionné au 
décret à intervenir: l’Institut décida, le 6 juin 1900, que la somme 
léguée serait placée en rente 3o/o sur l’Etat français, pour en 


FONDATION DEBROUSSE. 


541 


employer le revenu dans l’intérêt des lettres, des sciences et des 
arts. 

Un décret, en date du 1 er juillet 1900, autorisa, dans ces mêmes 
termes, l’acceptation définitive, qui fut prononcée par l’Institut le 
4 juillet suivant. 

Vers le mois d’octobre de la même année, une commission fut 
chargée de recueillir le sentiment de chacune des Académies sur 
le meilleur emploi à faire des revenus de la fondation. Le rappor¬ 
teur de cette [commission fut M. Bétolaud, de l’Académie des 
sciences morales et politiques ; nul mieux que lui n’était à même 
de concilier les désiderata des Académies avec les intentions du 
fondateur, puisqu’il était l’ami de celui-ci et son exécuteur testa¬ 
mentaire. 

Malgré la profonde divergence des opinions en présence, il sut 
par un rapport dont il donna lecture à l’Institut, en la séance du 
12 décembre 1900, réunir la majorité des suffrages de ses confrères 
sur le projet de règlement élaboré par la commission et dont voici 
le texte : 

« Il est nommé chaque année, au commencement du mois de jan- 
« vier, une commission chargée de faire à l’Institut des proposi¬ 
tions pour l’emploi du legs Debrousse. 

<i Cette commission comprend, en outre des secrétaires perpé- 
« tuels, dix membres élus par les cinq Académies, à raison de deux 
ci par Académie. 

«Chacune des cinq Académies, chacun des membres de l’Institut 
« peut, jusqu’au 31 janvier, adresser à la commission des proposi¬ 
tions pour l’emploi du legs, et a la faculté de les développer de- 
« vant elle. 

« Le rapport de la commission est soumis à l’Institut dans une 
« assemblée extraordinaire tenue au mois de mars. 

« L’assemblée statue sur les propositions de la commission par 
« oui, par non, ou par renvoi à la commission. 

« En cas de renvoi, la commission peut être saisie, dans le mois 
« qui suivra, de propositions nouvelles. Elle en fait son rapport 
« dans un délai de trois mois à partir du renvoi. » 

Les prescriptions de ce règlement furent mises à exécution, dès 
1901, pour la première répartition des arrérages de la fondation, et, 


542 


FONDATIONS DE L’INSTITUT. 


depuis, la répartition se fait régulièrement chaque année, dans la 
même forme. 

En 4914, le revenu de la fondation Gas, dont l’objet est analogue 
(voir p. 539), est venu s’ajouter à celui de la fondation Debrousse, 
portant ainsi à trente sept mille francs environ_ la somme dont 
l’Institut peut annuellement disposer dans l’intérêt des lettres, des 
sciences et des arts. 

Les rapporteurs de la commission ont fréquemment exprimé la 
satisfaction qu’éprouve l’Institut à posséder ainsi un fonds que les 
judicieuses et libérales dispositions, prises par les donateurs, lui 
permet d’utiliser à l’encouragement des œuvres les plus diverses. 
C’est un exemple à proposer aux donateurs futurs ; des limites 
trop étroites Fixées à l’emploi des revenus d’une fondation peu¬ 
vent en restreindre considérablement l’utilité. 

Henri Poincaré, qui, durant plusieurs années, fit partie de la 
commission Debrousse, fut amené, en 1904, à observer que, parmi 
les propositions faites à la commission, une part importante était 
faite aux publications. Sans contester la haute utilité qu’il y a 
pour nous «à tirer tout le parti possible du labeur passé», il fit 
cependant remarquer qu’il était conforme à la généreuse intention 
du fondateur de veiller à ce que dans les répartitions la part con¬ 
sacrée à susciter des recherches originales ne soit jamais oubliée. 
La commission s’est constamment inspirée de cette préoccupation. 

Deux ans plus tard, Henri Poincaré, de nouveau chargé du rap¬ 
port de la commission, le terminait en ces termes : 

« Plusieurs commissaires ont pensé qu’il y aurait lieu de rendre 
«compte à l’Institut de l’emploi fait par les diverses Académies 
« des sommes mises à leur disposition les années précédentes sur 
« la fondation Debrousse. La majorité s’est associée à cette pensée 
«et a émis le vœu que des rapports soient adressés à l’Institut par 
«les Secrétaires perpétuels des différentes Académies; ces rap- 
« ports pourraient être publiés et montreraient à coup sûr combien 
«la généreuse initiative de M. Debrousse a déjà rendu de services 
« aux lettres, aux sciences et aux arts. » 

La lecture des rapports de la commission ne permet pas de 
constater que ce vœu ait jamais reçu satisfaction. 

Signalons enfin que l’Institut, en sa séance générale du 2 juin 4945, 


FONDATION DEBROUSSE. 


543 


a pris, sur la proposition de M. Cagnat, aujourd’hui Secrétaire 
perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, la dé¬ 
cision suivante : 

« Dorénavant, toutes les publications qui recevront des subven¬ 
tions sur les fondations Debrousse et Gas devront porter la men¬ 
tion: Public avec le concours de l'Institut de France (fonda¬ 
it ions Debrousse et Gas).» 


Liste des subventions accordées à des œuvres de science 
sur les arrérages de la fondation Debrousse, depuis 1901, 
et des fondations Debrousse et Gas, depuis 1911. 


1901. J.-B.-A. Caillot, sous-di¬ 

recteur de l’Observatoire 
de Paris. 

1902. M mr Curie, agrégée de l'en¬ 

seignement secondaire des 
jeunes filles, et Pierre 
Curie, professeur à l’ɬ 
cole municipale de physi¬ 
que et de chimie indus¬ 
trielles de Paris. 


1903. Au comité de l’Académie 
des sciences morales 
et politiques de Paris, 
de l'Académie des 
sciences de Berlin, de 
l’Académie des scien¬ 
ces de Paris. 

Edmond Bouty, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Paris. 


Pour la publication des Ta- fr. 
blés de Saturne .... 12 000 

Pour leur permettre de se 
procurer une certaine quan¬ 
tité de radium, et de pour¬ 
suivre ainsi, d’une façon 
plus profitable, leurs re¬ 
cherches sur cette substan¬ 
ce nouvelle, ainsi que sur 
les propriétés radioactives 
de la matière en général. 20 000 

Pour la préparation du cata¬ 
logue sommaire des manus¬ 
crits de Leibnitz. ... 7 000 


Pour les expériences qui se¬ 
ront faites en son laboratoi¬ 
re par Victor Grémieu, 
ingénieur agronome, et 
Pender, dans le but d’éta- 


544 


FONDATIONS DE L’INSTITUT. 


1904. Rodolphe Radau, membre 

de l’Académie des scien¬ 
ces. 

Au comité de l'Académie 
des sciences morales 
et politiques de Paris, 
de l’Académie des 
sciences de Berlin, de 
l’Académie des scien¬ 
ces de Paris. 

1905. Rodolphe Radau, membre 

de l’Académie des scien¬ 
ces. 

Au comité de l’Académie 
des sciences morales 
et politiques de Paris, 
de l’Académie des 
sciences de Berlin, de 
l’Académie des scien¬ 
ces de Paris. 

A l’Observatoire de Paris. 


Caullery, maître de confé¬ 
rences à la Faculté des 
sciences de Paris. 

1906. Henri Deslandres, astro¬ 
nome à l’Observatoire de 
Meudon, membre de 
l’Académie des sciences. 


blir définitivement si la fr. 
convertion électrique pro¬ 
duit ou ne produit pas un 
champ magnétique ... 7 000 

Pour la publication des tables 
de la lune de Delaunay. . 5 000 

Pour les travaux préparatoi¬ 
res entrepris en vue de lՎ 
dition des œuvres de Leib¬ 
nitz .10 000 


Pour l’achèvement de la pu¬ 
blication des tables de la 
lune. 5 000 

Pour les travaux d’exécution 
du catalogue des manus¬ 
crits de Leibnitz .... 3 000 


Pour l’achat et l’installation 
d’un appareil sismographi- 
que. 3 000 

Pour poursuivre, au labora¬ 
toire international de Na¬ 
ples, ses études sur les tu- 
niciers. 3 000 

Pour contribuer à l’instal¬ 
lation destinée à l’étude de 
la surface du soleil à l’Ob¬ 
servatoire de Meudon . . 10000 






FONDATION DEBROUSSE. 


545 


1907. 


1908. 


1909. 


1910. 


Au comité de l'Académie 
des sciences morales 
et politiques de Paris, 
de l’Académie des 
sciences de Berlin, de 
lAcadémie des scien¬ 
ces de Paris. 

A l'Observatoire de Paris. 


Au comité de lAcadémie 
des sciences morales 
et politiques de Paris, 
de l’Académie des 
sciences de Berlin, de 
l’Académie des scien¬ 
ces de Paris. 

A l’Académie des sciences. 


Charles Barrois, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Lille, membre de 
l’Académie des sciences. 

Guillaume Bigourdan, as¬ 
tronome à l’Observatoire 
de Paris, membre de l’A¬ 
cadémie des sciences. 

A l’Académie des sciences. 


Paul Villard, membre de 
l’Académie des sciences. 


Pour la préparation du cata¬ 
logue des manuscrits de 
Leibnitz. 


l’our l’établissement d’une 
station centrale sismologi¬ 
que . 

Pour la préparation du cata¬ 
logue des manuscrits de 
Leibnitz . 


Pour la construction et l’in¬ 
stallation au Muséum d’his¬ 
toire naturelle d’un appa¬ 
reil à liquéfier et à solidi¬ 
fier l’hydrogène . 

Pour l’achat d’un sismogra¬ 
phe et son installation à 
Lille . 

Pour l’achat d'un sismogra¬ 
phe destiné à l’étude de la 
sensibilité et de l’amortis¬ 
sement des instruments en 
usage . 

Pour la publication des pro¬ 
cès-verbaux de ses séances 
de 1795 à 1835 . 

Pour ses recherches relatives 
au retard à l’éclatement de 
l’étincelle électrique. 

35 


fr. 

10000 


12000 

5 000 


9 500 

2 000 

2 000 

6 000 

3 000 






546 


FONDATIONS DE L’INSTITUT. 


Henri Deslandres, direc¬ 
teur de l’Observatoire de 
Meudon, membre de l’A¬ 
cadémie des sciences. 

A l’Académie des sciences. 


1911. Guillaume Bigourdan, as¬ 
tronome à l’Observatoire 
de Paris, membre de l’A¬ 
cadémie des sciences. 

Pierre Puiseux, astronome 
à l'Observatoire de Paris. 

A l'Académie des sciences. 


A l’Académie des sciences 
morales et politiques. 

1912. Guillaume Bigourdan, as¬ 
tronome à l’Observatoire 
de Paris, membre de l’A¬ 
cadémie des sciences. 

Jules Baillaud, directeur de 
l’Observatoire de Paris, 
membre de l’Académie 
des sciences, et le comte 

Arnaud de Gramont. 

Henri Deslandres, directeur 
de l’Observatoire de Meu¬ 
don, membre de l’Acadé¬ 
mie des sciences. 

A l'Académie des sciences. 


Pour l’achat de nouveaux ap- fr. 
pareils pour l’étude de l’at¬ 
mosphère du soleil. . . 4 000 

Pour la publication des pro¬ 
cès-verbaux de ses séances 
de 1795 à 1835. ... 2000 

en ir.e étude nouvelle des 


nébuleuses et pour la con¬ 
struction d’une sphère cé¬ 
leste à pôles mobiles. . 3 000 

Pour l’étude des librations 
de la lune. 2 000 

Pour la publication des pro¬ 
cès-verbaux de ses séan¬ 
ces depuis 1795 jusqu’à 
1835. 5 000 

Pour la publication des œu¬ 
vres de Leibnitz. . . . 6 000 

Pour continuer son étude des 
nébuleuses. 2 000 


Pour l’étude, à l’Observatoi¬ 
re du Pic du Midi, de la 
température relative des 
étoiles et des métaux qui 
rentrent dans leur compo¬ 
sition . 3 000 

Pour la construction de nou¬ 
veaux appareils nécessai¬ 
res à l’étude de l’atmosphè¬ 
re du soleil. 2 500 

Pour la publication des pro¬ 
cès-verbaux de ses séances 
depuis 1795 jusqu’à 1835. 2 500 








FONDATION DEBROUSSE. 


547 


1913. Charles Marie, secrétaire 
général du comité inter¬ 
national des Tables an¬ 
nuelles de constantes. 


Maurice Hamy, membre de 
l’Académie des sciences. 

Pierre Termier, professeur 
à l’Ecole nationale supé¬ 
rieure des mines, mem¬ 
bre de l'Académie des 
sciences. 

Pierre Duhem, professeur 
à la Faculté des sciences 
de Bordeaux, correspon¬ 
dant de l’Académie des 
sciences. 

A l’Académie des sciences. 


1914. Maurice Hamy, astronome 
à l'Observatoire de Paris, 
membre de l’Académie 
des sciences. 

A l’Académie des sciences. 


1915. A l'Académie des sciences. 


Pour encourager la publica- fr. 
tion des Tables annuel¬ 
les de constantes et don¬ 
nées numériques de chimie, 
de physique et de techno¬ 
logie .1 000 

Pour la construction de di¬ 
vers instruments destinés 
à des recherches spectros¬ 
copiques.1 000 

Pour une excursion géologi¬ 
que au Canada, dans la ré¬ 
gion du Saint-Laurent et 
en Colombie britannique. 2 500 

Pour la publication de son 
Histoire des doctrines cos¬ 
mologiques de Platon à 
Copernic . 2 500 

Pour la publication des pro- 
cès'-verbaux de ses séances 
depuis 1795 jusqu’à 1835. 4 000 

Pour la construction de di¬ 
vers instruments destinés à 
des recherches spectros¬ 
copiques. 3 000 

Pour la publication des pro¬ 
cès-verbaux de ses séan¬ 
ces depuis 1795 jusqu’à 
1835 . s . 5 000 

Pour la publication des pro¬ 
cès-verbaux de ses séances 
depuis 1795 jusqu’à 1835. 5 000 








548 


PRIX OSSRIS. 


4899 


Daniel IfTla, né à Bordeaux, le 23 juillet 1825, fils d’Isaac Iffla, 
commis marchand, et de Léa Cordozo, d’Urbino, Italie, est deve¬ 
nu Tune des célébrités de la finance parisienne, sous le nom de Da¬ 
niel Osiris. 

Un décret impérial, en date du 24 août 1861, l’a autorisé à ajou¬ 
ter au nom paternel le nom d’Osiris, mais le décret ne fait pas 
mention des raisons invoquées par le demandeur à l’appui de sa 
requête. On raconte, à ce sujet, la touchante histoire que voici : 
tandis que sa mère attendait sa naissance, elle était fort inquiète 
du sort d’un frère, tendrement aimé, qui, capitaine au long cours, 
voyageait à bord d’un navire, appelé Osiris ; par ailleurs, comme 
beaucoup de jeunes mères, elle avait fardent désir que l’enfant at¬ 
tendu fût un fils : elle fit le vœu que si son frère revenait sain et 
sauf et si le sort lui accordait un fils, ce fils porterait le nom d’Osi¬ 
ris. Le frère revint et le désir fut satisfait. 

Malgré ses origines modestes, Daniel Osiris, qui possédait au 
plus haut degré le sens des affaires, réussit à constituer une fortune 
considérable et il voulut en faire un instrument de progrès pour 
son pays. 

C’est dans ce but que, le 29 novembre 1899, il signa, en l’étude 
de M 1 Philippot, notaire à Paris, un acte dont nous extrayons lit¬ 
téralement ce qui suit : 

■ Exposé. — Aux termes de dispositions testamentaires, M. Osi- 
« ris avait légué à l’Institut de France, des titres de rente extérieu- 
« re, quatre pour cent, espagnole, représentant aujourd’hui trente 
«deux mille francs de rente annuelle, dont les arrérages devaient 


PRIX OSIRIS. 


549 


«servir à fonder un prix triennal de cent mille francs, destiné à 
« récompenser la découverte ou l’œuvre la plus remarquable dans 
«la science, dans les lettres, dans les arts, dans l’industrie et géné- 
« râlement dans tout ce qui touche à l’intérêt public. 

«Depuis, M. Osiris, désirant aplanir les difficultés de détails que 
« pourrait rencontrer cette disposition, a résolu de l’exécuter de 
« son vivant. . . 

« Donation. — Cet exposé terminé, M. Osiris, pour constituer 
« régulièrement, entre les mains de l'Institut, la fondation dont il 
«s’agit, fait, par les présentes, donation entre vifs et irrévocable, 
«à l’Institut de France, ... de trente deux mille francs de rente 
«extérieure, quatre pour cent, espagnole. . . . 

« Conditions. — Les valeurs représentant aujourd’hui trente 
«deux mille francs de rente annuelle ainsi données, leurs arréra- 
« ges accumulés pendant trois ans formeront une somme de cent 
«mille francs à laquelle M. Osiris fixe l’importance du prix trien- 
« nal à décerner. 

« Toutefois, si des événements imprévus amenaient dans l’ave- 
« nir une réduction des arrérages, le montant du prix se trouvera 
«diminué d’autant sans autre modification dans son attribution. 

u Ce prix triennal de cent mille francs est destiné à rècompen- 
«ser la découverte ou l'œuvre la plus remarquable au cours de la 
«période de trois ans écoulée, dans la science, dans les lettres, 
u dans les arts, dans l'industrie et généralement dans tout ce qui 
k touche à l'intérêt public. 

« L’Institut jugera, dans son assemblée générale, le mérite des 
« candidats, qu’il pourra d’ailleurs chercher lui-même, sans qu’ils 
« aient besoin de se présenter et qui devront être, sauf l’exception 
«ci-après, de nationalité française. 

« Dans le cas où une exposition universelle internationale aurait 
«lieu à Paris, à une date coïncidant avec l’échéance du prix de 
«cent mille francs, ce prix deviendra international et sera attri- 
« bué dans son intégralité à un lauréat unique français ou 
« étranger. Toutefois, il pourra y avoir plusieurs lauréats si la dé- 
« couverte ou l’œuvre était le fruit d’une collaboration indivisible. 

« Si l’exposition devait avoir lieu un an ou deux ans après la da- 
« te de l’échéance du prix, l’attribution en sera suspendue. 


550 


FONDATIONS DE L'INSTITUT. 


« Les arrérages accumulés pendant ces une ou deux années s’a- 
«jouteront aux cent mille francs déjà acquis pour former un prix 
«de cent trente-trois mille francs ou de cent soixante-six mille 
«francs, qui sera attribué dans les conditions qui viennent d’être 
« spécifiées. 

« La date de l’exposition marquera le point de départ de la nou- 
« velle période de trois ans. 

« Parmi les découvertes qu’il désire récompenser, Monsieur Osi- 
« ris, donateur, signale particulièrement à l’attention de l’Institut 
«celles qui relèvent de la science chirurgicale ou médicale, et qui 
«apporteraient à l’humanité la guérison ou le soulagement de ma- 
« ladies aujourd’hui sans remède sûrement efficace, ou qui seraient 
«un acheminement vers le moyen de prévenir le mal ou de le 
« guérir. 

« Dans le cas où, à l’époque de l’échéance du prix, l’Institut ne 
«trouverait pas de candidat qui lui parût digne de le recevoir, la 
« somme resterait en réserve avec son affectation, qui ne pourra 
« être changée. 

«Si, à la fin de la période subséquente, le prix était décerné, l’In- 
« stitut aurait la faculté de le borner aux cent mille francs mis en 
«réserve, avec les intérêts produits, s’il y en a, ou d’y ajouter, en 
« tout ou en partie, les arrérages de la rente espagnole encaissés 
«pendant la nouvelle période triennale écoulée. 

« Pour le surplus de ces arrérages non appliqués au prix ou pour 
« la totalité, selon le cas, l’Institut aura la faculté soit de le mettre 
« en réserve en tout ou en partie en vue de l’augmentation d’un 
« prix futur, soit de l’employer en subventions ou en encourage- 
« ments au profit d’œuvres ayant un objet d’utilité publique (ces 
« mots devant être entendus dans le sens le plus large), sans qu’au- 
« cune des allocations ainsi accordées puisse être inférieure à vingt 
« mille francs, le désir de M. Osiris étant que les arrérages accu- 
« mulés servent à l’augmentation du prix plutôt qu’à la distribu- 
« tion de’subventions partielles. 

«Si le prix ne pouvait pas être décerné, l’Institut aurait la même 
« faculté que ci-dessus pour la mise en réserve partielle ou totale, 
«ou pour l’application immédiate des arrérages de la période 
«écoulée à des œuvres d’utilité publique. 

«Il sera procédé de la même manière pour les périodes trienna- 
« les suivantes. 


PRIX OSIRIS. 


551 


« Afin de bien faire comprendre sa pensée, M. Osiris explique ici 
«que le prix ne pourra jamais être inférieur à cent mille francs 
«(sauf le cas de réduction des revenus), mais il pourra être supé- 
« rieur à cette somme selon l’appréciation de l’Institut, qui prendra 
« l’excédent non limité par le donateur, soit sur les arrérages de 
« la dernière période triennale, soit sur les sommes précédemment 
« mises en réserve et les intérêts qu'elles auront produits. 

«En attendant l’attribution de ces réserves, l’Institut pourra en 
« faire le placement temporaire qu’il jugera convenable. 

« A la fin de chaque période triennale, le résultat du concours 
« sera proclamé en séance publique de l’Institut. 

« Monsieur Osiris entend que les valeurs espagnoles par lui don- 
« nées à l’Institut pour composer par leurs revenus le prix trien- 
« nal de cent mille francs, soient conservées en nature et déclare 
«expressément subordonner sa libéralité à cette condition essen- 
« tielle sans laquelle la libéralité tout entière sera nulle et non 
« avenue. 

«Le prix portera le nom de «PRIX OSIRIS» dans tous les cas, 
«soit qu’il soit décerné pour l’emploi spécial faisant l’objet de la 
«présente donation, soit que par extraordinaire il soit décerné 
«(comme il a été stipulé ci-dessus) en subventions ou en encoura- 
« gements au profit d’œuvres ayant un objet d’utilité publique. 

« Il appartiendra à l’Institut, par les moyens dont il dispose, de 
« donner la plus large publicité aux intentions du donateur afin 
«d’exciter l’émulation du public en vue de mériter le prix Osiris, 
« et d’éveiller dans l’esprit de tous, quels qu’ils soient, la légitime 
«ambition de l’obtenir. » 

L’Institut accepta la donation de Daniel Osiris, en sa séance gé¬ 
nérale du 6 décembre 1899, et un décret, en date du 12 janvier 1900, 
autorisa l’acceptation définitive, qui fut votée le 20 du même mois. 

En 1903, le prix venait à échéance pour la première fois ; l’Insti¬ 
tut décida, en sa séance du 7 janvier, que la commission chargée 
d’examiner les titres des candidats serait composée des six Secré¬ 
taires perpétuels et de dix membres élus par les Académies à rai¬ 
son de deux pour chacune d’elle. 

Avant d’envisager l’attribution du prix, la commission examina 
diverses questions d’ordre général : elle émit l’avis que tout Fran- 


552 


FONDATIONS DE L’INSTITUT. 


çais peut obtenir le prix Osiris sans qu’il y ait lieu de distinguer 
entre ceux qui appartiennent et ceux qui n’appartiennent pas à 
l’Institut ; et, sur la proposition de son président, M. Bétolaud, 
elle décida de demander à l’Institut d’appliquer aux délibérations 
relatives au prix Osiris la procédure adoptée pour la fondation 
Debrousse (voir la notice de cette fondation). Cette proposition, 
qui a été appliquée en fait, n’a été ratifiée par l’Institut, que beau¬ 
coup plus tard, le 24 mars 1915. 

Le premier prix Osiris fut attribué à M. le docteur Emile Roux, 
sous-directeur de l’Institut Pasteur, membre de l’Académie des 
sciences. 

L’œuvre de M. le docteur Roux est universellement connue : son 
nom est populaire, grâce à l’admirable découverte du sérum anti¬ 
diphtérique, auquel tant de mères doivent le salut de leur enfant, 
atteint du croup, mal jusqu’alors sans remède. Daniel Osiris com¬ 
prit combien cette attribution apportait d’éclat au prix qu’il avait 
fondé. Il en éprouva une vive satisfaction et, dès le jour où il ap¬ 
prit que M. le docteur Roux avait abandonné à la caisse de l’In¬ 
stitut Pasteur le montant de son prix, il voua à l’œuvre qui se 
poursuit dans cet établissement un intérêt qui le conduisit, quel¬ 
ques années plus tard, à lui consacrer l’ensemble de sa fortune. 

Son testament, en date du 15 mars 1906, débute en ces termes : 

« Ayant toujours eu Tardent désir de favoriser les découvertes 
« scientifiques qui peuvent contribuer au soulagement de l’humani- 

té, j’institue pour mon légataire universel, l 'Institut Pasteur, 
« établi à Paris, rue Dutot. » 

En dehors de ce legs principal, de nombreuses et importantes 
libéralités étaient faites à des villes et à des œuvres de bienfaisan¬ 
ce ou d’intérêt public. 

Daniel Iffla-Osiris est mort à Paris, le 4 février 1907. 

L’attribution de 1915 a donné lieu à des délibérations de princi¬ 
pe dont il importe de conserver le résultat : nous reproduisons ci- 
dessous l’avis émis, le 27 février 1915, par la section de législation 
de l’Académie des Sciences morales et politiques, sur l’interpréta 
tion de l’acte de donation de M. Osiris. 

Cet avis a reçu l’unanime approbation de l’Institut, le 24 mars 
1915. 


PRIX OSIRIS 


553 


« La section de législation de l’Académie des Sciences mora- 
« les et politiques, consultée sur le point de savoir quels emplois 
«peuvent recevoir, pour se conformer à la volonté du donateur, 
«les sommes disponibles provenant de la donation Osiris, 

« Considérant que M. Osiris a, par acte passé le 29 novembre 1899 
«à Paris, devant M r Henri Philippot et M 15 Ader, son collègue, fait 
«donation entre-vifs à l’Institut de France de titres de rente exté- 
« rieure espagnole 4 p. 100 donnant, à la date de cette donation, des 
«arrérages annuels montant à 32 000 francs ; 

« Que les arrérages accumulés pendant 3 ans sont destinés à for- 
« mer une somme de 100 000 francs à laquelle M. Osiris a fixé l’im- 
« portance du prix triennal à décerner ; 

« Qu’aux termes de l’acte de donation, ce prix triennal de 
« H)0 Ont) francs est destiné à récompenser la découverte ou l’œu- 
« vre la plus remarquable au cours de la période de -I ans écoulés, 
«dans la science, dans les lettres, dans les arts, dans l'industrie 
k et généralement dans tout ce qui touche à l’intérêt public : 

« Que, parmi les découvertes à récompenser, le donateur signa- 
« le particuliérement à l'attention de l’Institut celles qui relèvent 
«de la science chirurgicale ou médicale, et qui apporteraient à 
« l'humanité la guérison ou le soulagement de maladies aujour- 
« d'hui sans remède sûrement eff icace ou qui seraient un ache- 
« minement vers le moyen de prévenir le mal ou de le guérir ; 

« Que l’acte de donation laisse à l’Institut le droit de juger le 
« mérite des candidats qu’il peut, d’ailleurs, chercher lui-même, 
«sans qu’ils aient besoin de se présenter.; 

« Considérant que, depuis la date de l’acte de donation jusqu’en 
«1912 exclusivement, le prix Osiris a été décerné, mais qu’en 1912, 
« date de l’expiration d’une période triennale, l’Institut n’a pas at- 
« tribué le prix et que, par suite, le montant non employé en a été 
« mis en réserve ; 

« Qu’en conséquence, actuellement, en 1915, à l’expiration d’une 
«nouvelle période triennale, l’Institut a à sa disposition: 1° la 
«somme acquise en 1912 et qui aurait pu former alors le prix Osi- 
« ris ; 2° les intérêts de cette somme non employée en 1912 et pro- 
« duits par elle de 1912 à 1915; 3° le montant des arrérages des 
« trois années 1913, 1914 et 1915 ; 

« Qu’il y a lieu de se prononcer sur l’emploi possible de ces trois 


554 


FONDATIONS DE L'INSTITUT. 


« éléments des sommes actuellement disponibles ; 

d Que l’acte de donation prévoit expressément le cas où, à l’ex- 
«piration d’une période triennale, le prix ne serait pas attribué et 
«se prononce d’une façon précise sur l’emploi à faire soit du mon- 
« tant du prix non décerné, soit des intérêts de la somme ainsi 
«restée sans emploi, soit des arrérages de la période triennale 
« subséquente ; 

« Que, conformément aux clauses de l’acte de donation, il y a 
« lieu de distinguer ces trois éléments : 

«En ce qui concerne « la somme formant le montant du prix 
« non décerné et les intérêts produits par cette somme » ; 

«Considérant que, d'après l’acte de donation, « dans Le cas oii à 
« l’époque de l'échéance du prix, l'Institut ne trouverait pas de 
« candidat qui lui parût digne de le recevoir, la somme resterait 
« en réserve avec son affectation qui ne pourra être chan- 
« gée » ; 

«Que si, à la fin de la période subséquente, le prix était décer- 
« né, le donateur prescrit à l’Institut d’attribuer au lauréat au 
«moins les 100 000 francs mis en réserve avec les intérêts prove- 
« nant du placement des arrérages que l’acte de donation autorise 
« l’Institut à faire; 

« En ce qui concerne l’emploi des arrérages des trois années pos- 
« térieures à celle où le prix n’a pas été décerné, 

«Considérant que l’acte de donation confère à l’Institut le choix 
« entre plusieurs partis ; 

« Qu’à cet égard il distingue entre le cas où le prix est décerné 
«et celui où le prix n'est pas attribué, 

« Que, si le prix est décerné, d’après l’acte de donation, l’Insti- 
« tut peut : 

«1. Ou bien ajouter la totalité des arrérages des trois dernières 
«années au montant du prix; 

«2. Ou bien ajouter au montant du prix une partie seulement de 
« ces arrérages; 

«3. Ou bien mettre en réserve, pour l’augmentation d’un prix fu- 
«tur, la totalité de ces arrérages ou la partie n’ayant pas servi à 
« augmenter le montant du prix; 

«4. Ou bien en employer soit la totalité, soit une partie en 
« subventions ou en encouragements au profit d’œuvres ayant un 


PRIX OSIRIS. 


555 


«objet d’utilité publique, en entendant cette expression dans le 
«sens le plus large, sans qu’aucune allocation puisse être inférieu- 
« re à 20 000 francs ; 

« Que ce dernier emploi est indiqué comme subsidiaire, puisqu’il 
«est dit dans l’acte de donation : « le désir de M. Osiris étant que 
nies arrérages accumulés servent à ['augmentation du jjrix plu- 
« tôt qu’à la distribution de subventions partielles » ; 

«Considérant que si, au contraire, le prix ne peut pas être dé- 
« cerné après-une nouvelle période de 3 ans, l’Institut peut aussi 
« soit mettre en réserve, en totalité ou en partie, les arrérages de 
«cette période, soit en faire l’application immédiate à des œuvres 
« d’utilité publique ; 

« Considérant qu’aux termes de l’acte de donation il doit être 
« procédé de la même manière pour les périodes triennales sui- 
« vantes ; 

«Qu’il résulte avec évidence, de ces différentes dispositions con- 
« tenues dans l’acte de donation , 

« Que le montant du prix non attribue est avec les intérêts re- 
« porté à trois ans, à six ans, à neuf ans, à douze ans, etc. , selon 
«qu’on ne trouve de candidat qui en soit digne qu’après l’une ou 
« l’autre de ces périodes ; 

« Que le montant du prix non attribué à l'expiration d’une de 
« ces périodes demeure intangible, en ce sens qu’il ne peut jamais et 
« en aucun cas être employé qu’à décerner un prix ; 

« Que seuls les arrérages accumulés postérieurement à cette pé- 
« riode peuvent recevoir les emplois divers indiqués dans l’acte de 
« donation ; 

« Qu’en aucun cas le donateur n’a prévu la possibilité de décer- 
« ner plusieurs prix grâce à l’accumulation des arrérages, que 
«l’acte de donation mentionne toujours l’attribution d'un prix ; 

« Que le donateur n’a pas entendu laissera l’Institut la liberté 
«absolue de ne pas décerner le prix afin d’avoir au bout de trois 
« ans la disposition d’arrérages de trois années ; 

« Qu’en effet, l’acte de donation vise seulement le cas où, à l’épo- 
« que de l’échéance du prix « l’Institut ne trouverait.pas de candi- 
« dat qui lui parut digne du prix, le cas où le prix ne pourrait 
« pas être décerné » ; 

«Que si ce cas se réalise, le donateur a indiqué formellement 


556 


FONDATIONS DE L’INSTITUT. 



«que les arrérages de la période ayant suivi la non-attribution du 
«prix doivent servir de préférence à l’augmentation du prix plu- 
« tôt qu’à la distribution de subventions partielles; 

«Considérant que les arrérages de la rente espagnole donnée par 
«M. Osiris se trouvent réduits depuis la donation, notamment par 
«l’application aux revenus des fonds publics étrangers d’un im- 
« pôt de 5 p. 100 sur le revenu en vertu de la loi du 29 mars 1914, 
«mais que ce fait ne doit en rien changer les solutions à admettre 
«puisqu’il est stipulé dans l’acte de donation que, «si des événe- 
« ments imprévus amenaient dans l’avenir une réduction des ar- 
« rérages, le montant du prix se trouverait diminué d'autant , 

« sans autre modification dans son attribution » ; 

« Emet l’avis : 

«1° Que la somme qui n’a pas été allouée en 1912, comme for- 
«mant le montant du prix Osiris, ne peut être employée en 1915 
«qu'à l’attribution de ce prix, en y ajoutant les intérêts qu’elle a 
« produits depuis 1912 ; 

« 2° Que si de nouveau le prix Osiris n’est pas attribué en 1915, la- 
«dite somme mise en réserve en 1912 ne pourra, s’il y a lieu, être 
« affectée en 1918, en 1921, etc. , qu’à l'attribution d’un prix ; 

«3° Que les arrérages produits par la rente espagnole de 1912 à 
«1915 peuvent recevoir les emplois divers prévus par le donateur 
«laissés par lui à l’appréciation de l’Institut, sous la réserve indi- 
« quée au 4° ci-après ; 

« Que, si le prix est attribué en Wl'i , les arrérages de la période 
« triennale écoulée pourront, en totalité ou en partie, soit servir à 
«augmenter le prix de 1915, soit être mis en réserve pour accroî- 
« tre un prix futur; que les arrérages ne recevant aucun de ces 
«emplois en 1915 pourront servir à encourager ou à récompenser 
«des œuvres d’intérêt public, sans que chaque allocation puisse - 
«être inférieure à 20 000 francs; 

«Que si, au contraire, le prix n’est pas plus décerné en 1915 
« qu’en 1912, le montant des arrérages afférents aux années 1913, 
«1914 et 1915 pourra être soit mis en totalité ou en partie en ré- 
« serve pour augmenter un prix futur, soit être employé en des 
«subventions à des oeuvres d’intérêt public avec un minimum de 
«20000 francs pour chaque allocation ; 

«4° Mais que le donateur ayant indiqué expressément son désir 


PRIX OSIRIS. 


557 


«que les arrérages accumulés soient employés de préférence à 
« l’augmention du prix, l’Institut ne doit les affecter en 1915 à des 
«subventions qu’autant qu’il estimera qu’il n’y a lieu ni d’augmen- 
« ter le prix décerné en 1915, ni de tenir en réserve les arrérages 
«accumulés pour l’augmentation d’un prix ultérieur; 

« 5° Que ni en 1915, ni pour une année ultérieure, quel que puis- 
« se être l’importance des arrérages accumulés à raison de la non- 
« attribution du prix à plusieurs reprises, ces arrérages ne pour- 
« ront être employés à l’attribution simultanée de plusieurs prix à 
«l’expiration d’une période triennale.» 


Attributions, du prix Osiris 
faites dans le domaine des sciences 
depuis l’origine jusqu’à 1915. 


1903. D 1 ' Emile Roux, sous-di- 
recteur de l’Institut Pas¬ 
teur, membre de l’Acadé- 
. mie des Sciences. 

1909. Gabriel Voisin et Louis 
Blériot, aviateurs-con¬ 
structeurs d’aéroplanes. 

1915. D r - Chantemesse et Widal, 
professeurs à la Faculté de 
médecine de Paris, et le 
D r H. Vincent, profes¬ 
seur au Val de Grâce. 


Pour l’ensemble de son œu- fr. 
vre.100 000 


Pour leur contribution à la 
création de l'aviation . . 100000 

Pour la découverte et la mise 
en œuvre de la vaccination 
antityphoïdique.100 000 




558 


PRIX PATOUILLARD ET JEUNET. 


1907 


Lucien-Hippolyte Patouillard, propriétaire, demeurant à Paris, 
mourut en cette ville, le 8 mars 1909. Par testament olographe, en 
date du 27 août 1907, il laissait à l’un de ses oncles l’usufruit d’une 
certaine somme dont il donnait la nue propriété à l’Institut dans 
les termes suivants : 

<>Cette somme servira à fonder un ou deux prix Montyon et 
«« scientifique suivant que le capital dépassera 50 000 fr., soit 2 prix 
« de 25 000 fr; dans le cas contraire on n’en donnera qu’un. 

«J’entends par là léguer, à la mort de mon oncle, à l’Institut de 
« France, le capital partagé en 2 parts égales si ce capital dé- 
« passe 50000 fr, afin de former deux prix : 

«1° Un prix genre Montyon ; 

« 2° Un prix pour le meilleur ouvrage sur l’électricité. 

«Ces prix seront distribués, le 1 er tous les ans, le 2 mc tous les 
« deux ans. 

« Le premier prix s’appellera Eugénie Patouillard , le deuxième 
« Léon Jeunet. » 

Ce legs fut accepté par l’Institut, en sa séance générale'du 6 octo¬ 
bre 1909, et un décret, en date du 16 juin 1910, ratifia cette dé¬ 
cision. 

Depuis 1911, l’Institut est en possession du capital, 10000 francs 
environ seulement, dont il avait la nue propriété. La forme sous 
laquelle il exécutera les volontés du testateur n’a pas encore été 
déterminée. 



559 


FONDATION BARBIER-MURET. 


1907 


Louis - Athanase Barbier, né en 1827 ou 1828, chevalier de la Lé¬ 
gion d’honneur, propriétaire, demeurant à Ablis, Seine-et-Oise, 
mourut en son domicile dans ce village, le 11 mai 1908. 

Son testament olographe, en date à Ablis du 27 novembre 1907, 
contenait notamment les dispositions suivantes : 

h Je donne et lègue à l’Institut de France ou Académie nationale 
« à Paris tout l’actif de ma succession au jour de mon décès, envi- 
« ron cinq cent mille francs (500000) en maison, terres, prés, bois, 
«aulnaie, actions, obligations, valeurs diverses, mobilier, linge, 
«vaisselle, argenterie, bijoux, deniers en caisse, etc. etc. etc. qui 
«formeront un capital dont les arrérages devront être distribués 
«par les soins de l’Institut ou Académie nationale aux personnes 
« nécessiteuses qui se seront fait remarquer par leur bonne eon- 
« duitc, leur honnêteté, leur goût au travail, leur zèle, leur dé¬ 
nouement ou leur vertu. La société de l’Institut de France ou 
«Académie nationale dressera, chaque année, la liste des person- 
« nés qui devront bénéficier des dons dont l’importance individuel- 
« le sera aussi fixée par la société de l’Institut de France ou Aca- 
« démie nationnale. Ces dons seront délivrés sous la dénomination 
«de « legs Barbier-Muret.» 

L’Institut accepta ce legs, en sa séance générale du 6 janvier 1909, 
et il accorda, le 5 janvier 1910, une pension viagère à l’un des hé¬ 
ritiers naturels du donateur. 

Ces décisions furent ratifiées par un décret, en date du 15 fé¬ 
vrier 1910. 


560 


FONDATIONS DE L’INSTITUT. 



Les arrérages de la fondation ont été répartis pour la première 
fois en 1916. 

Sur le rapport de M. Darboux, Secrétaire perpétuel de l’Acadé¬ 
mie des sciences, l'Institut a décidé, le 5 avril 1916. que, tous les 
ans, chaque Académie ferait des propositions pour l’attribution 
des subventions et que ces propositions seraient examinées par la 
commission des fondations Debrousse et Gas, en suivant les mê¬ 
mes règles que pour celles-ci (voir fondation Debrousse, p. 543). 


T 


\ 


\ 




561 


LEGS FORESTIER. 


1914 


Auguste-Désiré Forestier, né à Hautbos, dans l'Oise, le 18 juil¬ 
let 1835, propriétaire, mourut, en son domicile de Hautbos, le 
21 juin 1915. Par testament authentique, en date du 8 février 1914, 
il avait disposé de sa fortune ainsi qu’il suit : 

«J’institue pour mon légataire universel, en toute propriété, 
«l’Institut de France. 

« En conséquence je lui lègue et donne tous les biens, meubles 
«et immeubles, et droits, mobiliers et immobiliers, qui compose- 
« ront ma succession sans aucune exception ni réserve ; il en joui- 
« ra et disposera comme de chose lui appartenant en pleine pro- 
« priété à compter du jour de mon décès.» 

Suivait un seul legs particulier : une rente viagère à une domes¬ 
tique ; mais ce legs est devenu caduc par suite de la mort de la 
bénéficiaire, survenue le 26 février 1914. 

Dans un rapport, lu en la séance générale de l’Institut du 12 jan¬ 
vier 1916, M. Gaston Darboux, Secrétaire perpétuel de l’Académie 
des Sciences, après avoir mis ses confrères au courant de ce qui 
précède, exprima l’avis que, conformément à la loi du 4 février 
1901, l’Institut était en droit de prononcer l’acceptation définitive 
sans avoir à soumettre la décision à l’administration supérieure. Il 
proposa en outre que les revenus qui proviendront du legs Fores¬ 
tier soient joints à ceux des fondations Debrousse et Gas, pour 
être employés dans les mêmes conditions. Les conclusions de ce 
rapport furent adoptées par l’assemblée. 

La liquidation de la succession n’est pas terminée. 


30 





563 


NOTES 

ADDITIONNELLES 


-*■ 


Prix Bigot de Morogues. — A la suite d’un accord entre 
MM. les Secrétaires perpétuels de l’Académie des sciences et 
M. René Stourm, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences 
morales et politiques, les décisions suivantes ont été prises, qui 
ont été ratifiées par la commission administrative de l’Académie 
des sciences en sa séance du 5 juin 1916 : 

1° Le testament Bigot de Morogues ayant déterminé que, tous 
les cinq ans, le revenu d’une année des rentes sur l’Etat serait re¬ 
placé en nouvelles rentes sur l’Etat, pour accroître la masse, ces 
placements auront lieu désormais toutes les années dont le millé¬ 
sime se termine par 9 ou par 4 ; 

2° La valeur du prix à décerner, tous les cinq ans, par l’une des 
deux Académies, à tour de rôle, sera fixée uniformément à 
2 000 fr. ; 

3° L'Académie des sciences décernera son prix, s’il y a lieu, cha¬ 
que année dont le millésime se terminera par un 3; l’Académie des 
sciences morales et politiques, chaque année dont le millésime se 
terminera par un 8. 



564 


NOTES ADDITIONNELLES. 


Legs Ozouff. — Gaston - Sénateur OzouiT, né à Cherbourg, le 
26 janvier 1855, officier d'administration principal de la marine, 
chevalier de la légion d’honneur, mourut, en son domicile, à Cher¬ 
bourg, le 14 octobre 1915. 

Par testament olographe, en date à Cherbourg du 18 février 1913, 
il avait institué « pour légataire universelle, l'Académie des scien¬ 
ces, dont le siège est à Paris, à charge de souffrir l’usufruit de 
tous ses biens» qu’il léguait à diverses personnes de sa famille ou 
de son entourage. Aucune condition n’était fixée quant à l’emploi 
ultérieur des arrérages de la fondation. 

Ce legs universel, qui porte sur des biens et créances diverses, 
valant ensemble une soixantaine de mille francs, fut accepté par 
l'Académie, en sa séance du 17 avril 1916. 

Un décret, en date du 21 décembre 1916, a ratifié cette décision. 

L’Académie est nue propriétaire. 


Prix de l’Ecole normale. — Le 23 octobre 1916, M. Gaston 
Darboux, Secrétaire perpétuel, faisait connaître à l’Académie des 
sciences que le comité des Annales scientifiques de l'Ecole norma¬ 
le supérieure avait décidé de mettre une somme de 2000 fr. à la 
disposition de l’Académie pour fonder un prix à décerner, en 1917, 
à un normalien tué ou blessé au champ (/ honneur, en récompen¬ 
se ou en eue de travaux scientifiques. 

Cette donation a été acceptée à l’unanimité. 



565 


ERRATA. 


p. 45, prix Montyon de physiologie expérimentale, 1895, lisez 
Maurice Art.hus et non Artus; 

p. 72, mention Montyon de médecine et chirurgie, 1892, et 
p. 102, prix Barbier, 1903, lisez Anthony et non An- 
tony; 

p. 100, prix Barbier, 1892, lisez D r Marcel Baudoin et non 
Beaudoin; 

p. 138, prix Cuvier, 1914, lisez Léonard Bordas et non Louis 
Bordas; 

p. 175, prix Desmazières, 1883, lisez Gaston Bonnier et non 
G. Bonner; lisez J. Klein et non J. Klen; 
p. 200, prix Montagne, lisez: il est décerné . . . sur la proposi¬ 
tion de la commission des prix de botanique, qui est 
ci, oosée de la section correspondante et de trois mem¬ 
bres élus (Décision du 18 avril 1904); au lieu de: il est dé¬ 
cerné . . . sur la proposition de la section de botanique; 
p. 222, prix de la Fons Mélicocq, liste des attributions, 2' année, 
lisez 1886 et non 1883; 

p. 286, prix Benjamin Valz, 1903, et p. 446, prix Henry Wilde, 

1913, lisez Borrelly et non Borelly; 

p. 290, fondation Tchihatchef, 1902, lisez Sven Hedin et non 
Sven Hedn; 

p. 300, prix Estrade - Delcros, 1898, lisez Munier - Chalmas et 
non Muner Chalmas; 

p. 304, prix Le Conte, 1889, lisez Paul Vieille et non Paul Vielle; 
p. 306, fondation Le Conte, 1913, lisez Bivort et non Bvort; 
p. 310, prix Pourat, 1899, lisez Carvalho et non Carvallo; 
p. 315, prix Jean Reynaud, 1901, lisez Gabriel Lippmann et 
non Georges Lippmann; 

p. 323, prix Kastner Boursault, 1907, lisez Pierre Weiss et non 
Perre Wess; 

p. 327, prix du baron de Joest, 1901, et p. 330, prix Houllevigue, 

1914, lisez Aloys Verschaffel et non Alexis Verschaffel; 
p. 523, fondation Loutreuil, 1915, lisez E. Gley et non G. Gley. 





567 


TABLE ALPHABÉTIQUE 


DES BÉNÉFICIAIRES 


de prix, mentions, citations, subventions etc.. 


(1881-1915) 

A 


Abbadie ( Antoine d’), médaille d’or 

Arago en 1895 . 379 

Abelous (D r J. E.), prix Montyon 
de physiologie en 1893, . -. 44 

— Prix Philipeaux en 1909 . . 387 

Abraham (Henri), prix Gaston 

Planté en 1905 . 397 

— Médaille Berthelot en 1905. 463 

— Subvention Bonaparte en 1913. 502 
Abruzzesde duc des), prix Tchi- 

hatchef en 1912.291 

Académie des sciences, subven¬ 
tion Debrousse en 1903 . . 543 

— id. en 1904, en 1905 . . . 544 

— id. en 1906, en 1907, en 1908, en 

1909. 545 

— id. en 1910, en 1911, en 1912. 546 

— id. en 1913, en 1914, en 1915. 547 

Académie des sciences de Ber 


lin, subvention Debrousse en 

1903. 543 

— id. en 1904, en 1905 . . . 544 

— id. en 1906, en 1907 . . . 545 

Académie des sciences morales 

et politiques, subvention De¬ 
brousse en 1903. 543 

— id. en 1904, en 1905 . . . 544 

— id. en 1906, en 1907 ... 545 

— id. en 1911.546 

Achalme (D 1 Pierre), prix Lalle¬ 
mand en 1915.173 

Adam (Paul), prix Jecker en 

1894. 157 

— Prix Montyon des arts insalubres 

en 1912.94 

— Médaille Berthelot en 1912. 464 

Agramonte (D r Aristides), prix 

Bréant en 1912.152 









568 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


Agulhon, prix Lonchampt en 

1913 . 441 

Aitken (R. G.), prix Lalande en 

1906 . 20 

Albarran (D r J.), prix Godard en 

1892 . 192 

— id. en 1904 . 193 

— Prix Montyon de médecine et chi¬ 
rurgie en 1906 81 

Albi (A.), prix Jean-Jacques Berger 

en 1904 . 343 

Alix (E.), mention honorable Mon¬ 
tyon de physiologie en 1890. 43 

Allis (Edw. Phelps), prix Lallemand 

en 1898 . 169 

Alluaud (Charles), prix Savigny en 

1907 . 181 

— Subvention Bonaparte en 1911. 496 

— id. en 1913. 502 

— id. en 1914. 503 

Alquier (D r J.), prix Bellion en 

1905. 338 

— Mention honorable Bellion en 

1908 . 338 

Altermann (Robert), prix Henri de 

Parville, ouvrages de sciences, en 

1914 . 418 

Amagat (E. H.), prix L. La Caze 

de physique en 1893 . . . 229 

Amar (Jules), subvention Loutreuil 

en 1915. 525 

Amat (.Louis), mention honorable 
Montyon de statistique en 

1881. 28 

Ambard (D r L.), prix Godard en 
1910. 194 

— Prix Montyon de médecine et 
chirurgie en 1913 .... 87 

Amsler-Laffon (J.), prix Montyon 
de mécanique en 1885 ... 50 
Andoyer (Henri), prix G. de Ponté- 
coulant en 1903 . 457 


— Prix Jérome Ponti en 1910. 320 

— Subvention Bonaparte en 1914 
. 504 

Andrade (Jules), prix Francœur 
en 1895 . 350 

André (Charles), prix Benjamin 
Valz en 1901 . 286 

— Prix Estrade-Delcros en 1913. 300 

André ( Désiré), prix du général 

Poncelet en 1904 .... 253 

André (Ed.), prix Jean Thore en 
1882. 215 

André (Gustave), prix Saintour en 
1897 . 381 

— Prix Houllevigue en 1906. 329 

— Prix Bigot de Morogues en 1913 
. 109 

Anfreville (d’), mention honorable 
Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1907 . 82 

Angot (Alfred), prix Gay en 
1887 . 277 

— id. en 1895 . 278 

Anthiaume (Albert), encourage¬ 
ment Binoux d’histoire et de phi¬ 
losophie des sciences en 1910. 391 

— Prix Binoux d’histoire et philo¬ 
sophie des sciences en 1915. 391 

Anthony (Raoul), mention honora¬ 
ble Montyon de médecine et chi¬ 


rurgie en 1892. 72 

— Prix Barbier en 1903. . . 102 

— Grand prix des sciences physi¬ 
ques en 1911.15 


— Subvention Bonaparte en 1914 

..504 

Antoine, médaille d’honneur dé¬ 
cernée sur la Fondation Petit 


d’Ormoy en 1883 .... 297 
Appell (Paul), prix Bordin des 
sciences mathématiques en 

1885 . 124 































DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 569 


— Prix du Général Poncelet en 

1887 . 251 

— Prix Petit d’Ormoy des sciences 
mathématiques en 1889 . . 294 

Appert, prix Montyon des arts in¬ 
salubres en 1886 . 90 

Ardissone, prix Desrnazières en 

1887 . 175 

Ariès, prix Hughes en 1904 . 422 
Arloing (S.), prix Bréant en 
1882 . 147 

— Prix L. La Caze de physiologie 

en 1891 . 227 

— Prix Bréant en 1894 . . . 149 

Armengaud, prix Montyon de mé¬ 
canique en 1881 . 50 

Arnaud (le lieutenant-colonel), prix 
Henri Becquerel en 1915 . . 479 
Arnaud (A.), prix Jecker en 
1887 ......... 155 

Arnaud (D 1 François), mention ho¬ 
norable Montyon des arts insalu¬ 
bres en 1897 . 92 

Arnaud (D r Henri), récompense 

Dusgate en 1890 . 261 

Arnaud (D r Odilon), prix du baron 
Larrey en 1899 . 434 

— Prix Bréant en 1914 . . . 152 

Arnould (D r Jules), mention hono¬ 
rable Montyon de médecine et 
chirurgie en 1889. 70 

Aron (Georges), prix L. E. Rivot 

en 1899 . 410 

Arsandaux (Henri), prix Victor 
Raulin de minéralogie et pétro¬ 
graphie en 1912 . 482 

Arsonval (A. d'), prix Montyon de 
physiologie en 1881 .... 41 

— id. en 1889 . 43 

— Prix L. La Caze de physiologie 

en 1893 . 228 

Arthaud (D 1 G.), mention honora¬ 


ble Montyon de physiologie en 
1890 . 43 

— Citation Montyon de médecine 
et chirurgie en 1891 .... 71 

Artault (D r Stephen), mention ho¬ 
norable Barbier en 1894 . . 100 

Arthus (Maurice), prix Montyon 
de physiologie en 1895. . . 45 

— id. en 1903 . 47 

— Médaille Berthelot en 1903. 463 

— Prix Philipeaux en 1910. . 387 

— Prix Martin - Damourette en 1912 
.354 

Astruc (Albert), prix Lonchampt 

en 1915.. . . 441 

Assaky (G.), mention honorable 
Montyon de physiologie en 

1886 . 42 

Aubert (Ephrem), mention hono¬ 
rable Montyon de physiologie 

en 1892. 44 

Aubert ( D r L.), citation Montyon 
de statistique en 1886, en 
1887. . .. 30 

— id. en 1890 . 32 

Aubrun (Jules - Antoine - Marie - 

Philippe), prix Laplace en 
1902 . 134 

— Prix L. E. Rivot en 1902. . 410 

Aubusson de Cavarlay, prix de 

six mille francs en 1900 . . 116 

Auclair (D 1 Jules), prix Bréant en 
1900 . 150 

— id. en 1911 . 152 

Audemard, prix Tchihatchef en 

1914 . 292 

Audibert (Étienne - Régis), prix 
Laplace en 1910 . 134 

— Prix L. E. Rivot en 1910. . 411 

Auffret (D r ), prix du baron Lar¬ 
rey en 1897 . 434 

Auger (Victor)^ prix Jecker en 

























570 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


1896 . 157 

Auric, grand prix des sciences ma¬ 
thématiques en 1906.... 10 

Ausclier (Jules), prix Plumey en 

1894 . 185 

Ausset (D r E.), prix Montyon de 
statistique en 1906 .... 37 
— Mention honorable Montyon de 
statistique en 1909 .... 38 
Auterbe (Henry), prix Montyon de 
statistique en 1912 .... 39 
Autonne (Léonj, mention honora¬ 
ble au concours pour le grand 


prix des sciences mathématiques 
en 1890 .9 

— Mention honorable Dalmont en 

1891. 220 

— Prix Dalmont en 1894 . . . 220 

Auvard ( D r A.), prix Mège en 

1889 . •.256 

Aynaud ( D r M.), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 
en 1910.85 

— id. en 1914.89 

Azambuja (Lucien d’), prix Lalan¬ 
de en 1915.21 


B 


Babès (D r V.), mention honorable 
Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1887 . 68 

— Prix Bréant en 1913 . . . 152 

Bachellery (Henry-Joseph-André), 

prix Laplace en 1895 . . . 133 

— Prix L. E. Rivot en 1895. . 410 

Backlund (0.), prix Lalande en 

1886. 19 

Baeyer (Adolf von), médaille d'or 
Lavoisier en 1907 .... 455 

Bagnera (Giuseppe), prix Bordin 
des sciences mathématiques en 

1909 . 127 

Bagros (Maurice), prix Lonchampt 

en 1912.441 

Baillaud (Jules), subvention Bona¬ 
parte en 1910.495 

— Subvention Debrousse et Gas en 

1912.546 

Baills, prix de six mille francs en 
1884 . 112 

— id. en 1899 . 115 

Bailly ( D r Ch.), mention honorable 

Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1888 . 69 


Bailly ( Marie - Lucien), prix La¬ 
place en 1890 . 133 

Bainier (Georges), prix Jean Tho- 
re en 1907 . 217 

— Prix Montagne en 1910 . . 203 

Baker (sir Benjamin), prix du Gé¬ 
néral Poncelet en 1892 . . 252 

Balbiani, prix L. La Caze de phy¬ 
siologie en 1883 . 227 

— Prix Petit d’Ormoy des sciences 
naturelles en 1887 .... 296 

Baldit (Albert), subvention Bona¬ 
parte en 1912.499 


Balensi, 

prix 

L. 

E. Rivot 

en 

1910 . 




411 

Bail (D r 

B.), 

prix 

Lallemand 

en 

1883. . 




166 

Balland 

(A.), 

prix 

Montyon 

des 

arts insalubres en 

1894. . . 

91 

Balling, 

prix 

L. 

E. Rivot 

en 

1896. 




410 


Baltet (Charles), prix Montyon de 
statistique en 1895 .... 33 
Balthazard (V.), prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1901. 78 
— Prix Montyon des arts insalubres 


























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


571 


en 1913.94 

— Médaille Berthelot en 1913 . 464 
Banaré, prix de six mille francs 

en 1888. 113 

Banda-Legrain (M rae ), prix Bel- 

lion en 1912.339 

Baratier, prix Binoux de géogra¬ 
phie et navigation en 1904 . 392 
Barbé (André), mention Montyon 
de statistique en 1912 ... 39 

— Mention Lallemand en 1914. 173 
Barbier (Emile), prix Francœur en 

1882, en 1883, en 1884, en 1885, 
en 1886, en 1887, en 1888. 349 
Barbier (Philippe), prix Jecker en 
1894. 157 

— id. en 1908 . 159 

— Médaille Berthelot en 1908. 463 

Barbiéri (Nicola - Alberto), subven¬ 
tion Bonaparte en 1911 . . 496 

Barbillion (Louis), prix Hébert 
en 1910.414 

— Médaillon Berthelot en 1910. 464 

Bard (D r L.), prix Montyon de mé¬ 
decine et de chirurgie en 
1898 . 76 

Beni-Barde (D r ), prix Mège en 

1905. 257 

Bardier iD r E.), prix Philipeaux 

en 1909. 387 

Barette, citation Montyon de mé¬ 
decine et chirurgie en 1889. 70 

Barillon, prix L. E. Rivot en 

1902. 410 

Barnard (E.-E.), prix Lalande en 
1892 .19 

— Médaille d’or Arago en 1893. 379 

— Médaille d’or Janssen en 1900 
.374 

Barras, mention honorable Mon¬ 
tyon de statistique en 1900. 34 

Barrat, prix Bordin des sciences 


physiques en 1895. . . . 129 

Barré (A.), mention très honorable 
Lallemand en 1913. . . . 173 

Barrois (Charles), prix Vaillant 

en 1886 . 265 

— Prix Delesse en 1891 . . . 357 


— Subvention Debrousse en 1909. 545 
Barthélemy, prix Montyon de 

médecine et chirurgie en 1896. 75 
Bassot, prix Lalande en 1883 . 18 

Basset (J.), prix Bellion en 1908. 338 
Bastié ( D r M.), prix Montyon de 
statistique en 1892 .... 32 

Batailler (Henri), prix Henry 

Wilde en 1915.446 

Bataillon (E.), prix Houllevigue 

en 1906. 329 

Batemann (Frédéric, M. D.), ci¬ 
tation Montyon de médecine et 
chirurgie en 1891 .... 72 

Battesti (D r Félix), prix Bellion en 

1903. 338 

Baubigny, prix Henry Wilde en 

1901. 444 

Baucher, prix de six mille francs 

en 1895. 115 

Baudouin (D r Marcel), mention 
honorable Barbier en 1892. 100 

— Citation Montyon de médecine et 

chirurgie en 1894 .... 74 

— Prix Mège en 1899. . . . 256 

Baudot, prix Kastner - Boursault 

en 1895 323 

Baudran (D r G.), mention honora¬ 
ble Montyon de statistique en 
1896, en 1897 . 33 

— Prix Montyon de statistique en 

1901.34 

Baudron (D 1 Emile), prix Mège 

en 1895. 256 

Bauer (Edouard), subvention Bo¬ 
naparte en 1910.495 
























572 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


Bauguil, subvention Bonaparte en 

1912 . 498 

Baule, prix de six mille francs en 

1896, en 1898 . 115 

Baÿ i.D r ), prix Montyon des arts 
insalubres en 1891 .... 91 

Bazin, prix Montyon de mécanique 

en 1888 . 51 

Bazy t,D r P.), prix Godard en 

1886 . 191 

Beard (John), mention honorable 

Serres en 1899 . 239 

Beau de Rochas, subvention Tré- 

mont en 1890 . 142 

Beaumont ( Henri de), mention 
honorable Montyon de statisti¬ 
que en 1899 . 34 

Beaunis i D 1 H.), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1881. 62 

Beauregard ( D r H.), mention ho¬ 
norable Montyon de physiologie 
en 1888 . 42 

— Encouragement au concours pour 

lq grand prix des sciences physi¬ 
ques en 1889 . 13 

— Prix Bordin des sciences physi¬ 
ques en 1891 . 129 

— Prix Godard en 1897 . . . 192 

Beauverie (Jean), encouragement 

Montagne en 1911 .... 203 

Becquerel (Henri), prix L. La Ca- 
ze de physique en 1883 . . 229 

Becquerel (Jean), prix L. E. Ri- 
vot en 1899 . 410 

— Prix Hughes en 1913. . . 423 

— Subvention Loutreuil en 1915. 523 

Becquerel (Paul), subvention Bo¬ 
naparte en 1913. 501 

— Prix Jean de Rufz de Lavison 

en 19)5. 534 

Béclard (M me ), subvention Lanne- 


longue en 1905, en 1906, en 1907, 

en 1908 . 469 

Bedel (Louis), prix Jérome Ponti 

en 1908 . 320 

Bedoin iD c ), mention honorable 
Bellion en 1890. ... 1 335 

— Mention honorable Montyon arts 

insalubres en 1891 .... 91 

Béhal (A.), prix Jecker en 1891 
. 156- 

— Prix Parkin en 1894 . . . 363 

— Prix Jecker en 1900 . . . 158 

Behrens, mention honorable Mon¬ 
tyon des arts insalubres en 
1893 . 91 

Behring, prix Alberto Levi en 

1895 . 412 

Belèze (M 110 Marguerite), men¬ 
tion honorable Desmazières en 

1908 . 178 

Bélières, prix Bellion en 1890. 335 
Bell Dawson, prix Gay en 

1904. 280 

Bellini, citation Montyon de méde¬ 
cine et chirurgie en 1895. . 75 

Bellot (A), prix Binoux de géogra¬ 
phie et navigation en 1910. 393 

Belopolsky (Aristarcb), médaille 


d’or Janssen en 1898 . . . 374 

Belot (J.), mention honorable Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie en 

1905 . 81 

Bélugou, prix L. E. Rivot en 

1906 . 411 

Bénard (Charles), prix Binoux de 

géographie et navigation en 

1904. 392 

Bénard (Henri), subvention Bona¬ 
parte en 1914.504 

Bénézit, prix L. E. Rivot en 

1902. 410 

Béni Barde (D r ), prix Bellion en 






















DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


273 


1894 . 336 

Benoît, prix Jérome Ponti en 

1896 . 319 

Benoist (Louis), prix Hughes en 

1914 . 423 

Benon (D r Raoul), mention honora¬ 
ble Chaussier en 1915. . . 213 

Bérard ( D r Léon), citation Mon- 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1910 . 85 

Berberich, prix Benjamin Valz en 

1893 . 285 

Bérenger-Féraud i D r i, prix Mon- 
tyon de médecine et chirurgie 
en 1881 . 62 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1888. 69 

Berger (D r Paul), mention honora¬ 
ble Montyon de médecine et chi¬ 
rurgie en 1887 . 68 

Berger i D 1 Emile), mention hono¬ 
rable Montyon de médecine et 
chirurgie en 1888 .... 69 
Bergeron, prix Vaillant en 1886. 265 
Berget (Alphonse), prix Binoux de 
géographie et navigation en 
1904. 392 

— Subvention Bonaparte en 1909 
.493 

— Prix Henri de Parville, ouvrages 

de sciences, en 1914 . . . 418 

Bergon (Paul), prix Jean Thore en 

1909 . 217 

Bergonié ( D 1 Jean Alban), prix 
Pourat en 1900 ..... 310 

— Prix Montyon de médecine et chi¬ 
rurgie en 1909. 84 

Bérillon (Edgar), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1888 . 69 

Berland (Lucien), prix Gustave 
Roux en 1915 . 529 


Berlese (Auguste-Napoléon), prix 
Desmazières en 1891 . . . 176 

Bernard i Adrien), subvention Bo¬ 
naparte en 1909. 493 

Bernard ( D' Aimé), mention hono¬ 
rable Lallemand en 1885 . 166 
Bernard (Félix), prix Saintour en 

1898.381 

Bernard (Fernand), prix Tcbihat- 

chef en 1908 . 291 

Bernard t D' Léon), prix Godard en 

1900. 192 

Bernard < Noël i , prix Saintour en 

1910.382 

Bernardières (dei, prix Lalande en 

1883 . 18 

— Prix de six mille francs en 1886 

. 112 

Berne (Dm, citation Montyon de 
médecine et chirurgie en 1883. 64 


Bernhard (J.), mention honorable 

Barbier en 1895. 100 

Bernheim (D r Fernand), mention 
Lallemand en 1901. . . . 170 

Berthaut (H.). prix Gay en 
1884. 276 

— id. en 1902. 280 

Berthelot i Daniel i, prix Jecker en 

1898. 158 

— Prix Hughes en 1906. . . 422 

Bertin iLouis-Émile), prix de six 

mille francs en 1882. . . 112 


Bertin Sans, prix Montyon de mé¬ 
decine et chirurgie en 1896. 75 

Bertrand (Dpi, citation Montyon de 
médecine et chirurgie en 1887. 68 


— Prix Barbier en 1896 . . . 101 

Bertrand (Gabriel), prix Montyon 

de physiologie en 1894 . . 44 

— Prix Jecker en 1898. . . 158 

— id. en 1915.160 


-— Médaille Berthelot en 1915. 465 























574 


TABLE ALPHABETIQUE DES BENEFICIAIRES 


Bertrand (Léon), prix L. E. Rivot 
en 1897 . 410 

— Prix Victor Raulin de géologie et 

paléontologie en 1909. . . 482 

Bertrand i Marcel), prix Vaillant 
en 1886, en 1890 . 265 

— Prix Petit d'Ormoy des sciences 

naturelles en 1893. . . . 296 

Besançon i Georges), médaille de 
vermeil de l'aéronautique en 
1909 . 298 

Bescherelle (Émile), prix Jean 
Thore en 1881 . 215 

— Prix Desmazières en 1896 . 176 

Bès de Berc (Jean-Emmanuel-Ma¬ 
rie), prix Laplace en 1893 . 133 

Besnoit (Charles), mention Bréant 
en 1899 . 150 

— Mention honorable Barbier en 

1915.105 

Besredka < D‘ Alexandre), prix 
Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1911 . 85 

Besson i D r Albert), prix Martin Da- 
mourette en 1895 .... 353 

Beurmann (D r Lucien de), prix 
Barbier en 1913. 104 

Bezançon (D r Fernand), prix 
Montyon de statistiqueen 1881 . 28 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1904 


.80 

— id. en 1913.88 

Bianchi (Luigi), grand prix des 

sciences mathématiques en 

1908 . 10 

Bienaymé (A.), prix Plumey en 

1885. 184 

Bienaymé i Gustave), prix Montyon 
de statistique en 1887 ... 30 

— id. en 1897. 33 


Bienvenüe, prix Jean-Jacques Ber¬ 


ger en 1909 . 343 

Bierry (H.), prix Philipeaux en 
1907 . 387 

— Prix Barbier en 1910 . . . 104 

— Subvention Bonaparte en 1912. 499 

— Prix Montyon de médecine et 

chirurgie en 1914 . 88 

Biette, prix Jean-Jacques Berger 

en 1909 . 343 

Bigeard (René), prix Saintour en 

1914 . 383 

Bigourdan (Guillaume), prix La¬ 
lande en 1883 . 18 

— id. en 1891 . 19 

— Prix Benjamin Valz en 1886. 284 

— Prix Houllevigue en 1894 . 329 

— Subvention Debrousse en 1909. 545 

— id. en 1911, en 1912 . . . 546 

Billard (Armand), subvention Bona¬ 
parte en 1908 . 491 

— Prix Gustave Roux en 1912. 529 
Billet (D r Albert), prix Montagne 

en 1890 . 201 

Billet ( D r H.), prix du baron Lar¬ 
rey en 1914 . 438 

Büly (Jules - Robert - Edouard de), 
prix Laplace en 1887 . . . 133 

Binet (Alfred), citation Montyon de 
médecine et chirurgie en 1888. 69 

— Prix Lallemand en 1892. . 168 

Binet du Jassoneix, encourage¬ 
ment Cahours en 1904, en 
1905. 367 

— Médaille Berthelot en 1904. 463 

Binot (D r Jean), médaille de ver¬ 
meil Janssen en 1902. . . 375 

Bischoffsheim, médaille d’or Ara- 

go en 1887 . 379 

Biver (Marcel), prix Henri de Par- 
ville de physique en 1914 . 418 
Bivort (S.), encouragement Le Con¬ 
te en 1913 . 306 
























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


575 


Biaise, prix Jecker en 1907 . 159 

— Médaille Berthelot en 1907. 463 
Blaizot (D 1 L.), prix Montyon de 

médecine et chirurgie en 1914. 88 
Blake (D r James), mention honora¬ 
ble Montyon de physiologie en 

1888 . 42 

Blanc (Émile), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1893 . 73 

Blanc (G.), encouragement Cahours 
en 1898. 366 

— Prix Jecker en 1909 . . . 159 

— Médaille Berthelot en 1909. 464 
Blanc (Louis), mention Montyon 

de physiologie en 1894. . . 45 

Blanchard (D r Raphaël), encoura¬ 
gement Da Gama Machado en 

en 1891.162 

Blanchet, prix L. E. Rivot en 

1908. 411 

Blarez (Charles), mention honora¬ 
ble Barbier en 1908 . . . 103 

Blaringhem (Louis i, subvention 
Bonaparte en 1908 .... 491 

— id. en 1909 . 494 

— id. en 1910.495 

Blayac iJ.), prix Victor Raulin de 

géologie et paléontologie en 

1913.482 

Blein (Jean;, prix Henri de Par- 
ville de physique en 1915 . 418 

Blériot (Louis), médaille d’or de 
l’aéronautique en 1909. . . 297 

— Prix Osiris en 1909. . . . 557 

Blin (E.), mention Montyon de 

statistique en 1910 .... 38 

Bloch i D' Adolphe-Moïse), cita¬ 
tion Montyon de physiologie en 
1884 . 41 

— Prix Montyon de physiologie en 

1891.43 


Bloch (Eugène), prix Danton en 

1913.472 

Bloch (Léon), prix Danton en 

1913.472 

Blocq < D r Paul), prix Lallemand 
en 1888 . 167 

— Citation Montyon de médecine 
et chirurgie en 1891 .... 72 

Boirac ( Émile), encouragement 
Fanny Emden en 1911. . . 514 
Blondel (André), prix Gaston 
Planté en 1897 . 397 

— Prix Kastner- Boursault en 1898 
.323 

— Prix Hébert en 1908 . . . 414 

Blondel (A.), prix Saintour en 

1915.384 

Blondel de Joigny (D r H.), prix 
Martin-Damourette en 1902. 353 
Blondlot (René), prix Gaston 
Planté en 1893 . 397 

— Prix L. La Caze de physique en 

1899. 230 

— Prix Le Conte en 1904 . . 304 

Blot, prix de six mille francs en 

1896. 115 

Bochet (Adolphe - Joachim - Fer¬ 
nand ), prix Laplace en 1882. 133 

Bocquillon (Henri), mention ho¬ 
norable Barbier en 1915. . 105 

Bodin, prix Montyon de mécani¬ 
que en 1903 . 52 

Bodin ( D r Eugène), mention hono- 
ble Bellion en 1896 . . . 336 

— Citation Montyon de médecine 

et chirurgie en 1902 ... 79 

Bodroux (Fernand), prix Jecker 

en 1913.160 

Boeckel >D r André), prix Barbier 

en 1913.104 

Boeckel (Jules), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 






















576 


TABLE ALPHABETIQUE DES BENEFICIAIRES 


1889 ., ... 70 

— Prix Barbier en 1895 . . . 100 

— Prix Barbier en 1913. . . 104 

Bogaert (Ed. W.), prix Montyon 

de mécanique en 1914. . . 53 

Boggio (Tommaso), prix Vaillant 

en 1907 . 267 

Bohn (Georges), prix Pourat en 

1906 . 311 

Boigey i D 1 Maurice), mention ho¬ 
norable du baron Larrey en 

1911 . 437 

Boistel (A.|, prix Montagne en 

1900. 202 

Bollack, prix L. E. Rivot en 

1912 .411 


Bonaparte (le prince Roland), 
médaille d’or Arago en 1912. 379 
Bonjour, prix Plumey en 1899. 186 

Bonnet (D r Edmond), prix Binoux 
d’histoire et philosophie des 

sciences en 1911.391 

Bonnette iD r ), prix du baron Lar¬ 
rey en 1908 . 436 

Bonneville i Pauli, prix Montyon 
des arts insalubres en 1907 . 93 
Bonnier (Gaston), prix Desmaziè- 
res en 1883 . 175 

— Prix de la Fons M.élicocq en 

1886. 222 

— Prix Montagne en 1888 . . 200 

Bonnier i Jules), prix Savigny en 

1901.181 

Bonnier ( D r Pierre), prix Phili- 

peaux en 1902 . 386 

Bonniot i D‘ E.), mention honora¬ 
ble Montyon de physiologie en 

1901.46 

Bordas ( D r Frédéric), prix Mon¬ 
tyon de statistique en 1902 . 35 

— Médaille Berthelot en 1902. 462 
Bordas (Léonard), prix Jean Thore 


en 1897 . 216 

— Prix Da Gama Machado en 1900 
. 163 

— Prix’Cuvier en 1914 . . . 138 

— Subvention Bonaparte en 1915. 505 
Bordet (Jules), prix Bréant en 

1910 . 151 

Bordier i D r A.), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1884 . 65 

Borel (Emile), grand prix des scien¬ 
ces mathématiques en 1898. . 9 

— Prix du Général Poncelet en 

1901 . 252 

— Prix Vaillant en 1904. . . 266 

— Prix Petit d’Ormoy des sciences 

mathématiques en 1905 . . 295 

Borel i D r Frédéric), prix Bréant en 
1904 . 150 

— Prix Bellion en 1907 . . . 338 

Borius i D r A.), citation Montyon 

de médecine et chirurgie en 

1882 . 64 

Borrel ( D r A.), prix Bréant en 

1903. 150 

Borrelly, prix Benjamin Valz en 
1903 . 286 

— Prix Lalande en 1909. . . 21 

— Prix Henri Wilde en 1913 . 446 
Borzi i Antonino i, prix Desmazières 

en 1895 . 176 

Bosc, mention honorable Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1897 . 76 

Bosler (Jean), subvention Bonapar¬ 
te en 1912 . 498 

— Prix Lalande en 1913 ... 21 

Bosredon (A. de), prix Jean Tho¬ 
re en 1889 . 216 

Bossert (Joseph), prix Lalande en 
1888 . 19 

— Prix Benjamin Valz en 1896. 285 




























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


577 


Bossière (René-E.), mention Bi- 
noux de géographie et navigation 

en 1908 . 393 

Bouchardat (G.), prix Jecker en 

1892. 156 

Boucher (Claude), prix Montyon 
des arts insalubres en 1902. 93 

Boucherot (G.), prix Gaston Plan¬ 
té en 1901 .397 

Boudier (Émile), prix Montagne 
en 1887. 200 

— id. en 1906 . 203 

Bougault (J.), prix Jecker en 

1910.160 

— Médaille Berthelot en 1910. 464 

Bouget (Joseph), subvention Bona¬ 
parte en 1915.506 

Bouilhac (Raoul), prix Jean Thore 

en 1899. 216 

Bouillane de Lacoste ( Henry de), 
mention honorable Tchihatchef 

en 1909. 291 

Boulanger, prix Boileau en 

1909. 347 

Boulart, prix Godard en 1897. 192 

Borde (Marcellin), grand prix des 
sciences physiques en 1893 . 13 

— Prix Alhumbert en 1905. . 23 

Boulogne, prix Plumey en 1890. 184 
Boulvain, prix Plumey en 1901. 186 
Bouly de Lesdain (D r Maurice), 

prix de la Fons de Mélicocq en 


1910.223 

Bounhiol (Jean), mention Montyon 
de physiologie en 1903. . . 47 

Bouquet de la Grye, prix de six 
mille francs en 1882 . . . 111 

— Prix Lalande en 1883 ... 18 
Bourbouze, subvention Tremont 
en 1885. 142 


Bourceret ( P. >, mention honora¬ 
ble Montyon de médecine et chi¬ 


rurgie en 1884. 65 

Bourcet < D' Paul), mention hono¬ 
rable de médecine et chirurgie 

en 1901.78 

Bourdelles, prix de six mille 

francs en 1893 . 114 

Bourgeois (Jules), prix Jean Tho¬ 
re en 1908. 217 

Bourgeois (Léon), récompense Bor- 
din des sciences physiques en 

1893. 129 

Bourget, médaille d’honneur dé¬ 
cernée sur la fondation Petit 
d’Ormoy en 1883 .... 297 
Bourgoin (E.), prix Barbier en 

1881.98 

Bourguin, prix Montyon de mé¬ 
canique en 1897 . 51 

Bourlet (Carlo), prix Fourneyron 

en 1889 . 235 

Bourneville (D r ), prix Lallemand 

en 1882. 166 

Bourquelot, prix Montagne en 

1897. 201 

Bourquelot (Émile), prix Jecker 
en 1912.60 

— Médaille Berthelot en 1912. 464 

Boussac iJean), prix Fontannes en 

1914. ........ 360 

Boussingault (Joseph), prix Jéro¬ 
me Ponti en 1884 .... 318 

Bouteloup, prix L.-E. Rivot en 

1903. 411 

Boutin, prix Montyon de statisti¬ 
que en 1894. 32 

Boutroux ( Pierre), grand prix des 
sciences mathématiques en 

1912.11 

Boutteville i Roger-Marie), prix 
Laplace en 1913.134 

— Prix L.-E. Rivot en 1913. 411 
Bouttieaux, médaille d’or de l’aé- 


37 




























578 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


ronautique en 1909 . . . 297 

Bouty (Edmond), prix L. La Caze 
de physique en 1895 . . . 229 

— Subvention Debrousse en 1903. 543 
Bouveault (L.), prix Jecker en 

1896. 157 

— id. en 1903 . 158 

— Médaille Berthelot en 1903. 463 

Bouveret (D r L.), mention honora¬ 
ble Bréant en 1885. . . . 147 

Bouvier (E. L.), mention honora¬ 
ble Lallemand en 1888 . . 167 

— Prix Petit d'Ormoy des sciences 

naturelles en 1901. . . . 296 

Brachet (Albert), prix Serres en 

1908 . 240 

Brame (Charles), subvention Gegner 

en 1883 . 242 

Branly (Edouard), prix Houllevi- 

gue en 1898 . 329 

Brault, prix de six mille francs 

en 1881 . 111 

Brault (D r J.), prix Bellion en 

1900 . 337 

Brazza )Savorgnan dei, prix De- 
lalande Guérineau en 1882. 271 
Bréal (E.), prix Desmazières en 

1889 . 176 

Bréguet < Louis), médaille de ver¬ 
meil de l’aéronautique en 

1909 . 298 

Brendel i Martin), prix Damoiseau 

en 1894. 208 

Bresson i Henri), prix Montyon de 
statistique en 1913 . . . . 39 

Breteau (Pierre), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 
1907 . 83 

— Subvention Bonaparte en 1914 
. 503 

Breynaert, prix L.-E. Rivot en 
1903. 411 


Bricard (Raoul), prix Vaillant en 

1904. 267 

Brillé, encouragement Plumey en 

1897.185 

Brillouin (Marcel), prix Saintour 
en 1903. 382 

— Prix Hughes en 1908 . . . 422 

— Prix L. La Caze de physique en 

1912.230 

Briot, prix du général Poncelet 

en 1881. 251 

Briquel (D r Paul), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie en 

1904 . 80 

Brisse (Edouard-Adrien), prix La- 

place en 1886 . 133 

Brissot (D‘ Maurice), mention très 
honorable Lallemand en 1911. 172 
Broca (D r André), mention hono¬ 
rable Montyon de médecine et 
chirurgie en 1894. 74 

— id. 1896 . 75 

— Citation Montyon de médecine et 

chirurgie en 1914.89 

— Subvention Bonaparte en 1911. 496 
Brocq (D r Louis), citation Montyon 

de médecine et chirurgie en 
1892 .. 72 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1896 
.75 

Brocq Rousseu (Denis), prix Mon¬ 
tyon de physiologie en 1907. 47 

Brodeur ( D r Azarie ), prix Godard 

en 1887. 191 

Brœmer i D r L.), mention Barbier 

en 1900.102 

Broglie (Maurice de), prix Pier- 
son-Perrin en 1915. . . . 451 

Brolemann (Henri), prix Jérome 

Ponti en 1914.320 

Brongniart (Charles), médaille 



























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC. . 579 


d'honneur décernée sur la fon¬ 
dation Petit d’Ormoy en 1883. 
.297 

— Grand prix des sciences physi¬ 
ques en 1895 . 14 

Broniewski i Witold), prix Alhum- 
bert en 1910.23 

— Médaille Berthelot en 1910. 464 

Brooks (W. R.), prix Lalande en 

1899 . 20 

Broquin-Lacombe (D r ), citation 
Montyon de statistique en 
1909. 38 

— Mention Montyon de statistique 

en 1912.39 

Brouardel (D r P.-C.-H.),. prix 
Chaussier en 1891. . . . 213 

Brouardel ( D r Georges), prix Bel- 

lion en 1901 . 337 

Brousset (A.), prix Montyon des 
arts insalubres en 1891. . . 91 

— Encouragement Fourneyron en 

1893. 235 

Brown i Ernest-William), prix G. de 
Pontécoulant en 1909 . . . 457 

Brown-Sequard, prix L. La Caze 
de physiologie en 1881 . . 227 

— Prix Lallemand en 1884 . . 166 

Bruchmann < D r H.), prix Desma- 

zières en 1900 . 177 

— Mention Desmazières en 1914. 178 

Bruhat (Jean), mention honora¬ 
ble Pourat en 1903. . . . 311 

Brühl (D r I.), mention honorable 
Lallemand en 1891. . . . 168 

Bruhnes (Jean), prix Henry Wil¬ 
de en 1907 . 445 

Brumpt ( D r Emile), prix Savigny 
en 1910.181 

— Prix Bréant en 1915 . . . 152 

Brun ( D r H. de), prix Bellion en 

1890 . 335 


— id. en 1896 . 336 

— Mention Bréant en 1899 . . 149 
Bruneau, prix L.-E. Rivot en 

1897. 410 

Brunei, encouragement Cahours en 
1909. 368 

— d° en 1910.368 

— Médaille Berthelot en 1909. 464 

Brunet (D r F.), prix Binoux d'his¬ 
toire et philosophie des sciences 
en 1907. 390 

Brunhes (Bernard), prix Houllevi- 

gue en 1910.330 

Brunhes (Jean), subvention Bona¬ 
parte en 1912.498 

Brunon (Raoul), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1914 .89 

Bruntz (L.), prix Mège en 1914. 

.258 

Budin (D' P.), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1881.62 

Buffard (M.), prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1901. 78 
Buin i P. ), prix Barbier en 1904. 102 

Buisine (Alphonse), prix Jecker 

en 1898. 158 

Buisson (Albert), prix Henri de 
Parville, ouvrages de sciences, en 

1915 .419 

Buisson (Henri), subvention Bona¬ 
parte en 1908. 492 

— id. en 1911.497 

— Prix Pierson-Perrin en 1913. 451 
Burcker, prix Jecker en 1895. 157 
Burlureaux (D r Ch.) prix Bréant 

en 1893. 149 

Burnham, prix Lalande en 1904 

.20 

Burot ( D r ), prix Montyon de sta¬ 
tistique en 1897. 33 



























580 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


— Prix Bréant en 1897 . . . 149 

Bussy (de), prix Plumey en 

1886. 184 

Butte ( D r Lucien), mention hono¬ 
rable Montyon de physiologie en 
1890 . 43 

— Citation Montyon de médecine et 

chirurgie en 1891 . . . .71 


Cabanellas (G.), encouragement au 
concours pour le grand prix des 
sciences mathématiques en 

1884 ..8 

Cacheux (Emile), prix Montyon 
des arts insalubres en 1896. 92 

Cadéac, mention honorable Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 
en 1886. 67 

— Prix Barbier en 1892 ... 99 
Cadet de Gassicourt i D r ), prix 

Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1884. 65 

Cadiat i D r ), citation Montyon de 
médecine et chirurgie en 1882. 64 

— Prix Serres en 1884 . . . 238 

Gadiat ( E. ) , prix de six mille francs 

en 1890 . 113 

Catien, prix Montyon des arts in¬ 
salubres en 1900. 93 

Cailletet (L.), prix L. La Caze de 

chimie en 1883 . 231 

Caillot (Henri), subvention Bona¬ 
parte en 1913.500 

Callandreau, prix Lalande en 
1883.18 

— Prix Damoiseau en 1891 . . 208 

Galmette ( D r ), prix Jean-Jacques 

Berger en 1909 . 343 

Camboué iR. P.), prix Savigny en 


— id. en 1905. 81 

— Mention Philipeaux en 1905. 387 

— Mention honorable Montyon de 
statistique en 1906 .... 37 

— Prix Martin Damourette en 

1906. 353 

Buysson i Robert dui, prix Savigny 
en 1909 . 181 


1890 . 180 

Cambournac, prix L.-E. Rivot en 

1907 . 411 

Caméré, prix Montyon de mécani¬ 
que en 1891 . 51 

Campbell (William-Wallace), prix 
Lalande en 1903 . 20 

— Médaille d’or Janssen en 

1910 . 375 

Gampos Rodrigues (de), prix Ben¬ 
jamin Valz en 1904 . . . 286 

Camus (M* Ile Aimée), prix de Coin- 

cy en 1906 466 

Camus ( Edmond-Gustave ), prix de 
la Fons Mélicocq en 1886. . 223 

— Prix de Coincy en 1906 . . 466 

Camus (Fernand), prix Montagne 

en 1915 . 204 

Camus ( D' Jean), prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 
1903 . 79 

— Prix Lallemand en 1904. . 171 

— Citation Montyon de médecine et 
chirurgie en 1909 .... 84 

Camus ( D [ Lucien), prix Philipeaux 

en 1901 . 386 

Cannizzaro (Stanislao), médaille 
d’or Lavoisier en 1902 . . 454 

Canovetti (C.), prix Henry Wilde 
en 1905. ....... 444 























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


581 


— Médaille Berthelot en 1905. 463 
Ganu ( Ferdinand i, prix Savigny en 

1911.182 

Gapelle (Edouard), mention hono¬ 
rable Montyon des arts insalu¬ 
bres en 1903 . 93 

— Médaille Berthelot en 1903. 463 
Garalp i Henry), prix Plumey en 

1909. 187 

Caravin-Cachin (Alfred), prix De- 

lesse en 1885. 356 

Gardot (Jules), prix Montagne en 
1893. 201 

— id. en 1899 . 202 

— Prix Desmazières en 1906 . 177 

Garé, prix de six mille francs en 

1905. 117 

Garfort (de), médaille d'honneur 
décernée sur la fondation Petit 
d’Ormoy en 1883 .... 297 
Carie ( D r M.), mention honorable 

Godard en 1910.194 

Caries (D r P.), prix Montyon des 
arts insalubres en 1898. . . 92 

— Mention Montyon des arts insa¬ 
lubres en 1905. 93 

Garlet (D r ), prix Jean Thore en 

1888. 215 

Garlier (D r Georges), prix Bellion 

en 1891. 335 

Carnot (D r Paul), prix Da Gama 
Machado en 1900 .... 163 

Carré (H.), prix Montyon de mé¬ 
decine et chirurgie en 1908. 83 

— Mention honorable Montyon de 


médecine et chirurgie en 

1912.. 86 

— Prix Barbier en 1914. . . 104 

Carré (Pierre), encouragement Ca- 

hours en 1908 . 368 

— d° en 1909 . 368 


— Médaille Berthelot en 1908. 463 
Gartaz ( D r Adolphe), prix Parkin 

en 1909. 363 

Cartier ( D' A.), mention honorable 
Montyon de statistique en 

1894 . 32 

Garvalho, prix Pourat en 1899. 310 
Carvallo, prix Fourneyron en 
1889. 235 

— Subvention Loutreuil en 1915 
.524 

Gaspari, prix de six mille francs 

en 1889. 113 

Gassaët (D r E.), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 
1902 . 79 

— Prix Montyon de médecine et 

chirurgie en 1911 .... 85 

Gassedebat ( D r ), mention honora¬ 
ble Bellion en 1891. . . . 335 

Castaing' (D 1 ), prix Bellion en 

1898. 337 

Gastaigne (D r J.), prix Mège en 

1907. 257 

Cathelineau ( D r H.), prix Lalle¬ 
mand en 1891.167 

Gatois ( D r Eugène), prix Lalle¬ 
mand en 1901.170 

Gatrin i D r ), prix du baron Larrey 

en 1901. 434 

Gatsaras (D r Michel), citation 
Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1891.72 

Gaubert, citation Philipeaux en 

1906. 387 

Gaullery ( Maurice), mention hono¬ 
rable Serres en 1899 . . . 239 

— Subvention Debrousse en 1905 
.544 

Gavaillé (J.), mention honorable 
Bellion en 1912.339 



























582 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


Cayeux (Lucien), prix Vaillant en 

1898 . 266 

— Subvention Bonaparte en 1909 
. 493 

— Subvention Loutreuil en 1915. 523 
Cazalbou (L.), prix Montyon de 

médecine et chirurgie en 1904. 80 
Cazeneuve (P.), prix Jecker en 

1888 . 156 

Cazin (D r ), mention honorable 
Montyon de statistique en 

1886 . 30 

Certes (Ad.), citation Montyon de 
médecine et chirurgie en 1883. 65 
Gesaro (G.), subvention Gegner en 

1915 . 244 

Cestan (D r E.), prix Bellion en 

1899 . 337 

Chabaud-Arnaud, prix de six mil¬ 
le francs en 1891 . . . . 113 

Chabert (de), prix Montyon de 
statistique en 1910 . . . . 38 

Ghablay (E.), encouragement Ca- 

hours en 1913. 369 

Ghabrié (D r Cam.), prix Bellion en 

1893 . 336 

— Prix Philipeaux en 1895. . 386 

Chabrié (E.) prix Jecker en 

1894 . 157 

Chaffanjon, prix Tchihatchef en 

1898 . 290 

Ghagnaud, prix Jean-Jacques Ber¬ 
ger en 1909 . 343 

Chaix (Emile), subvention Bona¬ 
parte en 1912.498 

Chamberland, prix Montyon des 
arts insalubres en 1885. . . 90 

Cbambon (Ernest), prix Bréant en 

1903. 150 

Champy (Louis), prix Laplace en 

1891. .. 133 

Chancel, prix Jecker en 1884. 155 


Chandler (S. C.), prix Lalande en 

1898 . 20 

Chantemesse (D r André), prix 
Bréant en 1887 . 148 

— Prix Bellion en 1907 . . . 338 

— Prix Osiris en 1915. . . . 557 

Chapuis, prix Jérome Ponti en 

1896 . 319 

Chapuy (Paul-Ernest- Victor), prix 

Laplace en 1884. 133 

Charbonnier (P. -J.), prix de six 
mille francs en 1899 . . . 116 

— Prix de six mille francs en 

1900 . 116 

Charcot (D r Jean), prix Gay en 

1907 . 281 

Charlois, prix Benjamin Valz en 

1889 . 285 

Charpentier (D r Augustin), prix 
Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1885 . 66 

— Prix Montyon de physiologie en 

1891 . 43 

— Prix L. La Caze de physiologie 

en 1901 . 228 

Gharpy (D r A.), prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1906 

. 81 

Charpy (G.), prix de six mille 

francs en 1898. 115 

Charrin ( D r A.), prix Montyon 
de médecine et chirurgie en 
1889 . 70 

— Prix Pourat en 1895 . . . 309 

— Prix Chaussier en 1899 . . 212 

Chase (F. L.), prix Lalande en 

1908 . 21 

Ghatanay (Jean), prix Fanny Em- 

den en 1915 . 514 

Ghatin (D r Joannès), prix Barbier 
1883 . 98 

— Grand prix des sciences physi- 


























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


583 


ques en 1885 . 12 

Chatton ( E. ), subvention Bonapar¬ 
te en 1914 .503 

Chaussé (P.), Mention honorable 
Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1914.88 

Chauveau i Benjamin», prix Kastner 
Boursault en 1913 . . . . 324 

Ghauveaud (G.), prix Bordin des 
sciences physiques en 1910. 130 

Ghauvel (D r J.), citation Montyon 
de statistique en 1886 ... 30 

— id. en 1889. 31 

— Citation Montyon de médecine et 
chirurgie en 1888 .... 69 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1890. 71 

Chauvenet, subvention Bonaparte 

en 1914.505 

Chauvet (Stephen), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie en 

1912.87 

Chavanne, encouragement Cahours 
en 1903. 367 

— d° en 1904 . 367 

— Médaille Berthelot en 1903. 463 

Ghavanes, prix L.-E. Rivot en 

1908. 411 

Chavernac (D r Pi, mention hono¬ 
rable Montyon de médecine et 

chirurgie en 1909. 84 

Chavigny ( D r ), prix du baron Lar¬ 
rey en 1910.436 

Chazy (Jean), grand prix des scien¬ 
ces mathématiques en 1912. 11 

Chéron, prix de six mille francs 

en 1897 . 115 

Chervin (D 1 Arthur), mention ho¬ 
norable Montyon de statistique 
en 1881.28 

— id. en 1884, en 1885 ... 29 

— Mention honorable Lallemand en 


1895. 169 

Ghesnay (F.), prix Saintour en 

1910.383 

Chevalier ( Auguste), prix Delalan- 
de-Guérineau en 1908. . . 272 

— Subvention Bonaparte en 1909 
.493 

— id. en 1910.495 

— id. en 1913.501 

— Grand prix des sciences physi¬ 
ques en 1913.15 

Chevalier (le père Stanislas), prix 
Tchihatchef en 1901 . . . 290 

— Prix Benjamin Valz en 1914. 287 
Chevassu (D r Maurice), mention 

honorable Montyon de médecine 
et chirurgie en 1908 ... 83 
Cheysson, prix Montyon de statis¬ 
tique en 1882 . 28 

— id. en 1891.32 

Ghipault (D r A.), mention honora¬ 
ble Montyon de médecine et chi¬ 
rurgie en 1895 . 74 

Ghiray (D r M.), mention honorable 

Godard en 1908. 194 

Chirié (D r J. L.), mention honora¬ 
ble Godard en 1909 . . . 194 

— Prix Godard en 1911 . . . 194 

Clioay i E.), prix Parkin en 1894 

.363 

Chofardet, encouragement Lalande 

en 1898 . 20 

Choux (Pierre), prix de Coincy en 

1915.467 

Chudeau (R.), prix Saintour en 

1909. 382 

Cilleuls (Alfred des), prix Montyon 
de statistique en 1898 ... 34 
Claisse ( Paul), citation Montyon de 
médecine et chirurgie en 1893 

.73 

Claude ( A.), prix Binoux àe géo- 

























584 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


graphie et navigation en 1902 
.392 

— Prix Francœur en 1913. . 351 

— id. en 1914-.351 

Claude (Georges), prix Hébert en 

1904. 414 

— Prix Montyon des arts insalubres 

en 1908. 94 

— Médaille Berthelot en 1908. 463 
Claude (D r Henri), prix Montyon 

de médecine et chirurgie en 
1901.78 

— Citation Montyon de médecine et 

chirurgie en 1909. 84 

— id. en 1912.87 

Clausius (R.), prix du général Pon¬ 
celet en 1882. 251 

Clausmann (Paul), encouragement 
Cahours en 1912.369 

— id. en 1913.369 

— Médaille Berthelot en 1912. 464 

Clauzel (Gaston), prix de six mille 

francs en 1889 . 113 

Clément (D r E.), prix Montyon de 
statistique en 1881 . . . . 28 

.— Citation Montyon de statistique 

en 1889. 31 

Clerc (D r A)., prix Mège en 1902 
.257 

— Médaille Berthelot en 1902. 462 

Codron, prix Plumey en 1908. 186 

Gohendy (D r Michel), prix Mon¬ 
tyon de physiologie en 1913. 49 

Colin (le père Elie), prix Jérome 


Ponti en 1890 . 319 

— Prix Benjamin Valz en 1898. 285 

— Prix Gay en 1903. 280 

— Subvention Bonaparte en 1908 

.492 

Colin (G.), encouragement Mège 
en 1892 . 256 


Colin (D r Renri), mention honora¬ 


ble Lallemand en 1891 . . 168 

Colin (D r Léon), prix Bréant en 
1881.146 

— Prix Montyon de médecine et de 

chirurgie en 1886. 67 

Colin (Victor), prix de six mille 

francs en 1909 . 118 

Golladon (Jean-Daniel), prix Four- 

neyron en 1885 . 235 

Collet (J.), prix Francœur en 
1894. 350 

— Prix Henry Wilde en 1903. 444 

Gollignon, prix du général Ponce¬ 
let en 1888 . 251 

Collin (Eugène), prix Barbier en 
1886 . 98 

— Prix Montyon des arts insalu¬ 
bres en 1899. 92 

— Prix Martin-Damourette en 1908 
.354 

Collin (G.), prix Bréant en 1890 

.148 

Collin (Henri), prix Montagne en 

1912.203 

Collins (D r Joseph), mention Lalle¬ 
mand en 1897. 169 

Gololian (D r Paul), prix Lallemand 

en 1903 . 171 

Colson (Albert) prix Jecker en 
1886. 155 

— Prix L. La Caze de chimie en 

1905. 232 

— Subvention Bonaparte en 1913 
.500 

Combes (Alphonse), prix Jecker en 

1889. 156 

Combes (Raoul), prix Montyon de 
physiologie en 1911. ... 48 

Gomby (D r Jules), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 
en 1893 . 73 

— Mention honorable Montyon de 





























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


585 


médecine et chirurgie en 1896. 75 

— id. en 1902. 78 

— Prix Barbier en 1898. . . 101 

Comité des Compagnies d’As- 

surances à primes fixes sur 
la vie, prix Montyon de statis¬ 
tique en 1896 . 33 

Commenge (D r O.), mention hono¬ 
rable Montyon de médecine et 
chirurgie en 1902 .... 78 
Comte (D' Albert), mention Lalle¬ 
mand en 1901.170 

Coniel, prix Benjamin Valz en 

1894. 285 

Gonor (D r A.), prix du baron Lar¬ 
rey en 1904 . 435 

— Mention honorable Montyon de 
statistique en 1907 .... 37 

— Mention honorable du baron Lar¬ 
rey en 1912.437 

Conseil (D 1 Ernest), prix Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1914.88 

Considère, prix Dalmont en 1891 

.220 

Constantin Paul (D r ), prix Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie en 

1883 . 64 

Contejean (Ch.), prix Montyon de 
physiologie en 1896 ... .45 

Gontremoulins, prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1897 

.75 

Goppey (A.), prix Montagne en 

1914.204 

Coquidé (Eugène), prix de la Fons 
Mélicocq en 1913 . . . . 223 

— Subvention Bonaparte en 1913 
.500 

Goquillon, prix Montyon des arts 
insalubres en 1893 .... 91 
Gorbières (L.), prix Jean Thore 


en 1893. 217 

Cornevin (Ch.), prix Bréant en 
1882. 147 

— Prix Montyon de physiologie en 

1892. 44 

Corail, mention honorable Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1887 . 68 

Cosserat ( E.), prix du général Pon¬ 
celet en 1899. 252 

Cossmann (Maurice), prix Fon- 

tannes en 1911.360 

Costantin (Julien), prix Bordin 
des sciences physiques en 1883 
.128 

— Prix Jean Thore en 1891 . 216 

— Prix Petit d’Ormoy des sciences 
naturelles en 1905 .... 296 

— Subvention Loutreuil en 1915. 523 
Goste (Emile-Gustave-Alfred), prix 

Laplace en 1885. 133 

Goste (Hippolyte), prix de Coincy 

en 1910.467 

Gotelle (D r Théodore), prix Bel-, 

lion en 1892 . 336 

Cotteau (Gustave), prix Vaillant 

en 1884. 264 

Cotton (A.), prix Pierson- Perrin 

en 1907 . 451 

Coullaud (D’’ Henri), prix du ba¬ 
ron Larrey en 1911 . . . 437 

Coupin (Henri), prix Parkin en 
1900. 363 

— Prix Henri de Parville, ouvrages 

de sciences, en 1914 . . . 419 

Courcelle-Seneuil, prix Lalande 
en 1883 . 18 

— Médaille d'honneur décernée 

sur la fondation Petit d’Ormoy 
en 1883. 297 

Courmont (D r Frédéric), encoura¬ 
gement Mège en 1891. . . 256 
























586 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


Gourmont (D r Jules), prix Bréant 
en 1899 . 149 

— id. en 1901.150 

— Prix Bellion en 1911 . . . 339 

Courtade i D'), prix Philipeaux en 

1897 . 386 

— Prix Pourat en 1898 . . . 310 

Courtaigne, prix L.-E. Rivot en 

1909. 411 

Courtier (Jules), encouragement 
Fanny Emden en 1913. . . 514 

Cousergue (D r M.), mention du 
baron Larrey en 1914. . . 438 

Goustan (D r ), prix Bellion en 

1893. 336 

Coutaret (D r C. L.), citation Mon- 
tyon de médecine et chirurgie en 
1884 . 65 

— id. en 1890. 71 

Goutière, prix Savigny en 1898 

.180 

Couvelaire ( D r A.), citation Mon- 
tyon de médecine et chirurgie 


en 1914.89 

Couyat-Barthoux (J.), prix Tchi- 

hatchef en 1915.292 

Gowel (P. H.), prix Lalande en 

1910.. . 21 

Goyon i D' A.), prix Barbier en 

1901.102 

Gozette (P.), mention honorable 


Montyon de statistique en 1901 

.34 

Greazzo (D r Arcangelo), mention 

Dusgate en 1915.262 

Grémieu (D r Robert), prix Argut 

en 1913.460 

Crémieux (Maxime), prix de six 
mille francs en 1914 . . . 120 

Grépin-Bourdier de Beaure- 
gard (Paul), prix Tchihatchef 
en 1907. 291 


— Prix Binoux de géographie et 

navigation en 1910. . . . 393 

Grespin (D r ), prix Bellion en 

1899. 337 

Grié (L.), mention honorable Gay 
en 1889. 278 

— Prix Montyon de physiologie en 

1893 . 44 

Cristiani (D r Hector), prix Martin- 
Damourette en 1895 . . . 353 

— Prix Philipeaux en 1904. . 387 

Grocco, médaille d’or de l’aéro¬ 
nautique en 1909 .... 297 

Crommelin (A.), prix Lalande en 

1910.21 

Grouzon (D r 0.), mention honora¬ 
ble Lallemand en 1905 . . 171 

Croze (François), subvention Bona¬ 
parte en 1914.503 

Grussard (Jules-Louis), prix La- 


place en 1897. . . 

. . 133 

— Prix L. E. 

Rivot en 

1897. 410 

Guënot (G.), ] 

prix Montyon de mé- 

canique en 

1907. . 

... 52 

Guénot (L.J, 

prix Jean 

Thore en 

1894. . . 


. . 216 

— Prix Cuvier 

en 1911 . 

. . 138 

Guillé (J.), 

mention 

Bréant en 

1899 . . . 


. . 150 

Gruls, prix 

Benjamin 

Valz en 

1882 . . . 


. . 284 

Gunéo (D r 

Bernard), 

citation 

Montyon de 

médecine 

et chirur- 


gie en 1900 . 77 

Cureau (D‘), prix Gay en 1905. 280 
Curie (Jacques i, prix Gaston Plan¬ 
té en 1895. 397 

Curie iM me Pierre), subvention Ge- 
gner en 1898, en 1900, en 1902. 243 

— Médaille Berthelot en 1902. 462 

— Subvention Debrousse en 1902 

. 543 



























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


587 


Curie (Pierre), prix Gaston Planté 
en 1895. 397 

— Prix L. La Caze de physique en 

1-901 . 230 

— Subvention Debrousse en 1902 
.543 


D 


Damour (Émilio), prix Delalande 
Guérineau, en 1898. . . . 272 

Dangeard (P.-A.), prix Desmaziè- 
res en 1887 . 176 

— Encouragement Le Conte en 1892 
.305 

— Grand prix des sciences physi¬ 
ques en 1905 . 14 

Daniel (Lucien), prix Philipeaux 

en 1903. 387 

Danilewsky (Basile!, prix Mon- 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1889 . 70 

Darboux (Gaston), prix Petit d’Or- 
moy des sciences mathématiques 

en 1883. 294 

Dardignac (D r J.), prix Montyon 
de statistique en 1892 ... 32 
Dareste (Camille), prix Serres en 

1890 . 238 

Darrieus, prix de six mille francs 

en 1896. 115 

Darvillé (Will.), mention Saintour 

en 1912...383 

Darzens, prix Jecker en 1911. 160 

— Médaille Berthelot en 1911. 464 
Dassonville (Ch.), mention hono¬ 
rable Montyon de physiologie en 


1898 . 46 

— Prix Barbier en 1915 . . . 105 


Dastre (A.), mention honorable 


— Prix Jean Reynaud en 1906. 315 
Cusco (M'”“), subvention Lannelon- 

gue en 1905, en 1906, en 1907, 
en 1908, en 1909 .... 469 

— id. en 1910, en 1911, en 1912, 
en 1913, en 1914, en 1915 . 470 


Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1881.62 

— Prix Montyon de. physiologie en 

1882 . 41 

— Prix Montyon de médecine et 

chirurgie en 1891.71 

— Prix L. La Caze de physiologie 

en 1895. .228 

Daum (Léon), prix Laplace en 

1907 . 134 

— Prix L.-E. Rivot en 1907. . 411 

Dautriche, prix de six mille francs 

en 1908. 118 

Dauzères ( C.), subvention Bona¬ 
parte en 1913.501 

Daval, prix L.-E. Rivot en 

1912.411 

Daveluy (René), prix de six mil¬ 
le francs en 1906 . . . .117 

Daydé, prix Jean-Jacques Berger 

en 1909. 343 

Daymarcl (V.), prix Plumey en 

1885. 184 

Debierre (D r Ch.), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 
en 1891.72 

— Mention honorable Lallemand en 

1891.168 

— id. en 1895. 169 

Debierne, prix Houllevigue en 

1908 . 329 






























588 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


— Prix L. La Caze de chimie en 

1914.232 

— Médaille Berthelot en 1914. 464 
Debray (Ferdinand), citation de la 

Fons Melicocq en 1886 . . 223 

— Prix de la Fons Mélicocq en 

1901. 223 

Debré (D r Robert), prix Bréant en 

1913.152 

Deburaux (Léo), prix Saintour en 

1894, en 1900. 381 

Decante, prix de six mille francs 

en 1897. 115 

Déchery (J.), prix Barbier en 

1905 . 103 

Defazq, encouragement Cahours 

en 1900. 367 

Defforges, prix Gay en 1885 . 277 

— Prix Jérome Ponti en 1894. 319 
Defline (Joseph), prix L.-E. Rivot 

en 1898. 410 

Degouy, prix de six mille francs 

en 1889. 113 

Dejerine (D r J.), mention honora¬ 
ble Montyon de médecine et 
chirurgie en 1881.62 

— Prix Montyon de médecine et 

de chirurgie en 1886. ... 67 

— id. en 1902 . 78 

— id. en 1910.85 

Dejerine - Klumpke (M" 1Ç le D r ), 

prix Lallemand en 1890. . 167 

Dejouany i D r Albert), prix du ba¬ 
ron Larrey en 1913. . . . 437 

Delacroix i D r G.), prix Montagne 

en 1900. 202 

Delafond, prix Delesse en 1895. 357 
Delage (Yves), grand prix des 
sciences physiques en 1881. 11 

Delagrange ( Léon), médaille de 
vermeil de l’aéronautique en 
1909 . 298 


Delamare (Gabriel), prix Mège en 

1904 . 257 

Delaunay (Gaëtan), citation Mon¬ 
tyon de physiologie en 1882. 41 
Delauney, mention Gay en 1912 

.282 

Delavaud. (Louis), encouragement 

Gay en 1882 . 276 

Delbet ( D r Paul ), mention honora¬ 
ble Godard en 1896. . . . 192 

Delebecque (André), prix Gay en 

1895. 279 

Delemer (Léon-Jean), prix L. 

E. Rivot en 1896. 410 

Delemer (Jules), encouragement 

Boileau en 1900 . 346 

Delépine (Marcel), prix Henry 
Wilde en 1900 . 444 

— Prix Jecker en 1907 . . . 159 

— Médaille Berthelot en 1907 . 463 

— Prix Jecker en 1914 . . . 160 

Delezenne ( D r C. ), prix Montyon 

de physiologie en 1897. . . 45 

.— Prix Philipeaux en 1900. . 386 

— Prix L. La Caze de physiologie 

en 1909. 228 

Delobel (D r Jules), mention hono¬ 
rable Montyon de statistique en 
1901.34 

— Prix Bellion en 1904 . . . 338 

Delore (D r X.), citation Montyon 

de médecine et chirurgie en 

1893 . 73 

Delorme ( D r Edmond), prix Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 
gie en 1893. 73 

— Prix du baron Larrey en 1896 
.434 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1914 
.88 

Delpeuch (Maurice), prix Binoux 
























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


589 


de géographie et navigation en 

1902 . 392 

Delpy, prix Tchihatchef en 1906 

.290 

Delthil ( D r j, mention honorable 

Barbier en 1891.99 

Demay, prix L.-E. Rivot en 1913 

.411 

Demoulin (A.), prix du baron de 
Joest en 1906. 327 

— Prix Bordin des sciences mathé¬ 
matiques en 1911 .... 127 

Demoussy (Emile), prix Lon- 

champt en 1913.441 

Deniker, prix Montyon de statisti¬ 
que en 1908. 37 

Denning, prix Benjamin Valz en 

1895. 285 

Denis, prix L.-E. Rivot en 1911 

.411 

Denoyès (D r J.), prix Pourat en 

1903 . 310 

Denucé ( D 1 P.), mention honora¬ 
ble Montyon de médecine et 
chirurgie en 1883. 64 

Depéret (Charles), prix Fontannes 
en 1890 . 360 

— Prix Petit d'Ormoy des sciences 
naturelles en 1911 .... 297 

Deprat, prix Tchihatchef en 1911 

.291 

Deprez (Marcel), prix Fourney- 
ron en 1883 . 234 

— Subvention Loutreuil en 1915 
.524 

Desgrez, prix Montyon des arts 
insalubres en 1913 .... 94 

— Médaille Berthelot en 1913. 464 
Deslandres ( Henri), encouragement 

Le Conte en 1892 .... 305 

— Médaille d’or Janssen en 1896 
.374 


• — Subvention Debrousse en 1906 
.544 

— Subvention Debrousse en 1910 
.546 

— Subvention Debrousse et Gas en 

1912.546 

Desmoulière (A.), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1907 . 83 

Desnos ( D r Ernest), mention hono¬ 
rable Godard en 1883 . . . 190 

— Prix Godard en 1885 . . .190 

Detourbe, prix Montyon des arts 

insalubres en 1904 .... 93 
Detroye (J.-V.), mention honora¬ 
ble Bellion en 1895. . . 336 

— Mention Barbier en 1906. 103 

Devaux (Henri), subvention Bona¬ 
parte en 1915.506 

Dewar (James), médaille d’or La¬ 
voisier en 1904. 454 

Dhéré (D r Charles), prix Montyon 
de physiologie en 1909. . . 48 

Dibos, prix Saintour en 1894. 381 

Dieulafoy (D r ), prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1882 

.63 

Dignat (D r P.), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1896 . . . ,. 75 

Dislère (^Paul), mention honorable 
Montyon de statistique en 1889 
.31 

— id. en 1902. 35 

— Médaille Berthelot en 1902. 
.462 

Ditte (A.), prix L. La Caze de chi¬ 
mie en 1885 . 231 

Doassans (Emile), prix Barbier en 

1881.98 

Doelter, citation Bordin des scien¬ 
ces physiques en 1893. . . 129 



























590 


TABLE ALPHABETIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


Doin (Isidore), prix Jean Thore en 

1915.218 

Dollfus (Adrien), prix Jérome Pon- 

ti en 1908 . 320 

Dollfus (Gustave), prix Fontannes 

en 1905. 360 

Dominici i D r H.), prix Montvon 
de médecine et chirurgie en 1903 

.79 

Donard (Eugène), prix Montyon 
des arts insalubres en 1905. 93 

— Médaille Berthelot en 1905. 463 
Doncieux (Louis), prix Victor Rau- 

lin de géologie et paléontologie 

en 1915.482 

Doneaud du Plan, prix de six mil¬ 
le francs en 1885. 112 

Dongier iR.l, subvention Bonapar¬ 
te en 1908 . 492 

Dopter (D r ), prix Bréant en 1907 
.151 

— id. en 1911.152 

Dormoy (Albert), prix Montyon 

des arts insalubres en 1901. 93 

Douglas Hog citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1886 . 67 

Douliot, encouragement Le Conte 

en 1891. 305 

Doutre t Ad.), prix Montyon de mé¬ 
canique en 1912.53 

Douvillé (Henri), prix Fontannes 
en 1896. 360 

— Subvention Loutreuil en 1915. 

.526 

Douvillé i Robert), prix Delesse en 

1913.358 

Doyère i Charles), prix de six mille 
francs en 1892 . 114 

— id. en 1909.118 

— id. en 1S11.119 

— Prix Vaillant en 1911 . . . 267 


Doyon (D r ), prix Bréant en 1899 

.149 

Doze, médaille d’honneur décernée 
sur la fondation Petit d’Ormoy 

en 1883. 297 

Drach (Jules), mention très hono¬ 
rable Bordin des sciences mathé¬ 
matiques en 1899 .... 126 

— Prix Saintour en 1911. . . 383 

Drake del Castillo (Emm.), prix 

Gay en 1889 . 278 

Driencourt, prix de six mille 

francs en 1902 . 116 

Drouineau (D r A.), prix Bellion en 

1905. 338 

Dubar i D r E -L.), prix Godard en 
1881.190 

— Citation Montyon de médecine 

et chirurgie en 1882. ... 64 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1883 
.64 

Dubard i Marcel), prix de Coincy 

en 1914.467 

Duboin, encouragement Bordin des 
sciences physiques en 1893. 129 

Dubois (Edm.), prix de six mille 

francs en 1887 112 

Dubois (Paul), prix Kastner-Bour- 

sault en 1898. 323 

Dubois (Paul), prix L. E. Rivot en 

1904. 411 

Dubois (Raphaël), prix Barbier en 
1885 . 98 

— id. en 1888. 99 

— Grand prix pour le concours des 

sciences physiques en 1887. 13 

— Prix Montyon de physiologie en 

1894 . 45 

— Prix Lallemand en 1896 . . 169 

Duchaussoy (H.), prix Montyon de 

statistique en 1902 .... 35 





























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 591 


Duchêne, récompense Montyon de 
mécanique en 1911 .... 53 
Duclaux (E.), prix Bigot de Mo- 
rogues en 1883 . 109 

— Prix L. La Caze de physiologie 

en 1885. 227 

Dudebout, prix de six mille francs 
en 1891.114 

— Prix Plumey en 1895. . . 185 

Duesberg (J.), prix Da Gama Ma- 

chado en 1912.163 

Duflocq ( D r P.), prix Bréant en 

1886.147 

Dufour (Alexandre), prix Hughes 
en 1910.422 

— Médaille Berthelot en 1910. 464 
Dufour (L.), prix Jean Thore en 

1891.216 

Duhem (Pierre), prix Petit d’Or- 
moy des sciences mathématiques 
en 1907. 295 

— Prix Binoux d'histoire et philoso¬ 
phie des sciences en 1909. . 390 

— Subvention Debrousse et Gas en 

1913 .547 

Duisez, citation Montyon de méde¬ 
cine et chirurgie en 1907. . 83 

Dujarrier (D r Ch.), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1905. 81 

Dumanois (P.), prix Plumey en 

1914 .187 

Dumesnil (D r ), prix Montyon de 

statistique en 1899 .... 34 
Duner, prix Lalande en 1887. 19 

Dunoyer (Louis), prix de six mille 
francs en 1908 118 

— Subvention Bonaparte en 1912 
.498 


— Prix Henri Becquerel en 1913 

.,. 479 

Dupart (Dm, prix du baron Larrey 

en 1909. . .436 

Duplay, prix Montyon de médeci¬ 
ne et chirurgie en 1888 . . 69 

Duponchel (E.), mention honora¬ 
ble Chaussier en 1891. . . 212 

Dupont, prix Montyon des arts in¬ 
salubres en 1904. 93 

— Médaille Berthelot en 1904. 463 
Dupuy (B.), mention honorable 

Barbier en 1890, en 1891 . . 99 

— Prix Barbier en 1895 . . . 100 

Dupuy (Raoul), prix Bellion en 

1914.339 

Durand (D r J-P.), prix Lallemand 

en 1892. 168 

Durand-Claye (Alfred), prix Mon¬ 
tyon de statistique en 1884. 29 

Durante (D r Gustave), prix Lalle¬ 
mand en 1897. 169 

Duroy de Bruignac, prix Penaud 

en 1883. 332 

Duroziez ( D r P.), prix Montyon 
de médecine et chirurgie en 1891 

.71 

Durr, mention honorable Montyon 
des arts insalubres en 1910. 94 

Dussert, prix Joseph Labbé en 

1913.511 

Dutilleul, prix L.-E. Rivot en 

1896. 410 

Duval (E.), prix Barbier en 1889 

.99 

Duval ( D r Mathias), prix Serres en 

1896. 239 

Duvoir i D r M.), prix Bréant en 
1911.152 

























592 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 

E 


Eberhardt (Ph.), subvention Bona¬ 
parte en 1910. 495 

École nationale vétérinaire 
d'Alfort, subvention Loutreuil 

en 1915 . 524 

Ecole nationale vétérinaire de 
Lyon, subvention Loutreuil en 

1915. 524 

École nationale vétérinaire de 
Toulouse, subvention Loutreuil 

en 1915 . 524 

Edlung, prix Bordin des sciences 
mathématiques en 1885 . . 124 

Ehrmann (D r i, prix Barbier en 

1888 . 99 

Eiffel (Gustave), prix Montyon de 
mécanique en 1889 ... .51 

— Prix Fourneyron en 1912. . 236 

Eithoven (W. ), mention honora¬ 
ble Montyon de physiologie en 
1912 . 45 

Elkin (W.-L.), prix Lalande en 

1908 . 21 

Elliot, mention honorable Bordin 
des sciences mathématiques en 

1892.' . 126 

Engel (R.), prix Jecker en 1889 
.156 

— Prix L. La Caze de chimie en 


1899 . 231 

Enriques (F.), prix Bordin des 
sciences mathématiques en 1907 

. 127 

Eriksson (Jacob), prix Desmaziè- 

res en 1897 . 176 

Escat ( D f E.), citation Montyon de 
médecine et chirurgie en 1901 

. 78 

Escard (Jean), prix Henri de Par- 
ville, ouvrages des sciences, en 

1915. 419 

Esclangon (Ernest), prix Binoux 
de géographie et navigation en 

1914. 393 

Esnault - Pelterie (Robert), mé¬ 
daille de vermeil de l’aéronauti¬ 
que en 1909 . 298 

Estanave (E.), subvention Bona¬ 
parte en 1908 . 492 

— id. en 1909 . 494 

Estève (J.), prix de six mil¬ 
le francs en 1907 . . . .118 

Etard (A.), prix Jecker en 1883 

. 155 

Ewald (D r J. Richard), mention 
honorable Montyon de physiolo¬ 
gie en 1892 . 45 


Fabre - Domergue, mention hono¬ 
rable Montyon de médecine et 

chirurgie en 1897. 76 

Fabre (Jean - Henri), prix Petit 
d’Ormoy des sciences naturelles 

en 1889 . 296 

— Subvention Gegner en 1903, en 


1904, en 1905, en 1906 . . 243 

— id. en 1907, en 1908, en 1909, en 
1911, en 1912, en 1913, en 1914 

.' .... 244 

Fabre (Henri), prix Plumey en 

1912 . 187 

Fabry, prix Houllevigue en 1908 


























DE PRTX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 593 


.330 

Fabry (Charles), subvention Bona¬ 
parte en 1908 492 

— id. en 1911. .'.497 

— Prix Henry Wilde en 1910 . 445 

— Prix Pierson-Perrin en 1913. 451 
Fabry (Louis), prix Benjamin 

Valz en 1897. 285 

— Prix Damoiseau en 1905. . 209 

— Prix G. de Pontécoulant en 

1915.458 

Faidherbe (D r A.i, prix Montyon 
de statistique en 1894 ... 32 
Faillié, prix Jean-Jacques Berger 

en 1909. 343 

Farabeuf <D r L.-H.), prix Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 
en 1885 . 66 

— id. en 1892. 72 

— Prix Godard en 1906 . . . 193 

Farman (Henri), médaille d’or de 

l’aéronautique en 1909. . . 297 

Faroy (D r Georges), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1911.86 

Faure (Félix), prix Montyon de 
statistique en 1888 .... 30 
Faure i D r J.-L.) prix Mège en 

1894. 256 

Fauré - Fremiet (E.), prix Mar¬ 
tin - Damourette en 1914. . 354 

Faurot (D r Lionel), prix Savigny 

en 1891.180 

Fauvel (D r A.), prix Bréant en 

1883 .147 

Fauvel (Pierre), prix Savigny en 

1915.182 

Favaro (Antonio), prix Binoux 
d’histoire et philosophie des 

sciences en 1911.391 

Favé (Louis), prix de six mille 
francs en 1890 . 113 


Favre (D r A.), prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1881 

.62 

Fayet (Gaston), prix Damoiseau 

en 1905. . 209 

Fayod (V.), prix Desmazières en 

1888. 176 

Fayol, prix Delesse en 1893. 357 
Féart, médaille d’honneur décer¬ 
née sur la fondation Petit d’Or- 
moy en 1883 ...... 297 

Felhoen (D r R.), prix Montyon de 
statistique en 1908 .... 37 

Félizet i D 1 G.), prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1894. 73 
Fénon, subvention Tremont en 

1888. 142 

Fenzy, mention honorable Mon¬ 
tyon des arts insalubres en 

1910 .94 

Ferber, médaille d’or de l’aéronau¬ 
tique en 1909. 297 

Féré, citation Montyon de méde¬ 
cine et chirurgie en 1888. . 69 

Fernandez (Ramon), citation Mon¬ 
tyon de statistique en 1889. 31 
Ferran (D 1 J.), prix Bréant en 

1907. 151 

Ferrand ( Etienne), mention hono¬ 
rable Bellion en 1891 . . . 335 

Ferreira (D' Clemente), citation 
Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1894. 74 

Ferrié, prix Kastner-Boursault en 

1904. 323 

— Prix Henry Wilde en 1912. 446 

Ferry de Bellone (D 1 C. de), prix 
Jean Thore en 1889 . . . 216 

Féry (Charles), prix Hughes en 

1911 .422 

Feuillé i D 1 Émile), mention hono¬ 
rable de médecine et chirurgie 

38 

























594 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


en 1911.85 

Feytaud (J.), prix Jean Thore en 

1914.218 

Fichot, prix Binoux de géographie 
et navigation en 1910. . . 393 

Fiessinger i D' Charles!, mention 
honorable Montyon de médeci¬ 
ne et chirurgie en 1890. . . 71 

— id. en 1893 . 73 

Fiessinger ( D 1 Noëli, citation Mon¬ 
tyon de’ médecine et chirurgie 
en 1912 . 87 

Filhol (Henri), prix Petit d’Ormoy 
des sciences naturelles en 1883 
.■ .295 

— Médaille d'honneur décernée sur 

la fondation Petit d’Ormoy en 
1883. 297 

Finck i D r ), mention honorable du 
baron Larrey en 1900. 434 

Finet (,E. Achille), prix de Coincy 

en 1911 . 467 

Finlay iD r C. J.), prix Bréant en 

1912 . 152 

Fischer (Émil), médaille d'or La¬ 
voisier en 1901 . 454 

Fischer (D 1 Pauli, médaille d'hon¬ 
neur décernée sur la fondation 
Petit d'Ormoy en 1883. . . 297 

— Récompense au concours pour 

le grand prix des sciences phy¬ 
siques en 1884 . 12 

Flagey C.), encouragement Mon¬ 
tagne en 1896 . 201 

Flahaut ^Charles), prix Gay en 

1897. 279 

Flamant, prix Montyon de méca¬ 
nique en 1893. 51 

Flammarion (Camille), subvention 
Loutreuil en 1915 .... 525 
Fleig (D 1 ' C.), mention honorable 
Montyon de physiologie en 1904 


. 47 

— Prix Lonchampt en 1910. . 440 

Fleuriais i G .), prix Plumey en 

1881. 184 

— Prix Lalande en 1883 ... 18 

— Prix de six mille francs en 

1886. 112 

Fleury (Jules), mention Montyon 
de statistique en 1905 ... 36 

— Mention très honorable Montyon 

de statistique en 1907. . . 37 

Fleury (D r Maurice de), prix Lal¬ 
lemand en 1900 . 170 

— id. en 1904 . 171 

Fleury (Pierre), citation Montyon 

de statistique en 1890 ... 32 
Florentin (Daniel), mention Mon¬ 
tyon des arts insalubres en 

1915. 95 

Foëx (Etienne), prix Jean Thore 

en 1913. 218 

Folin (de), médaille d’honneur dé¬ 
cernée sur la fondation Petit 
d'Ormoy en 1883 .... 297 

— Prix Delalande-Guérineau en 1894 
. 271 

Follin, prix Montyon de médeci¬ 
ne et chirurgie en 1888. . . 69 

Fonssagrives (D r ), mention hono¬ 
rable Montyon de médecine et 

chirurgie en 1884 . 65 

Fontan (D r ), citation Montyon de 
médecine et chirurgie en 1887 
. 68 

— Prix Barbier en 1896. . . 101 

Fontannes iF.), mention très ho¬ 
norable au concours pour le 
grand prix des sciences physi¬ 
ques en 1881. 11 

— Grand prix des sciences physi¬ 
ques en 1883 . 12 

Fontenay (^Guillaume de), encou- 






















DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 595 


ragement Fanny Emden en 

1913 . 514 

Fontvioland (Bertrand de), prix 
Montyon de mécanique en 1894 

.51 

Forcrand (de), prix Jecker en 

1893 .. 156 

Forest, encouragement Le Conte 

en 1912.306 

Forgeot ( E. ), mention honorable 
Philipeaux en 1910 .... 388 
Fortant (Georges), prix en 1908 

. 187 

Forti (Achille), prix Desmazières 

en 1915 . 178 

Fortier (Louis-Ernest), prix Lapla- 
ce en 1905 . 134 

— Prix L.-E. Rivot en 1905. . 411 

Fosse (Richard), encouragement 

Cahours en 1901, en 1902 . 367 

— Médaille Berthelot en 1902. 462 

— Prix Berthelot en 1908 . . 465 

— Prix Jecker en 1911 . . . 160 

Foureau, prix Le Conte en 1901 

.304 

— Médaille d’or Janssen en 1901 
.374 

Fourneau ( Ernest), prix Berthelot 
en 1913.465 

— Médaille Berthelot en 1913. 464 
Fournié i D r H.), citation Montyon 

de médecine et de chirurgie en 

1882 . 64 

Fournier (D r Alfred!, prix Chaus- 

sier en 1903 . 212 

Fournier (D r Ed.), mention hono¬ 
rable Montyon de médecine et 

chirurgie en 1899. 77 

Fournier (Eugène), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1902 . 79 

Fourtau (R.), prix Savigny en 


1903 . 181 


Fowler (A.), prix 

Benjamin Valz 

en 1913. . . . 


. . 287 

Fowler (sir John), 

prix 

du géné- 

ral Poncelet en 1892 . 

. . 252 

Franchet (A.-R.), 

prix 

Gay en 

1901. 


. . 280 


Franchis (Michèle de), prix Bor- 
din des sciences mathématiques 
en 1909. 127 

François-Franck (D r ), prix Lal¬ 
lemand en 1888. 167 

— Prix L. La Caze de physiologie 

en 1889 . 227 

— Subvention Bonaparte en 1914 
.505 

Francq (Léon), prix Montyon de 
mécanique en 1883. ... 50 

Fraysseix (de), prix de six mil¬ 
le francs en 1893 . . . .114 

Frédéricq (Léon), mention hono¬ 
rable Montyon de physiologie en 
1884 . 41 

— Prix Montyon de physiologie en 

1888 . 42 

Fredholm, prix du général Ponce¬ 
let en 1908 . 253 

Frémont (Charles), subvention 
Trémont en 1896, en 1897, en 
1898. 142 

— id. en 1900, en 1901, en 1902, en 

1903, en 1905, en 1906, en 1907, 
en 1908, en 1909, en 1910, en 
1911, en 1912, en 1913, en 1914, 
en 1915.143 

— Prix Saintour en 1904. . . 382 

Freundler (P.), encouragement 

Cahours en 1894, en 1896. 366 

— Prix Jecker en 1904 . . . 159 

— Médaille Berthelot en 1904 . 463 

Friedel (G.), .prix Delesse en 1905 

.357 



























596 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


Fritsch ( Antoine), prix Cuvier en 


1900 . 137 

Frois (A.), prix Montyon des arts 
insalubres en 1908 .... 94 

— Médaille Berthelot en 1908. 463 

— Prix Bellion en 1910 . . . 339 

Fromag’et (E.), prix de six mil¬ 
le francs en 1909 .... 118 

Frontard, prix L.-E. Rivot en 

1905 . 411 

Frouin (Albert), prix Martin Da- 
mourette en 1904 .... 353 


— Prix Montyon de médecine et 


Gâche i D' Samuel), prix Bellion 

en 1900 . 337 

Gad i D' Johannes), prix Pourat en 

1889 . 308 

Gagnepain (F.), prix de Coincy 

en 1907 . 467 

Gagnière i D r J.), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1904 . 80 

Gaillard, prix de six mille francs 

en 1903. 117 

Gaillard (A.), prix Montagne en 

1893 . 201 

Gaillard i D r ), mention honorable 

Bréant en 1893 . 149 

Gaillaud (Is.), prix Montagne en 

1905 . 203 

Gaillot (J. -B. -A.), prix Damoiseau 
en 1891 . 208 

— Subvention Debrousse en 1901 
. 543 

— Prix Damoiseau en 1902. . 209 

— Prix G. de Pontécoulant en 1907 
. !... 457 


chirurgie en 1908 .... 83 

— Prix Lonchampt en 1910. . 440 

— Prix Bellion en 1913 . . . 339 

Fua iM.), citation Montyon de mé¬ 
decine et chirurgie en 1884. 65 

Fumât, prix Montyon des arts in¬ 
salubres en 1888 . 90 

Furtado-Heine de dispensaire), 
classé hors ligne au concours 
pour le prix Montyon de statis¬ 
tique en 1886. 29 

— Citation Montyon de statistique 

en 1890 . 32 


— Subvention Bonaparte en 1910 
.496 

— Prix Damoiseau en 1914. . 209 

Gain (Edmond), prix Montyon de 

statistique en 1905 .... 36 

— Prix Montagne en 1913 . . 204 

Gain (Gustave), encouragement Ca- 

hours en 1907 . 368 

— id. en 1908. 368 

— Médaille Berthelot en 1908. 463 
Galatoire-Malégarie, prix L.-E. 

Rivot en 1907 . 411 

Gall (H.), prix Kastner-Boursault 

en 1901 . 323 

Galliot, prix Montyon de mécani¬ 
que en 1895 . 51 

Gallois, prix Montyon de statisti¬ 
que en 1910.38 

Gallois (D r Paul), mention honora¬ 
ble Montyon de médecine et 

chirurgie en 1900. 77 

Galtier, prix Bréant en 1887 . 148 

Galy-Aché, prix de six mille francs 
en 1899.116 
























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


597 


Gangolphe (D r ), prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1895 

.74 

Gannal (Félix), récompense Dus- 

gate en 1890 . 261 

Garçon (Jules), subvention Lou- 

treuil en 1915.525 

Gard (Médéric), subvention Bona¬ 
parte en 1913.501 

— Prix de Coincy en 1914 . . 467 

Garnier i D r Paul), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 
en 1891.72 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1899 
.77 

— Prix Lallemand en 1903 . . 171 

Garnier «René), grand prix des 

sciences mathématiques en 1912 

.11 

Garnier ( D r Samuel i, citation Mon¬ 


tyon de statistique en 1890 . 32 
Garnier ( Victor), prix Plumey en 

1912.187 

Garros (Félix), prix Montyon des 
arts insalubres en 1893. . . 91 

Gaubert (Paul), prix Saintour en 
1908 . 382 


— Subvention Bonaparte en 1911 

.497 

Gaucher (Dm, prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1897 

.75 

Gaultier (Jules), prix Montyon de 
mécanique en 1910 .... 53 
Gaultier (D r René), mention hono¬ 
rable Montyon de médecine et 

chirurgie en 1907. 82 

Gauthier i D r Gabriel), mention 

Bellion en 1904. 338 

Gautier (Armand), prix Jecker 
en 1882. 155 


Gautier (E. F.), prix Saintour en 

1909. 382 

Gautier (Henri), encouragement 

Jecker en 1893 . 157 

— Prix Vaillant en 1900. . . 266 


Gautrelet ( D‘ 

Émile), citation 

Montyon de médecine et chirur- 

gie en 1891 . 

.72 

— id. en 1914. , 

.89 

Gavoy (D r E.), 

citation Montyon 

de médecine 

et chirurgie en 

1882 . . . 

.64 


— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1885 
.66 

Gayde, prix de six mille francs en 
1904 . ,117 

— id. en 1907 . 118 

Gayon, prix Alhumbert en 1881. 22 
Géneau de la Marlière, prix de 

la Fons Mélicocq en 1895. 223 
Gentil (Louis), prix Gay en 1908 
.281 

— Subvention Bonaparte en 1912 
.498 

Genvresse, prix Jecker en 1896. 157 
Georgel (Victor), prix Montyon 
des arts insalubres en 1906. 93 
Gérard (Pierre), prix Bellion en 

1913.339 

Gérardin (A.), prix Montyon des 
arts insalubres en 1895 ... 92 
Gérards (Emile), prix Houllevigue 

en 1910.330 

Géraud (D r ), prix Martin-Damou 

rette en 1893. 353 

Gérin (Henry), prix L.-E. Rivot en 

1898 . 410 

Germain, prix de six mille francs 
en 1883. 112 

— id. en 1903 . .117 

Germain (Louis), prix Savigny en 



























598 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


1912 . 182 

Gernez, prix L. La Caze de physi¬ 
que en 1885 . 229 

Geynet, prix de six mille francs 

en 1913 . 120 

Giacobini, prix Lalande en 1900 
. 20 

— Prix Benjamin Valz en 1905, en 

1907 . 286 

Giard (Alfred), prix Serres en 
1896 . 239 

— Prix Petit d'Ormoy des sciences 
naturelles en 1899 .... 296 

Gibory, médaille d’honneur décer¬ 
née sur la fondation Petit d’Or- 

moy en 1883 . 297 

Gilbert (Étienne), mention honora- 
~ble Barbier en 1881 . . . . 98 

— Prix Barbier en 1893. . . 100 

Gill (sir David), prix Benjamin 

Valz en 1881 . 284 

Gilles de la Tourette ( D r ), men¬ 
tion honorable Montyon de mé¬ 
decine et chirurgie en 1888 . 69 

— Prix Lallemand en 1891 . . 167 

Gillier, prix L.-E. Rivot en 1903 

. 411 

Gillot (D r F. -Xavier), prix Monta¬ 
gne en 1892 . 201 

Gils (D r F.), citation Montyon de 
médecine et chirurgie en 1896 

. 75 

Gimbert • D r ), prix Bréant en 1893 

. 149 

Ginestous (D r Etienne), prix du 
baron Larrey en 1911. . . 437 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1912. 86 

.— Citation Montyon de médecine et 


chirurgie en 1915.89 

Ginzel, prix Benjamin Valz en 
1884. . 284 


Girard ( Charles), prix Montyon des 
arts insalubres en 1885. . . 90 

Girard (J. -B.), encouragement Plu- 
mey en 1897 . 185 

— Prix de six mille francs en 1906 
. 118 

Girard (Jules), encouragement Gay 
en 1882 . 276 

— id. en 1884 . 277 

Girard (Pierre), prix Philipeaux 

en 1914 . 388 

Giraud, prix Parkin en 1903 . 363 
Giraud-Teulon (F.), mention ho¬ 
norable Montyon de médecine et 

chirurgie en 1882. 63 

Girod (Paul), prix Da Gama Ma- 
chado en 1885 . 162 

— Prix Jérome Ponti en 1900. 319 
Gironcourt (G. de), subvention 

Bonaparte en 1913 . . . . 502 

— Subvention Bonaparte en 1914 
. 504 

Gisclard, prix Caméré en 1912. 476 
Glangeaud t P h . ) , prix Delesse en 

1909 . 357 

Glasenapp (S. de), prix Benjamin 

Valz en 1890 . 285 

Glasser (Édouard), prix Laplace en 
1894 . 133 

— Prix L.-E. Rivot en 1894. . 410 

Glatard i D r Raymond), mention 

honorable Bellion en 1903 . 338 
Glénard (Fr.), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1886 . 67 

Gley ( D r E. ), prix Montyon de 
physiologie en 1890. ... 43 

— Prix Pourat en 1891 ... 308 

— Prix Martin-Damourette en 1891 
. 353 

— Prix Lallemand en 1894 .. . 168 

— Prix Mège en 1901. . . . 257 


























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT.ETC.. 


599 


— Prix L. La Caze de physiologie 

en 1914.228 

— Subvention Loutreuil en 1915 
.523 

Glover ( D r Jules), mention honora¬ 
ble Montyon de médecine et chi¬ 
rurgie en 1895. 74 

— Prix Barbier en 1903 . . . 102 

— Mention honorable Montyon de 

physiologie en 1912. ... 49 

— Prix Lallemand en 1915 . . 173 

Godfroy (R.-E.), prix de six mille 

francs en 1913.120 

Godin ( D 1 Pauli, prix du baron 

Larrey en 1903 . 435 

Golaz, subvention Trémont en 1881 

.141 

Goldstein (E.), prix Hébert en 

1903 . 414 

Gomont (Maurice!, prix Desmaziè- 

res en 1890. 176 

Gonnard (Ferdinand), prix Victor 
Raulin de minéralogie et pétro¬ 
graphie en 1909. 482 

Gonnessiat (François), prix Lalan¬ 
de en 1889 . 19 

— Prix Delalande-Guérineau en 1902 
.272 

— Prix Saintour en 1907. . . 382 

— Subvention Bonaparte en 1908 
.492 

— Subvention Loutreuil en 1915 
.524 

Gonse (E.), citation de la Fons Mé- 


licocq en 1886 . 223 

Gorceix, citation Delesse en 1885 

.356 

— Prix Delesse en 1887. . . 356 

Gorini (Costantino), prix Bellion 
en 1914.339 


Gorgeu, encouragement Bordin des 
sciences physiques en 1893. 129 


Gosselet, prix Petit d’Ormoy des 
sciences naturelles en 1897. 296 

Gossçlin, prix de six mille francs 

en 1895. 115 

Gossot (F.), prix de six mille 
francs en 1894 . 114 

— id. en 1897 . 115 

— id. en 1905. 117 

Gougerot ( D r Henri), prix Barbier 

en 1913.104 

— Prix Bellion en 1915 . . . 340 

Gouguenheim (D r A.), mention 

honorable Montyon de médecine 
et chirurgie en 1895. ... 74 

— Citation Montyon de médecine 
et chirurgie en 1906. ... 82 

Gouré de Villemontée (Gustave), 
prix Hébert en 1906 . . . 414 

Gourfein (D r ), mention honorable 
Montyon de physiologie en 1897 

.45 

Gourguechon, prix L. - E. Rivot 

en 1897. 410 

Goursat (Edouard), grand prix des 
sciences mathématiques en 1886 
.8 

— Prix du général Poncelet en 

1889. 251 

— Prix Petit d’Ormoy des sciences 

mathématiques en 1891 . . 294 

Gouy (Louis-Georges), prix L. La 
Caze de physique en 1905 . . 230 

— Médaille Berthelot en 1905. 463 
Goyon (J. de), mention honorable 

Lallemand en 1912. . . . 172 

Goy (Louis de), prix Montyon de 
statistique en 1909 .... 37 

— id. en 1912.39 

Graebe (Cari), médaille d'or La¬ 
voisier en 1903 . 454 

— Médaille Berthelot en 1903./ 463 
Gramont (le comte Arnaud de), 
























600 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


prix Hughes en 1912 . . . 423 

— Subvention Debrousse et Gas en 

1912.546 

Gramont, duc de Guiche (Ar¬ 
mand de), prix Fourneyron en 

1912.236 

Grand’Eury, prix Bordin des scien¬ 
ces physiques en 1883 . . 128 

Grandidier (Guillaume), prix Savi- 

gny en 1899 .180 

Grand-Jean ( Marius - Georges), 
prix Boileau en 1903 . . . 346 

Grasset I D r ), prix Lallemand en 

1885 . 166 

Grasset (Albert), prix de six mille 

francs en 1900 . 116 

Graux (D r Lucien), citation Mon- 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1906 . 82 

Gravier (Charles), prix Savigny en 

1905. 181 

Gréhant (D r N.), mention honora¬ 
ble Montyon de médecine et chi¬ 
rurgie en 1882. 63 

— Prix Montyon de physiologie en 

1886 . 42 

— Prix Montyon des arts insalubres 

en 1891.91 

— Mention honorable Montyon des 

arts insalubres en 1893 . . . 91 

Griffiths (D r A.-B.), citation Mon¬ 
tyon de physiologie en 1890. 43 

— Prix Montyon de physiologie en 

1893 . 44 

Griffon (D r Vincent), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1902 . 79 

Grignard, encouragement Cahours 

en 1901. 367 

•— id. en 1902 . 367 

— Médaille Berthelot en 1902. 462 

— Prix Jecker en 1906 . . . 159 


Grimaud, prix Jean-Jacques Ber¬ 
ger en 1904 . 343 

Grimbert (Léon), prix Barbier en 
1902. 102 

— id. en 1907 103 

— Médaille Berthelot en 1902. 462 

— Prix Lonchampt en 1912. . 441 

Griner (Georges), prix Jecker en 

1893. 157 

Grossouvre (de), prix Fontannes 

en 1902. 360 

Groum - Grschimailo ( Grégoire), 
prix Tchihatchef en 1893 . 289 
Grouvelle (Antoine), prix Jean 

Thore en 1912.218 

Grunow (A.), prix Desmazières en 

1886. 175 

Gruvel (A.), prix Jérome Ponti en 
1906. 320 

— Subvention Bonaparte en 1912 
.499 

Gruzewska (M ,,,c Z.), prix Phili- 

peaux en 1911.388 

Guégo ( D r Henry), mention Mon¬ 
tyon de statistique en 1904 

.36 

Guéguen (Fernand), prix Monta¬ 
gne en 1907 . 203 

Guelliot (D r 0.), prix Godard en 

1883. 190 

Guérard (Ad.), prix Bréant en 

1886. 148 

Guerbet (Marcel), prix Jecker en 
1909. 159 

— Médaille Berthelot en 1909. 464 
Guérin (D r C.), citation Montyon 

de médecine et chirurgie en 1902 

. ... 79 

Guérin (Paul), prix de Coincy en 


1908. 467 

Guéroult (L.), prix Montyon des 
arts insalubres en 1892. . . 91 






























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


601 


Guiart (Jules), prix Barbier en 

1907. 103 

Guiard, (D' F.-P.), prix Godard en 

1898. 192 

Guichard (Claude), mention hono¬ 
rable au concours pour le grand 
prix des sciences mathématiques 
en 1894.9 

— Prix Jérome Ponti en 1898. 319 

— Prix Saintour en 1901. . . 381 

— Prix du général Poncelet en 

1906. 253 - 

— Grand prix des sciences mathé¬ 
matiques en 1908 . . . . 10 

— Prix Petit d'Ormoy des sciences 

mathématiques en 1913 . . 295 

Guignard (Léon), prix Bordin des 
sciences physiques en 1891. 128 

Guilbert iC.-F.), prix Hébert en 

1902. 413 

Guilbert (Gabriel), prix Victor Rau- 
lin de météorologie et physique 1 
du globe en 1910.483 

— Médaille Berthelot en 1910. 464 

Guillaume i Charles-Edouard ), prix 

Jérome Ponti en 1896. . . 319 

Guillaume, prix L.-E. Rivot en 

1901.410 

Guillaume (Joseph - Noël), prix La¬ 
lande en 1914.21 

Guillemard, encouragement Ca- 
hours en 1907 . 368 

— id. en 1910.368 

— Médaille Berthelot en 1910. 464 

Guillemard < D 1 H.l, mention ho¬ 
norable Montyon de médecine 
et chirurgie en 1906. ... 82 

Guillemin (A.), subvention Tré- 

mont en 1904.143 

Guillemin (Henri), prix Saintour 

en 1914.383 

Guilleminot (D r H.), prix Montyon 


de médecine et chirurgie en 
1900 . 77 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1905. 81 

— Prix Barbier en 1911 . . . 104 

Guillemonat (D r A.), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 
en 1899 . 77 

— Mention honorable Montyon de 
medecine et chirurgie en 1902 
.78 

Guilliermond (Alexandre), prix 
Desmazières en 1904 . . . 177 

— Prix Montagne en 1909 . . 203 

Guillot (Camille), mention Bellion 

en 1915.340 

Guillot (Émile), mention Bellion 

en 1915.340 

Guinant (D r J.), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1881.63 

Guinard i D' L.), prix Martin-Da- 
mourette en 1897 .... 353 

— Prix Barbier en 1900. . . 101 

Guinon (D r Georges), prix Lalle¬ 
mand en 1890 167 

Guiraud (D r ), mention honorable 
Montyon de statistique en 1882 

.28 

Guntz (Antoine), prix L. La Caze 


de chimie en 1903 .... 232 

— Médaille Berthelot en 1903. 463 
Guye (Ph.-A.), prix Vaillant en 

1896. - . 266 

Guyon ( D 1 Félix), prix Montyon 
de médecine et chirurgie en 
1890 . 70 

— Prix Philipeaux en 1897. . 386 

— Prix Pourat en 1898 . . . 310 


Guyot (A.), prix Jecker en 1910 

.160 

— Médaille Berthelot en 1910. 464 
























602 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


Guyou (Émile), prix Plumey en 
1887. 184 


Prix de six mille francs en 
1891 . 114 


Hache (D r Maurice), citation Mon- 
tyon de médecine et chirurgie 
en 1884 . 65 

— Prix Godard en 1888 . . . 191 

Hackspill (Louis), encouragement 

Cahours en 1911.368 

— Médaille Berthelot en 1911. 464 
Hadamard ( Jacques - Salomon), 

grand prix des sciences mathé¬ 
matiques en 1892 .9 

— Prix Bordin des sciences mathé¬ 
matiques en 1896 .... 126 

— Prix du général Poncelet en 

1898 . 252 

— Prix Petit d’Ormoy des sciences 

mathématiques en 1903 . . 295 

— Prix Vaillant en 1907. . . 267 

— Prix Estrade - Delcros en 1908 
.300 

Haffkine (D' W.-M.), prix Bréant 

en 1909. 151 

Hahn, médaille d’honneur décernée 
sur la fondation Petit d’Ormoy 

en 1883 . 297 

Haie i George-Ellery ), médaille d’or 

Janssen en 1894. 374 

Halipré (D r André), prix Lalle¬ 
mand en 1895 . 168 

Hall (Asaph), médaille d'or Arago 

en 1893. 379 

Hallé (Noël), prix Godard en 1894 
.192 

— Prix Godard en 1903 . . . 193 

— Prix Godard en 1915 . . . 195 

Haller (Albin), prix Jecker en 1887 

.156 


H 

— id. en 1897 . 158 

Hallopeau (D 1 ' H.), citation Mon- 

tyon de médecine et chirurgie en 

1887 . 68 

— Prix Montyon de médecine et 
chirurgie en 1900 .... 77 
Hallopeau ( D r Paul), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1913 .. . 88 

Halphen (Georges-Henri), prix du 
général Poncelet en 1883. . 251 

— Prix Petit d’Ormoy des sciences 
mathématiques en 1885 . . 294 

— Prix Jean Reynaud en 1891. 315 
Halphen (G.), encouragement Mon¬ 
tyon des arts insalubres en 1901 

. 93 

Hamet (Raymond), subvention Bo¬ 
naparte en 1912.498 

Hamonet (Jules), prix Jecker en 

1907 . 159 

— Médaille Berthelot en 1907 . 463 
Hamy (Maurice), prix Lalande en 

1895 . 20 

— Subvention Debrousse et Gas en 

1913, en 1914.547 

Hanriot (Maurice), prix Jecker en 
1890 . 156 

— id. en 1899 . 158 

Hansky (Alexis), médaille d’or 

Janssen en 1904 . 375 

Hanusse, prix de six mille francs 

en 1884 . 112 

Hardel, prix L.-E. Rivot en 1900 

. 410 

Hardy (D‘ A.), prix Montyon de 

























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


603 


médecine et chirurgie en 1888 

.69 

Harel de la Noë, prix Caméré en 

1910.4-76 

Hariot (Paul), prix Montagne en 
1890 . 200 

— Mention honorable Desmazières 

en 1908. ' . . .178 

— Prix Desmazières en 1913. 178 

Hartmann (L.), prix Montyon de 

mécanique en 1902 .... 52 

— Subvention Bonaparte en 1910 
.494 

— id. en 1911.496 

Harot, médaille d’honneur décer¬ 
née sur la fondation Petit d’Or- 
moy en 1883 . 297 

Hartwig, prix Benjamin Valz en 

1902. 286 

Hatt (Ph.), prix Lalande en 1883 
.18 

— Prix de six mille francs en 1885 
.112 

— Prix Gay en 1886 .... 277 
Haug (.Émile), prix Fontannes en 

1899 . 360 

Hauron (Louis Ducos du), subven¬ 
tion Trémont en 1899. . . 143 

Hauser (Alphonse), prix de six 
mille francs en 1888 . . .113 

Hauser (D r Georges), prix Lalle¬ 
mand en 1902 . 170 

Hauser (D r Ph.), prix Bréant en 

1888. 148 

Hautefeuille ( P.), prix L. La Caze 
de chimie en 1881 .... 230 
Hayem i D r Georges), prix Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1882 . 63 

Hébert (A.), encouragement Ca- 
hours en 1896 . 366 

— id. en 1897 . 366 


— id. en 1898. 366 

Heckel (Édouard), prix Barbier en 

1885 . 98 

— id. en 1887, en 1889. ... 99 

— Encouragement Montyon des arts 
insalubres en 1887 .... 90 

Hecker, prix L.-E. Rivot en 1904 

.411 

Hedin (D r Sven), prix Tchihatchef 

en 1902, en 1903. 290 

Hédon (E.), mention honorable 
Montyon de physiologie en 1891 
..43 

— Prix Montyon de physiologie en 

1892 . 43 

Hédouin, prix de six mille francs 
en 1892. 114 


Heer (Oswald), prix Cuvier en 
1882. 137 


Heiberg (J. L.), prix Binoux d’his- 

toire et philosophie des 

sciences 

en 1912. 

. 391 

Helbronner (Paul), prix 

Binoux 

de géographie et navigation en 

1908 . 

. 392 

Held (A.), encouragement 

Jecker 

en 1901. 

. 158 

Hélie, prix de six mille francs en 

1885 . 

. 112 

Hemsalech (G. A.), prix 

Hébert 

e’n 1911. 

. 414 


— Subvention Bonaparte en 1914 
.503 

Henneguy (L. - F.), grand prix des 
sciences physiques en 1889. 13 

— Encouragement Le Conte en 1896 
.305 

— Prix Serres en 1905 . . . 239 

Hennequin ( D r J.), prix Montyon 

de médecine et chirurgie en 

1907 . 82 

Hénocque (D r A.), prix Montyon 
































604 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


de médecine et chirurgie en 

1888 . 69 

Henri (Victor), prix Montyon de 
physiologie en 1903. ... 47 

— Médaille Berthelot en 1903. 463 

— Prix Philipeaux en 1905. . 387 

— Prix Bellion en 1911 . . . 339 

Henri (M mo Victor), prix Bellion 

en 1911.339 

Henriet, mention Montyon des 
arts insalubres en 1913. . . 94 

Henry (A.), prix Montyon de mé¬ 
decine et chirurgie en 1913. 87 

Henry (Paul), prix L. La Caze de 

physique en 1887. 229 

Henry (Prosper), prix L. La Caze 
de physique en 1887 . . . 229 

Hentschel, prix L.-E. Rivot en 

1909 . 411 

Hepperger (J. Von), prix Damoi¬ 
seau en 1909 . 209 

Héraud, prix de six mille francs 

en 1887. 112 

Heribaud (Joseph), prix Montagne 
en 1894. 201 

— id. en 1899. 202 

Hermite (Gustave), médaille de 

vermeil de l’aéronautique en 

1909. 298 

Herrgott ( D r ), prix Mège en 

1893. 256 

Herrmann, prix Da Gama Macha- 

do en 1882. 162 

Herscher (Eugène-Charles-Ernest), 
prix Laplace en 1889. . . 133 

Hertz (Heinrich), prix L. La Caze 
de physique en 1889 . . . 229 

Hervé, prix Montyon de statisti¬ 
que en 1895 . 33 

Hervé (Henri), prix Houllevigue 

en 1904. 329 

Hervieu, prix Jean-Jacques Berger 


en 1909. 343 

Hervieu (Ch.), mention honorable 
Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1909. 84 

Heurck ( D 1 Henri van), prix Des- 
mazières en 1886 .... 175 
Heurteau (Émile), prix L.-E. Ri¬ 
vot en 1899 . 410 

Heymans (D r J. F. i, prix Pourat 

en 1889 . 308 

Heyraud (Charles), mention Mon¬ 
tyon de statistique en 1911. 38 

Hilbert, prix du général Poncelet 

en 1903 . 253 

Hill ( George - William i, prix Da¬ 
moiseau en 1898. 208 

Hillairet ( D r J.-B. t, mention hono¬ 
rable Godard en 1903. . . 193 

Hilleret (G.), prix de six mille 

francs en 1910 . 119 

Hinks (Arthur Robert), encourage¬ 
ment Le Conte en 1910 . . 306 

Hirn (Karl-E.), prix Desmazières 

en 1901.177 

Hogge (D r Albert), prix Godard en 

1905. 193 

Hospitalier (E.), prix Gaston Plan¬ 
té en 1903.397 

Houard (C.). prix de la Fons Mé- 

licoq en 1907. 223 

— Subvention Bonaparte en 1909 

.493 

id. en 1911.497 

Houdas (J.), prix Barbier en 

1899. 101 

Hoüel (Jules), prix du général Pon¬ 
celet en 1884. 251 

Houette, prix de six mille francs 

en 1895. 114 

Houlbert (C.), prix Jean Thore 

en 1906. 217 

Houllevigue (L.), prix Hébert en 
































DE PRIX, MENTIONS, CITAT. ,SUBVENT., ETC.. 


605 


1912.414 

— Prix Henri de Parville, ouvrages 

de sciences, en 1914. . . . 418 

Hovelacque, prix Montyon de 
statistique en 1895 .... 33 

Huas, médaille d’honneur décernée 
sur la fondation Petit d'Ormoy 
en 1883. 297 

Hubert (Henry), grand prix des 
sciences physiques en 1915. 15 

Hublé (D r Martial), prix Montyon 
de statistique en 1898 ... 34 

Huchard < D r Henri ), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 
en 1883 . 65 

— Prix Montyon de médecine et 

chirurgie en 1893. 73 

Hue (Auguste-Marie;, prix Mon¬ 
tagne en 1892. 201 

— Prix Desmazières en 1899. 177 

— id. en 1909 . 178 

Huggins (William), prix Benjamin 

Valz en 1882. 284 


Ibanes de Ibero, marquis de 
Mulhacén, prix du général Pon¬ 
celet en 1890 . 251 

Icard < D r Séverin ), mention hono¬ 
rable Dusgate en 1895. . . 262 

— Prix Dusgate en 1900. . . 262 

— Prix Dusgate en 1910. . . 262 
Imbeaux (D r Ed.), prix Bréant 

en 1902. 150 

— Médaille Berthelot en 1902. 462 

— Prix Bellion en 1910 . . . 339 

Imbert, prix Montyon de médeci¬ 
ne et chirurgie en 1896 . . 75 

Imbert (D r A.), prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1895. 
.74 


— Médaille d'or Janssen en 1888 

.373 

Hugoniot, prix de six mile francs 

en 1885. 112 

Huguet ( D r J.), prix Montyon de 
statistique en 1896 .... 33 
Humbert (Georges),, prix du géné¬ 
ral Poncelet en 1891 . . . 252 

— Prix Bordin des sciences mathé¬ 
matiques en 1892 . . . .125 

Husnot (T.), prix Desmazières en 

1882 . 175 

— Prix Montagne en 1894 . . 201 

Hussey (William - J.), prix Lalan¬ 
de en 1906. 20 

Hyades ( D r ), citation Montyon de 
médecine et chirurgie en 1881 

.63 

— Médaille d’honneur décernée sur 
la fondation Petit d'Ormoy en 

1883 . 297 

— Prix Delalande Guérineau en 

1886. 271 

I 

— Prix Chaussier en 1911 . . 213 

Imbert (L.), prix Godard en 1904 

.193 

Institut Pasteur, prix Jean-Jac¬ 
ques Berger en 1899 . . . 343 

Ioteyko ( M flle le D r Joséphine), 
prix Montyon de physiologie 

en 1900 . 46 

— Prix Lallemand en 1903. . 170 

— Prix Mège en 1910 . . . 257 

Isambert, prix Jecker en 1890. 156 

IstvànfT (Gyuia de), mention hono¬ 
rable Desmazières en 1900 . 177 

— Prix Jean Thore en 1903, en 


1905. 217 

— Prix Desmazières en 1914 . 178 























606 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


Jaccoud (D r ), prix Chaussier en 

1887 . 242 

Jackson (Ch. Evans), encourage¬ 
ment Damoiseau en 1888. . 207 

Jacob, prix Fourneyron en 1889 
. 235 

— Prix de six mille francs en 1894 
.114 

— id. en 1904 . 117 

Jacob <0.), prix Montyon de mé¬ 
decine et chirurgie en 1911. 85 

Jacquemier, prix Plumey en 1883 

. 184 

Jacquet, médaille d’honneur dé¬ 
cernée sur la fondation Petit 
d'Ormoy en 1883 .... 297 
Jacquet fD' Lucien), mention ho¬ 
norable Montyon de médecine et 
chirurgie en 1896 .... 75 

— Mention honorable Bellion en 

1900 . 337 

Jadin (Fernand), prix Lonchampt 

en 1915.441 

Jance, prix de six mille francs en 

1909 . 118 

Janet (Charles), prix Jean Thore 
en 1896. 216 

— Prix Cuvier en 1909 . . . 138 

Janet (Léon-Augustin), prix Lapla- 

ce en 1881.132 

Janet (Paul), prix Kastner - Bour- 
sault en 1898. 323 

— Prix Hébert en 1909 . . . 414 

— Prix Gaston Planté en 1911. 398 

Janet (D r Pierre), mention hono¬ 
rable Lallemand en 1894. . 168 

— id. en 1899 . 169 

Janselme ( D r E.), mention Mon¬ 
tyon de statistique en 1912. 39 

Japiot i Marcel-Louis-Jean), prix 
Laplace en 1901. 134 

— Prix L.-E. Rivot en 1901 . 410 


Jarry-Desloges (René), médaille 
d'or Janssen en 1914 . . . 375 

Jauch (Louis), prix de six mille 

francs en 1915 . 120 

Javal t D' Adolphe ), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1905 . 81 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1906 

. 82 

Javal (Emile), prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1892 

. 72 

Javel (Stéphane), prix Benjamin 

en 1910 . 286 

Javelle, prix Lalande en 1894. 19 

Javillier (M.), prix Lonchampt en 

1914 . 441 

Jeannin, prix L.-E. Rivot en 1914 

. 411 

Jehenne, prix de six mille francs 

en 1903. 116 

Joachimsthal (D'), prix Pourat en 

1896 . 309 

.Joannis, prix Houllevigue en 1896 

. 329 

Job, subvention Loutreuil en 1915 

. 525 

Job ( D r Emile), mention du baron 


Larrey en 1913.437 

Jolibois, encouragement Cahours 
en 1909. . 368 

— id. en 1910.368 

— Médaille Berthelot en 1909. 464 

Joly (A.), prix L. La Caze de chi¬ 
mie en 1891 . 231 

Jolly (D r Justin), prix Montyon de 
physiologie en 1904 .... 47 


— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1908 

.83 

Jolly (L' 1 ), citation Montyon de 





























DE PRIX, MENTIONS, CITAT.,’SUBVENT., ECT. . 


607 


médecine et chirurgie en 1888 

.69 

Jolyet, prix Montyon de physiolo¬ 
gie en 1884. 41 

Jong (D 1 S.-L. de), mention hono¬ 
rable Montyon de médecine et 

chirurgie en 1913.88 

Jorgensen (S.-M.), médaille d’or 
Lavoisier en 1906 .... 455 

— Médaille Berthelot en 1906. 463 
Josué (D r 0.), prix Montyon de 

médecine et chirurgie en 1912 

.86 

Jouanin i D 1 A.), prix Barbier en 

1899 . 101 

Joubin (Louis), encouragement Da 
Gama Machado en 1891 . . 162 

— Citation Da Gama Machado en 


Kapferer (Henry), médaille d’or 
de l’aéronautique en 1909. 298 

Kapteyn (J.-C.), prix G. de Ponté- 

coulant en 1905. 457 

Kaufmann <M.), prix Pourat en 

1894, en 1897. 309 

Kayser (E.), prix Saintour en 

1910.383 

Keating Hart ( D r de), encourage¬ 
ment Martin - Damourette en 

1895. 353 

Keller i0 ), prix Montyon de sta¬ 
tistique en 1885 . 29 

Kelsch (A.), prix Montyon de mé¬ 
decine et chirurgie en 1889. 70 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1892 

. ..72 

Kermorgant, prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1904 


1894.162 

— Prix Gay en 1909 .... 281 

— Prix Henri de Parville, ouvrages 

de sciences, en 1914 . . . 418 

Jouguet, prix Montyon de méca¬ 
nique en 1911.53 


Jourdan (E.-L.-A.), grand prix 
des sciences physiques en 1891 

.13 

Jousseaume (D r ), prix Savigny en 

1890 . 180 

Julliot (Henri), médaille d’or de 
l’aéronautique en 1909. . . 297 

Jumeau (L.), prix Hébert en 1905 

.414 

— Médaille Berthelot en 1905. 463 
Jumelle (Henri), prix Montagne 
en 1891 . . .. 201 


.80 

Kiener (P.-L.), prix Montyon de 
médecine et chirurgie en 1889 

.70 

Kilian (Wilfrid), prix Vaillant en 
1886. 265 

— Prix Delesse en 1899 . . . 357 

Kimpflin (G.), encouragement Jé¬ 
rome Ponti en 1910. . . . 320 

Kirchhoff (G.-R.), médaille d'or 

Janssen en 1887. 373 

Kirmisson ( D r E.), mention hono¬ 
rable Montyon de médecine et 

chirurgie en 1898. 76 

Klein (J.), prix Desmazières en 

1883 . 175 

Kling (André), encouragement Ca- 
hours en 1904 . . . . . 367 

— id. en 1905 . 367 

— Médaille Berthelot en 1904. 463 






















608 


TABLE ALPHABETIQUE DES BENEFICIAIRES 


— Prix Montyon des arts insalu¬ 
bres en 1915.95 

Klumpke iM' 11 ' D.), encourage¬ 
ment Le Conte en 1892 . . 305 

Knopf ( D r S.-A.), mention hono¬ 
rable Bellion en 1900. . . 337 

Kobold (H.), prix Lalande en 

1912.21 

Kœnigs (Gabriel), prix Jérome 
Ponti en 1888 . 319 

— Prix Bordin des sciences mathé¬ 
matiques en 1892 .... 125 

— Prix du général Poncelet en 

1893. 252 

Kolb, prix Montyon des arts insa¬ 
lubres en 1886. 90 

Kollmann (Max), mention hono¬ 
rable Montyon de physiologie 

en 1912.48 

Korn (Arthur), prix Vaillant en 
1907. 267 


Labadie-Lagrave i D r ), prix Mè- 
ge en 1898 . 256 

La Baume -Pluvinel de comte 
Aymar de), médaille d’or Janssen 
en 1902. 374 

— Prix Benjamin Valz en 1909. 286 

Labbé (Alphonse), subvention Bo¬ 
naparte en 1913.502 

Labbé (D r Marcel), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 
en 1899 . 77 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1904 
.80 

Labbé (Paul), prix Tchihatchef en 
1914.252 


Kowalevsky (D r Alexandre), prix 
Serres en 1884 238 

— Prix Serres en 1887 . . . 238 

Kowalevsky ( M m ' Sophie de), prix 

Bordin des sciences mathémati¬ 
ques en 1888. 125 

Krebs, prix Jérome Ponti en 

1886. 318 

Krempf i Armand), mention hono¬ 
rable Savigny en 1903. . . 181 

— Prix Savigny en 1904. . . 181 

— Subvention Bonaparte en 1911 
.496 

Krishaber (D 1 M.), prix Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1882 . 63 

Künckel d’Herculais (Jules), prix 
Petit d’Ormoy des sciences natu¬ 
relles en 1907 . 297 

Kusmitch Kozlov i Peter), prix 
Tchihatchef en 1913 . . . 292 


L 

Laborde (D r J.-V.), prix Martin- 
Damourette en 1889 . . . 352 

— Prix Bellion en 1889 . . . 335 

— Prix Barbier en 1892 ... 99 
— Prix Montyon de médecine et 

chirurgie en 1894. 73 

Labordère, prix L. - E. Rivot en 

1895. 410 

La Brosse (R. de), prix Gay en 

1914.282 

Lacassagne i D r Antoine), prix 
Chaussier en 1907 .... 213 
— Prix Godard en 1914 . . . 194 

Lacombe, prix Delalande-Guéri- 

neau en 1900. 272 

Lacroix (Alfred), prix Vaillant en 




















DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


609 


1892 . 265 

— Prix Parkin en 1903 . . . 363 

Lafay (A.), prix Boileau en 1912 

.34-7 

Lafeuille (Paul), prix du baron 

Larrey en 1899 . 4-34 

Laffont, prix Montyon de physio¬ 
logie en 1884 . 41 

Lafforgue (D r Évariste), mention 
du baron Larrey en 1904. . 435 

Lafitte (P. de), encouragement Le. 

Conte en 1890 . 304 

Lafon (Charles), prix de six mille 

francs en 1914.120 

Lafon (G.), prix Philipeaux en 

1908. 387 

Lafrogne (J.-L.-H.), prix de six 
mille francs en 1910 . . . 119 

Lagarde (Irénéej, prix Damoiseau 

en 1911.209 

Lagrange t D r Fernand ), prix Bel- 

lion en 1889 . 335 

Lpgrange » D r Félix), mention ho¬ 
norable Montyon de médecine et 
chirurgie en 1901.78 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1913. 87 

Lagriffe ( D r Lucien), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1903 . 79 

Laguerre (Edmond-Nicolas), prix 
Petit d’Ormoy des sciences ma¬ 
thématiques en 1887 . . . 294 

Laguesse (D r E.), mention honora¬ 
ble Serres en 1896. . . . 239 

— Prix Martin-Damourette en 1910 
.354 

Laignel-Lavastjne (D r Maxime), 
mention honorable Lallemand en 
1904 . 171 

— Citation Montyon de médecine et 

chirurgie en 1905. 81 


Laïs (Joseph), subvention Bonapar¬ 
te en 1914 .503 

Lajarte (de), médaille d’honneur 
décernée sur la fondation Petit 
d’Ormoy en 1883 .... 297 
Lalaubie (D r H. de), citation Mon¬ 
tyon de chirurgie en 1914. . 89 

Lallemand ^Charles), mention ho¬ 
norable Montyon de statistique 
en 1888 . 31 

— Prix Montyon de statistique en 

1889 . 31 

— Prix Vaillant en 1896. . . 266 

— Prix du général Poncelet en 1905 
.253 

Lamarre (D r E.), mention honora¬ 
ble Lallemand en 1882 . . 166 

Lambert (Armand), prix Benja¬ 
min Valz en 1915 . . . . 287 

Lambert (comte Charles de), mé¬ 
daille d’or de l’aéronautique en 

1909. 297 

Lameere (Auguste), subvention 
Bonaparte en 1915. . . . 505 

La Monneraye (de), médaille 
d'honneur décernée sur la fonda¬ 
tion Petit d’Ormoy en 1883. 297 
Lamy (Henry), prix Godard en 

1908 . 193 

Lancereaux (D 1 ), prix Chaussier 

en 1895. 212 

Lancrenon (Paul - Marie - Emma¬ 
nuel), prix Laplace en 1908. 134 

— Prix L.-E. Rivot en 1908. . 411 
Landouzy (D r L.), prix Montyon 

de médecine et de chirurgie en 
1886 . 67 

— Prix Bellion en 1901 . . . 337 

Landrieu, prix Binoux d’histoire et 

philosophie des sciences en 1912 

.391 

Lane, prix L.-E. Rivot en 1906. 411 
39 






















610 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


Lanyeron (Maurice), prix Saintour 

en, 1912 . 383 

Langevin ( P . ) , prix Hughes en 

1907 . 422 

Langley (Samuel), médaille d’or 

Janssen en 1893 . 374 

Langlais (Marc), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 

1913 . 88 

Langlois, prix Montyon de physio¬ 
logie en 1893 . 44 

Lannelongue ( D' O.), prix Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1891 . 71 

Lanzenberg (D' Armand), prix 
Martin Damourette en 1914. 355 
Lapicque (Louis), prix Barbier en 
1899 . 101 

— Prix Lallemand en 1905. . 171 

— Prix Philipeaux en 1913. . 388 

Lapicque i M ne ), prix Lallemand 

en 1905. 171 

Lapique, mention honorable Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1897 . 76 

La Porte, prix de six mille francs 

en 1904 117 

Lapparent i de), prix Delesse en 

1885 . 356 

Lardier (D'j, prix Bellion en 1894 

. 336 

Larminat i E. de), prix Binoux de 


géographie et navigation en 

1906. 392 

La Roule (de), prix Montyon des 
arts insalubres en 1893 . . 91 

Larras (Abel), prix Gay en 1908 

.281 

Larras (Prosper), prix Gay en 

1908. 281 

Larras (N.), prix Binoux de géo¬ 


graphie et navigation en 1906. 


.392 

Larroque, encouragement Bordin 
des sciences mathématiques en 

1882.124 

Laskowski (Sigismond), prix Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 

en 1896. 75 

Latham (Hubert), médaille d’or 
de l’aéronautique en 1909. 297 

Laubeuf, prix de six mille francs 
en 1900. . .. 116 

— id. en 1908 . 118 

Laubie (Antoine), encouragement 

Montagne en 1911 . . . . 203 

Laugel (Léonce), prix Francœur 

en 1901. 350 

Laulanié (F.), prix Montyon de 
physiologie en 1893. ... 44 

— Prix L. La Caze de physiologie 

en 1907. 228 

Launois (D r P.-F.), mention hono¬ 
rable Montyon de médecine et 
chirurgie en 1904 .... 80 

Launoy (L.i, prix Barbier en 

1909. 103 

Laurent, prix Jean-Jacques Ber¬ 
ger en 1904 . 343 

Laurent (H.), prix du général Pon¬ 
celet en 1894. 252 

— Mention Montyon de statistique 

en 1908 . 37 

Laurent (J.), prix Montyon de 
physiologie en 1905. ... 47 

Laurent (Louis), prix Saintour en 

1906 ... 382 

Lauricella (Giuseppe), prix Vail¬ 
lant en 1907 . 267 

Laval (D r Edouard), prix du baron 
Larrey en 1900 . 434 

— Citation Montyon de médecine et 

chirurgie en 1903. 79 

Laville (A.), encouragement Deles- 






























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ECT.. 


611 


se en 1915 .358 

La Vaulx (Henri de), prix Houlle- 
vigue en 1904.329 

— Médaille d’or de l’aéronautique 

en 1909. 298 

Laveran (D r A.), prix Bréant en 

1889 . 148 

Layens (Georges de), prix de la 
Fons Mélicocq en 1886 . . 222 

Layet (D r A.), mention honorable 
Chaussier en 1883 .... 212 

— Prix Bréant en 1890 . . . 148 

— Prix Montyon des arts insalu¬ 
bres en 1894 . 92 

Léauté ( Pierre - Marcel - André), 
prix Laplace en 1904 . . . 134 

— Prix L.-E. Rivot en 1904. . 411 

Lebasteur, prix Plumey en 1893 

.185 

Lebeau (Paul), encouragement Ca- 
hours en 1895 ..... 366 

— id. en 1896 . 366 

— id. en 1897. 366 

— Prix Bordin des sciences physi¬ 
ques en 1905. 130 

— Médaille Berthelot en 1905. 463 
Le Bel (Achille), prix Jecker en 

' 1881.155 

Lebert (E.), prix Montyon de mé¬ 
canique en 1908 . 53 

Lebesgue (Henri), prix Houllevi- 
gue en 1912 . 330 

— Prix du général Poncelet en 

1914. 254 

Le Besnerais, prix Plumey en 

1908. 187 

Lebeuf, encouragement Le Conte 

en 1909. 305 

Leblanc (Maurice), prix Gaston 
Planté en 1899 . 397 

— Prix du général Poncelet en 

1913 . 254 


Leblond, prix de six mille francs 

en 1894. 114 

Lebœuf, prix Montyon de méde¬ 
cine et chirurgie en 1910 . . 84 
Lebon ( Ernest), prix Binoux d’his¬ 
toire et philosophie des sciences 
en 1910. ....... 391 

Lebrun, médaille d’honneur décer¬ 
née sur la fondation Petit d’Or- 

moy en 1883 . 297 

Lebrun (Albert-François), prix La¬ 
place en 1892. 133 

Lebrun (0.), mention honorable 
Montyon de statistique en 1901 

.34 

Le. Cadet (G.), encouragement Le 

Conte en 1892. 305 

Lecaillon, prix Saintour en 1899 

.381 

Le Cannelier, médaille d’honneur 
décernée sur la fondation Petit 

d'Ormoy en 1883. 297 

Le Ghatelier (André), prix Plu¬ 
mey en 1894 . ,185 

Le Chatelier (Henry), prix Jérome 
Ponti en 1892. . . . . . 319 

— Prix L. La Caze de chimie en 

1895. 231 

Lechien, mention honorable Mon¬ 
tyon des arts insalubres en 

1891.91 

Leclainche ( Emmanuel ), prix 
Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1899. 76 

Leclerc du Sablon, prix Desma- 

zières en 1885 175 

Lecointre (Georges-Louis), sub¬ 
vention Bonaparte en 1914. 504 

Lecomte (J.), prix de six mille 

francs en 1910.119 

Lecomte (Henri), prix Gay en 
1915.282 



























612 


TABLE ALPHABÉTIQUE DES BÉNÉFICIAIRES 


Lecoq, prix de shc mille francs en 

1909. 118 

Lecorché, citation Montyon de mé¬ 
decine et chirurgie en 1888. 69 

Le Gordier, prix Francœur en 

1899 . 350 

Lecornu (Léon), mention honora¬ 
ble au concours pour le grand 
prix des sciences mathématiques 
en 1886 .8 

— Prix Fourneyron en 1895. . 235 

— Prix du général Poncelet en 

1900 . 252 

— Prix Montyon de mécanique en 

1909 . 53 

Ledé ( D r F.), mention honorable 
Montyon de statistique en 1887 
.30 

— Prix Montyon de statistique en 

1889 . 31 

Le Dentu < D r A.), prix Godard en 
1889. 191 

— Prix Barbier en 1902 . . . 102 

Ledieu (H.), prix de six mille 

francs en 1890 . 113 

Le Double (D r ), mention honora¬ 

ble Montyon de médecine et chi¬ 
rurgie en 1898. 76 

Ledoux - Lebard, encouragement 
Montagne en 1899 .... 202 
Leduc, prix Henry Wilde en 1905 
.444 

— Médaille Berthelot en 1905. 463 

Leduc (D 1 ' Stéphane), prix Phili- 

peaux en 1906 . 387 

Lefèvre (Jean), prix de six mille 

francs en 1915.120 

Lefèvre (Jules), prix Montyon de 
physiologie en 1905. ... 47 

— Prix Pourat en 1908 . . .311 

— Prix Petit d'Ormoy des sciences 
naturelles en 1913 .... 297 


Le Floch, mention honorable Mon¬ 
tyon des arts insalubres en 

1910.94 

Le Fort i D r R. L.), mention hono¬ 
rable Lallemand en 1891 . . 168 

Lefranc, prix L.-E. Rivot en 

1905. 411 

Lefranc (Émile), prix Montyon des 
arts insalubres en 1909. . . 94 

— Médaille Berthelot en 1909. 464 

Le Fur (D r René), prix Godard en 

1901.193 

Le Gavrian, prix L.-E. Rivot en 

1894 . 410 

Legendre (D r A.-F.), subvention 
Bonaparte en 1913. . . . 502 

Legendre (D r Paul), citation Mon¬ 
tyon de médecine et chirurgie 
en 1889 . 70 

— Mention honorable Montyon de 
médecine et chirurgie en 1894 
.74 

Legendre (René), prix Lallemand 
en 1910 . 172 

— id. en 1914 . 173 

Léger (Eugène), prix Barbier en 

1912 . 104 

— Prix Jecker en 1913 . . . 160 

— Médaille Berthelot en 1913. 464 
Leger (D r M.), mention honorable 

Montyon de médecine et chirur¬ 
gie en 1912.86 

Legrain (D r ), prix Montyon de mé¬ 
decine et chirurgie en 1896. 75 

Legrain ( D r Émile), récompense 

Bréant en 1897 . 149 

Legrain (D r M.), mention honora¬ 
ble Lallemand en 1891. . . 167 

Legrand (D r ), prix Bréant en 

1897 . 149 

Legrand (D 1 C.), mention du baron 
Larrey en 1914 . 438 

























DE PRIX, MENTIONS, CITAT., SUBVENT., ETC.. 


613 


Legrand du Saulle (D r ), prix 
Chaussier en 1883 . . . .211 

Legueu (Félix), prix Mège en 

1898. 256 

Le Hello, prix Montyon de physio¬ 
logie en 1899 .4-6 

Leidy (Joseph), prix Cuvier en 

1888. 137 

Lejars (D' Félix), mention honora¬ 
ble Montyon de médecine et chi¬ 
rurgie en 1899. 77 

Leloir (D r Henri), citation Montyon 
de médecine et chirurgie en 
1882 . 64 

— Prix Montyon de médecine et 
chirurgie en 1884 .... 65 

— Prix Montyon de médecine et 

chirurgie en 1887. 68 

— Prix Barbier en 1894. . . 100 

Lelong (R.), prix Plumey en 1911 

.187 

Leloutre (G.), prix Fourneyron en 

1891 . 235 

Lemaire (Pierre), prix de six mil¬ 
le francs en 1911 .... 119 

Lemoine (Emile), prix Francœur 


en 

1902 . 

... 350 

— id. 

en 

1903. . . . 

... 351 

— id. 

en 

1904. . . . 

. . . 351 

— id. 

en 

1906. . . . 

... 351 

— id. 

en 

1907. . . . 

... 351 

— id. 

en 

1908. . . . 

... 351 

— id. 

en 

19